Jours étranges de Chris Malory

Tandis qu’il observe le trait de feu d’une météorite lors d’une nuit d’été, Michael Preston, journaliste local désabusé, ne sait pas que sa vie va être bouleversée. La petite ville de Walnut Lake voit ses habitants pris de coups de folie qui les dressent les uns contre les autres, tandis que Michael doit lutter contre des cauchemars terrifiants. Son enquête sur la météorite le mène sur la piste de faits similaires survenus dans les années trente et le journaliste découvre qu’une guerre d’outre-espace pourrait bien s’être invitée sur Terre…

 

On pourrait presque se croire dans le Maine.

L’auteur propose une ambiance angoissante qui nous pousse à tourner les pages pour savoir de quoi il retourne.

Puis Chris Malory nous offre une distribution de personnages variés, intéressants sur le plan psychologique.

On se doute que c’est un happy end mais…

C’est une bonne lecture!

Il était une fois …, Les Chroniques Lunaires Tome 0.5, de Marissa Meyer

Cette nouvelle raconte l’arrivée de Cinder dans sa famille d’adoption jusqu’à la mort de Garan, son beau-père.
On y rencontre une fillette de onze ans qui cherche à comprendre ce qui lui arrive, en particulier avec son interface cyborg, depuis qu’elle a subit son opération.
On voit surtout se dessiner les prémices de ce qui suivra dans Cinder, premier tome des Chroniques Lunaires : l’ébauche d’une enfance rendue difficile par la différence et la ségrégation.
Un hors-série un peu (beaucoup) trop court mais néanmoins intéressant après avoir lu Cinder.

Cinder, Les Chroniques Lunaires Tome 1, de Marissa Meyer

Depuis qu’elle a été adoptée, petite, la vie de Cinder n’est pas rose. Rejetée de tous parce qu’elle est une cyborg, asservie par sa famille, la jeune fille rêve de partir pour s’affranchir des contraintes qui l’emprisonnent. Mais lorsque sa petite sœur tombe gravement malade, le destin s’acharne. Sa mère la vend comme cobaye au centre médical avant qu’elle ne puisse s’enfuir. Là, elle subit les pires expériences. Et alors qu’elle pense être arrivée au bout de sa vie, Cinder se découvre sous un nouveau jour. De nouvelles perspectives s’offrent à elle. Aura-t-elle le courage de s’en saisir pour changer son destin ?

Premier tome des Chroniques Lunaires, Cinder, ce conte revisité de Cendrillon, nous plonge dans un monde chaotique qui peine à se reconstruire après la quatrième guerre mondiale. Les états sont devenus des Communautés dirigées par des empereurs. Les terriens, à présent divisés en deux factions ennemies, vivent à la fois sur la terre et la lune. Et tandis que les lunaires évoluent vers la magie et le pouvoir, les terriens, misérables créatures, doivent faire face à de terribles pandémies qui les menacent constamment.
Dans cet univers futuriste, loin des contes de fées de notre enfance, le système de castes régit les rapports du quotidien et Cinder, adolescente mi-humaine mi-robot, en paie directement les frais. Elle incarne une Cendrillon un peu rebelle et vindicative, celle qui subit son sort d’esclave tout en aspirant à des jours meilleurs et qui se battra pour réaliser ses rêves au moment voulu.
Ici pas de marraine ni de baguette magique mais un docteur maboule aux multiples facettes.
Ici, pas de Prince transparent et inaccessible mais un jeune homme engagé et moderne dont le souhait le plus cher est de libérer son peuple.
Ici, vous n’aurez pas une marâtre mais deux qui voueront toute leur énergie à détruire les espoirs de chacun, en particulier ceux de Cinder.
ici, les perles et les dentelles cèdent la place aux boulons et aux câbles.
Ici, tout n’est qu’une question de survie …

Même si j’ai eu du mal, au début, à entrer dans l’histoire à cause du côté froid et mécanique du personnage de Cinder, je me suis finalement laissée séduire par le côté mystérieux du passé de la jeune fille. J’avais envie d’en connaître plus, de découvrir ce qui se cachait derrière ce vide énigmatique.
J’ai beaucoup apprécié également le personnage du Prince. Le fait qu’il soit un héros à part entière et pas seulement un figurant apporte un vrai plus à ce type d’histoire.
J’ai aimé aussi la légende créée autour de la princesse disparue qui pimente la récit originel.
La suite m’attend déjà sur ma table de chevet. J’ai hâte de découvrir ce qui va se produire dans ce prochain tome puisque la fin du premier offre plusieurs possibilités de scénario.
A la semaine prochaine avec Scarlet 😉

Cassandra de Todd Robinson

Boo et Junior ne se sont pas quittés depuis l’orphelinat. Aujourd’hui adultes, ils sont videurs dans un club de Boston. Avec leurs deux cent quinze kilos de muscles et leurs dix mille dollars de tatouages, ça leur va plutôt bien de jouer les durs. Mais quand on leur demande de rechercher la fille du procureur de Boston qui a disparu, ils vont devoir recourir à autre chose qu’à leurs biceps. Que la gamine fasse une fugue, soit. Il faut bien que jeunesse se passe. Mais quand elle se retrouve sous l’emprise de ses mauvaises fréquentations, c’est une autre histoire.

 

Cassandra c’est un peu comme si on avait pris les frères Cohen, Tarantino et Dupontel ; qu’on les avait enfermés dans une pièce durant un week-end en leur disant de nous pondre un chouette truc.
Le résultat est là, chez Gallmeister avec Todd Robinson à la direction.
Un roman policier, un bouquin sombre et âpre, violent et sanglant. Un livre où t’as pas le temps de souffler, une histoire que t’as pas envie d’arrêter même pour aller pisser ou te servir une binouze. Alors oui il a un goût amer et te laisse la gorge sèche, oui t’as souvent les boules et un creux au ventre mais t’as pas envie de cesser. T’as envie que ça dure et que ça continue encore et encore ( quelque chose vient de tomber sur les lames de mon plancher: m’en fous je ramasserai les morceaux plus tard!)
Mais hormis une peinture vitriolée de ce qu’on peut oser faire pour préserver sa notoriété quand on est un personnage politique en route vers les hauts sphères du pouvoir, hormis une brève incursion dans l’univers de 8mm et des gangsters à l’ancienne il y a un parcours ( pas loin d’un 18 trous même!)
Avec beaucoup de verve et d’humour Todd Robinson nous emmène dans les pas d’une sacrée tripotée de gueules cassées et autres marginaux issus tout droit d’un orphelinat à la Charles Dickens qui, bravant la vie et ses contraintes, ses obligations et nécessités, ont su avancer et se forger, si ce n’est une âme droite, tout au moins une vie bien à eux, avec ses règles et leur morale.
Et on les aime, on s’y attache à ces mauvais garçons menés d’une main ferme par Junior et Boo… On aimerait même, si je peux réclamer, connaître ces années de solitude infantile, de douleurs forgeuses de caractère et tout le toutim qu’ils ont dû encaisser.
Ouep, Todd il sait nous faire rire et frémir, nous attendrir et nous faire bouillir, nous énerver et nous déranger.
De cette Cassandra qui nous fera pleurer on en retiendra un talent cinématographique de l’écriture, un plaisir à ressentir et partager des émotions si banales pour nous et pourtant si intenses pour ses » héraults ».
Un bon gros panard quoi!

Cannibal Tour d’Anouk Langaney

Dans une île aux antécédents cannibales, deux corps sont retrouvés. Leurs meilleurs morceaux ont été découpés et cuisinés avec une application certaine.
À la stupéfaction succède bientôt le grand tamtam médiatique. Tout cynisme bu, voici que certains en viennent à espérer voir déferler des foules de touristes, mues par l appétit du sang et le théâtre de la sauvagerie. Un coup de fouet inespéré à l économie locale… Le crime n’est-il pas un spectacle de choix ?
Mais voilà que les meurtres et les sacrifices traditionnels, d’une haute tenue gastronomique, commencent à se multiplier… Les enquêteurs auront bien du mal à s’orienter dans la jungle du crime insulaire, fertile en non-dits et en faux-semblants.
Geeks, rastas, collégiens, universitaires, pêcheurs, professionnels du tourisme, hommes d affaires surfant sur la vague du revival identitaire : les âmes damnées de la micro-société insulaire, prêtes à tout « avaler » pour exister aux yeux du monde, se bousculent en une sarabande ironique et macabre…

 

Dans le Nord il fait froid, alors quand j’ai vu les palmiers et ce somptueux coucher de soleil, ni une ni deux j’ai pris mon billet pour l’exotisme !

C’est vrai qu’il fait beau et chaud, que ça sent bon le sable chaud, que le poisson est abondant et le décor splendide. En plus l’ autochtone n’est pas agressif, juste un peu comique à vouloir absolument se fondre dans son propre paysage.

Propre, faut quand même le dire très vite et sans respirer parce que cuisiner chez ces gens-là, ça tâche et ça laisse des traces.

Quand, billet en poche et valise à la main, tongs aux pieds et lunettes de soleil sur le nez, j’ai pris Anouk Langaney’s Airlines, je pensais vraiment aller me dorer la pilule au soleil !

Oh oui, j’ai pris des couleurs… plein. Le noir de la viande trop cuite, le rouge de la honte, le vert des hauts-le-cœur (pas à cause des routes de montagne…), le blanc de la peur, le bleu de la frousse…

Questions activités touristiques j’aurais dû emmener les enfants (j’en ai trois !).
L’un aurait servi d’amuse-gueule, l’autre aurait pris des cours de capitalisme civilisé et le troisième… ben il aurait tant fumé qu’il serait devenu plus Marley que Bob.
Il y en a pour tous les goûts : chasse et pêche, gastronomie et randonnée, danses et chants folkloriques, atelier macramé et déguisement.
Pour la culture c’est pareil : j’ai eu droit aux cours d’anthropologie, d’anthropophagie et d’anthropomorphisme. J’ai vu des fresques dans des grottes à côté desquelles celles de Lascaut passaient pour des trucs bas de gamme.

Et puis il y a le sauvage (le bon, celui de JJ Rousseau), le cannibale ( celui de Montaigne), mais heureusement il y a les forces colonialistes de la métropole qui sont là pour rassurer. Avec un collège à l’orthographe racaille, le PMU habituel, les flics expatriés, les délinquants déliquescents et le capitalisme vénal j’ai un peu eu l’impression d’être à la maison.

Finalement j’ai dû reprendre l’avion et rentrer.
J’ai même pas eu le temps de poster une carte postale ; pourtant je l’avais fabriquée moi-même sur un morceau de peau humaine et l’avais rédigée à l’encre de sang.
Ça disait:

Ici il fait beau et je m’amuse beaucoup.
Tout porte à rire et à sourire et les gens du cru sont très aimables.
L’eau est à bonne température et la nourriture un peu « différente » mais on s’y fait très vite.
Quand je rentrerai, en seul morceau, je vous montrerai les photos.
Je vous croque tous avec délicatesse et vous aime….
Papa

Ebookids

Bonjour à toutes et à tous

Je voudrai vous parler d’un super projet.
je suis tombé complètement par hasard sur le Twitter de VendrediLecture.

Ce projet s’appelle http://ebookids.com/

C’est une plateforme d’ebooks pour les petits de 3 ans à 9 ans avec plus de 400 titres.
Cette plateforme est pour l’instant gratuite, et le restera pour une cinquantaine de titres.

Mais le plus est que vous pouvez soumettre vos histoires, ils se chargent de la mise en page et de l’illustration. Ces ebooks seront toujours accessibles gratuitement.

la navigation sur le site est aisée. Les ouvrages sont classés par âge, thème, à lire ou à écouter (si, si !)

Les ebooks son très ludiques, éducatifs, traitent de l’actualité ou sont juste de belles histoires.

Pour les livres audios, votre enfant peut être autonome sur une tablette. montrez lui comment tourner les pages et entendre le texte et voilà, le tour est joué.

Franchement j’ai trouver se site sur per original et deviendra vite indispensable.

Le Royaume de Feanolis Tome 1 La Cité d’Apsonia de Lyly Ford

Résumé :

15 ans, l’âge des premiers choix sur notre vie d’adulte et aussi nos premiers émois. Mais pas pour Ilyana. Ce monde est-il vraiment le sien ? Voilà ce qu’elle se demande à cause de sa différence. Qui a déjà vu une jeune fille avoir les yeux qui changent de couleur selon ses humeurs ? Personne. Voilà pourquoi Ilyana n’a pas la vie d’une adolescente « normale ». Elle le sent, cette lumière qui l’appelle chaque jour dans ses rêves en est la clé. Mais qu’adviendra-t-il quand elle l’aura atteinte ?

 

 Mon avis:

Cela faisait un moment que ce livre m’attirait. J’ai finalement sauté le pas et je l’ai lu, rapidement, trop rapidement.

L’histoire est intéressante, intrigante. On arrive assez vite à se plonger dans ce monde, en fait, il ne faut que quelques pages pour être en totale adéquation avec l’histoire.

Tout d’abord dans notre monde, puis vers un nouvel univers peuplé de créatures mythiques telles que les fées ou d’autres encore. On y rencontre des personnages attachants (drôle parfois, en la personne de Lilith) avec leurs doutes, leurs peines, leurs joies qui les rendent humains et proches de nous. (Sauf Rhodan, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai du mal avec lui. Je sais qu’il y a un mystère qui se cache en cet arrogant personnage, mais je bloque quand même.)

L’auteur a une belle plume et elle a su me faire découvrir son monde avec un indéniable plaisir.

Bref, vous l’aurez compris, ce n’est pas un coup de cœur, mais il s’en est fallu de peu pour que cela le devienne.

Je le recommande sans aucune hésitation.

 

 

 

L’arbre d’Halloween de Ray Bradbury

Synopsis :

Pour Halloween, TOM SKELTON se déguise en squelette et parcourt la ville avec ses copains, en quête de friandises. Mais cette année, le jeune JOE PIPKIN ne les accompagne pas. Où peut- il bien être ? Un homme inquiétant finit par leur ouvrir sa porte et va les entraîner dans un bien curieux voyage, de l’Egypte ancienne en Irlande, en passant par Paris et le Mexique, à la découverte des mystères de cette fête des morts. Ainsi, peut-être Tom et ses amis retrouveront-ils leur copain Joe et perceront-ils les secrets de l’Arbre d’Halloween ?

 

Quelques mots sur l’auteur :

« Ray Bradbury est né à Waukegan, dans l’ Illinois, en 1920. Après avoir terminé ses études secondaires à Los Angeles en 1938, il a continué de se former en autodidacte, travaillant le soir dans les bibliothèques et le jour devant sa machine à écrire. Il a été vendeur de journaux aux coins des rues de 1938 à 1942, modestes débuts pour un homme dont le nom a fini par symboliser le meilleur de la science-fiction.

Ray Bradbury a publié sa première nouvelle en 1941 et a aussitôt acquis une solide réputation dans les magazines spécialisés. Plusieurs de ses textes ont figuré au sommaire de recueils sélectionnant les meilleures nouvelles américaines de l’année en 1946, 1948 et 1952. Il a reçu de nombreux prix parmi lesquels le O’Henry Memorial Award, le Benjamin Franklin Award en 1954, et l’Aviation-Space Writer’s Association Award du meilleur article de revue consacré à l’espace en 1967. Il a écrit pour la télévision, la radio, le cinéma, le théâtre, et publié dans les plus prestigieuses revues américaines.

Traduits dans le monde entier, ses romans et recueils, parmi lesquels Fahrenheit 451, Les Chroniques martiennes, Le Vin de l’été, Je chante le corps électrique, Les Pommes d’or du soleil, Un remède à la mélancolie, L’Homme illustré et Bien après minuit, lui ont valu une renommée internationale. Son roman La Foire des ténèbres a été adapté à l’écran par les studios Walt Disney sur un scénario de l’auteur ».

 

Mon avis :

J’ai eu un coup de foudre inexplicable pour la couverture de cet ouvrage. Je ne sais pas vous mais je trouve qu’un classique clôt à merveille ma participation au challenge Hallowctober.

Monsieur Montsuaire (qui n’est autre qu’une personnification de la mort), aide un groupe d’enfants à retrouver le plus joyeux de leurs amis.

Ce texte se caractérise par un style particulier de poésie fantastique. Il est très instructif. Être témoin des commémorations funéraires dans plusieurs pays du monde et à différentes époques était vraiment agréable.

Ce court récit est vraiment intéressant. Pourtant, je dois vous mettre en garde, l’écrivain a un sacré penchant pour le morbide. Il n’est donc pas à mettre entre toutes les mains.

 

Date de sortie : 1 octobre 2015 (réédition). Éditeur : Folio. Collection : Folio SF. 176 pages. Prix du format papier : 5,99€. Prix du format numérique : 6,40€. Site internet : http://www.folio-lesite.fr

Cabale Pyramidion de Samuel Delage

Synopsis :

« MARION EVANS, jeune étudiante franco-américaine, est arrêtée à la sortie du Musée égyptien du Caire où elle travaille, une statuette dans son sac à main. Même si tout tendrait à prouver qu’il s’agit d’un coup monté, la police semble se satisfaire de cette coupable désignée. Contrairement à ses amis, qui vont tout faire pour la sortir de ce mauvais pas et faire la lumière sur ce complot.

YVAN SAUVAGE, expert en art, ancien professeur et amant occasionnel de la jeune femme se lance tête baissée dans l’affaire, bientôt aidé de DAOUD, un antiquaire roué, et du beau et ténébreux HASSAN TAREK, un archéologue aux desseins ambigus…»

 

Quelques mots sur l’auteur :

Samuel Delage est né en 1978. Il a depuis quitté la Loire pour emménager à Nantes où il partage son temps entre son métier d’ingénieur et l’écriture. Le Code Salamandre, sorti en 2011 aux éditions Belfond, mettait déjà en scène le couple instable formé par Madame Evans et monsieur Sauvage.

J’ai eu plusieurs fois l’occasion de discuter avec Samuel via la messagerie privée de Facebook. C’est un homme sympathique,dynamique et très à l’écoute concernant les projets artistiques des autres. Il m’a d’ailleurs encouragé à créer une chaîne littéraire sur You Tube en complément de mon blog. Je le remercie chaleureusement pour l’envoi de l’exemplaire dédicacé de son dernier roman à suspense ainsi que pour sa participation au concours fêtant la première année d’existence de Crocbooks.

 

Mon avis :

Mon intérêt pour l’Egypte ancienne a commencé en classe de 6 ème pendant les cours d’Histoire-Géographie. Depuis des années mon papa et moi nous parlons de visiter les pyramides. J’espère que nous pourrons le faire une fois qu’il sera à la retraite.

Je me documente régulièrement sur le sujet alors lorsque j’ai vu la couverture de Cabale Pyramidion, j’ai pensé le lire pour vous. J’ai suivi avec beaucoup d’intérêt les indications semées par l’écrivain dans ce roman. A cette enquête policière se mêle le vocabulaire technique des fouilles archéologiques. Le présent de la terre des pharaons est tout aussi mystérieux. La révolution de 2011 a plongé le pays dans le doute, la corruption est partout. Ce contexte donne de l’épaisseur à l’intrigue. Le lecteur lit, réfléchit lorsqu’il n’est pas totalement happé par l’action.

J’ai passé un très bon moment en lisant ce thriller. La psychologie des personnages est plutôt bien travaillée. La cupidité poussent les plus sages d’entre eux à agir de façon déraisonnable. Je dois dire que certains passages m’ont marqué. Les abominables conditions de détention de Marion en sont un exemple.

D’une manière générale, j’aurais aimé que certains aspects du récit soient plus développés. En effet, j’aurais voulu en apprendre davantage sur les pyramides. Cette volonté est sans doute renforcée par le fait que le récit soit centré sur l’une d’entre elles. Je trouve aussi que nous entendons trop peu parler des pyramidions, c’est dommage.

Je suis certaine que ce livre pourrait plaire à plusieurs abonnés. Je doute que vous puissiez être indifférents aux multiples rebondissements qui se déroulent sous les dunes de sable. Je m’interroge, quel sera le lieu de la prochaine investigation du duo Evans / Sauvage ?

Date de sortie : 27 mai 2015. Éditeur : Albin Michel. Collection : LITT.GENERALE. 336 pages. Prix du format papier : 19,50€. Prix du format numérique : 13,99€. Site internet : http://www.samueldelage.com

La Bastide aux loups d’Elena Guimard

Synopsis :

– Intégrale épisodes 1,2 et 3/ Urban fantasy.

« Elle – MANON est amnésique suite à un accident. Pourquoi les choses se déroulant autour d’elle lui semblent-elles si bizarres ? Celui qui l’a recueillie et soignée est-il pour quelque chose dans son accident ?  »

 

Quelques mots sur l’auteure :

Elena Guimard affirme être passionnée par la lecture depuis son plus jeune âge. Elle se souvient avec amusement de ses années « collège » où elle passait ses nuits à lire malgré un emploi du temps scolaire chargé. Elle lisait partout, tout le temps faisant de l’objet livre son principal moyen d’évasion.

Peu à peu, sa vue se détériore, elle est médicalement contrainte au repos oculaire. Lorsqu’elle peut enfin s’y remettre, elle est avide de littérature mais plus encore la découverte de la Bit-Lit, un genre destiné aux adolescents va lui donner envie de créer, de faire la promotion de son oeuvre elle-même.

La conteuse est devenue écrivaine en offrant par les mots l’immortalité à une longue lignée de suceurs de sang et maintenant de loups-garou.

 

Mon avis :

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je précise que cette chronique concerne uniquement le premier épisode de Les Farkasok – La bastide aux loups – Elle. Pour éviter toute confusion, j’aimerais ajouter que la saga des Farkasok a été dans un premier temps décliné par épisodes avant d’être regroupé dans deux volumes. Nous nous retrouverons régulièrement pour discuter de l’évolution des protagonistes dont on a maintenant fait la connaissance.

Voici une anecdote pour vous faire entrevoir la force d’immersion de la plume d’ Elena. J’avais lu le prologue avant de terminer deux autres services de presse. Mais j’avais beau essayer de me concentrer à nouveau sur ses deux thrillers, je me demandais sans cesse à qui appartenait le regard aux reflet d’or penché sur la blessée.

Le texte est rédigé à la première personne du singulier. « Manon » et Morgan donne alternativement leur point de vue sur la situation responsable de leur trouble. Le lecteur comprend rapidement que l’attirance entre l’humaine et l’homme-loup est bien réelle mais qu’il va falloir passer par plusieurs étapes de reconstitution des souvenirs pour qu’ils puissent vivre leur amour. Vous le savez maintenant, je ne suis pas fan des romances mais cette écrivaine sait se montrer concrète de sorte à ce que nous soyons toujours plus ou moins dans l’action. Cette qualité tient le coté parfois dégoulinant de ce genre littéraire à distance.

J’ai particulièrement été sensible à la tolérance dont fait preuve la meute en partageant des moments de vie courante avec l’inconnue convalescente.

Ce début a tout bon : en très peu de mots le décor planté et les bases de l’intrigue sont posent naturellement. Les personnages ont déjà des caractères affirmés, les métamorphoses sont maîtrisées… Il ne vous reste plus qu’à vous lancer (si ce n’est pas déjà fait) et à moi de commencer la lecture de l’épisode 2 intitulé Morgan !

 

(Date de sortie : 16 juin 2015. Éditeur : auto-édition.. 394 pages. Prix du format papier : 13,61€. Prix du format numérique : 3,99€. Site internet : http://www.elena3g.com/topic/index.html).