Marche vers le crépuscule de Christophe Guillemain

La fin est proche. Le long périple de Dandanga, une gigantesque et paisible créature portant le village de Pongala sur son dos, arrive à son terme. Les villageois sont persuadés qu’il les emmène vers une terre nouvelle, loin du monde dévasté dans lequel ils sont nés. Mais une étrangère bienveillante contacte Gali, un jeune garçon, par le biais d’un coquillage enchanté et le met en garde : Dandanga est mourant, rien ni personne ne pourra le sauver. S’ils ne veulent pas périr avec lui, les Pongalais doivent à tout prix fuir la cité.
Poussé par l’imminence de la menace, Gali entreprend de prévenir les siens, mais qui pourrait bien accorder du crédit à cet enfant qui prétend parler à un coquillage ? Les habitants, aveuglés par leurs croyances et l’espoir fou de découvrir une terre pleine de richesses, verront-ils que les mauvais présages ne cessent de se multiplier ? Comment Gali les amènera-t-il à sortir de leur torpeur ? Désormais, le destin de Pongala repose sur lui…

 

Voilà encore une bonne nouvelle de chez Fantasmagorie.

Cela fait beaucoup penser au Disque-monde.

Toutefois, l’auteur a bien son monde à lui, son histoire, son univers.

Les personnages sont natures, réels et réalistes jusqu’à… La Trahison.

Christophe Guillemain nous mène par le bout du nez et aux dernières pages… Paf ! Le coup, on ne sent rien venir.

C’est très bien écrit et très facile à lire !

 

Retrouvez Marche vers le crépuscule dans La Librairie de ProseCafé >ici<

L’Opale de Feu tome 2 L’Eau d’Anne-Cerise Luzy

Après les révélations sur le lion ailé, Cateline se lance en quête des créatures fabuleuses qui lui permettront de le sauver. Un avis de recherche émanant de l’Imperator est diffusé à travers le continent, pourra-t-elle y échapper ?
L’Opale de Feu guide Cateline, Varagna et Antas vers le nord. Là, les Hommes ne seront pas leurs seuls ennemis : les éléments les pousseront dans leurs derniers retranchements.
L’aventure apportera son lot de révélations, qui obligeront les trois amis à des choix douloureux.

 

Que dire de plus que je n’ai pu dire sur le tome 1 ?

Et bien fait, rien de plus !

Anne-Cerise nous emmène dans son univers plein d’aventures et de rebondissements.

Le livre ne se lit pas mais se dévore tellement l’écriture est fluide. L’auteure nous happe dans son histoire.

Si vous avez des ados à la maison, lancez les dans les aventures de Cateline, Varagna et Antas où tout y est. Amitié, aventures et sentiments.

La Vengeance de Junon de Clarissa Rivière

Texte érotique de 40 pages environ contenant de magnifiques illustrations de Tonino Della Bianca disponible entre autre ici.

Présentation :

Pour le roi des Dieux, les occasions de tromper son épouse ne manquent pas. Junon fulmine et, sur un conseil de Vénus, décide de riposter. Jupiter n’est pas le seul à trouver des charmes aux mortels…

 

Mon avis :

Encore ! Allez-vous me dire, eh oui, encore une nouvelle des Editions Dominique Leroy : j’aime cette collection, des nouvelles faciles à lire et toujours de nouveaux auteurs à découvrir.

L’histoire s’inspire des personnages de la mythologie romaine et pas des moindres. Le dieu des dieux « Jupiter ». Sa femme Junon lui fait un pied-de-nez magistral. Les situations cocasses se succèdent sans se ressembler.

Une nouvelle qui m’a permis de m’évader dans le royaume des dieux. J’ai apprécié la plume de Clarissa ; sans vulgarité ni lourdeur dans le texte.

J’ai passé un très agréable moment à lire cette histoire.

Je le recommande.

 

L’armée de la Reine, Les Chroniques Lunaires Tome 2.5, de Marissa Meyer

Cette seconde nouvelle, qui vient compléter la saga des Chroniques Lunaires, évoque cette fois la transformation de Ze’ev en soldat de Sa Majesté.
L’histoire démarre le jour de l’enrôlement du jeune garçon qui ne comprend pas pourquoi il doit quitter sa famille pour rejoindre les rangs de l’armée de la Reine. Elle se poursuit par la transformation physique de l’enfant, puis par son intégration dans la meute, difficile et cruelle.
Le lecteur est à tout moment témoin de la bestialité des rapports entre les individus. Il partage le sentiment de Z d’être différent, de ne pas appartenir à ce groupe tout en en acceptant les règles ainsi que les lois.
Ce livre montre comment un homme (ou plutôt un lunaire) peut mettre sa vie, ses actes, ses décisions entre parenthèses pour atteindre un objectif ultime : rester soi-même malgré le contexte.
A lire pour mieux comprendre ce personnage énigmatique qu’est Ze’ev et la voie qu’il a choisi de prendre dans la saga.

Scarlet, Les Chroniques Lunaires Tome 2, de Marissa Meyer

Pendant que Cinder s’évade de la prison impériale pour échapper à son sort, Scarlet, à l’autre bout du monde, en France, cherche désespérément sa grand-mère disparue quinze jours plus tôt.
A ce moment, les deux adolescentes ne savent pas encore qu’elles poursuivent le même but, courent les mêmes dangers et fuient les mêmes ennemis.

Second tome des Chroniques Lunaires, Scarlet apporte son lot de surprises.
En quittant Cinder, je ne m’attendais pas à ce que l’histoire aille dans cette direction, qu’elle fasse un crochet, comme une pause, pour nous expliquer d’autres éléments pas encore abordés jusque là. Attention, ne nous méprenons pas ! Scarlet est loin d’être une lecture ennuyeuse. Mais avec ce roman, on explore une histoire parallèle qui complète et sous-tend la première.
De nouveaux personnages apparaissent, aussi énigmatiques qu’envoûtants, tel que Scarlet, le Petit Chaperon Rouge, et Ze’ev, le Loup si spécial. D’autres disparaissent ou sont laissés en toile de fond, comme celui du Prince. Quant à Cinder, elle évolue, délaissant peu à peu son côté cyborg pour apprivoiser sa nature profonde de lunaire.
L’intrigue se poursuit, certes avec lenteur, mais sans jamais manquer de rebondissements.
En bref, un tome qui ne répond pas à beaucoup de questions mais qui en soulève de nouvelles. Alors attendons de voir le troisième opus pour voir ce que cette saga nous réserve …

Le Festin des fauves de Dominique Maisons

Si un jour le Sieur Dominique vous invitait en sa Maison pour un quelconque Festin, méfiez vous car ce type est un fauve !
Fauves: carnassier, félin. Se réfère au sens large aux mammifères carnivores, en particulier aux moyens et grands félins ( je vous conseille d’aller creuser ne serait ce que la définition de ce dernier mot sur Wikipedia…. Il a bossé à la maison, le Dominique!!!)
Il est génial ce bouquin. Franchement il donne les crocs.
Je vous passe le panégyrique sur la profondeur des personnages ( principaux et secondaires), sur leur dimension personnelle fouillée et construite, sur la cohérence de leur logique et de leurs actions, sur leur « charme littéraire » : c’est franchement du bon boulot!


Je vous éviterai aussi mon enthousiasme spontané à la lecture de cette enquête joliment écrite. On y est. On y vit. On les caresse les dogues. On le voit le tatouage. On respire l’odeur des cigares et on apprécie le simple sandwich sur le cuir usé d’un siège de voiture. C’est con mais la pluie mouille et les lacrymos font pleurer.
Non je vous en parlerai pas, vous vous ferez votre opinion!


Par contre, oh panard de rêve, ce contestarisme ! Oh oui il est propre, oh oui il est politiquement correct mais qu’est ce qu’il est sale! Qu’est ce que qu’il pue la charogne et la chair fraîche. Aucune pitié, aucun gant… Les mains dedans à retourner les tripes de l’État ! Oh bien évidemment avec délicatesse, sans excès, sans exagération. Ça tranche et ça saigne; ça cogite et ça ment, ça fouille et ça menace…. Mais surtout ça pue!
Ouais c’est un roman, c’est une oeuvre de fiction. Oui les frères Wachowski on réalisé V for Vendetta…
Et alors? Ils l’ont pas écris et c’était aux States! Le gars , d abord il le « motcalise », en France (terre propice à la rébellion, adepte de la dénonciation et vivant une relation sado-masochiste avec ses dirigeants…mais si on adore élire des gens qui nous entubent, ça nous permet de nous lamenter et ainsi hop on fait pas dans le calimerisme !) et puis surtout, merde faut le dire, Dominique il fait ça très bien.

Alzheimer, ma mère et moi de Chantal Bauwens

Synopsis :

« Déculpabilisant, fort et vrai, Alzheimer, ma mère et moi évoque cet étrange ménage à trois dans lequel on vit quand un proche est atteint par cette terrible maladie à l’issue certaine.

De nombreux ouvrages parlent d’Alzheimer en abordant le point de vue clinique. Chantal Bauwens elle, parle de la maladie vue du côté du valide, de l’enfant qui devient le parent, de l’aidant malgré lui. De celui ou celle qui débarque sur une planète inconnue dont les habitants ont des comportements très étranges et un langage différent.

Tout le talent de l’auteur est là. Avec une écriture vive, ironique, drôle et tendre à la fois, elle raconte son expérience de la découverte de la maladie de sa mère jusqu’à sa fin, et de leur quotidien surréaliste.

Cette histoire n’est ni misérable, ni déprimante. Elle est au contraire une tranche de vie… pleine de vie ».

 

Quelques mots sur l’auteure :

« Chantal Bauwens est l’auteur de plusieurs essais bios qui se sont fait remarquer dans la presse et de quelques romans. Fine observatrice du genre humain qu’elle dissèque à l’envi, elle a le talent d’emmener ses lecteurs sur des terrains qu’ils ne connaissent pas toujours et elle a le don de surprendre même avec le banal ».

 

Mon avis :

Alzheimer, ma mère et moi m’a donné l’occasion d’en apprendre davantage sur cette maladie. J’avais hâte de lire ce témoignage et d’être confrontée à mes propres connaissances sur le sujet.

L’écriture est réaliste, sincère, teintée d’humour. Le livre est court mais très bien organisé. Les titres des chapitres indiquent une progression dans la perte d’autonomie de la patiente. Le langage est accessible et complété par une liste de termes médicaux et leurs définitions à la fin de l’ouvrage.

J’étais très loin d’imaginer que les personnes atteintes par cette pathologie allaient jusqu’à oublier le fonctionnement des objets de la vie courante et encore moins qu’ils en venaient à douter de l’utilité de se nourrir.

Je conseille cette lecture à autant de monde que possible. Souvenons nous toujours que les autres ne sont pas les seuls à être touchés par un drame… J’envisage sérieusement de me documenter davantage sur ce trouble encore mal connu…

 

Date de sortie : 1 décembre 2014. Éditeur : PIXL. Collection : Témoignage & document. 195 pages. Prix du format papier : 7,90€. Site internet : http://www.editionsjourdan.com

Le Livre d’Or de Deborah Copaken Kogan

Synopsis :

« Vingt ans après avoir partagé un appartement à Harvard, quatre amies sont conviées à la réunion des anciens élèves. Ce week-end teinté de nostalgie les invite à réfléchir sur leur vie. Entre leurs espoirs d’alors et les réalités d’aujourd’hui, leur existence a pris un tour inattendu. Cette réunion est aussi l’occasion pour elles de revoir leurs anciens camarades de promotion, qu’elles n’ont jamais vraiment perdus de vue. En effet, tous les cinq ans, les anciens diplômés de Harvard doivent remplir le livre d’or dans lequel chacun est tenu d’écrire un court essai sur sa vie, sa famille et ses projets. Mais, entre l’image que l’on veut montrer au monde et la vérité, il y a parfois une différence… »

 

Quelques mots sur l’auteure :

« Après des études à Harvard, Deborah Copaken Kogan devient productrice pour la télévision. Le Livre d’Or est son premier roman publié en France ».

 

Mon avis :

Pour moi, Le livre d’or est un ouvrage sur l’unicité de l’être humain. Quatre prénoms féminins : Mia, Jane, Clover et Addison, quatre destins qui s’entrecroisent et qui cherchent leur propre définition du bonheur.

L’université de Harvard située à Cambridge dans le Massachusetts a été fondée en 1636. Les critères d’admissions sont très strictes et encore aujourd’hui peu d’étudiants ont l’opportunité de faire leurs études dans cet établissement privé. Les personnages de fiction du roman, ont fait partie des élues à l’avenir professionnel tout tracé. Pourtant le prestige à portée de curriculum vitae n’a pas été la voie empreintée par ces anciennes élèves. Elles évoluent à leur rythme et comblent à leur manière, les vides laissés par leurs erreurs.

Le lecteur a connaissance des réflexions et de l’évolution personnelle des protagonistes. Il est témoin de leurs réactions face à l’esprit de compétition ou de camaraderie. C’est toujours très intéressant d’observer les prises de position de personnes auxquelles il est possible de s’identifier. En effet, à tour de rôle les copines vont se remémorer des festivités, de rêves oubliés puis replonger dans le quotidien entrainant avec elles des vagues d’émotions contradictoires. Certaines scènes sont vraiment émouvantes.

J’ai aimé cette redécouverte incessante de l’autre mais je me suis parfois perdue dans le dédale des souvenirs. (C’est compréhensible je pense, puisqu’il y a beaucoup de personnages secondaires). Je trouve que même si il viennent étoffer et renforcer le dynamisme de l’intrigue, ils occasionnent aussi certaines longueurs qui m’ont empêché d’accorder un coup de coeur à ce livre. Jusqu’à la dernière page, le lecteur s’interroge, se projette sur les choix à adopter ou sur lesquels revenir pour être en accord avec lui -même. A l’image de nos trois mères et épouses, il peut décider de repartir à zéro, d’être libre sans se soucier de l’étiquette.

 

Date de sortie : 14 octobre 2015. Éditeur : Le Cherche Midi. 503 pages. Prix du format papier : 21€. Prix du format numérique : 16,99€. Site internet : http://www.cherche-midi.com

À la dérive de Coralie Péguet

Immensité bleue. Solitude désespérée. Technologie oubliée.
Sans attache, le monde bulle d’Akisa dérive vers une mort lente…
Jusqu’à cette autre bulle, et les coordonnées affichées sur les murs de la ville qu’Akisa et les Observateurs aperçoivent.
L’espoir renaît. Le risque aussi. La mort rapide peut-être.
Il faut choisir et les factions se déchirent.

 

Hey ! ! ! J’espère qu’il y a une suite ou que c’est le premier épisode?

Je me suis retrouvé happé par l’histoire. C’est d’un suspense insoutenable. Ils y arrivent ou pas? Vont ils survivre ou pas?

On est à la limite de la dystopie. Heureusement qu’il reste cet espoir et cette fin inattendue où toute la tension retombe. Mais cela ne survient qu’à la toute dernière ligne.

Franchement? C’est bon!

Anienda d’Alexandra Streel

Premier volet d’une série de quatre romans, Le monde d’Anienda renferme bien des mystères. Drôle et plein de suspense, ce premier livre met en place le décor d’une aventure longue et complexe. Au travers d’un monde étranger, Elwyn va devoir apprendre à reconnaître ses amis et ses ennemis. Ce livre signe le début d’une magnifique aventure, pleine de rebondissements et d’intrigues, que vous partagerez comme si vous y étiez!

 

C’est de la bonne fantasy comme je l’aime!

Pourtant, j’ai eu beaucoup de mal à dépasser les 3 premiers chapitres, j’ai même cru que j’allais arrêter. J’ai bien fait de percévérer.

Ce livre vous emmène dans un autre univers.
Le rythme est soutenu mais ne vous étouffe pas. Un peu comme un jeu de plateau.
C’est fluide sans heurt. Ça se lis tout seul.
Le personnage principal est attachant, surprenant et plein de vivacité.

Comme je le disais, à demi mot, dans les premiers chapitres, le style de l’auteure est chaotique.
Plusieurs répétitions, un passé simple qui alourdi le texte…
Mais une fois le chapitre 4 atteint, le style enfle, se densifie, est plus moderne, et vous vous laissez emporter par l’histoire.

En insistant un peu, vous découvrirez une bonne histoire.
A suivre dans le tome 2.