Synopsis :
« J’ai tout perdu. Mon foyer. Ma famille. L’homme que j’aime.
Ce serait facile de capituler, de fermer les yeux et d’attendre que la faim et la soif aient raison de moi. Ou bien qu’une bête sauvage me trouve. Ou même un autre survivant… Mais je refuse d’abandonner. J’en ai terminer avec la lâcheté. Il est temps pour moi d’agir, enfin.
Bishop me l’avait bien dit, cet univers hostile ne pardonne pas la moindre erreur. Et au-delà de la barrière, c’est encore pire. L’hiver approche, et si je veux survivre il va me falloir trouver de l’eau, des vivres, un abri. D’autres condamnés avec lesquels m’allier. Mais surtout, je vais devoir faire un choix : dois-je oublier ma vie d’avant, me venger de ceux qui m’ont trahie… ou mener, purement et simplement la révolution ?
Car je ne suis plus une Westfall, ni une Lattimer. Simplement Ivy. Et je suis enfin libre ».
Quelques mots sur l’auteure :
Amy Engel est née au Kansas. Dans son enfance, elle a voyagé à travers le monde et a aussi habité dans plusieurs régions des Etats-Unis. Elle sera avocate avant de comprendre que ce métier ne la satisfait pas pleinement et qu’elle a besoin d’écrire pour se sentir en accord avec sa personnalité.
The book of Ivy est son premier roman. The revolution of Ivy est la suite et la fin des aventures de son heroine.
L’avis de la Noble Demoiselle :
Le premier volume de cette série n’avait pas été un coup de cœur. Pourtant, j’attendais de voir Ivy vivre en milieu hostile pour me faire un véritable avis sur cette histoire. J’ai aimé voir comment la jeune femme allait se nourrir, se protéger du froid et aussi en cas d’attaque extérieure. En luttant contre ses instincts et les divagations de son esprit, elle gagne en profondeur et est donc susceptible de conquérir le cœur du public. Je regrette vraiment que la recherche d’un abri ne se soit pas prolongée sur plus de pages.
Le mot « révolution » me revenait souvent en tête pendant la lecture. Je me demandais quel sens l’écrivaine allait lui donner. En deux mots et c’est ce qui m’a beaucoup plu, l’exclusion permet à l’héroïne de faire le point sur les choix qu’elle devra faire pour être en accord avec elle-même. Comme elle, le lecteur passe par beaucoup d’émotions. Il en vient à réfléchir sur le comportement à adopter en cas de remise en cause de la gestion d’une société et de sa population même si le soulèvement d’opinion à Westfall ne viendra que bien plus tard dans le texte.
Les personnalités des intervenants sont très bien travaillées. En effet, Caleb et Ashley apportent l’assurance et l’amitié à Ivy et toujours plus d’action au récit. Tandis que l’amour à toute épreuve que partage Bishop et sa compagne apporte de la douceur, de la tension, et de l’intensité à l’intrigue. Tout est une question de point de vue mais j’aurais sans doute été totalement conquise par le scénario original de cette duologie si son rythme n’avait pas été si irrégulier.
Si ce n’est pas déjà fait, je vous invite à découvrir ces romans. Je respecte Ivy pour sa capacité à se remettre en question et cela jusqu’à atteindre le bonheur.
Je suis ravie d’avoir partagé cette expérience livresque avec une autre chroniqueuse du blog Prose-Café ! Merci Mélissa Macy.
L’avis de Mélissa :
Second tome de cette dystopie politico-romantique, The Revolution of Ivy nous propose une Ivy en pleine transformation.
Maintenant qu’elle est séparée de sa famille et de Bishop, la jeune fille se recentre sur elle-même. Elle apprend à survivre, certes, mais elle apprend surtout à se connaître et à laisser parler son cœur ainsi que sa tête, pour la première fois de sa vie. C’est ainsi qu’elle se crée une famille avec Ash et Caleb, deux jeunes qui vivent depuis toujours dans les plaines, s’habitue à faire confiance et noue des liens affectifs comme elle n’en encore jamais connus.
Puis arrive Bishop, venu la chercher, et, là, Ivy découvre enfin l’amour pur et total, sincère et intemporel. Mais les événements la rattrapent, poussant l’adolescente à finalement affronter son passé ainsi que sa famille. La romance s’habille alors de responsabilités pour laisser place à la politique.
Si j’ai beaucoup apprécié la première partie du livre, celle où Ivy s’initie à la vie en dehors de Westfall, je l’ai néanmoins trouvée un peu longue, ne sachant pas trop où l’auteure voulait en venir, surtout quand elle parlait de révolution. Pour ce qui concerne la seconde partie, celle où Bishop et le passé resurgissent, je l’ai littéralement adorée et j’ai enfin compris ce qu’était finalement la révolution d’Ivy !
Au final, j’ai trouvé qu’Amy Engel nous livrait une histoire forte, portée par des personnages charismatiques qui défendent de vraies valeurs telles que la loyauté, l’honnêteté (par opposition aux mensonges d’Ivy qui ne lui portent que préjudice) et l’amour / l’amitié, le tout dans un univers impitoyable et dangereux.
Le style est délicieusement direct, sans manquer de nuances.
Le fait que le récit soit raconté du point de vue d’Ivy permet au lecteur de pleinement vivre l’aventure, comme s’il y était.
Pour moi, The Revoltion of Ivy est un roman à ne surtout pas manquer même s’il ne s’agit pas véritablement d’un coup de cœur comme le précédent tome, mais ce livre recèle quelques passages savoureux (cf les citations que j’ai déjà partagées) qui méritent le détour …
Merci à La Noble Demoiselle pour cette co-chronique, au plaisir de renouveler l’expérience 😉
Date de sortie : 4 novembre 2015. Éditeur : LUMEN. 321 pages. Prix au format papier : 15€