Les ombres innocentes de Guillaume Audru

Massif central, été 2013. Un vieillard est retrouvé hagard sur une route de Corrèze. Il a été frappé mais refuse de dénoncer ses agresseurs. Dans une ferme du plateau de l’Aubrac, une femme âgée, pendue à un croc de boucher de sa propre ferme, est découverte par son fils. Dans une clinique psychiatrique proche de Clermont-Ferrand, une femme oubliée de tous hurle sa haine. Trois affaires sans lien apparent. Trois personnes dont la vie va basculer. Matthieu Géniès, journaliste dans un canard de Corrèze. Serge Limantour, gendarme revenu de tout. Jeanne Roussillon, aide-soignante qui, jour après jour, tente de comprendre le mal qui ronge sa patiente.

 

J’aime :
– Les personnages et le fait de naviguer entre leurs histoires
– Le sujet de ce livre est horrible car une partie est bien réelle mais Guillaume Audru le traite admirablement
– La construction du roman on suit différentes enquêtes jusqu’au recoupement
– La fin qui clôt très bien ce roman

J’aime pas :
– La fin, devoir quitter Lucie, Limantour, Hélèna et tous les autres.

Le Vent d’Espagne de Colette Laussac

On les appelait les Gavachos. Ils étaient limousins et partaient en Espagne, chassés par la misère ou poussés par le démon du voyage. En 1630, deux adolescents vont ainsi s’élancer chacun de leur côté en direction des Pyrénées. Le premier, l’Espiègle, part conquérir la Séville mythique que lui a vantée un vieil émigré andalou. Le second, Anthoine, fuit son village. Ils ne tarderont pas à se trouver sur la route de Montauban et poursuivront ensemble leur chemin.
Le voyage est long de Brive à Séville. Pour les deux jeunes gens, le danger est à chaque tournant. L’Espiègle a accepté de passer la frontière avec un exemplaire de la Bible réformée, ce qui, par ces temps troublés, peut lui valoir le bûcher. Anthoine, de son côté, n’est pas ce qu’il paraît. Fille déguisée en garçon, elle a dû abandonner son village à cause de son appartenance à cette étrange Confrérie des cagotes, qu’on soupçonnait de sorcellerie. Bientôt, l’Espiègle en fait la découverte…

 

Avoir 14 ans en 1630 et vivre dans le limousin dans une famille très démunie, c’est le point de départ.

Parcourir 500 kms à pieds avec la faim, les bonnes ou mauvaises rencontres du voyage et un chat pour compagnon, ce sont les moyens.

Arriver à Séville en connaissant trois mots d’espagnol et l’adresse d’un hérétique, c’est le but de cette périple.

Survivre au milieu d’une société dépravé par les richesse rapportées des Amériques et les dangers de l’inquisition, ça c’est l’exploit du héros.

Seul l’amitié, la solidarité, la confiance et l’amour permettent de soutenir une telle aventure.

La Malédiction de la momie de Robert L. Stine

Synopsis : 
« GABRIEL s’est perdu dans une pyramide. Sa cousine Sari, qui était dans la galerie devant lui, a mystérieusement disparu. Mais Gabriel a l’impression de ne pas être seul. Qui est là avec lui dans les ténèbres ? Peut-on troubler le repos millénaire de la prêtresse KHALA sans courir de danger ? »
Quelques mots sur l’auteur :
« Robert L. Stine est né en 1943 à Colombus aux Etats-Unis. A ses débuts, il écrit des livres interactifs et des livres d’humour. Puis il devient l’auteur préféré des adolescents avec ses livres à suspense. Il reçoit plus de 400 lettres par semaine ! Il faut dire que, pour les distraire, il n’hésite pas à écrire des histoires plus fantastiques les unes que les autres. Il habite New York avec son épouse Jane et leur fils Matt ».
Mon avis : 
Pour moi, déménager rime avec compléter mes collections d’ouvrages. Maintenant que j’ai plus de place, je fouine sur internet à la recherche des occasions à saisir. Sur le bon coin, j’ai pu acquérir seize Chair de poule en bon état pour 10€.
C’est avec nostalgie que je me rappelle les passages du bibliobus. Je l’attendais avec impatience car je savais que j’allais pouvoir y emprunter quelques histoires frissonnantes. Dans mes souvenirs, cette série convenait parfaitement à un jeune public. Mais en relisant La malédiction de la momie, j’ai pris pleinement conscience du talent de l’écrivain. Oui, l’histoire est courte. Oui, elle est à l’origine destinée à des enfants mais le vocabulaire est accessible sans être trop simple et le rythme est haletant, le suspense est présent à chaque page. J’ai vraiment apprécié ce voyage éclair aux coeurs des mystères de l’Egypte ancienne.
Mon planning livresques est déjà complet pour plusieurs mois mais je pense pouvoir lire un à deux livres par mois en espérant que cette initiative vous fera autant plaisir qu’à moi !
Nouvelle édition : 7 mai 2010. Éditeur : Bayard Jeunesse. Collection : Chair De Poule – Fiction. 139 pages. Prix du format numérique : 3,99€. Prix du format papier : 5,90€. Site internet : http://www.groupebayard.com/fr

La Princesse et le dragon d’Ivy Clark

Synopsis :

« Pour Juliette, les vacances s’annoncent mal. Non seulement Vincent a osé la quitter, (cet abruti !), mais en plus, elle doit supporter l’évènement le plus grotesque de l’année : le mariage parfait de sa sœur modèle.

Heureusement, à Lisbonne, ville où elle a passé la moitié de son enfance, Juliette retrouve quelques alliées. Entre une cousine délurée, une montagne de pâtisseries et une rivière de rhum, Carla resurgit, et avec elle, le souvenir enfoui de sa première expérience sensuelle.

Face à l’interdit, aux sensations inédites, en plein combat avec ses démons intérieurs, Juliette tente de sortir vainqueur, ou au moins, en un seul morceau… »

 

Quelques mots sur l’auteur :

IVY CLARK est une auteure femelle à l’âge incertain. Sirène ascendant furie, fille du soleil et du béton, elle vit sur le vieux continent, dans un état lunaire ».

 

Mon avis :

Les jeunes femmes sont des amies d’enfance. C’est au Portugal, au milieu de la foule, qu’elle vont se recroiser. Comme Carla est la cheffe cuisinière qui va préparer le repas des nouveaux mariés, elle et Juliette vont donc être amenées à se revoir. Jour après jour, elles s’observent, discutent et renouent avec des émotions et des désirs contradictoires.

Juliette est subjuguée par son assurance naturelle. Elle voudrait vivre une vraie histoire d’amour mais craint que cette volonté ne soit pas réciproque. J’ai aimé la façon dont l’écrivaine décrit les silences et les ordres dictés par la peur qui font la complexité des rapports humains. Son style est toujours dynamique mais je n’ai pas compris pourquoi elle avait décidé de faire de Carla un garçon manqué. Selon moi, il était inutile de forcer le trait à ce point pour que le lecteur comprenne la relation instable mais sincère qui unit les deux personnages.

La Princesse et le Dragon est une lecture agréable. Elle est parfaite pour se familiariser avec les romances 100% féminines mais les attitudes des protagonistes sont trop caricaturales pour pouvoir s’y attacher vraiment.

Éditeur : Éditions Laska. Date de sortie : 10 décembre 2015. 79 pages. Prix du format numérique : 1,99€. Site internet : http://romancefr.com

Nom de code : Blackbird, Tome 1 : Cours ou meurs, de Anna Carey

Lorsqu’elle se réveille, allongée sur les rails du métro, en plein cœur de Los Angeles, la jeune fille ne sait pas qui elle est ni pourquoi elle est là. Dans son sac à dos, il y a de la nourriture, de l’argent, un carnet vierge, un plan de la ville marqué d’une croix et un mystérieux numéro de téléphone. A l’autre bout du fil, un homme la prie de venir le rejoindre à l’emplacement indiqué sur la carte.
Sans réfléchir, la fille se rend immédiatement sur les lieux afin de lever le voile sur le milliard de questions qu’elle se pose mais, sur place, rien ne se passe comme prévu. L’homme n’est pas là et les locaux des bureaux qu’elle visite semblent avoir été cambriolés.
Aux yeux de tous, elle est la principale suspecte.
Recherchée par la police, la fille s’enfuit pour bientôt découvrir que d’autres personnes la traquent. Des gens qui veulent sa peau. Des chasseurs …

Premier tome de la série Nom de code Blackbird, Cours ou meurs a des faux airs de Jason Bourne pour ados.
L’histoire commence sur les chapeaux de roue, s’essouffle en milieu de parcours puis repart de plus belle vers la fin, nous laissant au bout du compte avec l’impression d’avoir survécu à une tornade.
Le rythme est là, le suspens est entretenu. La narration à la deuxième personne, peu usitée dans les romans, rend le récit encore plus captivant, pourtant ce n’est qu’un effet de style efficace, un artifice convaincant.
Les personnages, en particulier celui de l’héroïne, sont assez géniaux même si leur caractère dissone parfois avec le scénario. J’ai vraiment apprécié de rencontrer Ben ; il a un côté espiègle, un peu bad boy gentillet qui me plaît assez.
Bref, si vous êtes adeptes des chasses à l’homme aux multiples rebondissements, n’attendez plus et lisez ce livre. Il vous captivera.

Comment j’ai cuisiné mon père… de SG Browne

Suite à un accident de voiture où il meurt, Andy se retrouve être un zombie. Il boit les grands crus de son père dans le cellier et assiste aux séances des Zombies anonymes. Un jour, d’autres zombies l’initient aux bienfaits d’une venaison de daim. Andy ose aimer Rita et va se battre pour les droits des zombies. L’histoire d’amour tourne au cauchemar.

 

Pour un type amateur de cuisine et fan de la BD Walking Dead, qui en plus se targue d’ouvrir une librairie spécialisée dans le Noir, je me suis dit que j’étais franchement mal barré!

Après un début de lecture hasardeux et tâtonnant, je me suis laissé prendre au jeu de maux et aux parallèles historico-ségrégationnistes de ce roman noir.
Oui on y parle Zombies et bouffe; oui il y a un peu de sang rouge qui tâche (mais au vu de la qualité des pinards que s’envoie Andy au fond de sa cave, c’est pas du qui tâche, pas le genre à s’envoyer de la Villageoise en cubi!), oui on y retrouve certains clichés mais à peine et du bout des dents…
Oublions quelques instants l’aspect sordide du zombie, passons sur son instinct « cannibale », mettons de côté le style Humour Noir de ce premier récit ( pas besoin d’en rajouter sur les minorités, le zombie en lui-même se suffit!).
Outre un style outre cuisant, tout en verve et en humour, S.G.Browne nous sert sur un plateau la lutte des minorités, ce que viennent confirmer ses allusions récurrentes à Rosa Parks, morts-vivants ne sont rien d’autres que de braves gars qui n’ont pas eu le choix, qui n’ont pu faire autrement que de renaître sans avoir rien demandé!
Et c’est contre celà que lutte Andy: il n’a pas demandé à (re)vivre comme d’autres n’ont pas demandé à naître noirs ou différents…)
S.G. nous entraîne dans le deuil, dans la perte des droits civiques avec grâce et élégance, avec une délicatesse sanglante et sans excès.
On suit Andy avec joie et délectation dans sa volonté d’émancipation, on frémit à ses nouveaux premiers émois et on finit même par souffrir de ses souffrances.
Entre roman noir et roman horrifique, « Comment j’ai cuisiné… » nous emmène dans un monde têtu, obtus et enfermé dans son carcan de bonnes mœurs pas si éloigné de notre quotidien.
A lire avec attention et sans à priori.

Corrosion de John Bassof

Un vétéran d’Irak au visage mutilé tombe en panne au milieu de nulle part et se dirige droit vers le premier bar. Peu après, un homme entre avec une femme, puis la passe à tabac. L’ancien soldat défiguré s’interpose, et ils repartent ensemble, elle et lui. C’était son idée, à elle. Comme de confier ensuite au vétéran le montant de l’assurance-vie de son mari qui la bat. Ce qu’elle n’avait pas réalisé, c’était qu’à partir de là, elle était déjà morte.

 

Y a des jours où tu te demandes ce que tu fous sur Terre, y a des moments tu te dis que t’es pas tout seul dans ta tête et que ta vie est un enfer et que rien ne va comme tu le voudrais.
Et tu te trouves des excuses, des justifications, des raisons de …
Jon Bassoff il en a aucune ! Il en a besoin d’aucune non plus parce que ce bouquin il t’irradie, il te provoque une réaction chimique ou métabolique qui fait que tu ne peux pas en sortir indemne: tu sais comment tu y rentres mais tu ne sais pas comment tu vas en sortir !
Pourtant ça commence vachement sympa comme roman: le mec qui traîne sa gueule défigurée comme une âme en peine dans le trou du cul des États-Unis, qui défend la pauvre meuf cognée par son mec et puis qui couche avec… Tu vois jusque là, à priori si ce n’est une écriture différente, y a pas trop rien de nouveau…
Mais après…après tu plonges dans l’esprit de ce mec, tu vas fouiller les tréfonds abîmesques de la noirceur de son âme. Tu pars en vrille avec lui, derrière lui, comme lui, en lui.
L’écriture de Bassoff elle te laisse à peine le temps de souffler; elle te malmène le cœur et les tripes, elle te tord les boyaux et te retourne les sang, limite elle te pète les pattes arrières et tu finis par te traîner sur le macadam en espérant qu’un poids-lourd va te finir pour que t’en sortes !
Franchement Corrosion est un super méga giga top bouquin. C’est du Lynch, du Dahl, du Cronenberg. C’est du Bukowski, du Faulkner, du Conrad. C’est du NIN, du Smashing, du ZZ Top…
C’est un bouquin, prends pas de cachetons ni de drogue avant de lire: il est une drogue en lui-même, dure et violente, noire et malsaine, poisseuse et hallucinogène mais par contre une sacrée drogue qui va t’emmener vivre le Trip des Trips!
The coup de bec du Corbac pour le début d’année 2016!!!

Mon humour fascinant tome 2 Mon panaris à Panama de Mell 2.2

RÉSUMÉ

Après avoir volé les pouvoirs de son père, l’archange Gabriel, Penny doit apprendre à s’en servir auprès du pire enseignant qui soit : Théonis. Il leur faut également trouver un moyen d’empêcher la mort imminente de Logan et d’Alexis. À deux semaines des épreuves du bac, Gabriel les embarque dans une situation pernicieuse en Amérique latine. Ce séjour ne sera pas de tout repos pour Penny, aux côtés du Séraphin kamikaze maladroit, de son géniteur véreux et d’un mystérieux Chérubin séducteur.

Bienvenido à Panamá, país del calor y fiebre !

Bienvenue au Panamá, pays de la chaleur et de la fièvre !

 

Mon avis:

J’attendais la suite des aventures de Penny et Théonis avec impatience. Et donc à peine l’avais-je acheté que je le lisais déjà et, malheureusement pour moi, je l’ai finit trop rapidement…

L’histoire qui reprend peu après la fin du tome 2 ne s’essouffle pas et repart de plus belle, nous entraînant avec bonheur vers de nouvelles aventures aux événements inattendus. L’auteure a su faire le bon dosage entre humour, révélation, aventure et suspens. Et de ce fait on a du mal de lâcher ce livre. (Le seul reproche que je puisse faire c’est le comportement de Penny avec Caliel. Il m’a un peu agacé, mais bon c’est un détail.)

Je peux vous dire que j’attends la suite avec impatience et plaisir, car c’est bien de plaisir qu’il s’agit dès que je lis la plume de cette auteure.

Seul sur Mars d’Andy Weir

Synopsis :

« Mark Watney est l’un des premiers humains à poser le pied sur Mars. Il pourrait bien être le premier à y mourir. Lorsqu’une tempête de sable mortelle force ses coéquipiers à évacuer la planète, Mark se retrouve seul et sans ressources, irrémédiablement coupé de toute communication avec la Terre. Pourtant Mark n’est pas prêt à baisser les bras. Ingénieux, habile de ses mains et terriblement têtu, il affronte un par un des problèmes en apparence insurmontables. Isolé et aux abois, parviendra-t-il à défier le sort ? Le compte à rebours a déjà commencé ».

 

Quelques mots sur l’auteur :

« Andy Weir a été engagé comme programmeur informatique par un laboratoire national quand il avait quinze ans, et il n a cessé jamais cessé de travailler dans ce domaine.

Par ailleurs, il nourrit une passion pour l’espace, la physique quantique, la mécanique orbitale et l’histoire des vols habités. Seul sur Mars est son premier roman ».

 

Mon avis :

Seul sur Mars n’est pas une aventure spatiale comme les autres. Ce récit empreinte au thriller sa tension narrative et à la science-fiction sa volonté de coloniser les différentes planètes du système solaire. L’omniprésence de l’humour, le traitement réaliste des difficultés du personnage principal à s’adapter en milieu hostile, en font une expérience inédite.

Grâce à un nouveau partenariat accordé par Audible, j’ai pu me rendre compte que le format audio donne à ce journal de bord des allures de vraie conversation entre l’astronaute et le lecteur. J’ai eu souvent l’impression qu’il s’adressait à moi lorsqu’il interrogeait l’un de ses collègues, l’effet est tout à fait saisissant.

En revanche, j’ai noté une mauvaise prononciation de certains termes spécifiques, un emploi du ton de la voix parfois mal adapté à la situation et un accent étranger proche de la caricature sur l’ensemble du fichier. Je crains fort que les maladresses du narrateur cause une atténuation de la portée de cette oeuvre prodigieuse. J’espère sincèrement que ma prochaine écoute sera plus convaincante.

 

Date de sortie : 25 septembre 2015. Auteur : Andy Weir. Lu par : Richard Andrieux. Durée : 11 h 52 min. Version intégrale | Livre audio. Éditeur : Hardigan. Site internet : audible.fr

Phobos tome 2 Il est trop tard pour oublier de Victor Dixen

Synopsis :

« Reprise de la chaïne Genesis dans 3 secondes… 2 secondes… 1 seconde…Ils croyaient maîtriser leur destin. Ils sont les douze pionniers du programme Genesis. Ils pensaient avoir tiré un trait sur leur vie d’avant pour devenir les héros de la plus fabuleuse des odyssées. En réalité, ils sont les victimes de la plus cruelle des machinations. Elle croyait maîtriser ses sentiments. Sur Mars, LÉONOR espérait trouver la gloire et, pourquoi pas, l’amour. Elle pensait pouvoir ouvrir son coeur sans danger. En réalité, elle a ouvert la boîte de Pandore du passé. Même si les souvenirs tournent au supplice, il est trop tard pour oublier ».

 

Quelques mots sur l’auteur :

« De mère française et de père danois, Victor Dixen a vécu une enfance faite d’éclectisme culturel, de tours d’Europe et de somnambulisme.

Il a fait de ses longues nuits d’écriture ses meilleures alliées, le berceau de son inspiration. Ainsi, il remporte en 2010 le Grand Prix de l’Imaginaire jeunesse pour le premier tome de sa tétralogie Le Cas Jack Spark. Il récidive en 2014 avec Animale, La malédiction de Boucle d’Or.

Dans son sixième roman, Phobos 2, il est trop tard pour oublier le second volet d’une série, ce jeune auteur de trente-six ans embarque ses héros dans une épopée spatiale haletante, au bout de l’espace et au bout d’eux-mêmes.

Après avoir vécu en Irlande et dans le Colorado, l’écrivain habite maintenant à Singapour ».

 

Mon avis :

Avec Victor Dixen, l’aventure n’est pas seulement spatiale, elle est sensationnelle. Comme le premier volume, celui-ci est un coup de coeur. A mon sens, ce second tome est encore mieux que le premier car plusieurs aspects de l’intrigue ont été davantage développés.

Ici, le lecteur a le sentiment d’être plus qu’un figurant, plus qu’un spectateur qui vit par procuration en assistant en direct à la mise en place des nids d’amour sur Mars. Il aimerait plus que tout prendre part à l’action et tout le talent du romancier c’est de lui offrir cette illusion par la force des mots.

L’intrigue compte de nombreux rebondissements. Les caractères s’affirment, les langues se délient, à tel point que les personnages que l’on croyait connaître n’en finissent pas de nous surprendre. A l’image de la courageuse Leonor, de la fragile Harmony et de l’intrépide Andrew, les personnalités se dévoilent en suivant la progression des évènements. Néanmoins, la plus flagrante tombée de masque est celle de Serena. Sa soif de pouvoir lui donne foi en des projets machiavéliques. Les couples vont devoir cacher au public les véritables circonstances de la mort des précédents occupants de la base afin que l’organisatrice de l’émission n’attente pas à leur vie.

J’ai lu lentement afin de profiter de chaque page sans me douter que la fin serait aussi frustrante. Elle met en avant des faits inattendus, l’attente de la suite me semble déjà interminable.

 

Date de sortie : 18 novembre 2015. Éditeur : R-jeunes adultes. Collection : R. 496 pages. Prix du format papier : 17,90€. Prix du format numérique : 12,99€. Liens internet : http://victordixen.com/accueil