Sex-Appeal de Claire DeLille

Synopsis :

« Étudiant le jour, serveur dans un bowling le soir et joueur de hockey à ses heures perdues, NASSIM multiplie les conquêtes féminines sans en avoir vraiment conscience. Il fait la connaissance de ZHOÉ à la suite d’un pari idiot et se trouve aussitôt sous son charme. Cette fois, l’amour frappe à sa porte et il est prêt à lui ouvrir. Mais le soir de leur premier baiser, alors qu’il rentre chez lui en métro, sa route croise celle de Siobhan, étrange créature de la nuit qui le changera à jamais… Comment, après une telle rencontre vivre son histoire d’amour avec Zhoé ?

Cette novella est dérivée de la série « Ceux qui attirent », mais elle peut se lire indépendamment ».

 

Quelques mots sur l’auteure :

« Originaire du nord de la France, Claire DeLille est née le jour où elle a mis un point final à son premier manuscrit. Elle avait onze ans et des rêves plein la tête. Bien ancrée dans la vie active, elle échappe aujourd’hui à la routine et à ce monde trop sérieux en cultivant les petits plaisirs de la vie : la lecture, les sucreries, la visite de lieux abandonnés.

Elle participe régulièrement à de petits défis d’écriture entre amis. Ses domaines de prédilections tournent autour de la fantaisie et du fantastique. Elle aime créer des univers merveilleux teintés d’une touche de réalité.

Grâce aux éditions Artalys, Claire découvre les nouvelles érotico-fantastiques et laisse libre cours à son inspiration, dans un genre tout nouveau pour elle, avec sa première série, Ceux qui attirent. Elle comprend les nouvelles : Escapade souterraine , Petits jeux du sexe et du hasard , La Chambre des gourmandises , et Passion sexuellement transmissible , ainsi qu’un dérivé : Sex-appeal ».

 

Mon avis :

J’évite normalement tout ce qui se rapproche des romances érotiques mais je profite de la nouvelle année pour varier mes lectures. Je n’ai pas encore lu les autres écrits érotico-fantastiques nés sous la plume de madame Dellile mais j’espère rattraper mon retard dans les prochaines semaines.

Les personnages ont tous un caractère bien trempé, ça change des protagonistes superficiels. La mention des Illa Attrahere a été une bonne surprise. Ces succubes qui se nourrissent de l’énergie vitale générée pendant l’organisme issues du folklore arabo-serbe sont très intéressantes. J’ai adoré Siobhan et Mikaë. Cependant, l’usage d’expressions très vulgaires m’a parfois exaspéré même si il correspond bien à la personnalité de certaines créatures. Leurs tenues vestimentaires à tendance gothique ressemblent à ce que j’ai l’habitude de porter. C’est toujours agréable pour moi de croiser des goths dans mes lectures !

Ce livre est plaisant. L’écriture est soignée. L’évolution des sentiments est peu ordinaire. Les pulsions sexuelles s’opposent au véritable grand amour dans un seul et même coeur. L’intrigue est cohérente. La fin de l’histoire est surprenante mais le dernier chapitre fait état de trop d’informations (à mon goût) pour être crédible.

 

Date de sortie : 5 octobre 2015. Éditeur : Éditions Artalys. 72 pages. Prix du format numérique : 2,49€. Site internet : http://editions-artalys.com / http://juldelille.wix.com/clairedelille

Alliances éternelles tome 2 Le Cycle du pardon de Sandrine Rocchia Lebreton

Enya, Princesse Gardienne, a repris sa place au sein du monde magique. Pour la protéger, Liam, son âme-sœur, est resté auprès de Marwan le Sorcier Noir dont le retour menace l’existence cachée des peuples surnaturels.
Marwan va-t-il se venger du couple qui l’a banni et reprendre ses désirs de conquêtes du monde magique et humain là où il les avait laissés ? Que cherche-t-il en réalité ?
Enya et Liam vont encore affronter de nouvelles épreuves. Heureusement, leur lien âme-sœur est une force qui les fera avancer vers une destinée, enlevée mille ans plus tôt.
Romance, sortilèges, pouvoirs magiques, affrontements et batailles vous plongeront à travers les Communautés des Gardiens et des Sorciers vers un univers fantastique et mystérieux.

Dans le tome 1 nous assistons à la renaissance Enya parmi les Gardiens où elle est narratrice.
Ici, le style diffère puisque quasiment tous les protagonistes ont un chapitre qui leur est dédié. Bien sûr la primeur va à Enya et Liam.
Nous avons appris à connaître Enya, maintenant c’est au tour de Liam de nous dévoiler qui il est, sa symbiose avec Enya et le résultat de leur amour traversant les siècles.
Le « super méchant qui devient un gentil mais qui a engendré un plus méchant encore » est bien tourné, évolue au fil des chapitres.

Personnellement, j’ai trouvé que le côté âme-sœur était parfois un peu lourd mais vu que l’histoire tourne autour… Ce doit être mon côté ours mal léché qui revient à la charge.

Comme dans le tome 1 j’ai beaucoup aimé le mélange urbain/fantasy, je ne le cache pas c’est ma (sous) catégorie préférée.

Il semble que l’histoire se finit là, toutefois la porte reste ouverte. Je verrai bien par la suite une utopie sur les nouvelles relations diplomatiques entre le monde magique et les humains. Les idées, j’en suis sûr ne doivent pas manquer.

En tout cas j’ai pris un réel plaisir avec Sandrine Rocchia Lebreton.

Pré-sentiment, Réminiscence Tome 1, de Eloïse Clunet

Depuis toujours, Cassandre pressent les choses avant qu’elles n’arrivent. Ce don lui vaut d’être systématiquement rejetée par les autres. Alors, lorsque la jeune femme commence une nouvelle formation professionnelle et qu’elle y rencontre Lucas, le garçon dont elle ne cesse de rêver sans jamais l’avoir encore rencontré, Cassandre s’interroge. Est-ce le signe qu’elle et le jeune homme sont prédestinés ou mystérieusement liés ?
Déroutée, confuse, mais curieuse, Cassandre décide tout de même de pousser l’investigation. Elle ne sait pas alors que son avenir va en être bouleversé …

Avant toute chose, je souhaite remercier les Editions Artalys pour m’avoir confié Pré-sentiment ainsi que la rédaction de sa chronique.
Il s’agit là du premier tome d’une duologie fantastique intitulée Réminiscence. Il est écrit par une jeune auteure, Eloïse Clunet, dont le style fluide et agréable séduit immédiatement le lecteur.
Bien que le récit souffre de nombreuses longueurs, en particulier au début du livre, le scénario est solide, bien structuré. Le lecteur prend plaisir à suivre l’initiation, tant sexuelle que paranormale, de la jeune héroïne qui lutte contre la somme de péripéties qu’il lui arrive.
Question personnages, ils sont tous attachants, certes, mais manquent souvent de cohérence. Cassandre, par exemple, est censée être dans la vingtaine mais agit parfois comme une adolescente de 14 ans, complètement immature. Lucas, lui, est soi-disant amoureux fou de l’héroïne mais l’oublie dès le premier assaut de son ex qu’il a pourtant réussi à repousser précédemment. Quant à Valérie, elle est la meilleure amie de Cassandre mais fait figure de troisième, voire de quatrième, rôle tout au long du récit !!!
Malgré tout, la lecture de ce roman reste sympathique. L’engouement enfle d’ailleurs à mesure que les pages se tournent comme si l’auteure prenait confiance en elle au fil de son écrit, pour parvenir à cette scène finale assez grandiose qui nous tient en haleine. Qu’en sera-t-il du second tome ?
La suite, bientôt 🙂

Le chaperon rouge de Sarah Blakley-Cartwright et David Leslie Johnson

A Daggerhorn, les habitants ont l’habitude de sacrifier leur meilleur mouton, chaque mois, le jour de la pleine lune, depuis bon nombre d’années, pour que le Loup les épargne, eux ainsi que leur famille. Mais cette fois, cela ne suffit pas. Lucie, la sœur de Valerie, est retrouvée inerte sur un tapis de neige rouge sang. Aussitôt, le village en émoi se mobilise et les hommes s’organisent pour traquer la bête. Sans Valerie. La jeune fille n’accepte pas d’être ainsi écartée. Ce crime est son drame et sa résolution sa quête, quitte à devenir la nouvelle … proie !

Dire que je me suis ennuyée à la lecture du Chaperon rouge serait injuste car ce conte revisité au caractère heroic fantasy regorge de rebondissements et a su retenir le mystère de l’identité humaine du Loup jusqu’au dernier moment. Pourtant, en refermant ce livre, j’ai le sentiment d’avoir vécu une histoire sans passion ni peur.
Pour parler du récit, il se situe au Moyen-Age, dans un village isolé au cœur des montagnes, là où Valerie, jeune fille de 17 ans, un peu rebelle et anticonformiste, vit en compagnie de sa famille et de ses amis.
Le drame qui frappe Daggerhorn et qui va conduire l’histoire sur le chemin du Loup (garou) survient quasiment à la moitié du livre, après une longue présentation des personnages et du contexte. Autant dire une éternité ! Même s’il faut bien avouer que cette longue introduction permet à l’auteure de semer le trouble dans la tête du lecteur qui imagine alors tout un tas de possibilités quant au dénouement du scénario. C’est d’ailleurs à cette occasion que Sarah Blakley-Cartwright lève le voile sur les sentiments qui habitent et tiraillent son héroïne jusqu’à la mettre devant un choix. Doit-elle s’enfuir avec Peter, son amour d’enfance, et abandonner les siens à leur triste sort ou doit-elle plutôt accepter le mariage arrangé qui l’unirait à Henry et qui lui assurerait un avenir plus stable et confortable ?
C’est dans la seconde moitié du roman que cette question deviendra plus que centrale puisque, comme dans le film qui porte le même nom, Valerie sera confrontée au Loup et à la vérité qui l’entoure. Dans cette partie, une seule chose obsédera notre héroïne : découvrir qui est le Loup, quitte à développer des attitudes et des sentiments contradictoires à l’égard de Peter et d’Henry, ses principaux suspects. Perdue, Valerie ne saura plus en qui elle peut avoir confiance et se tournera en définitif vers la seule personne capable de répondre aux questions qu’elle se pose, le Loup.
Même si la plume de l’auteure ne m’a pas bouleversée, elle a su retranscrire assez justement l’ambiance et l’univers du film sans pour autant y apporter le plus que j’espérai. Dommage, j’aurai voulu plus d’emportements et d’originalité, plus de sensualité aussi … Je reste sur ma faim !

Demain j’arrête ! de Gilles Legardinier

Synopsis :« Et vous, quel est le truc le plus idiot que vous ayez fait de votre vie ?

Au début, c’est à cause de son nom rigolo que Julie s’est intéressée à son nouveau voisin. Mais très vite, il y a eu tout le reste : son charme, son regard, et tout ce qu’il semble cacher… Parce qu’elle veut tout savoir de RIC, JULIE va prendre des risques de plus en plus délirants ».

 

Quelques mots sur l’auteur : 

« En quelques livres seulement, Gilles Legardinier s’est imposé comme un auteur majeur, à part, capable de nous faire éclater de rire avec des sujets graves ou de faire surgir l’extraordinaire d’un quotidien que son imagination débordante fait pétiller. Son succès phénoménal s’explique sans doute par son aptitude à parler intimement à chacun.

Il s’est toujours attaché à faire naître des émotions qui se partagent. Après avoir travaillé sur les plateaux de cinéma américains et anglais, notamment comme pyrotechnicien, il a réalisé des films publicitaires, des bandes-annonces et des documentaires sur plusieurs films internationaux. Il se consacre aujourd’hui à la communication pour le cinéma pour de grands studios et aux scénarios, ainsi qu’à l’écriture de ses romans.

Alternant des genres très variés avec un même talent, il s’est entre autres illustré dans le thriller avec L’Exil des Anges (Prix SNCF du polar 2010) et Nous étions les hommes, mais aussi plus récemment dans la comédie, qui lui a valu un succès international avec Demain j’arrête ! , Complètement cramé ! ainsi que Et soudain tout change – tous parus chez Fleuve Éditions. Ça peut pas rater, paraît le 2 octobre 2014 chez le même éditeur. Son dernier roman Quelqu’un pour qui trembler est sorti le 1er octobre 2015 ».

 

Mon avis :

Lorsque je lis en faveur du service Audible, je fais en sorte de vous faire découvrir des ouvrages reconnus par la critique ou le public. Comme sur Crocbooks vous avez été nombreuses à me vanter les bienfaits de la plume de monsieur Legardinier sur le moral, je me suis lancée.

Cette histoire est sans prétention mais le lecteur passe par un arc en ciel d’émotions et c’est sans doute la grande force de ce roman. Julie est prête à tout pour apprendre à connaitre puis pour aider le jeune homme distant. Elle est amusante, attachante.

La version audio est ici un plus non négligeable. La narratrice est vraiment douée. Elle maîtrise plusieurs accents étrangers et les voix de personnages d’âge et de sexe différent.

Je vous encourage vivement à plonger dans le quotidien de protagonistes qui savent le rendre extraordinaire. Certains passages sont peu crédibles mais la légèreté l’emporte sur tout le reste.

 

Auteur : Gilles Legardinier, Lu par : Ingrid Donnadieu, Durée : 8 h 50 min, Version intégrale | Livre audio. Date de publication : 22/01/2014. Éditeur : Audiolib.

Le Cycle des monarchies de l’ombre d’Olivier Lusetti

En Chine ancienne, l’empire se morcelle. Les princes annexent les états comme le ver à soie dévore les feuilles du mûrier. Les astrologues prophétisent la fin des temps.
La Mort qui tremble quand toute vie est menacée dépêche son Envoyé. L’entité envahit l’âme d’un jeune prêtre. Partageant sa conscience, elle le force à rechercher une incroyable magie curative. Dans un des royaumes combattants, un souverain agonise. Son décès obligera sa fille guerrière au mariage. Révoltée, elle fait enlever le religieux.
Que sont réellement les huit émissaires écarlates du dieu Zargose, identiques telles des gouttes d’eau, qui fouillent l’âme comme le tisonnier la braise pour raviver les pensées cachées ? Dans le royaume de Zhang Zhung, pour quelle raison la jeune « Premier oracle » du monastère de Jiu Gonpa se réveille-t-elle terrorisée ?

 

Comme vous l’avez lu dans le résumé nous sommes en Chine médiévale. Nous sommes dans une ambiance emprunte de codes, de castes et philosophie et de mysticisme mais aussi de magie.

L’auteur nous offre un univers très structuré qui d’une certaine manière nous est connu tout en étant très mystérieux. Ne connaissant pas la Chine j’ai pu y découvrir son paysage à travers les lignes d’Olivier Lusetti. Nous sommes très loin des villes surpeuplées et sur-polluées contemporaines (un peu comme notre Europe).

Les personnages sont complexes, profonds à l’image de cette ancienne Chine. On y découvre leur système de pensées axées sur des rites mais recherchant la modernité. Ils sont touchant, allant vers un avenir incertain avec les armes et leurs facultés que les anciens et les dieux leur ont transmis. Ils se doivent de s’adapter au changement philosophique de leurs adversaires.

L’histoire, comme je le dis plus haut, est chargée de philosophie confucéenne, taoïste, bouddhiste…
L’auteur joue une partie d’échec, ou plutôt une partie de Go (wikipédia). Chaque personnage représente une pièce de ce jeu. Il nous mène là il veut. Un chapitre, un personnage narrateur de l’Histoire. Et toujours ce personnage, ce jeune prêtre guerrisseur aveugle, qui hante le livre.

Il y a toutefois quelque chose qui m’a gêné pour vraiment apprécier cet ouvrage à sa juste valeur, le style très littéraire, très académique de l’auteur. Je n’ai pas su pénétrer cet univers passionnant.

Je dirai que ce n’est pas un livre pour tous, mais surtout tu es un puriste de fantasy médiévale, si en plus c’est un amoureux de la Chine médiévale et de ses codes, ce livre est pour toi.

Midnight Sun, Twilight Tome 1,5, de Stephenie Meyer

L’histoire de la rencontre entre Edward et Bella selon le point de vue du plus charmant des vampires, voilà qui a tout pour me réjouir ! Et en VO s’il vous plaît puisque ce roman n’a encore jamais été traduit à ce jour !
Alors, avant de commencer à vous donner mon avis sur ce livre, je voudrais remercier Anne dont les talents en anglais m’ont permis de tenter cette nouvelle expérience linguistique avec succès !!!
Ici, il n’y a pas d’originalité ni de découverte et pour cause, l’histoire est connue d’avance ! Il y a seulement l’éclairage d’Edward, qui apporte au récit une autre dimension et comble certains trous.
J’avoue qu’à la lecture de « Fascination », je n’avais pas mesuré à quel point le héros vampire avait envie de dévorer sa belle, à pleines dents. J’avais bien saisi qu’Edward trouvait la jeune fille à son goût, au sens littéral , mais je percevais cela comme une relation de gourmand à gourmandise et non comme un désir ardent, presque irrépressible. Voilà ce qu’apporte « Midnight Sun », le combat d’un homme face à ses plus grandes pulsions, le pouvoir de l’esprit face à la bestialité extrême.
Dans ce tome, on perçoit exactement ce que peut vivre et ressentir le vampire avec son don de télépathie. On appréhende plus aisément le calvaire qu’il endure au quotidien au contact des autres ainsi que les raisons de son attirance pour Bella, cette zone de mystère et de calme incompréhensible. On partage également le profond dégoût qu’il éprouve de lui-même, de sa condition, et cela met en lumière toutes les réticences qu’il peut avoir à vivre une aventure avec une humaine et encore plus à la transformer.
Dans ce livre, on apprend aussi à mieux connaître les membres de la famille Cullen, en particulier Emmett qui est laissé un peu de côté dans l’histoire racontée par Bella. Par ce biais, la saga prend plus de force et de relief ; on comprend mieux pourquoi les autres (les humains) les perçoivent comme un clan à part, pourquoi il y a un monde entre eux et les gens ordinaires.
Mon bémol, le fait qu’il n’y ait rien d’inédit, pas même une once de révélation extraordinaire à se mettre sous la dent.
Dommage, j’aurais aimé vivre une aventure légèrement différente, plus intense, en compagnie du plus ténébreux des romantiques.
Pour les inconditionnelles de la série !

Instinct Tome 1 de Vincent Villeminot

Quand Tim se réveille, il a une étrange sensation, celle de ne pas être lui-même. Ses mains sont des pattes griffues ; son corps, une boule de poils fauves. Quant à sa tête, elle lui dicte des instructions bizarres, proches de l’instinct. Au détour d’un ruisseau, Tim aperçoit son reflet ; il est un ours ou plutôt un grizzli. Puis c’est le black-out, total … Et de nouveau le réveil, dans un hôpital. Psychiatrique. Là, le médecin lui apprend la tragédie : sa famille et lui ont eu un terrible accident de voiture dont il est le seul rescapé. Ses souvenirs, étrange mélange entre rêve et réalité, ne l’aident pas beaucoup à lever le voile sur ce qu’il s’est passé … Et pour couronner le tout, la police le soupçonne d’être à l’origine de l’incident tandis qu’un professeur, spécialisé en troubles du comportement, veut le prendre sous son aile. Dans cette confusion incroyable, Tim décide de faire confiance au curieux psychiatre, mais alors qu’il est en route pour une clinique un peu particulière, le jeune homme se demande s’il a fait le bon choix …

Avec Instinct, Tome 1, Vincent Villeminot explore le pouvoir métamorphique sous un angle nouveau, celui d’individus traqués, comme des animaux, pour leur trophée.
Dans la première partie du livre, le ton est drôle alors que la situation est dramatique. Tim s’interroge sur l’expérience qu’il a vécu ainsi que sur ce que raconte le fameux professeur. Il échafaude pleins de scénarios différents avec une maturité incroyable avant de se persuader qu’il vient d’embarquer pour une secte, tellement les révélations qui lui sont faites lui semblent abracadabrantes. Puis il arrive à la clinique et là, il n’a qu’une idée en tête : fuir cet asile de fou avant de sombrer à son tour dans un délire. Mais les choses ne tournent pas exactement comme il l’escomptait et Tim s’aperçoit que les ennemis du dehors sont bien plus dangereux que l’équipe du professeur. Alors, raisonnablement, Tim décide de s’intégrer à ce nouveau milieu et tisse des liens d’amitié forts avec ses colocataires jusqu’à trouver une nouvelle famille qu’il voudra sauver envers et contre tous.
D’un point de vue technique, le récit est extrêmement bien ficelé et réserve de nombreuses surprises, surtout lorsque l’auteur ose dégommer bon nombre de protagonistes au gré de l’histoire.
Les personnages ne manquent pas de charme, à commencer par Shariff qui apporte un côté décalé à ce roman. Grâce à Tim également qui développe le côté anti-héros et enfin à Flora, la mystérieuse, qui hacke la vie des autres sans pour autant dévoiler la sienne.
Enfin, au niveau du rythme, ce livre est une vraie bombe. On ne s’ennuie jamais car l’histoire enfle comme une boule qui dévale une piste de ski jusqu’à cette fin brutale, voire bestiale, mais terriblement addictive. Point de vue style, l’écriture est parfois surprenante, presque trop subtile pour ce genre littéraire Young Adult.
Au final, Instinct marque, pour moi, le début d’une grande trilogie littéraire que j’aurai plaisir à suivre dans les semaines à venir.

Le Village des ténèbres de David Coulon

Un flic, son amie, et un commercial sont faits prisonniers dans un village où ne vivent que des femmes. Les protagonistes chercheront à s’échapper et à percer le mystère de ce bourg perdu dans la forêt. Ils ne sont pas les seuls captifs…

 

Lire ce livre c’est un peu comme repartir en arrière! Comme si de nouveau j’avais quinze ans, que j’étais au ciné avec mes pop-corn et des potes, de la bière planquée dans le falzar et du temps où on pouvait cloper comme des pompiers!
Maintenant on dit Thriller, avant on disait film d’horreur!
Si si je vais me faire frapper et haïr mais ce village est plus proche d’un film comme Frontières, de La Colline à des Yeux des ce bon vieux Wes ou même d’un des premiers Jason ou Halloween.
Oui je sais il est marqué Thriller et c’est un roman mais moi je l’ai lu comme un livre d’horreur qui aurait eu sa digne place dans la collection Epouvante de Pocket ( mais si les poches Rouge et Noir!)
Il est flippant ce bouquin, il est effrayant et horrible! et puis la fin…
Il a le sens du rythme et de l’angoisse le David, il sait construire son histoire étapes par étapes de manière à faire monter l’angoisse, à nous tenir en haleine.
Il ne fait pas dans la parlotte inutile, il ne fait pas non plus dans le sanglant trash inutile.
Ses personnages sont taillés au fusain, croqué avec rapidité et justesse afin qu’on les comprenne. Ses scènes de violences ou de barbarie sont justes esquissées, nous laissant les imaginer et les développer en fonction de notre sensibilité.
C’est du violent, c’est du flippant; c’est sale et horrible, c’est effrayant et stressant; c’est monstrueusement bien écrit et tendu comme écriture.
A se chier dessus…mais que c’est bon!

L’Assassinat d’Hicabi Bey – Alper Kamu, cinq ans, détective d’Alper Caniguz

Alper Kamu est un curieux petit garçon qui s’est promis de résoudre un meurtre commis dans son quartier à Istanbul. Il a trouvé Ertan le Timbré à côté du cadavre encore chaud d’Hicabi Bey, policier à la retraite, la télévision allumée à plein volume, mais le cinglé du voisinage était plutôt là pour regarder l’équipe du Besiktas perdre en Ligue des champions. Déjà tête à claques d’existentialiste, Alper le désormais détective va sécher la maternelle et balader son revolver en plastique Dallas Gold dans une mégapole bigarrée, pleine d’amantes fatales, d’épiciers lyriques et de directeurs sournois…
L’Assassinat d ’Hicabi Bey n’est peut-être pas une énigme métaphysique, mais ça y ressemble. Sauf qu’on rit beaucoup et que, à la fin, on a la réponse.

 

J’aime :
– La fin car on a les réponses à nos interrogations
 
J’aime pas :
– Me perdre dans les noms et surnoms des enfants du quartier
– On ne visualise pas Alper comme un enfant de 5 ans c’était pourtant ce qui faisait l’originalité de ce roman