La naissance de la Petite Bête d’Antonin Louchard

La première histoire de ce grand album nous décrit la nuit où la Petite Bête est apparue pour la première fois, dans l’atelier du petit peintre. Les sept histoires courtes suivantes mettent en scène la création de sa planète par la Petite Bête…

Très intéressant !

Ou comment raconter la Genèse sans religion.

 

C’est beau ! les illustrations sont magnifiques, détaillées, aux couleurs attirantes et l’histoire de la petite bête est emprunte de poésie depuis sa création jusqu’au jour du Sei… moment de la sieste.

Exceptionnellement, les montres de ProseCafé n’ont pas bougé, n’ont pas parlé, sages comme des images, comme happée par cet album. Un tour de force

Je ne peux qu’en fait un coup de coeur. Merci à l’auteur pour ces quelques minutes de silence :-D.

Enquête au collège de Jean-Philippe Arrou-Vignod

Au collège Chateau-Briand, un professeur a été assommé dans une salle de classe, très tôt le matin. Les adultes recherchent le coupable parmi les pensionnaires. L’un d’eux, Rémi Pharamon est même accusé par ses camarades, à tort. Il décide alors de mener l’enquête aidé de ses deux plus fidèles amis : P.P. Cul-Vert et Mathilde. Pour Rémi, c’est une question de conseil de discipline !

Ce livre policier, souvent étudié en fin de primaire ou au début du collège, retrace les aventures incroyables d’un trio de choc. Il y a Rémi, l’élève médiocre aux remarques croustillantes et drôles, P.P. Cul-Vert, le Monsieur-Je-Sais-Tout de la bande et incorrigible vantard, et enfin la délicieuse Mathilde, amie loyale au cœur intrépide.
Avec Enquête au collège, l’histoire se situe dans l’enceinte du collège. Et, c’est dans ces couloirs et sous-sols que les trois amis vont devoir unir leurs forces pour débusquer le coupable.
Le ton est toujours humoristique et la plume de Jean-Philippe Arrou-Vignod tient en haleine le lecteur durant toute la durée de ce roman facile à lire.
Pour les jeunes amateurs de suspense !

Déserteur, Imposteur Tome 2, de Suzanne Winnacker

Après le succès de la mission à Livingstone, la CAE est en alerte. L’armée d’Abel a décidé de passer à l’action en enlevant des agents variants. Malgré la menace qui pèse sur son équipe, le Commandant accepte cependant un nouveau dossier, celle de remplacer un sénateur menacé par des terroristes lors d’une conférence. Bien sûr, c’est Tessa qui endosse le rôle avec, à ses côtés, Alec et Holly. Mais la mission tourne mal et Holly est kidnappée. Attristée et inquiète pour sa meilleure amie, Tessa décide de prendre les choses en main en dépit de l’interdiction du Commandant. La jeune fille s’échappe du centre pour mener l’enquête en compagnie de Devon, ce qu’elle ne sait pas alors, c’est que cette affaire va la mener tout droit sur les traces de sa propre histoire. La jeune fille est à deux doigts de découvrir le mystère qui enveloppe ses parents, sa vie, sa famille ….

Avec ce second tome de la série Imposteur, Suzanne Winnacker nous propose plus que jamais une histoire à la X-Men avec deux camps qui se font face et entre lesquels notre héroïne oscille.
Ici, Tessa n’est plus aux ordres de l’Agence et du Commandant, elle acquiert son autonomie en même temps que son identité. Et c’est son petit ami, Alec, qui en paie directement les frais puisque la jeune fille le met tout bonnement au placard pour se jeter dans l’aventure, seule, ne sachant plus trop à qui elle peut vraiment faire confiance. Se sentant tour à tour trahie et dépossédée de son existence, Tessa balaie tous les codes ainsi que les règles pour reprendre les rênes de son destin, tout en conservant la candeur qui la caractérise.
Ce livre revêt plus de caractère et d’impétuosité que le premier sans pour autant nous surprendre. Et c’est bien là que réside le bémol de mon enthousiasme. L’histoire est un peu trop attendue. C’est donc le troisième volet de la saga qui tranchera dans un sens ou dans un autre. En attendant, vous comprendrez que je réserve mon jugement !
Pour ce qui est du style, il reste adapté au genre du roman (Young Adult). Il est simple et sans complexe.
Au final, Déserteur est un roman sympa, facile à lire, qui reste toutefois trop sur les sentiers battus.

Encore un nouveau TAG ?!

Bonjour à toutes et à tous

Curieux ?!

Qu’est ce Yannick (c’est moi ça :-P) a encore trouver comme idée ?

Régulièrement je vois passer des Tag de lecture par thème, période… Mais il y en a un que je n’ai jamais vu c’est un Tag sur les librairie et les libraires. Ce sont eux qui nous abreuvent, qui nous nourrissent et pourtant… Rien, Nada, Walou, Quetchi

On connait tous une librairie ou un librairie préféré(e), magnifique ou hors norme…

Moi, je connais un libraire assez… Bref c’est un barré, un passionné, un fou furieux, à la limite de l’intégrisme mais d’une grande intégrité. Sa librairie est spécialisée dans les Policiers, thrillers et autres romans noirs seront toujours de qualité. Je ne sais pas si il va lire cet article, mais je pense qu’il se reconnaitra. D’une, parce que je ne connais pas des milliers de libraires mais en plus nous ne naviguons pas dans les même sphères, ce qui fait que nous sommes des extraterrestres l’un pour l’autre, surtout lui pour moi lol.

Alors plutôt que de parler d’Ama…, de Fn.., de Cultu.. et consort, pourquoi ne pas parler de ces indépendant qui font vivre nos auteurs préférés… ou pas.

J’invite donc tout le monde à parler d’eux, les auteurs quand vous êtes en dédicaces (ou pas), les maisons d’éditions avec qui vous avez des relations privilégiés, les blogueurs et blogueuses sans oublié les booktubeurs et booktubeuses.

Personnellement, je n’ai pas une grosse audience, mais certain(e)s d’entre vous ont un gros nombre d’abonnés.

Je ne sais pas comment le nommé ce Tag. #taglibrairie, #librairieindé, #dealerdelivres (:-O celui-là est bien) ?
Si vous avez d’autres suggestions, je suis preneur.

Faisons la promotion de nos dealers, sans eux nous sommes en manque, nous nous dé-séchons.

Six pack de Jean Hugues Oppel

Brunes, blondes ou rousses, cinq victimes toutes différentes, massacrées en autant de lieux différents. Cinq victimes dépareillées que rien ne relie en apparence, sinon le même maniaque assassin au processus meurtrier salement répétitif. Pas de témoins, jamais. Dix millions de suspects au bas mot – peut©être même plus en comptant large… Enquête poisseuse aux frontières crépusculaires de l’âme inhumaine pour l’inspecteur Saverne, mis au pied du mur de ses fantasmes au risque de se perdre, corps et âme. Et, variante de chercher une aiguille dans une meule de foin : traquer un sale tueur en évitant les miroirs, et peut-être le trouver au fond d’un verre de bourbon. On the rocks.

J’aime :
– L’histoire de ce serial killer et la façon dont l’enquête est menée
– Saverne qui ne lâche rien
– La fin à l’image du roman

J’aime pas :
– Le titre surtout quand on en comprend la signification

Grossir le ciel de Franck Bouysse

L’abbé Pierre vient de mourir. Gus ne saurait dire pourquoi la nouvelle le remue de la sorte. Il ne l’avait pourtant jamais connu, cet homme-là, catholique de surcroît, alors que Gus est protestant. Mais sans savoir pourquoi, c était un peu comme si l’abbé faisait partie de sa famille, et elle n est pas bien grande, la famille de Gus. En fait, il n’en a plus vraiment, à part Abel et Mars. Mais qui aurait pu raisonnablement affirmer qu’un voisin et un chien représentaient une vraie famille ? Juste mieux que rien. C’est justement près de la ferme de son voisin Abel que Gus se poste en ce froid matin de janvier avec son calibre seize à canons superposés. Il a repéré du gibier. Mais au moment de tirer, un coup de feu. Abel sans doute a eu la même idée ? Non.
Longtemps après, Gus se dira qu’il n aurait jamais dû baisser les yeux. Il y avait cette grosse tache dans la neige. Gus va rester immobile, incapable de comprendre. La neige se colore en rouge, au fur et à mesure de sa chute. Que s’est-il passé chez Abel ?
Quand j’étais petiot ma mère me laissait souvent chez ses parents. Ils habitaient Buvrinnes, un petit bled perdu au fin fond du Borinage. La vieille maison, ancienne propriété d’un fermier, était entourée de bois, d’une ferme et faisait face à des champs. Il n’y avait rien.
Rien que ma grand-mère, femme de notable et oisive, ses chiens et la nature.
Dans la salle à manger, face à la porte de la cave, trônaient une grande table en bois et deux longs bancs, le tout dominé, à chaque extrémité par deux chaises: celle du père et celle de la mère, dos à la cuisine. C’est que l’on mangeait au rythme du balancier de la grande horloge.
La propriété était grande avec ses dépendances et la maison en elle-même recelait mille et une pièces qu’un gamin de six ans pouvait explorer et se perdre à foison.
Dans le salon une télévision en noir et blanc était calée à côté d’une grosse cheminée dans laquelle les bûches se consumaient au rythme lent de mes journées.
Au dessus il y avait deux chambres,dont l’une sous combles. Des pièces au charme vieillot et désuet dans lesquelles ma mère et l’une de ses soeurs ou l’autre de ses frères avaient vécu en leur temps.
J’y ai passé des heures de solitude, à jouer avec quelques bricoles, à feuilleter quelques livres, à découvrir sur des cassettes des musiques que j’aimerais plus tard ( JM jarre, pink Floyd, supertramp…); des musiques qui me renvoyaient à ma solitude, à ma tristesse…à mes doutes.
C’est là que je dormais et les nuits étaient effrayantes, emplies des ombres des arbres, des bruits de cette baraque, de mes peurs, de ce sentiment d’absence qui me tenaillait…
Combien de fois ai-je parcouru les bois alentours, couru par tous temps au travers de ces étendues de terre ou d’herbes, été chercher lait et oeufs à la ferme voisine, regardant avec étonnement chevaux et vaches, m’approchant témérairement des poules ou chiens galeux avant de me faire rabrouer par le fermier…
Cela faisait des années que j n’y avais plus songé…mais à la lecture de Grossir le Ciel tout cela m’est revenu.
Ce livre, roman Noir, roman rural, transpire la solitude misérable de l’homme, il sue la tristesse mélancolique de l’existence. Il est fait des traces du passé, des immondes secrets de famille qu’on ne partage pas, qu’on ne dit pas.
Le livre de Franck Bouysse est mélancolique et vrai, touchant et effrayant de réalisme.
Voilà, c’est tout.
En hommage un morceau de Brel qui colle parfaitement.
Ces gens-là

Fées d’hivers de Collectif

Synopsis :« L’hiver et son blanc manteau de neige. Le givre qui s’accroche aux branches, les flocons qui recouvrent en silence le paysage d’un voile léger, et cette insaisissable magie qui flotte tout autour de vous.

Choisissez votre fauteuil le plus confortable, celui entre la fenêtre et la cheminée où s’élève un bon feu. Conservez une tasse de chocolat chaud à portée de main et laissez nous vous emporter dans des mondes de magie, tout juste scintillants d’une couche de glace.

Où préférez-vous aller ? Bien au chaud dans un café-livre pas comme les autres ? Galoper aux côtés de guerriers légendaires dans les steppes de l’Empire Blanc ? Parcourir les mers à bord du drakkar de fiers vikings ? Suivre le message des saisons jusqu’au plus profond d’une forêt enneigée ? Ou encore vous laisser séduire par la puissance d’un guerrier Berserker ?

Ne choisissez pas, et laissez-vous simplement guider par la magie de ces hivers ».

 

Quelques mots sur les auteurs :

« Que se passe t-il quand vous mettez au défi cinq copines de la fan fiction de vous écrire chacune une nouvelle originale sur la base d’un sujet aussi vaste que les contes d’hiver ? Vous obtenez un petit bijou de recueil.

Ces 5 auteurs, toujours adorables mais souvent un peu barrées, nous ont cueillis avec leurs univers tous différents et leur style unique. Et puis il faut le reconnaître, ce recueil restera dans nos mémoires à plus d’un titre … Une aventure un peu particulière qui se poursuit, et une petite bande que nous sommes fières d’intégrer à la famille Mix Ed ».

 

Mon avis :

Fées d’hivers est ma première lecture M/M. Les cinq nouvelles qui composent ce recueil sont un régal pour l’esprit. HISTOIRE D’HIVER écrit par BARJY L, UN LONG AUTOMNE par CHA RAEV, LA BALEINE DES MORTS de NATH DAWN, APRÈS L’HIVER rédigé par MANDY BAYLAC et LE TEMPS D’UN HIVER de SHADE BOW forment un univers qui coupe le lecteur de la réalité.

Comme je l’ai souvent répété, j’aime beaucoup les ouvrages qui se déroulent dans le froid. Ici, l’inventivité est au rendez-vous, les paysages enneigés sont à couper le souffle et l’intensité des émotions éprouvées par les personnages rendent cette lecture vraiment captivante. L’autre point positif de cet ensemble de textes a à voir avec l’excellente gestion de la dimension paranormale que l’on retrouve dans plusieurs écrits du corpus. La présence des elfes par exemple a été une agréable surprise.

Vous l’avez sans doute compris, Fées d’hivers est un coup de coeur. Plus je lis des histoires impliquant des vikings et plus j’aime ça ! Je vous encourage vivement à vous procurer cette nouveauté.

 

Date de sortie : 21 janvier 2016. Éditeur: Mix Éditions. Collection : Dream. 288 pages. Prix du format papier : 18,50€. Prix du format numérique : 5,49€. Site internet : http://blog.mix-editions.fr

la Mer en hiver de Susanna Kearsley

Synopsis :« Printemps 1708, une flotte jacobite de soldats français et écossais échoue à faire revenir James Stewart, le roi exilé, sur ses terres d’Écosse afin de réclamer sa couronne.

De nos jours, CARRIE MCCLELLAND s’inspire de cet épisode historique dans son nouveau roman. Installée aux abords du château de Slains, au coeur d’un paysage écossais désolé et magnifique, elle crée une héroïne portant le nom d’une de ses ancêtres, Sophia, et commence à écrire.

Mais elle se rend compte que ses mots acquièrent une vie propre et que les lignes entre fiction et faits historiques se brouillent de plus en plus. Tandis que les souvenirs de Sophia attirent Carrie encore plus au coeur de l’intrigue de 1708, elle découvre une histoire d’amour fascinante, oubliée avec le temps. Après trois cents ans, le secret de Sophia doit être révélé… »

 

Quelques mots sur l’auteure :

« Susanna Kearsley est née au Canada. Après avoir été conservatrice de musée, elle décide de se lancer dans l’écriture. Ses romans, tous best-sellers du New York Times, ont été traduits dans 14 pays, sélectionnés pour le club de lecture Mystery Guild, et leurs droits ont été achetés en vue d’une adaptation cinématographique.

 

Mon avis :

J’ai décidé de lire ce service presse dans le cadre du challenge COLD WINTER. La couverture à elle seule appelle à l’évasion. Dans La mer en hiver, nous découvrons Carrie McClelland, une écrivaine à la recherche de l’inspiration pour son prochain roman historique. Lorsqu’elle visite le château de Slains situé à Cruden Bay en Ecosse, c’est le coup de foudre ! Elle décide de quitter la France pour s’installer dans cet endroit reculé dans le but de reconstituer le plus fidèlement possible la lutte des Jacobites garantissant la réclamation de la couronne du roi Stewart.

On lit doucement pour que dure plus longtemps ce voyage dans le temps au coeur du XVIII ème siècle. En effet, l’auteure va « miraculeusement » retranscrire les souvenirs de son ancêtre. Par l’intermédiaire de ces deux femmes de caractère, nous allons découvrir les incroyables similitudes qui subsistent dans leurs vies. Avec Sophia, nous sommes témoins des réalités de la guerre, avec Carrie nous découvrons celles de la vie d’écrivain. Les deux parentes sont follement éprises de deux hommes issus de leur lignée. Il est rare que j’écrive cela mais l’évolution des romances est agréable à suivre.

Cette lecture est très prenante. C’est pour cela que j’aurais apprécié une division des chapitres à chaque changement de personnage mais ce n’est qu’un détail. La dimension fantastique apporte un plus à ce double roman. Les moments de transe du personnage principal aident le lecteur à s’intéresser à l’Histoire, au(x) sacrifice(s) de toute une communauté.

Proposer deux fins à l’intrigue est un concept original. J’ai ici, une préférence pour la conservation des faits réels car la seconde alternative laisse trop de questions en suspend. J’aimerais par exemple, savoir ce que devient la petite Anna.

Cet ouvrage n’est pas un coup de coeur car j’ai parfois eu du mal à cerner les objectifs de Susanna Kearsley mais c’est tout de même une très très belle lecture. Ne tardez pas, venez rencontrer Carrie et la présence fantomatique qui lui sert de guide.

 

Date de sortie : 9 octobre 2015. Éditeur: CHARLESTON ÉDITIONS. 458 pages. Prix du format numérique : 16,99€. Prix du format papier : 22,50€. Site internet : http://editionscharleston.fr

Le Veilleur, Fondation Deus Tome 1, de Pierre-Arnaud Francioso

A 12 ans, Eloi aimerait être partout ailleurs que dans cet aquarium, à découvrir les poissons, en compagnie de son père, de sa mère ainsi que de ses deux petites sœurs. Alors il traîne et se retrouve bientôt seul, au milieu des couloirs obscurs, quand, soudain, un inconnu lui tombe dessus et lui dit qu’il est un mutant ! Et puis c’est le black-out …
A son réveil, Eloi constate qu’il est dans une grande salle pleine d’autres enfants et adolescents, tous vêtus de blanc, qui viennent eux aussi de se réveiller. Tous semblent avoir rencontré l’étrange personnage qui les a enlevés. Alors, lorsqu’un groupe d’adultes fait irruption dans la pièce pour leur annoncer qu’ils sont dans une école de mutants et qu’ils n’en ressortiront que dans trois mois, Eloi se demande comment il va faire pour sortir de ce piège duquel il semble prisonnier …

Tout d’abord, je tiens à remercier Pierre-Arnaud Francioso et Airvey Editions pour m’avoir confié le premier tome de cette saga jeunesse fantastique. Merci également à Yannick sans qui je n’aurais pas découvert ce formidable roman.
Pour ne rien vous cacher, j’ai adoré lire Le Veilleur, découvrir ces nouveaux personnages, en particulier Eloi et Vulcain. Le premier est le anti-héros par excellence, attachant par sa fragilité, sa timidité et sa maturité ; le second est drôle et léger et apporte beaucoup de fraîcheur au récit.
Parlons maintenant du scénario. Il est bien structuré, sans aucun temps mort. Il est simple, certes, mais respecte parfaitement les codes attendus pour le public visé, la tranche 10-14 ans à mon sens. De plus, vers la fin de l’ouvrage, les personnages se révèlent sous un autre jour si bien qu’on ne sait plus à qui faire confiance et si Eloi va s’en sortir. Ce livre regorge de suspens et de mystères ; il sème le trouble, à tel point que le lecteur ne sait pas ce qu’il adviendra dans le second tome.
Quant au style de Pierre-Arnaud Francioso, il respecte là aussi l’âge de son lectorat. De plus, j’ai personnellement apprécié suivre un récit écrit à la troisième personne du singulier dans lequel le lecteur a l’impression d’incarner vraiment le héros. Les jeunes adorent s’identifier aux personnages et là, avec Eloi, ils croiront vivre l’aventure de l’intérieur, au rythme de l’histoire.
En somme, avec Le Veilleur, l’auteur signe le début d’une très belle saga fantastique pour la jeunesse.

Le Nœud de la Sorcière, All Souls Tome 3, de Deborah Harkness

De retour à notre époque, Matthew et Diana cherchent toujours à mettre la main sur l’Ashmole 782, le livre de la vie, qui contient selon la rumeur l’histoire des origines des espèces fantastiques. Mais très vite, les problèmes du couple refont surface. Recherchés par la Congrégation pour rendre des comptes sur leur relation ainsi que sur la grossesse de Diana, nos deux héros choisissent de se réfugier dans le laboratoire de Chris, meilleur ami de la jeune femme, pour tenter de percer les mystères de la génétique du vampire et de sa compagne sorcière. Quand, soudain, un nouvel obstacle se dresse sur leur route. Benjamin, le fils désavoué de Matthew, atteint de fureur sanguinaire, menace de kidnapper Diana pour former à son tour sa propre famille.
Et alors que l’étau se ressert autour d’eux, Diana et Matthew cherchent de solides appuis … Trouveront-ils les alliés qui leur permettront de rester ensemble ?

Troisième tome de la trilogie All Souls, Le Nœud de la Sorcière nous dévoile enfin tous les secrets de l’histoire … avec toujours la même lenteur.
Plus palpitant néanmoins que le second volume, cet ultime volet ne m’a cependant pas bouleversée.
L’univers de l’auteure est intéressant, les ingrédients et le corps du récit sont solides, les personnages sont extrêmement bien construits, le style est là … mais voilà, je n’ai pas accroché. Pourquoi ?
A cause du manque évident de dynamisme dans les actions. La saga familiale étouffe, à mon sens, le suspens. L’attention du lecteur n’est pas du tout entretenue et l’intérêt décroit à mesure que l’ennui s’installe.
Dommage ! J’avais adoré le premier tome que je trouvais original pour ce genre d’ouvrage bit-lit. J’aurai dû en rester là, à vous maintenant de vous en faire une opinion malgré cette chronique qui marque ma cruelle déception 😦