Sa Majesté maman d’Anne B. Ragde

Synopsis :

« De sa mère, Anne B. Ragde a toujours fait un personnage de roman. De ses romans. Pour le plaisir, plus ou moins assumé, de l’intéressée… Aujourd’hui que Birte vit ses derniers mois, allant de lit d’hôpital en rendez-vous médicaux, sa fille n’a plus le choix : fini la mise à distance romanesque. La preuve d’amour, la seule, la vraie, ce sera de raconter sa mère, sans fard, sans pseudonyme. Une femme kaléidoscope, une Majesté du quotidien, capable d’élever seule ses filles, dans le dénuement et l’adoration des belles choses, de créer un festin à partir d’un fond de frigo, de tuer pour un livre ou un tableau de Chagall… Peu encline aux tendresses, certes, mais l’inspiratrice d’une vie, la matrice d’une œuvre.
Riche de cette relation patchwork, la fille fait de la mère un portrait doux-amer. Avec sa part d’ombre. Et son lot de lumière ».

 

Quelques mots sur l’auteure :

« Anne B. Ragde, née en Norvège en 1957, a été professeur de communication à l’université de Trondheim. En 1986 elle publie ses premiers romans pour la jeunesse, puis dès les années 90 des thrillers, ainsi que des romans et nouvelles de littérature générale. Romancière à succès traduite dans une vingtaine de langues, elle a été lauréate des très prestigieux prix norvégiens Riksmål (équivalent du Goncourt français), prix des Libraires et prix des Lecteurs pour sa Trilogie des Neshov ( La Terre des mensonges, La Ferme des Neshov et L’Héritage impossible, parus en 2009 et 2010 chez Balland). Auteur par ailleurs de Un jour glacé en enfer, Zona frigida, La tour d’arsenic, ou encore Je ferai de toi un homme heureux (tous publiés chez Balland), elle fait aujourd’hui avec Sa Majesté Maman son entrée au catalogue de Fleuve Éditions ».

 

Mon avis :

Ma mère a acheté ce livre quelques jours après sa sortie. Elle l’avait commencé mais a arrêté la lecture parce qu’elle avait du mal à savoir quand l’écrivaine parlait d’elle et quand elle évoquait sa maman. Elle m’a demandé si je voulais le lire pour vous alors j’ai accepté ! Le fil des souvenirs mère / fille est flexible et non chronologique mais cela ne m’a pas dérangé.

Sa majesté maman m’a donné l’occasion de découvrir la plume douce / amère de cette romancière. Ce patchwork d’émotions permet au lecteur d’en apprendre davantage sur les défauts du système médical norvégien.

Cet ouvrage est aussi un témoignage d’amour envers la mère d’Anne B. R. Cette femme courageuse, excessive, maniaque n’a jamais vraiment su comment montrer l’immense attachement qu’elle avait envers ses enfants. Même avant de décéder des suites d’un cancer généralisé, Birte ne savait pas quoi faire pour leur faire plaisir tout en faisant preuve d’une grande sévérité. Ce comportement instable peut sans doute être en partie expliqué par le manque de repères familiaux et financiers de ce trio exclusivement féminin. L’évidente détresse affective de cette matriarche est à l’image de ce si bel hommage dont toute la beauté réside dans l’honnêteté.

Cette « biographie » vient d’assurer une place de choix à Anne B. Ragde dans ma bibliothèque. Je pense commander prochainement le format intégral de sa trilogie des Neshov. A très bientôt et belles lectures à tous !

 

Date de sortie : 14 janvier 2016. Éditeur : Fleuve éditions. 317 pages. Prix du format papier : 18,90€. Prix du format numérique : 13,99€. Site internet : http://www.fleuve-editions.fr/livres-romans/

Périple en terres d’Ajna tome 1 La Résurgence des Yaouvis de Pierre Duval

Synopsis :

« An 959 du Pays de Vô, Terres d’Ajna. Lorsque GARDICK se voit confier par hasard une étrange et fascinante boule noire, il est loin de se douter que cet évènement va l’entraîner dans un périple plein de rebondissements et de dangers.

Convoité par d’inquiétants personnages, l’objet mystérieux révèle bientôt sa véritable nature et il réalise l’incroyable mission dont il se trouve investi. Avec l’aide de ses amis, il se lance dans une aventure périlleuse et fait la rencontre d’un peuple aux ressources insoupçonnées, tandis que des adversaires plus puissants encore se dressent en travers de sa route.

Au terme d’une quête où magie et camaraderie ne sont jamais très loin, Gardick et ses compagnons parviendront-ils à instaurer un nouvel Age d’Or pour les peuples des Terres d’Ajna ? Et si tout dépendait de ces étranges créatures dont seules parlent les Anciennes Légendes ? »

 

Quelques mots sur l’auteur :

« Pierre Duval est né en 1981 à Épinal et réside près de Clermont-Ferrand depuis 2006.

Nourri très tôt par les univers de Tolkien, Stephen King, Agatha Christie, Jimmy Guieu et bien d’autres encore, il dévore les livres et gribouille parfois un début d’histoire ou quelques récits courts avant de se lancer pour de bon.

Il publie son premier roman de fantasy en 2012 et une nouvelle fantastique sort en 2015.

 

Mon avis :

Périple en terres d’Ajna – la résurgence des Yaouvis est une lecture agréable. La finesse de la plume à l’origine de cet univers si riche est incontestable.

L’action est longue à venir jusqu’à ce que l’on découverte la véritable nature de la sombre sphère. Chose étrange et inédite : je ne parviens d’ailleurs toujours pas à imaginer correctement le jeune Tiovah, comme si sa description était incomplète. Mais ce que je peux vous dire, c’est qu’à partir de sa naissance, l’aventure commence pour Gardick et le lecteur qui n’aura plus envie de reposer son livre ou sa tablette.

Les similitudes avec la saga Eragon de Christopher Paolini et Le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien ne m’ont pas dérangé car les personnages de cet ouvrage ont un humour bien à eux. On peut même dire qu’ils sont attachants.

Je regrette que certains chapitres incluant le signalement des paysages ou celui d’un tournoi sportif n’apportent rien de plus à l’intrigue. Je considère malgré tout que l’ensemble est bon surtout pour un premier roman.

 

Date de sortie : 19 novembre 2012. Éditeur : Valentina Éditions. 370 pages. Page Facebook de l’auteur : https://www.facebook.com/PierreDuvalAuteur/

Le Cavalier de Jacqueline Mirande

1788, Jean-Baptiste, un jeune commis qui travaille pour une drapière sur le point de faire faillite, fait la rencontre d’un mystérieux cavalier qui semble le connaître. Lorsque les événements se déchaînent, que la police veut embastiller l’oncle Picard et que le rôtissier réclame ses dettes à la maîtresse du jeune garçon, celui-ci ne réfléchit pas et court chercher le cavalier. Il en est sûr, seul cet homme peut les sauver …

Avec ce livre historique pour la jeunesse qui dessine les contours de la révolution française, Jacqueline Mirande nous livre un récit de vie touchant doublé d’un mystère à élucider. Elle nous montre avec force et vérité le quotidien de jeunes gens de basses conditions qui se battent pour sauver le peu qu’ils possèdent face aux bourgeois, aux usuriers ainsi qu’aux parvenus.
Même si le style est parfois dur à comprendre pour un jeune lectorat, sans l’étayage d’un adulte, ce mini roman dresse le portrait d’une société à une époque donnée pour le rend accessible aux enfants.
Pour ce qui est de l’enquête et du mystère, c’est le nerf qui tient en haleine. Tout le monde veut savoir qui est ce fameux cavalier et pourquoi il intervient de cette façon, si énigmatique, dans la vie de Jean-Baptiste et des siens.
A partir de 10 ans.

Tatoo de Jennifer Lynn Barnes

Journée shopping au centre commercial pour Bailey et ses trois meilleures amies. Mais lorsque les filles s’appliquent sur la peau les tatous qu’elles viennent d’acheter, d’étranges voix résonnent aux oreilles de notre jeune héroïne. Des voix qui déclament une sorte de prophétie. Tout serait presque oublié si seulement les filles ne développaient pas dans le même temps certains talents …
Plongées malgré elles dans une guerre de pouvoirs qui les dépasse, les quatre adolescentes vont devoir rapidement comprendre ce qui leur arrive, sinon elles devront en payer le prix.

Attirée par la couverture accrocheuse de ce livre, je me suis lancée dans sa découverte pour me rendre compte, assez rapidement, que la promesse qui m’avait été faite par le packaging ne serait pas tenue ! Je m’attendais à une histoire originale ainsi qu’à des personnages attachants. Je n’ai trouvé ni l’un ni l’autre.
Le scénario est relativement plat, les dialogues rarement constructifs et gravement superficiels, quant aux personnages je n’ai absolument pas adhéré. L’univers fantastique proposé ne manque pourtant pas de corps ni de matière, c’est tout simplement les héroïnes et la direction qu’elles font prendre au récit qui pêchent par absence de profondeur et de maturité.
En bref, une grosse déception pour moi 😦 !

Croire de Nathalie Marie

Synopsis :

« Étudiant en art, Fabien pensait avoir la vie devant lui et esquissait lentement ses projets d’avenir.
Lorsqu’il apprend que la mort prématurée de son père a été causée par une maladie génétique dégénérative et héréditaire, son monde s’écroule. Les doutes et la peur l’assaillent, pour son frère… pour lui-même…

Face à cette réalité, il lui faudra mobiliser son courage pour surmonter l’épreuve qui l’attend. Sans parler de Gaël, ce danseur qu’il vient de rencontrer et pour qui il éprouve déjà des sentiments surprenants.

Peut-il se permettre d’espérer un futur ensemble alors que cette menace invisible plane sur lui ? Malgré les incertitudes, Fabien veut y croire ».

Quelques mots sur l’auteure :

« Auteur de romances (essentiellement M/M) j’écris depuis 2013. Ce désir est né très jeune, vers l’âge de quinze ans, après avoir découvert des livres comme Le Petit Prince, Antigone ou L’Amant.

Il m’aura fallu des années pour réussir cet exploit et dépasser certains blocages liés à mes références. Les noms illustres qui grouillent dans mon cerveau sont inatteignables : L’Amant de Duras et Les contemplations de Hugo ont élu résidence sur ma table de chevet, et bien d’autres occupent mes bibliothèques.

Puis, enfin, mon monde imaginaire s’est ouvert. Ma bulle, dans laquelle résident mes absolus et mes idéaux, s’est décidée à s’exprimer. Depuis, elle trouve sa place sur des pages et des pages de fichiers Word.

Mon univers est un mélange entre le réel et l’imaginaire. Mes personnages ont les pieds sur terre, mais leur cœur et leur âme sont très souvent idéalisés. Je me promène entre ces deux mondes dans le seul but de colorer ma vie de tendresse et de me couper (et les lecteurs avec moi) de la réalité parfois pesante du quotidien ou des duretés que nous offre notre monde. Je regarde le positif que mon environnement m’offre et le met en avant. Je le teinte de poésie.

Ma plus grande ambition d’auteur : donner aux lecteurs l’opportunité de s’évader pendant quelques heures de lecture. Si, en plus, mes textes ou mes Loulous s’attardent un peu, un temps, en ayant su faire un peu plus que distraire, alors c’est le bonheur ».

Mon avis :

J’ai acheté la version numérique de Croire quelques heures après sa sortie. J’ai commencé à la lire dés la réception et je l’ai tranquillement terminé hier matin. Elle est ma deuxième romance M/M et comme pour Fées d’hivers publié chez MixEditions, j’ai adoré ! C’est curieux, je ne suis pas romance du tout mais il semble que j’accroche bien avec les histoires sentimentales qui impliquent deux hommes ou deux femmes. Je retrouve dans ce genre littéraire toute la profondeur du sentiment amoureux telle que mon âme romantique la représente.

Ici, l’écriture est fluide. Le vocabulaire est riche et sans répétition de mots malgré un texte court. Fabien et Gaël se croisent régulièrement dans le train. Sur le trajet qui mène ces deux artistes à l’Opéra et aux cours d’Arts Plastiques, ils sympathisent et discutent littérature. Pour le lecteur, c’est l’occasion de découvrir ou de redécouvrir des citations d’ouvrages classiques. Ils vont se rapprocher au fil des pages et affronter ensemble l’éventualité que l’un deux soit atteint de la maladie de Huntington. (Il s’agit une affection neuro dégénérative héréditaire qui entraîne une altération profonde et sévère des capacités physiques et intellectuelles).
Conformément au titre du livre, ils vont s’efforcer de « croire » en un avenir meilleur. J’ai simplement regretté que le dénouement soit si rapide. Cela dit, c’est une excellente lecture basée sur la force de l’amour qui pourrait bien redonner de l’espoir aux âmes solitaires.

 

Date de sortie : 23 février 2016. Éditeur : MxM Bookmark. 180 pages. Prix du format numérique : 5,49€. Site internet de la maison d’éditions : http://www.mxm-bookmark.com /. Le compte Facebook de l’auteure : https://www.facebook.com/nathalie.marie.9693

Le Condamné de Noël d’Anne Perry

Synopsis :

« Londres, 1868. Alors que la période de Noël commence, Claudine Burroughs ne se sent pas joyeuse à l’idée des bals sans fin, des obligations sociales et des évènements somptueux. Venir en aide aux femmes dans le besoin à la clinique Hester Monk lui a ouvert les yeux sur un autre monde, et le fait que son mari n’approuve pas ce choix la rend malheureuse. Mais les deux univers qu’elle côtoie vont bientôt se rencontrer. Lors d’un gala de Noël, une femme est brutalement battue, et il apparaît rapidement qu’il s’agit d’une prostituée invitée clandestinement par l’un des invités. Le poète Dai Tregarron, accusé d’être l’agresseur, prétend qu’il ne faisait que protéger cette femme contre la violence de trois riches jeunes hommes. Claudine croit en l’histoire de Dai, mais face au rang social qui joue en sa défaveur, comment peut-elle prouver son innocence sans tout risquer elle-même ? »

 

Quelques mots sur l’auteure :

« Anne Perry, née en 1938 à Londres, est aujourd’hui célébrée dans de nombreux pays comme la reine du polar victorien grâce au succès de ses deux séries, les enquêtes du couple CHARLOTTE et THOMAS PITT, et celles de l’inspecteur amnésique WILLIAM MONK. Elle s’est depuis intéressée à d’autres périodes historiques tels que le Paris de la Révolution française (A L’ombre de la guillotine), la Première Guerre mondiale (la saga des Reavley), ou encore Byzance au XIIIe (Du Sang sur la soie). Anne Perry vit entre Los Angeles et le nord d’Inverness, en Écosse ».

 

Mon avis :

Depuis quelques temps, je feuilletais virtuellement les ouvrages signés A.P. en me demandant par lequel commencer pour découvrir sa plume. Comme pour clôturer ma participation au challenge Cold Winter, il fallait que je lise une histoire se déroulant pendant la période des fêtes de fin d’année, j’ai choisi Le condamné de Noël.

Sur le fond, cette lecture ne pouvait que me plaire quand on sait à quel point j’aurais aimé vivre à l’ époque victorienne. Sur la forme, j’ai trouvé que la psychologie des personnages était bien travaillée, qu’ils étaient fidèles à l’hypocrisie sociale de leur temps mais que même les plus courageux d’entre eux n’étaient pas particulièrement attachants. Si vous avez lu des livres écrit par cette écrivaine qui vous ont emballé, n’hésitez pas à me les conseiller en commentaire sur Prose-café, le site internet de CROCBOOKS ou sa chaîne You tube.

 

Date de sortie : 12 novembre 2015. Éditeur : 10-18. Collection : Grands détectives. 185 pages. Prix du format papier : 8,99€. Prix du format numérique : 11,99€. Site internet : http://www.10-18.fr/livres-poche/

aiMe comme Manuela de Lorenza C.

Synopsis :

« Alors que d’autres iraient chez le psy entamer une thérapie, c’est par l’ écriture que Lorenza C. évacue ses angoisses.

Petite, elle perd sa maman ; maman, elle perd sa petite. Deux évènements qui feraient peur à beaucoup d’entre nous. Sa vie déjà très marquée, le destin s’acharnera encore. Elle écrira d’ autres histoires…

Matérialiser sur le papier l’ aide à digérer tout ce que la vie lui a fait avaler.
Ce livre est un pied de nez au malheur, un sursaut de vie pour sa fille. Le temps d’un livre, la faire revivre…

C’est à l’ aube de ses vingt ans, dans les années 80, que Lorenza met au monde une petite fille hydrocéphale. Le regard des autres, et une condition de vie difficile font qu’elle n’accepte pas le handicap de son enfant… »

 

Mon avis :

J’ai accepté ce service presse car la fillette de l’écrivaine est née avec la même maladie que celle de mon compagnon. A sa naissance en mars 1986, une valve a été posée dans son cerveau afin de réduire les effets d’un trop plein de liquide céphalo-rachidien. Il est un des rares enfants de son époque à avoir survécu au syndrome d’Andy Walker. Autant d’épreuves, ont forgé son caractère mais je peux vous assurer qu’il a le coeur sur la main et qu’en ce qui me concerne, son front proéminent et ses yeux en demi lune lui donneront toujours l’apparence d’un lutin ! Lire Aime comme Manuela, m’a vraiment donné l’impression de vivre une partie de l’enfance de Dimitri. Cette expérience livresque a été l’occasion pour moi de lui poser plus de questions sur ses nombreuses hospitalisations. Je crois qu’après plus de trois ans de vie commune, elle nous a encore plus rapproché.

A peine déballé, je commençais déjà à me plonger dans l’histoire vraie d’une mère démunie face aux différences physiques de son bébé. Ce témoignage est bien écrit. Il est illustré par des photos de Manuela à plusieurs étapes de sa vie. J’ai apprécié la sincérité de Lorenza C. Elle n’utilise pas les mots pour cacher ses émotions. Au contraire, elle se montre honnête vis à vis d’elle-même et du lecteur.

Je vais prêter cet ouvrage à ma belle-mère. Je vous conseille de le lire également car après avoir été confrontée à une telle souffrance, je ressens encore plus intensément la volonté de me battre contre l’insatisfaction ambiante et les préjugés liés à un handicap quel qu’il soit.

 

Date de sortie : 5 février 2015. Éditeur : Saint-Amans. 162 pages. Prix du format relié : 14€. Compte Facebook de l’auteure : https://www.facebook.com/Lorenza.C.78/?fref=ts

Le Secret de l’inventeur tome 1 Rébellion de Andrea Cremer

Imaginez un monde où l’Empire britannique aurait écrasé la rébellion qui a donné naissance aux États-Unis d’Amérique… Dans ce XIXe siècle alternatif, Charlotte, 16 ans, vit loin de ses parents, descendants des révolutionnaires américains, qui continuent la luttent contre les sous-marins et les machines volantes de Britannia. Entourée d’autres fils et filles de la rébellion, elle habite dans un réseau de grottes souterraines non loin de la ville flottante de New York, où les artisans de la Ruche et les ouvriers de la Grande Fonderie côtoient l’aristocratie des vainqueurs. Un matin, elle croise dans la forêt un garçon amnésique, poursuivi par les machines de l’Empire, et lui sauve la vie. Mais quand elle le ramène dans les Catacombes, où elle attend comme tout le petit groupe d’amis qui l’entoure de rejoindre la lutte quand elle atteindra sa majorité, l’équilibre de son existence est bouleversé : parmi ses compagnons, tous ne sont pas ce qu’ils prétendent être, et l’existence de ce mystérieux garçon fait peser sur la rébellion une terrible menace… Des décharges de métal de l’Empire, infestées de rats d’acier, aux salons opulents de la noblesse, en passant par les méandres labyrinthiques de la Guilde des inventeurs, Charlotte est contrainte de quitter son refuge pour partir explorer le vaste monde !

 

Voilà qui est fort intéressant !
Une uchronie steampunk, ce n’est pas banal.

C’est super bien écrit, le livre se lit tout seul, il est fluide et bien rythmé.

Les personnages sont pleins, vivants, intéressants, attachants et suffisamment travaillés pour avoir envie d’en savoir plus sur eux dans le tome 2, du moins je l’espère.

Mais ce qui a pour moi le plus d’attrait est l’originalité du scénario.
Comme je le dit plus haut c’est une uchronie steampunk.
Et le danger avec les uchronies est de créer une réelle cohérence. Réécrire l’Histoire est un exercice que l’auteure a su faire avec brio.
Andrea Cremer nous dévoile comment l’histoire aurait pu être tout autre si il y avait eu…, si il n’y avait pas eu… ou différemment.

C’est donc un très bon livre que je recommande. Mais… parce qu’il y a un mais, j’ai clairement marché sur les plates-bandes de Mélissa. C’est du Young Adult et c’est trop pour moi, je vais donc en rester là. Ça reste tout de même une bonne lecture.

Rêves en noir de Jo Witek

Jill est une jeune fille de 16 ans, aveugle et rebelle, désireuse de trouver sa place dans ce monde qui tente de l’exclure de tout mais surtout de l’amour. Jill ne veut plus être cette aveugle, cette handicapée … Jill veut tomber amoureuse et être aimée en retour, pour ce qu’elle est : une fille mignonne, intelligente et intrépide. Alors, lorsque l’adolescente commence à rêver, en couleurs et en images, d’un charmant garçon, Jill pense que c’est sa chance, qu’elle doit le retrouver pour vivre l’aventure qu’elle attend depuis toujours … Mais Jill se trompe. Ce n’est pas l’amour qui lui a donné ce rendez-vous, c’est le danger !
Avec ce livre, Jo Witek entraîne ses lecteurs dans un récit poignant et juste, sans bon sentiment ni hypocrisie.
Dès les premières lignes, on se prend d’affection pour Jill, cette jeune aveugle au tempérament bien trempé. On vit et on partage son quotidien, ses craintes, ses doutes, ses audaces et aussi ses coups de gueule. On est séduit également par Ada, la bonne copine toujours présente, un brin superficiel mais au cœur empli d’or.
Très vite aussi, on a envie de suivre le thriller, mais ce dernier tarde à s’installer. Et lorsqu’il le fait, c’est sans tension ni angoisse car tout est trop axé sur la déficience visuelle de l’héroïne et pas assez sur l’ambiance ou les faits qui manquent tous deux cruellement de suspense.
Le style de Jo witek est à la fois précis, subtil et intense. C’est d’ailleurs la force de ces mots qui maintient l’intérêt du lecteur.
Pour ma part, j’ai passé un agréable moment en compagnie de ce roman et j’ai hâte d’en découvrir d’autres du même auteure. Je regrette cependant que le genre « thriller » n’ait pas été respecté, cela aurait fait de ce livre une œuvre géniale sur tous les plans.

Liam et la Carte d’Éternité, Le Manoir Tome 1, de Evelyne Brisou-Pellen

Après son cancer, les parents de Liam l’envoient dans une maison de repos, un manoir étrange, habité par des patients et un personnel encore plus spéciaux.
Mais Liam ne s’y fait pas, il veut rentrer chez lui d’autant que, dans cet endroit bizarre, toute forme de communication avec l’extérieur est interdite. Alors Liam tente de s’enfuir, mais, là encore, il semblerait que les choses ne soient pas aussi simples. Le chemin de la sortie n’existe plus.
Coincé dans ce manoir énigmatique, le jeune garçon n’a d’autres choix que de mener l’enquête pour connaître la vérité sur ce qui lui arrive …

Premier tome d’une longue série, Liam et la carte d’éternité pose les bases d’une histoire fantastique pour jeunes lecteurs.
Ici, c’est le thème de l’au-delà qui est abordé, sauf que l’implicite n’est pas suffisamment bien travaillé ; le lecteur comprend assez rapidement (au bout de deux chapitres) de quoi il en retourne tuant ainsi tout suspense !
A mi-parcours, le récit prend une nouvelle tournure, celle de l’enquête, et devient plus intéressant. Liam découvre une carte avec laquelle il peut interagir et qui lui permet de visualiser le passé. Avec cette nouvelle compétence, l’adolescent découvre qu’il peut aider ses colocataires à quitter le manoir (le purgatoire) et trouver la paix éternelle qui leur manque. Sauf qu’autour de lui vivent d’autres spectres, bien plus inquiétants, qui veulent se nourrir de son âme pour reprendre un peu de consistance. Et c’est à ce moment que l’aventure commence vraiment et se termine par la même occasion puisque c’est la fin du roman ! De quoi décourager bon nombre de jeunes et moins jeunes lecteurs, à commencer par moi !
Un premier tome assez décevant donc, qui manquent de rebondissements convaincants et de mystère.
Dommage, les ingrédients étaient tous là !
Peut-être que ce roman pourrait convenir à un très jeune public, peu habitué à la prise d’indices implicites, mais alors il aurait fallu le raccourcir et jouer davantage sur l’étrange, le loufoque, et bâtir des personnages secondaires incroyables avec de vraies histoires personnelles flirtant avec l’ambiguïté de leur époque pour rendre le récit plus attractif.