La Vérité sur Alice de Jennifer Mathieu

Healy est une toute petite ville du Texas où il ne se passe jamais rien. Alors, quand les rumeurs commencent à circuler à propos d’Alice Franklin, une fille à la mauvaise réputation, l’histoire prend de l’ampleur jusqu’à ce que Healy ne parle plus que de cela :
1. Alice a couché avec Brandon Fitzsimmons et Tommy Cray lors de la même soirée.
2. Alice a causé l’accident de voiture qui a entraîné la mort de Brandon Fitzsimmons, le garçon le plus populaire de Healy.
Mais entre oui-dire et réalité, vengeance et hypocrisie, que s’est-il vraiment passé ?

Que sait-on sur Alice et sur ce qu’elle a réellement fait ? Rien à part ce qu’en disent les autres, d’après leurs ressentis, leurs convictions et leur vécu. Les témoignages se superposent pour dévoiler progressivement le fin mot de l’histoire.
Il y a d’abord Elaine qui s’exprime, cette cheerleader sûre d’elle et rancunière qui n’a jamais pardonné à Alice d’avoir les faveurs de Brandon alors qu’elle même avait des visées sur lui.
Il y a ensuite la voix de Kelsie, la soi-disant meilleure amie d’Alice qui n’hésite pas à abandonner et à descendre sa copine au premier signe de tempête, par vengeance et jalousie.
Il y a également le témoignage de Josh, le meilleur ami de Brandon, un gentil garçon qui n’assume pas le décès de son ami et qui serait prêt à tout pour soulager sa conscience et sauver le peu qu’il lui reste.
Enfin, il y a le discours de Kurt, le génie étrange que tout le monde fuit pour sa trop grande différence et qui cultive secrètement un amour passionné pour Alice.
A travers leurs versions de l’histoire, le lecteur se rend compte peu à peu que les rumeurs qui concernent Alice reposent finalement sur très peu de choses : un désir contrarié, des jalousies excessives, une culpabilité inavouable, une lâcheté mal placée …
Mais que s’est-il réellement passé ?
Pour le savoir, il faut lire ce roman écrit comme une sorte de journal intime à quatre voix dans lequel chacun partage son point de vue de manière argumentée, analysée et discutée dans l’intimité de leur conscience.
Un livre grave et drôle en même temps, toujours touchant, écrit avec beaucoup de sincérité et que j’ai tout simplement adoré !

Extinction de Matthew Mather

Alors que les fêtes de Noël approchent, la ville de New-York connaît un black-out total en même temps qu’une tempête polaire balaie les rues. Sans eau, sans chauffage ni électricité, la vie de Mike et de ses proches va devenir un véritable cauchemar.

J’ai découvert ce livre en surveillant les sorties du mois de novembre 2015 à la recherche d’un nouveau thriller à lire. Tout de suite, la couverture ainsi que le synopsis m’ont accrochée, alors je me suis lancée à l’assaut de ces 476 pages pour finalement me rendre compte, assez rapidement, que ce roman n’allait pas remplir le contrat.
Classé comme thriller dans un univers apocalyptique, Extinction ressemble davantage, pour moi, à un roman d’anticipation catastrophe.
Au fil des pages, on suit Mike dans sa descente aux enfers, à la recherche de solutions pratiques pour survivre et de coupables à fustiger. La déchéance de la ville comme celle des hommes est très bien abordée. L’auteur ne nous épargne d’ailleurs aucun détails : malnutrition, lutte contre le froid, manque d’hygiène, parasitage, épidémie, violences en tout genre … Tout le spectre des situations et des émotions est utilisé, parfois à juste titre et parfois de façon un peu trop exagérée, artificielle, pour créer de l’action ou de la tension là où il n’y en a pas.
Les personnages sont assez réussis, en particulier celui de Chuck, l’ami complètement paranoïaque, qui cache, dans sa cave, tout un équipement de survie et qui est préparé à n’importe quelle éventualité. Très pratique, certes, mais quelque peu surfait ! En tout cas j’ai marché et c’est bien ce qui compte. D’ailleurs, c’est grâce à Chuck que le récit avance, faiblement, à coup de questions existentielles plus ou moins philosophiques.
Question style, celui de Matthew Mather est plutôt agréable et fluide. le récit est bien documenté et comporte quelques anecdotes intéressantes.
Pourtant, je n’ai pas apprécié ce livre que j’ai trouvé long, pas assez intense, incisif, à la limite du reportage de proximité un jour de catastrophe.
En bref, une petite déception pour moi malgré l’intérêt du questionnement de fond qui interpelle.

Charmer, s’égarer et mourir de Christine Orban

Synopsis :

C’est Marie-Antoinette que je voulais écouter. L’écouter comme si j’avais été sa confidente. Sa voix résonne dans sa correspondance, dans ses silences, dans les mots effacés et retrouvés. Je l’ai entendu. Les lignes tracées de sa main sont comme des notes sur une partition de musique. Je perçois l’incertitude de son timbre, sa sensualité, je perçois des sons graves et légers comme l’eau d’une rivière, une rivière de larmes ».

 

Quelques mots sur l’auteure :

« Christine Orban est l’auteur de nombreux romans, récits ou recueils à succès, parus chez Albin Michel : La Mélancolie du dimanche, Petites phrases pour traverser la vie en cas de tempête et par beau temps aussi, N’oublie pas d’être heureuse, Quel effet bizarre faites-vous sur mon coeur…

 

Mon avis :

Charmer, s’égarer et mourir est le tout dernier ouvrage de la romancière. La couverture de ce livre m’a donné envie d’en savoir plus sur Marie-Antoinette (1755-1793). Je suis très contente de l’avoir lu. A mon sens, il est une douce façon de faire connaissance avec l’archiduchesse autrichienne devenue reine de France.

Il existe des livres plus précis sur le sujet mais ce qu’il y a d’intéressant ici, c’est la volonté qu’à madame Orban de nous faire partager son attachement sincère envers cette femme de caractère. L’écrivaine a tendance à se mettre un peu trop en avant à mon goût mais son écriture est agréable. Comme si C.O était l’une de ses amies intimes, elle nous présente la femme en manque d’affection plus que la souveraine capricieuse. Cette sorte de réhabilitation nous laisse le choix de voir M.A sous un nouveau jour ou conformément à la vision préconçue de l’imaginaire collectif.

Dans le même temps, l’écrivaine met en lumière certains éléments de la vie privée de cette dame qui est à l’avant-garde, tout en ayant la délicatesse de laisser planer le doute sur beaucoup d’agissements royaux. Je m’étais par exemple, toujours demandé si Axel de Fersen avait été son amant… Grâce à cette découverte livresque, j’ai maintenant de nombreuses pistes de recherche qui ne font qu’augmenter mon envie d’en apprendre davantage sur les grandes figures de notre patrimoine historique.

 

Date de sortie : 30 mars 2016. Editeur : ALBIN MICHEL. Collection : LITT.GENERALE. 293 pages. Prix du format papier : 19,50€. Prix du format numérique : 13,99€. Site internet de l’éditeur et compte Facebook de l’écrivaine : http://www.albin-michel.fr / https://www.facebook.com/chris.orban/?fref=ts

Le bleu entre le ciel et la mer de Susan Abulhawa

Synopsis :

« 1947. La famille Baraka vit à Beit Daras, village paisible de Palestine entouré d’oliveraies. Nazmiyeh, la fille aînée, s’occupe de leur mère, une veuve passant ses journées à errer et sujette à d’étranges crises de démence, tandis que son frère Mamdouh s’occupe des abeilles du village. Mariam, leur jeune soeur aux magnifiques yeux vairons, passe ses journées à écrire en compagnie de son ami imaginaire. Lorsque les troupes israéliennes se regroupent aux abords du village, personne n’imagine un seul instant la terreur qui est sur le point de les frapper. Très vite, Beit Daras est mis à feu et à sang, et la famille doit prendre la route, au milieu de la fumée et des cendres, pour rejoindre Gaza. Ce voyage les poussera au bout de leurs limites. Seize ans plus tard, Nur, la petite-fille de Mamdouh, s’est installée aux Etats-Unis. Elle tombe amoureuse d’un homme marié, un médecin qui travaille en Palestine, et elle le suit à Gaza. Elle y rencontre Alwan, la mère d’un petit garçon prisonnier de son propre corps, incapable de sortir de son profond sommeil. Grâce à cette femme, Nur découvrira que les liens du sang peuvent surpasser la distance – et même la mort ».

 

Quelques mots sur l’auteure :

Susan Abulhawa est née dans un camp de réfugiés palestiniens, ses parents ayant dû fuir au moment de la guerre des Six Jours. Journaliste politique, elle milite activement pour les droits de l’homme. En 2000, elle crée Playgrounds for Palestine, une organisation visant à défendre le droit de jouer des enfants palestiniens. Son premier roman, Les Matins de Jenine , a été un best-seller dans le monde entier.

 

Mon avis :

Le bleu entre le ciel et la mer est une lecture touchante. Je lis beaucoup d’ouvrages concernant la déportation ou sur le conflit israelo-palestinien du point de vue du peuple juif mais jamais sur le quotidien d’un camp de réfugiés à Gaza. Je reconnais désormais que c’est une erreur car cela apporte une autre vision de cette guerre sans fin.

Nous faisons la connaissance des Oum Mamdouh. Leur histoire commence avant la fondation de l’état d’Israel. Au fil des années, le lecteur sera témoin de la séparation tragique de cette famille puis de sa recomposition rendue possible par la solidarité et la foi en Dieu. J’ai eu plaisir à découvrir leurs coutumes. J’étais loin d’imaginer l’importances des superstitions. La magie orientale allège la gravité du sujet abordé ici. La présence des Djinns est très enrichissante.

Le destin de plusieurs générations de femmes est décrit avec beaucoup de sincérité et de douceur. Elle ont de l’humour, sont optimistes en dépit de la diaspora, des nombreux décès, du déracinement causés entre autres par les bombardements et l’occidentalisation qui troublent les jeunes palestiniennes. Que vous dire de plus à part que ce livre est une perle et qu’il faut le lire ! Je vais suivre cette écrivaine avec beaucoup d’attention.

 

Date de sortie : 25 janvier 2016. Editeur : Denoël. Collection : GRAND PUBLIC. 432 pages. Prix du format papier : 22,50€. Prix du format numérique : 15,99€. Site internet de la maison d’éditions, page Facebook de l’écrivaine : http://www.denoel.fr / https://www.facebook.com/SusanAbulhawaWriter/?fref=ts

Meurtre au manoir des fées de Delphine Biaussat

Après un accident de la route très grave, Caroline part se reposer en compagnie de trois de ses amis dans le gîte du Manoir des fées. Tout serait idyllique, le décor, la maison, l’accueil, si le gîte n’était pas déjà occupé par Charlotte, son ennemie jurée, venue passer son voyage de noces avec son mari.
Très vite, la tension monte dans le manoir et le séjour tourne au règlement de compte. Sans compter que Caroline et Charlotte entendent toutes les deux des voix … Quelqu’un va mourir …

Avec Meurtre au Manoir des Fées qu’Angels Éditions a eu la gentillesse de m’envoyer à l’occasion d’un SP , le lecteur a l’impression de replonger dans l’univers d’Agatha Christie lorsqu’elle met en scène Hercule Poirot au centre d’un huis-clos.
L’histoire de Delphine Biaussat, quant à elle, dressent deux rivales l’une contre l’autre, tant et si bien que lorsque l’une d’entre elle vient à mourir, assassinée, l’autre est aussitôt suspectée. Mais le policier en charge de l’enquête est un vieux de la vieille qui ne se laisse pas tromper par les apparences. Il interroge tour à tour tous les témoins, dressant ainsi des portraits psychologiques de chacun des personnages en même temps qu’une chronologie détaillée des événements. Sauf que dans ce scénario, des phénomènes surnaturels interviennent, faussant les pistes … Ente suspects irréels et coupables tangibles, l’enquête bat son plein.
La couverture de ce livre m’avait tout de suite attirée lors de sa sortie. L’ambiance mystérieuse, le manoir effrayant, le titre prometteur … Alors lorsque je me suis plongée dedans avec avidité, j’ai un peu déchantée. L’histoire a mis un temps infini à se mettre en place, presque la moitié du livre … Par contre, une fois le meurtre commis et l’enquête commencée, j’ai pris un réel plaisir à suivre le travail du détective. Il y avait là du suspens, de la tension et des fausses pistes. Tout ce qui m’avait été promis au départ.
Avec ce roman, on découvre une pléiade de protagonistes que j’ai trouvé quelque peu caricaturaux et auxquels je ne me suis pas vraiment attaché. Notons, dans le désordre, la présence d’un inspecteur de police, d’un idalgo espagnol, d’une diva machiavélique, d’une surfeuse au caractère bien trempé, d’une gentille fille, d’un bouc-émissaire, d’une hôtesse d’accueil charmante, d’un ex-petit ami autrefois partagé et enfin d’un fantôme plutôt énigmatique.
Outre un démarrage lent et des personnages peu fédérateurs, j’ai également été gênée par le style de l’auteure que j’ai trouvé parfois confus. La façon de raconter l’histoire m’a aussi perturbée. Tout au long du roman, le narrateur est externe au récit, pourtant il agit comme s’il était omniscient et nous livre des détails sur ce que pense chacun des personnages au lieu de suggérer les choses comme le ferait un observateur extérieur. J’aurais préféré dans ce contexte que le chapitrage se fasse en fonction des voix qui s’expriment afin d’obtenir un récit plus convaincant et lisible.
Alors oui, Meurtre au Manoir des fées n’est pas le livre que j’espérais découvrir, pourtant la seconde moitié du roman m’a convaincue. J’ai apprécié l’enquête ainsi que le suspens et finalement, je ressors de cette lecture avec le sentiment d’avoir tout de même passé un bon moment.

Pome de Marie Desplechin

Verte a enfin retrouvé son père chez qui elle passe désormais une partie de la semaine. Elle hérite dans la foulée d’un grand-père, complètement gâteau, et de nouveaux voisins dont Pome, une petite fille qui lui ressemble étrangement. Entre les deux filles, une complicité s’épanouit immédiatement. Elles ont le même genre de mère, la même histoire d’enfance, et, surtout elles partagent toutes deux le même secret : elles sont sorcières …

La suite de Verte que l’on retrouve toujours avec plaisir dans une nouvelle aventure, celle d’avoir un père et un grand-père, un nouveau foyer bien loin des frasques habituelles d’Ursule et Anasbotte. Mais loin d’apporter un peu de repos à notre jeune sorcière, qui rêve toujours d’une vie normale, cet événement va la conduire tout droit vers de nouveaux problèmes et de nouveaux défis, qui, bien sûr, tourne autour du monde de la sorcellerie. Et un fois de plus, Verte aura bien du mal à rester dans la cadre que sa condition lui impose !
L’histoire nous est contée à 6 voix. Plus d’Ursule mais qu’à cela ne tienne, elle est très vite remplacée par Clorinda, la mère de Pome, qui est le clone maléfique d’Ursule (c’est peu dire !). Il y a aussi Ray (le grand-père) ou Gérard (le père dépassé) et surtout Pome, la nouvelle sorcière.
Le récit tourne autour du secret des sorcières et des limites qu’elles ne doivent toujours pas franchir … mais aussi des relations familiales et amicales.
Tout est raconté à la manière de Marie Desplechin, avec humour, spontanéité et une grande poésie.
Un roman jeunesse adorable et drôle qui dresse le portrait d’une famille ordinaire confrontée à des actes pour le moins extraordinaires. Un vrai régal !

Verte de Marie Desplechin

Verte a onze ans et vit heureuse avec sa mère jusqu’au jour où cette dernière se met en tête de faire d’elle une sorcière accomplie. Heureusement pour la fillette, c’est Anastabotte, la grand-mère rigolote, qui s’y colle, bon gré mal gré. Et la vie de Verte va changer pour le meilleur et pour le pire …

Une histoire désopilante racontée à quatre voix par :
– Ursule, la mère, une sorcière un peu revêche et aigrie mais toujours drôle qui aimerait faire de Verte son clone (c’est mon personnage préféré) ;
– Anastabotte, la grand-mère au grand cœur, qui joue les modératrices entre Ursule et Verte, celle qui arrange les tracas de la vie de ceux qu’elle aime ;
Verte, la fillette indépendante, qui veut plus que tout être une fille juste normale, avec une vie normale et un quotidien normal ;
– Soufi, le bon copain, l’amoureux, le confident de Verte.
Verte, c’est aussi un récit de famille avec ses hauts et ses bas, ses coups de gueule, ses coups de blues ainsi que ses confidences, ses trahisons, ses passions débordantes … Seulement c’est le récit d’une famille extraordinaire qui vit des événements tout à fait ordinaires.
Le ton est à la foi drôle et touchant, toujours plein de vérités.
Une chose est sûre, avec Verte, on ne s’ennuie pas, qu’on ait 9 ou 99 ans.
A lire et à relire sans modération, juste pour le plaisir des mots.

Le vent à gorge noire de Stav Cherez

Leur diplôme en poche, Jack, Ben et David, amis de toujours, s’offrent une aventure lointaine. Pour ne pas faire comme les autres, ce sera l’Ouganda. Un pays dont ils ne savent rien, pas même les dangers. Un voyage dont ils ne reviendront pas tous…
Des années plus tard, Jack Carrigan est devenu une légende au sein de la police londonienne. Il se voit chargé d’une enquête épineuse : le meurtre sauvage de Grace Okello, jeune étudiante d’origine ougandaise. S’agit-il d’un vulgaire crime crapuleux, ou bien ce meurtre est-il lié aux découvertes de l’étudiante sur les groupes rebelles qui se disputent son pays ? Cette enquête va plonger Carrigan, secondé par le sergent Geneva Miller, dans l’univers violent de la diaspora africaine et les refuges d’ex-enfants soldats pour le guider jusqu’aux secrets bien gardés de l’ambassade. Une intrigue sans frontières et à haut risque qui l’obligera surtout à affronter les fantômes de son passé.

 

Je dois dire que j’y ai perdu des plumes…
Sur le 4ème de couverture on se dit chouette…
Quand on le referme on se dit que c’est de la roupie de sansonnet.
L’Ouganda pourtant me semblait prometteur comme les enfants soldats mais je suis resté sur ma faim…
En fait le sujet n’est que prétexte à une belle enquête d un classicisme convenu.
On y retrouve les éternels clichés de l’excellent flic méprisé par sa hiérarchie qui traîne son passé de touriste en Afrique comme un boulet…
On a la jolie fliquette rabaissée par la même hiérarchie qui sert d’espionne pour regagner du galon mais qui apprécie de plus en plus celui qu’elle doit espionner.
On a les secrets de l’amitié enfuis et dissimulés, les affres mélancoliques de la culpabilité et des regrets, un vague aperçu du pouvoir politique des ambassadeurs étrangers.
On a un peu de sang, de tripes, et de boyaux….
Et puis… Ben c’est tout.
Voilà un bouquin qui ne casse pas trois pattes à un Corbac… et qui ne nécessite pas qu on se prépare à un long voyage en terre étrangère, loin de là.
Je n’irais pas jusqu’à dire que tout est prévisible mais il n’y a rien de neuf à l’ouest.
Bref ce n’est que l’avis de l’oiseau de mauvais augures…

Le mensonge de Cally L. Taylor

Synopsis :

« Jane Hughes a un compagnon affectueux, un travail qu’elle aime dans un refuge pour animaux et vit dans un cottage au Pays de Galles. Elle est plus heureuse qu’elle n’a jamais été.

Mais sa vie est un mensonge. Jane Hughes n’existe pas.

Cinq ans auparavant, ce qui devait être un voyage de rêve s’est transformé pour Jane et ses amies en véritable cauchemar qui a coûté la vie à deux jeunes femmes.

Jane a bien tenté de mettre le passé derrière elle. Mais quelqu’un connait la vérité sur ce tragique épisode de sa vie. Quelqu’un qui a l’intention de ne pas la laisser en paix tant qu’il n’aura pas détruit la vie de Jane et de tout ce qu’elle aime ».

 

Quelques mots sur l’auteure :

« Cally L. Taylor vit à Bristol avec son fils et son compagnon. Elle a commencé à écrire en 2005, et à été récompensée à plusieurs reprises pour ses nouvelles, publiées dans des magazines féminins. Diplômée en Psychologie, elle enseigne dans le supérieur et porte un intérêt particulier à la criminologie. Elle est l’auteur du best-seller L’accident, publié aux éditions Marabout en 2015.

 

Mon avis :

Le mensonge de C. L. Taylor est une excellente lecture. Je remercie les éditions Marabout de m’avoir envoyé ce livre afin de pouvoir le lire en avant-première. Il sortira le 11 mai en librairie et je vous encourage à le pré-commander dès maintenant.

Dans ce thriller, nous suivons Jane. Sa nouvelle vie semble parfaitement lui convenir jusqu’à ce qu’elle reçoive une lettre anonyme et que tout s’emmêle. Les doutes l’assaillent, elle ne sait plus à qui confier le poids qu’elle porte sur les épaules depuis cinq ans maintenant.

L’écrivaine écrit vraiment bien. La tension est palpable. L’utilisation du pronom personnel « je » donne au lecteur l’impression de faire complètement partie de l’intrigue. L’alternance des chapitres se situant tantôt dans le passé tantôt dans au présent, rend l’ensemble vraiment prenant.

L’amitié sincère qui unissait ces quatre filles a été ruinée par un projet de voyage à l’étranger. En effet, une fois là-bas, la proximité, le manque de confort exacerbent leur colère et leur jalousie. Leurs paroles comme leurs actes les marqueront à tout jamais. Comment survivre à la trahison d’amies proches ? Comment rendre justice sans se condamner nous-même ?

 

Date de sortie : Le 11 mai 2016. Éditeur : Marabout. Traduction : Luce Michel. Collection : Marabout TRILLER. 381 pages. Prix du format papier : 19,90€. Site internet de la maison d’éditions : marabout.com