Réfléchissez et devenez riche de Napoleon Hill

Synopsis :

« L’ouvrage Réfléchissez et devenez riche de Napoleon Hill est devenu la bible de la prospérité et du succès pour des millions de lecteurs depuis sa publication initiale en 1937. Les 13 « étapes vers la richesse » que Hill met en lumière sont devenues un tremplin vers une meilleure vie pour des gens de tous les horizons : des gens d’affaires aux étudiants, en passant par tous ceux qui veulent atteindre leur but dans la vie et vivre leurs passions.

Cet enregistrement comprenant plus d’une douzaine d’éléments exclusifs, sera un outil pour tout étudiant sérieux de Réfléchissez et devenez riche pour comprendre et maîtriser et le mettre en action dans sa vie ».

 

Quelques mots sur l’auteur :

« Napoleon Hill (1883-1970) né en Virginie, est considéré comme étant la personne ayant influencé plus de gens que toute autre personne dans l’histoire. Il a été journaliste, avocat, auteur et conférencier.

Il a aussi été conseiller auprès de deux Présidents des États-Unis : Woodrow Wilson et Franklin D. Roosevelt. Son désir était de publier un processus de réussite exprimé en une formule simple que toute personne pourrait comprendre, entreprendre et réussir. Il a discuté avec plus de 500 personnes, la plupart étant déjà millionnaires ».

 

Mon avis :

J’ai décidé d’écouter Réfléchissez et devenez riche en complément de la routine matinale proposée dans le Miracle Morning. La version audio de ce classique du développement personnel est agréable à consulter. Les transitions musicales permettent au destinataire d’assimiler les bases d’un état d’esprit. L’écrivain était un précurseur de la pensée positive.

S’il vous plaît, ne vous laissez pas stopper par le coté réducteur du titre de ce livre très instructif. Le mot « argent » est souvent employé mais l’aisance financière traitée sans tabou, n’est qu’une infime partie de ce qu’on peut accomplir en lisant et en relisant cet ouvrage.

Le style d’écriture est simple et les conseils qui sont prodigués ici, offre l’opportunité de reprendre le contrôle de votre vie. Pour ma part, mes convictions ont été renforcées grâce à cette découverte. Arrêtez de vous lamenter, soyez organisé(e), discipliné(e), apprenez à vous faire confiance pour que vos rêves deviennent une réalité.

 

Auteur(s) : Napoleon Hill, Joel Fotinos, August Gold. Lu par : Tristan Harvey. Durée : 4 h 35 min. Version abrégée | Livre audio. Date de publication :11/06/2014. Éditeur : AdA AUDIO. Lien profond : http://www.audible.fr/mt/freetrial/?source_code=VER30DFT1BkSoMe121815000H

Le travail éditorial

Episode 1 Le Commencement
Episode 2 l’envoûtement
Episode 3 Création d’un blog

 

Quelque temps après avoir repris l’écriture, mon roman en est aux trois quarts de l’histoire. Je rencontre alors Guylène qui lit exactement la même chose que moi et je lui parle de mon projet. Elle est curieuse et me demande de le lire. Sur mon blog, je n’ai posté que les premiers chapitres, personne n’a encore lu la suite qui est totalement inédite. Je stresse et j’ai peur de connaitre son avis sur cette partie de moi très intime, car oui, l’écriture est d’abord quelque chose de très intime qui révèle certaines choses de notre être. Mais je le lui envoie quand même. Après un moment où je n’y pensais plus du tout, Guylène m’appelle et semble bouleversée par ce qu’elle a lu. Je tombe des nues, je ne pensais pas que mon histoire pourrait faire autant d’effet. Cela me remotive et je me donne à fond pour finir ce premier tome.

Je suis toujours en contact avec Cécilia Correia et Nathy. Lorsque Rebelle édition ouvre ses portes, ces deux auteures sélectionnées pour une publication en mai, me demandent si je suis motivée, car il reste de la place pour moi. Malheureusement, je n’ai pas encore fini mon roman et je veux le peaufiner au maximum.

Environ, un an plus tard, lorsque je suis enfin prête, ces mêmes auteurs ont acquis un certain succès, mais nous nous sommes malheureusement perdues de vue. J’ai toutefois réussi à récolter quelques informations sur les différents aspects de l’édition.

De par ma formation qui m’a offerte une vision globale de l’entreprise, je décide de me lancer dans l’auto-édition. Je n’ai pas envie de démarcher les maisons d’édition, car si certains décrochent un contrat au bout de plusieurs mois d’attente, je me suis vite aperçue que tout était une question de contact la plupart du temps. De plus, je n’ai pas envie de patienter, j’ai un lectorat.

Commence alors, un travail acharné pour faire quelque chose de professionnel. Je cherche la meilleure structure possible et choisis de créer une maison d’édition sous forme associative qui me permettra dans un premier temps d’avoir un label professionnel et dans un deuxième temps d’aider d’autres auteurs. Je cherche également un nom commercial qui me plait. Après de longues réflexions, j’opte pour Les éditions Temporelles. Par chance, je suis entourée de beaucoup d’amis aux multiples compétences (Gwen mon webmaster, Audrey qui a dessiné le logo, Gaëlle qui a créé le médaillon de Méli, Vincent qui a réalisé la bande-annonce, William pour sa superbe photo).

Je veux tout maîtriser de A à Z, mais je me rends vite compte que je manque de compétences, notamment pour la partie graphisme et qu’il va falloir déléguer… C’est à ce moment-là que je rencontre Angie, qui accepte de me créer une couverture à titre gracieux, en échange de quelques corrections sur ses avis dans le webzine les Romantiques.

Léo Sacrin: Mémoires catastrophiques pour collégiens du futur de L. A . Campbell

En ce début d’année de 6ème, M. Tropas, le professeur d’histoire de Léo Sacrin, demande à ses élèves de rédiger un journal intime qui témoignera de leur vie à notre époque, dans le but d’enfermer leurs écrits dans une capsule à destination des hommes du futur. Pour Léo, c’est le supplice ! Lui, il déteste l’histoire. Ce qu’il veut c’est avoir sa propre chambre, jouer aux jeux vidéos et traîner avec Paul, son meilleur ami. Pourtant, il rédige ce maudit journal, chapitre par chapitre, pour nous dévoiler … sa vie. Simple et banale. Drôle et catastrophique.

Léo Sacrin est un roman simple mais efficace, touchant et tellement désopilant.
Entre journal intime et témoignage personnel, le récit raconte les déboires d’un enfant de 12 ans, Léo Sacrin, que la vie au collège terrasse par son ennui et sa cruauté. Entre un père radin, une mère écolo, deux petites sœurs de deux ans, les gros durs du collège, les devoirs, les contrôles et surtout, surtout, l’histoire que Léo déteste, le jeune garçon traverse l’existence comme un cauchemar avec une attitude incroyablement lucide et toujours plus désinvolte. Le lecteur est tout bonnement charmé par ce petit bonhomme plein d’humour qui enchaîne les situations humiliantes sans jamais baisser les bras.
Le style est simple mais agréable et frais, léger. Le texte est constamment entrecoupé d’illustrations, allant de la photo sarcastiquement légendée à la frise chronologique réinterprétée, en passant par les croquis réalisés par le jeune garçon. Cela confère au récit un aspect encore plus journalistique, sans l’objectivité bien sûr, car tout est disséqué, analysé, selon le point de vue de Léo.
En bref, un roman pour la jeunesse que les adultes peuvent également apprécié. Une satire juste et drôle à prendre au troisième degré.

La tour de Cécile Duquenne

Quand elle se réveille, la tête dans la boue, avec l’étrange sensation qu’elle doit fuir au plus vite, la fille ne se souvient de rien. Elle sait juste qu’elle est en danger, alors elle court, dans l’eau du souterrain, espérant échapper à la masse grouillante qui veut la dévorer. D’autres humains sont là, eux aussi. Tous n’ont pas la chance d’attraper la liane qui se tend vers eux pour trouver leur salut. La fille a cette chance, elle la saisit à deux mains, tout comme une poignée de survivants. Elle sait une dernière chose : si elle veut vivre, elle doit monter toujours plus haut, envers et contre tout, tous.

Je dois dire que j’avais été séduite par la couverture accrocheuse et le synopsis énigmatique de ce livre. Mon instinct ne m’a pas trompée ! J’ai littéralement été bluffée par ce mini-roman au style bien tranché.
Le thriller est original, bien construit, captivant, grâce aux souvenirs de Jessica, la jeune héroïne, qui émergent peu à peu, et à l’ambiance hostile qui règne dans ces lieux, les étages de LA tour.
Les personnages sont extraordinaires, surtout celui de l’héroïne qui campe une guerrière à la motivation d’acier.
Le message sous-jacent est fort lui aussi : il faut se battre pour sauver sa peau, puis se battre pour sauver son honneur et enfin lâcher prise pour pardonner et finalement oublier. Car derrière les portes de LA tour se cache une vérité irréelle, un secret bien gardé. Tout ce que je peux vous dire pour ne pas trahir l’œuvre, c’est que les membres de cette épopée n’ont pas été choisis au hasard …
Et c’est en lisant ce livre génial, à la tension narrative digne des plus grands, que vous saurez pourquoi Jessica doit monter les étages … Sa vie en dépend vraiment !

Le monde de Sombreterre – Le clan perdu de Cassandre O’ Donnell

Synopsis :

« Orphelin, Victor n’est pas un garçon comme les autres. Il parle avec les fantômes et voit des choses que personne d’autre ne perçoit. Quand la jolie et captivante Alina fait irruption dans sa classe avec son horrible monstre invisible sur son épaule, le monde de Victor est bouleversé. Qui est-elle ? D’où lui viennent ses étranges et terribles pouvoirs ? Et surtout, pourquoi a-t-il l’impression de la connaître et qu’un lien ancien et magique les relie l’un à l’autre ? »

 

Quelques mots sur l’auteure et l’illustrateur de cet ouvrage :

« Originaire de Lille, Cassandre O’ Donnell vit depuis plusieurs années en Normandie. Elle est fan de Tolkien, Ilona Andrews et de Laurell K. Hamilton. Réalisatrice de documentaires et de reportages, elle crée la saga Rebecca Kean en 2011, publiée chez J’ai lu, dans la collection Darklight. En 2013, elle se lance dans la romance historique, dans la collection J’ai lu pour elle, avec la saga Les soeurs Charbrey. Chez Flammarion Jeunesse, elle a écrit la série Malenfer.

Jérémie Fleury : est une jeune illustrateur qui a travaillé pour l’univers du jeu-vidéo avant de se lancer dans l’éditions jeunesse.

 

Mon avis :

Je n’avais jamais lu d’ouvrage de Cassandra O’Donnell avant celui-ci. Je me suis naturellement proposée pour découvrir et faire découvrir Le monde de Sombreterre – Le clan perdu. Les couleurs chatoyantes de la couverture m’ont tapé dans l’oeil au moins autant que le résumé de l’histoire. Puis, je ne lis que rarement de la littérature jeunesse donc c’était l’occasion.

J’ai passé un bon moment en compagnie de Victor et des cinq autres pré-adolescents qui tentent par le biais de leurs pouvoirs magiques ou de leur l’intelligence de protéger la terre des différents types de « zombreurs ». Pour vous présenter rapidement les trois personnages principaux, je dirai que Victor est introverti mais volontaire. On en sait pas plus dans ce premier tome mais il peut communiquer avec les esprits. Lucas, son meilleur ami, est taquin et surdoué. Alina, elle, est une gardienne. Son rôle est d’empêcher que ces fameux démons fassent du mal aux humains. La fillette sait ce qu’elle veut et c’est ce qui la rend si attachante aux yeux du lecteur. Les dessins signés Jérèmie Fleury vous aideront à avoir une idée plus précise de la physionomie de cette bande de copains. Les scènes clé de l’intrigue sont joliment mises en image dans un style qui, je trouve se rapproche des illustrations que l’on généralement trouve dans les mangas.

Ce monde imaginaire est peuplé de créatures originales. L’écrivaine décrit chacune des actions avec des mots simples qui retiennent l’attention du lectorat sans qu’il s’en rende vraiment compte.

A la fin du livre, Victor est contraint de partir pour Sombreterre. Apprendra t-il qui il est vraiment ? Quels effets ces révélations sur sa véritable nature auront sur sa vie et celle de ses proches ? La terre pourra t-elle être sauvée des forces du Mal ? J’espère que la suite sortira bientôt en libraire ! J’ai bien envie de découvrir au moins un autre titre écrit par Cassandra O’ Donnell, si vous en avez aimé un ou plusieurs n’hésitez pas à m’en informer en commentaire sur le blog de Prose-café ou sur le site internet et le compte Facebook de Crocbooks.
A mardi prochain pour de nouvelles aventures livresques !

 

Date de sortie : 6 avril 2016. Éditeur : Flammarion jeunesse. Collection : ROMANS 10-13 ans. 201 pages. Prix du format papier : 10€. Liens vers le internet de l’éditeur et la page Facebook de l’écrivaine : http://editions.flammarion.com/Home_Departements.cfm?levelCode=jeunesse / https://www.facebook.com/cassandra.odonnell.10

Carnets noirs de Stephen King

Synopsis :

« En prenant sa retraite, John Rothstein a plongé dans le désespoir les millions de lecteurs des aventures de Jimmy Gold. Rendu fou de rage par la disparition de son héros favori, Morris Bellamy assassine le vieil écrivain pour s’emparer de sa fortune, mais surtout, de ses précieux carnets de notes.

Le bonheur dans le crime ? C’est compter sans les mauvais tours du destin… et la perspicacité du détective Bill Hodges. Après Misery, King renoue avec un de ses thèmes de prédilection : l’obsession d’un fan. Dans ce formidable roman noir où l’on retrouve les protagonistes de Mr. Mercedes (Prix Edgar 2015), il rend un superbe hommage au pouvoir de la fiction, capable de susciter chez le lecteur le meilleur… ou le pire ».

 

Quelques mots sur l’auteur :

Stephen King à 68 ans. Il est l’auteur de plus de cinquante livres, tous best-sellers. Le plus récent étant Revival sorti le 30 septembre 2015. Il vit à Bangor dans le Maine, avec son épouse, la romancière Tabitha King.

 

Mon avis :

Dés qu’un livre écrit par le maître de l’horreur sort en librairie, je l’achète ! Carnets noirs n’a pas fait exception à la règle d’autant que son dernier ouvrage Revival avait été un véritable coup de coeur.

Lorsque je lis du Stephen King, je prends mon temps. A raison d’une dizaine de pages par jour, je m’imprègne de l’ambiance générale, me délecte des passages les plus sanglants comme s’ils étaient des friandises. La couverture de celui-ci est magnifique, le sujet me passionne. C’est sans aucune hésitation que je me suis précipitée dans ce nouvel abîme où l’on retrouve les personnages de Mr Mercedes et des similitudes avec La part des Ténèbres.

Comme d’habitude, l’histoire est prenante, son rythme est soutenu. Le lecteur devient accroc aux tensions distillées à la perfection par l’écrivain. Par ailleurs, le découpage des chapitres est efficace. La personnalité des protagonistes est toujours bien travaillée. Ce n’est qu’une question de point de vue mais j’ai trouvé qu’ils étaient moins attachants que dans son précédent succès.

L’intrigue m’a beaucoup plu pourtant je ne suis pas parvenue à lire ce livre en entier. Loin de moi l’idée d’incriminer qui que se soit, mais certains passages sont à mon sens assez éloignés du style d’écriture très particulier du romancier. Est-ce moi qui suis totalement passée à coté de la sensibilité propre à cette production ou le fruit d’une traduction incomplète ? Je reprendrais sans doute cette lecture d’ici quelques semaines. En attendant, n’hésitez pas à me donner votre avis.

 

Date de sortie : 2 mars 2016. Éditeur : Editions Albin Michel. Collection : LITT.GENERALE. 427 pages. Prix du format papier : 22,50€. Prix du format numérique : 15,99€. Site internet et liens Facebook : http://www.albin-michel.fr / Compte Facebook de l’écrivain en anglais : https://www.facebook.com/OfficialStephenKing/?fref=ts / En français : https://www.facebook.com/stephen.king.france/?fref=ts

Création d’un blog

Episode 1 Le Commencement
Episode 2 l’envoûtement

Ma petite histoire suscite beaucoup de visites et de messages sur le forum, ce qui intrigue les autres auteurs qui n’ont pas autant de retours que moi. C’est là qu’une autre auteure me laisse un message en me disant que très peu de personnes viennent la lire. Il s’agit de J. Arden (publiée chez J’ai lu et Rebelle éditions). Curieuse, je lui dis que je vais allez lire son histoire (qui n’a pas encore été publiée et que j’aimerai découvrir intégralement, alors Julie si tu me lis… 😉 ) Nous commençons à sympathiser. Rapidement, nous échangeons nos numéros de téléphone et nous passons des heures par jour à nous parler. Nos conversations tournent essentiellement autour de la lecture et de l’écriture.

Au bout d’un moment, je décide de créer un blog pour publier chaque chapitre de mon roman. L’idée séduit beaucoup d’autres auteurs, notamment J. Arden qui commencera alors sa série Les sentinelles de l’ombre.

Je commence à être une sorte de webmaster et je crée le blog de toutes mes copines, bidouille un peu sur Gimp pour leur créer des bannières et faire quelque chose de joli. C’est à partir de là que je me rends compte de l’importance de l’écriture pour moi. Ça prend de plus en plus de place dans ma vie. Nous créons une sorte de communauté de jeunes auteurs, avec des lecteurs fidèles qui ne cessent de nous réclamer la suite.

Ce forum a été à l’origine de beaucoup d’écrivains que vous connaissez. Nathy (publiée chez Rebelle éditions et qui a créé sa propre maison d’édition : Lune écarlate), personnage fort et intimidant du forum, se lancera dans sa saga The dark side, que j’ai eu la chance de découvrir en avant première. À l’époque, l’histoire était racontée du point de vu de Nelly, j’ai d’ailleurs retrouvé les premiers chapitres, que j’avais imprimés, lors de mon déménagement.

Peu après, j’ai fait la connaissance de Cécilia Correia (publiée chez J’ai lu et Rebelle éditions), qui m’a envoyé la guilde de nod également en avant-première pour une lecture bêta.

Mon style s’améliore et mûri au fil des pages que j’écris. Je suis constamment obligée de réécrire le début, ce qui me prend beaucoup de temps. Mais je veux que l’ensemble soit cohérent et homogène. Je me donne à 200% pour que cette histoire soit « parfaite ». Je me rends compte que je suis perfectionniste…

Et puis, une auteure avec qui j’avais sympathisée fera tout pour me rabaisser dans ma créativité. Elle instaurera une sorte d’emprise sur moi. Cette relation me fait beaucoup de peine, mais je comprends plus tard que cette personne nourrie une jalousie malsaine à mon égard. Au bout d’un moment, je doute de mon talent, je me demande à quoi sert l’écriture et je décide de tout arrêter.

Au bout de 6 mois, je ressens un manque profond que je ne comprends pas. J’ai tout ce qu’il me faut dans la vie, un compagnon que j’aime, un travail, une situation stable… Mais il me manque quelque chose. Je n’arrive pas tout de suite à mettre le doigt dessus, alors je me questionne. Puis je décide de reprendre l’écriture et le manque disparait… c’est là que je comprends que ce n’est pas seulement une passion, mais un besoin viscéral.

L’hiver des Machine, Ciel 1.0, de Johan Heliot

Dans un futur pas si lointain de nous, Tomi Keller, ancien grand reporter, prépare son réveillon de Noël dans son chalet reculé des Vosges lorsque, soudain, une coupure de courant et de réseau entrave ses plans. Que se passe-t-il ?
Même si le vieil homme en a une vague idée, il ne s’affole pas immédiatement. Pourtant, il est le seul à vraiment savoir ce qu’il se passe. CIEL, l’intelligence artificielle qui régit tout de la vie des hommes, rencontre des problèmes. Négligence, terrorisme, accident, rébellion, Tomi envisage toutes les hypothèses sans néanmoins se convaincre que l’humanité est au début d’une nouvelle ère …

Premier tome de la série Ciel, L’Hiver des Machines raconte le commencement d’une nouvelle période, celle des machines.
Pour ce faire, il utilise pas moins de six voix. Celle, bien sûr, de Tomi, le patriarche averti, rebelle et vindicatif. Celle aussi de Peter, son fils, agent spécial pour les services de renseignements français, qui est en froid avec son père pour divergence d’opinions et de méthodes. Celle de Thomas, le petit-fils Keller, pensionnaire prodige d’un lycée parisien. Celle de Jenny, la petite-fille, l’artiste de la famille réfugiée à Berlin. Celle de Sarah, la mère de Thomas et Jenny, l’ex-femme de Peter, l’écologiste militante partie en vacances avec un groupe d’amis. Et enfin celle de CIEL, froide et logique, intransigeante et déterminée.
A mesure que le livre se déroule, le lecteur découvre la situation. En même temps que les personnages qui apportent à tour de rôle leur opinion sur le sujet. Les interventions de chacun se recoupent et se complètent savamment pour remplir les trous, chacun possédant un fragment du récit.
Le scénario se décompose en quatre phases, imposées par CIEL et sa prise de pouvoir, qui respecte scrupuleusement un plan dont le seul objectif est de sauver la planète de l’usage intensif des hommes. Dans ce volume, le dessein est simple : l’humanité doit être maîtrisée, confinée et exploitée afin de réparer ses tords et de céder la place à une nouvelle espèce, artificielle. Nos personnages humains, membres de la même famille, vont alors représenter les forces résistantes, chacun à sa façon, avec ses moyens, sans jamais pouvoir se consulter.
Une œuvre forte, bien écrite, porteuse de messages, que j’ai beaucoup apprécié mais qui aurait mérité d’aller plus loin. J’espère que les prochains tomes répondront à mes attentes …

Memoria, Multiversum Tome 2, de Leonardo Patrignani

La météorite a dévasté la Terre : le Multivers est détruit. Alex et Jenny ont trouvé mentalement refuge dans Memoria, une dimension faite de souvenirs, que les deux adolescents revivent et perturbent afin de comprendre ce qui leur arrive et ce qu’ils ont traversé. Mais les questions sont trop nombreuses et les indices leur échappent.
Alex et Jenny commencent à croire qu’ils sont coincés dans ce monde cotonneux pour l’éternité, quand une capsule est soudainement retrouvée au fond de l’océan par un sous-marin. A l’intérieur, il y a le corps de Jenny …

Dans le premier tome, déjà, j’avais eu du mal à me plonger dans l’histoire, faute d’empathie pour les personnages et puis le récit s’était accéléré et je m’étais laissée prendre par l’aventure.
Avec Memoria, j’ai suivi le même parcours : m’ennuyant durant tout le premier tiers du roman, lorsque les deux adolescents sont prisonniers de Memoria et qu’ils ressassent encore et toujours les mêmes souvenirs. Et puis il y a eu la découverte du corps de Jenny, dans un caisson étanche, et l’histoire a vraiment démarré. A ce moment, le scénario s’est déployé dans une nouvelle direction, inattendue, donnant au récit un petit côté scientifique qui m’a bien plu.
J’ai adoré le personnage de Ben. Ce savant prêt à mourir pour défendre son travail ainsi que ses convictions. J’ai adoré également retrouvé Marco dans un rôle un peu différent, plus mûr et plus crédible. Alex et Jenny s’effacent pour laisser s’exprimer ces nouveaux premiers rôles qui font davantage avancer l’histoire.
La plume de Leonardo Patrignani est toujours agréable à lire, bien qu’un peu académique, pour moi, ce qui rend le récit légèrement impersonnel et qui, pour ma part, m’empêche de m’identifier pleinement aux personnages, ce qui explique aussi mon manque d’empathie pour les deux jeunes héros.
Pour finir, ce livre a été une lecture agréable même si ce n’est pas exactement  le coup de cœur que j’attendais. Dommage que le début soit si lent et redondant, car la conclusion est réellement une réussite tant par son originalité que par la tension narrative que l’auteur a mis en place.

Jour quatre de Sarah Lotz

La croisière s’amuse… jusqu’au bout de l’horreur.

Piscine, excursions, soirées spectacles, bar à cocktails, cours de fitness, et même un casino ! Le Rêveur Magnifique portait bien son nom, et promettait une croisière paradisiaque aux heureux touristes embarqués à son bord. Mais le quatrième jour de la traversée, un incendie se déclare en salle des machines, et jette le paquebot à la dérive. Les communications avec l’extérieur sont rompues – aurait-on dérivé jusqu’au triangle des Bermudes ? Un meurtre, une épidémie, puis l’apparition chronique de fantômes dans les couloirs inférieurs achèvent de transformer le rêve en cauchemar.

S’agit-il seulement du délire d’un médium halluciné, dont les prêches galvanisent les passagers ? Ou ces spectres surgis du néant ont-ils une autre origine ? Livrée au hasard et à la panique, la croisière sombre dans le chaos.

 

Depuis le 16 mars le Corbac n’avait publié aucun billet. Vous avez cru qu’il ne lisait plus hein? Ben il a fait un peu de ceci et un peu de cela mais il lit encore.

En même temps il est tombé dans une faille temporelle.
Vous vous souvenez de ce vieux film: Nimitz, retour vers l’enfer? Mais si ce porte avion moderne qui de se retrouve bazardé aux prémisses de la guerre du Pacifique…voilà vous voyez de quoi je cause…
Sarah Lotz, elle nous fait presque un peu pareil mais pas complètement….

Jour quatre chez Fleuvenoir c’est pire que Costa Croisière, même si les références sont adroitement amenées. On passera rapidement sur la chronique caricaturée à bon escient et sans aucun excès du milieu de la croisière pour s’arrêter sur une intrigue flippante et suintante.

L’auteur nous immerge complètement dans les multiples coursives d’un paquebot de croisière avec ses vieux, ses râleurs, ses pochetron pique-assiette venus là pour abuser de tout, ses groupes de célibataires en quête de l’amour (je vous l’ai dit c’est assez caricatural mais si vrai et puis quand bien même les individus sont croqués sans excès).

De cette faune éclectique elle nous sort quelques personnages typiques, au passé et motivations bien étranges ou sombres, que nous allons suivre durant cette dérive. Le bateau hein pas le livre.

Ce bateau perdu on ne sait où, on ne sait quand, se retrouve pris dans une mortelle tourmente.
De maladies en meurtres, de vices et secrets révélés en sombres rencontres, Sarah Lotz transforme cette croisière de « rêve » en cauchemar nautique.

Même si la mise en place paraît longuette il ne faut se laisser décourager, ce serait dommage. Plus les pages défilent, plus on s’interroge, plus la tension monte et l’angoisse s’installe.

Oscillant entre fantastique et horreur, entre satire et dénonciation du milieu des croisières chics, Jour quatre est un excellent livre à lire le soir, bien au chaud sous sa couette. Les ingrédients de l’intrigue à tiroirs, les pistes et fausses pistes, les rebondissements et les explications sont savamment dosés pour nous captiver de bout en bout.

Donc amateurs de thriller horrifique, de suspense fantastique et de croisière noire, présentez votre carte d’embarquement et bon voyage !!!