Zappe la guerre de PEF

Des poilus sortent d’un monument aux morts en pleine nuit. Ils veulent savoir si la guerre, leur mort, a servi à quelque chose. Ils découvrent notre monde moderne …

Avec cet album jeunesse, PEF nous plonge dans une réflexion sur la nécessité de poursuivre des conflits armés.
Le ton est direct, le scénario cultive l’implicite. Quant aux illustrations, elles sont sans équivoque. Elles témoignent du massacre qui a eu lieu sans fard ni détour.
Le récit est accompagné de photographies et de textes documentaires qui étayent la période historique concernée pour aider à mieux comprendre le contexte et les faits survenus.
Une histoire à découvrir avec des enfants déjà grands, aptes à appréhender la philosophie sous-tendue.

La Marraine de Guerre de Catherine Cuenca

Novembre 1916, Étienne, simple soldat, affronte chaque jour, dans les tranchées, la faim, la soif et surtout le sang et la mort … Sa vie serait un enfer sans nom s’il n’avait pas, gravé dans la tête, les mots de Marie-Pierre, sa marraine de guerre, cette femme qu’il n’a jamais vu mais qui pourtant le maintient en vie grâce à l’espoir de vie qu’elle lui apporte.

Catherine Cuenca aborde ici la violence de la guerre et la solitude de l’homme dans ce combat.
Avec une bouleversante sincérité, elle retrace le quotidien d’un soldat, Étienne, au prise avec ses cauchemars et ses peurs les plus intimes. Entre solidarité et amitié, elle dresse le portrait d’une époque impitoyable.
Son récit est d’un réalisme saisissant. Le lecteur en prend plein la tête. Au fil des pages la tension monte toujours plus haut, à tel point que l’on tremble pour notre poilu.
Un livre historique émouvant et bien construit que l’on suit avec grand plaisir.

Utopia, Multiversum Tome 3, de Leonardo Patrignani

A Sam-en-Kar, dimension où Anna a cloné Jenny, Alex et Marco, la vie s’écoule paisiblement pour les enfants adoptés, jusqu’à ce que Marco commence à se souvenir et à voyager vers Gê …
Contrairement à ce que tout le monde pensait, nos trois amis sont encore bien vivants dans cet univers parallèle. Mais ils sont prisonniers de la dictature de « Bien Être » qui les asservit pour s’emparer de leurs précieux souvenirs afin d’améliorer ses technologies depuis plus de dix-huit ans. Leur seul salut dans cet enfer où ils ne sont que des cobayes, que leurs clones parviennent à les libérer en traversant les univers …

Dernier tome de la saga Multiversum, Utopia se présente comme une dystopie qui mène une réflexion philosophique sur l’incidence de nos vies et de nos choix sur le monde et les gens qui nous entourent.
Dans ce troisième volume, le récit effectue de nombreux allers-retours entre le monde de Sam-en-Kar et celui de Gê. Et tandis que les adolescents redécouvrent leurs capacités dans un monde, les adultes qu’ils sont devenus dans l’autre luttent désespérément pour sauver leur vie et protéger leurs secrets. Très vite, les deux dimensions unissent leurs forces pour que nos héros se libèrent afin d’accomplir leur destin, celui de faire tomber la dictature de « Bien Être ». Et pour mener à bien ce projet, Marco, Jenny et Alex s’effacent pour laisser le champ libre à une équipe de rebelles, organisée et déterminée. Grâce à ces nouveaux personnages, dont le seul but littéraire est d’accrédité cette histoire d’un point de vue logistique et technique, le récit s’accélère donnant un sacré coup de peps à cette saga. le scénario bascule alors vers une révolution qui insuffle un vent dynamique et puissant. Les actions sont désormais justifiées par des idéaux, les bons sentiments sont quant à eux balayés pour ne laisser la place qu’à l’efficacité.
Utopia est donc de loin le plus construit des trois volets et, surtout, le plus intéressant. Ce roman-conclusion marque la fin d’une œuvre inégale qui me laisse cependant en compagnie d’une myriade de questions toutes plus existentielles les unes que les autres sur notre rôle dans ce monde …

Cinder de Marissa Meyer

Synopsis :

« Humains et androïdes cohabitent tant bien que mal dans la ville de New Beijing. Une terrible épidémie ravage la population. Depuis l’ Espace, un peuple sans pitié attend son heure…

Personne n’imagine que le salut de la planète Terre repose sur Cinder, brimée par son horrible belle-mère. Car la jeune-fille, simple mécanicienne mi-humain, mi-cyborg, détient sans le savoir un secret incroyable, un secret pour lequel certains seraient prêts à tuer… »

 

Quelques mots sur l’auteure :

« Marissa Meyer vit aux Etats-Unis. Cinder est son premier roman ».

 

Mon avis :

Je remercie Chimène du blog Le monde Fantasyque d’avoir accepté de se lancer avec moi dans cette nouvelle aventure livresque. Cette dystopie a fait le tour de la blogosphère, j’avais envie de me faire ma propre opinion concernant le tome 1 de la saga des Chroniques Lunaires.

Cette réécriture de Cendrillon se base sur le même contexte familial que la version connue des Frères Grimm mais le nom des personnages a changé et le futurisme qui prend racine ici modernise le conte de fée.

L’ensemble se lit très bien. Il y a de l’action, du suspense, les protagonistes ont du caractère. Il faut reconnaitre aussi que la romancière a fait un vrai travail de recherches pour faire en sorte que son oeuvre soit consistante. Pour cela, elle choisit d’aborder plusieurs thèmes qui différencient encore le grand classique de cet autre succès. Par exemple, la gestion chaotique du royaume n’est pas sans rappeler les difficultés politiques que rencontrent certains pays actuellement. Je refuse de vous en dire plus afin que vous puissiez découvrir les nombreuses pistes de réflexions tracées par Marissa Meyer…

Ce roman Young Adult est original. Malheureusement pour moi, j’ai deviné les conclusions de l’intrigue a un peu moins de la moitié de l’ouvrage. Comme me l’a très justement signalé ma binôme, cette déception est surement dû au recul lié à mon âge qui m’a empêché d’être totalement embarquée par l’histoire. J’ai quand même envie de connaître la suite ! Les trois autres tomes sont d’ailleurs, déjà dans ma vertigineuse pile à lire numérique.

A bientôt !

 

Date de sortie : 7 mars 2013. Éditeur : Pocket Jeunesse. Collection : Pocket Jeunesse. 416 pages. Prix du format. papier : 17,90€. Prix du format numérique : 12,99€. Site internet de la maison d’éditions : http://www.pocketjeunesse.fr/livres-jeunesse/. Le blog de ma partenaire de lecture : https://lemondefantasyque.wordpress.com

La revanche du clitoris de Maïa Mazaurette

Synopsis :

« Toutes les études des sexologues le prouvent : le clitoris est bien le principal détonateur de l’orgasme féminin. Pourtant, dans les médias comme dans les mentalités, les approximations perdurent, et avec elles une somme d’idées reçues.
En convoquant quelques pionniers de la psychanalyse et des études scientifiques récentes, la presse féminine et les séries télévisées, les films pornographiques et les féministes, Maïa Mazaurette et le Dr Damien Mascret analysent les raisons de cette étrange excision culturelle et, avec pédagogie et humour, proposent des pistes très concrètes pour partir à la redécouverte d’un petit bout de matière qui a fait couler beaucoup d’encre ».

 

Quelques mots sur les auteurs :

« New-Yorkaise d’adoption, Maïa Mazaurette est  » sexperte  » pour GQ magazine et pour Le Monde – en vrai, ça veut dire qu’elle écrit des chroniques. Pendant son temps libre, elle écrit aussi des romans, essais, nouvelles et bandes dessinées, avant de se consacrer à sa passion pour les crèmes glacées.
Médecin et sexologue, Damien Mascret est aussi journaliste Le Figaro, I-Télé. Il dessine très bien les vulves et les clitoris ».

 

Mon avis :

La curiosité m’a poussé à découvrir cet ouvrage et sachez le je ne le regrette pas du tout ! Merci aux éditions de La Musardine de m’avoir donné cette opportunité. A mon tour, je vous encourage à consulter La revanche du clitoris. Ici, de nombreux thèmes sont abordés avec réalisme et humour : l’excision, la labiaplastie, l’intimité des jeunes adultes, la peur du clitoris, ou encore la question des poils pubiens…
L’ensemble est très bien documenté. Les statistiques, les références bibliographiques françaises et anglophones et les schémas explicatifs peuvent sembler rébarbatifs mais il aident le lecteur à comprendre les résultats des enquêtes et des expériences concernant l’ évolution (même infime) des mentalités.
Ce précieux petit guide est à lire, à relire, à prêter sans distinction de sexe ou d’âge. Vous y trouverez plusieurs pistes visant votre épanouissement personnel ou celui de votre couple. Il nous ouvre les yeux sur les idées reçues concernant les différentes pratiques sexuelles tout en nous faisant prendre conscience de la pression sociale que subissent les femmes modernes.
La révolution est en marche, le plaisir est à votre portée

 

Date de sortie : 18 février 2016. Editeur : La Musardine. Collection : L’attrape-corps. 188 pages. Prix du format papier : 13€. Prix du format numérique : 7,99€. Site interner de la maison d’éditions : www.lamusardine.com

L’Envol du Dragon de Jeanne – A Debats

Valentin, 9 ans, est en phase terminale d’un cancer. Il n’a plus que quelques jours à vivre. Pour surmonter la douleur, l’ennui ainsi que la solitude, son père a demandé à ce qu’il ait une dérogation pour être implanté. Grâce à la puce qu’il a à l’arrière du crâne et qui lui permet de jouer en ligne, Valentin peut voler et vivre, dans la peau d’un dragonnet. A ce moment, la souffrance et l’inquiétude n’existent plus. Valentin n’est plus que plaisir et insouciance …

En 40 pages seulement, ce mini-roman nous noue les tripes avec une telle intensité que le lecteur en reste scotché pendant un bon moment.
L’envol du dragon est un drame à l’issue fatale, bien sûr, mais c’est aussi une histoire d’amour incroyable entre un père et son fils. D’abord parce que le père permet à Valentin de terminer sa vie de façon digne et sereine, mais aussi parce que le père va jouer secrètement le rôle de mentor dans le jeu de simulation et donner vie aux rêves du petit garçon qui ne soupçonne à aucun moment l’implication de ce dernier.
Un récit intense et poignant que l’on dévore d’une traite que l’on soit petit ou grand.

Claudine de Lyon de Marie-Christine Helgerson

En 1881, Claudine Boichon, âgée de onze ans, habite le quartier de la Croix-Rousse à Lyon, celui des canuts. Dans l’atelier de son père, elle tisse des soies grèges, 10 heures par jour, ce qui la rend malade à force de respirer les poussières de textile. Atteinte de tuberculose, la petite fille est envoyée chez sa tante, à la campagne, pour se reposer et guérir. Mais en rentrant chez elle après plusieurs mois d’absence, c’est plus que la santé que Claudine a recouvré, c’est la joie de vivre et des projets. Elle veut devenir styliste et compte bien y parvenir quel que soit le combat à livrer.

Avec Claudine de Lyon, c’est en pleine fin de 19ème siècle que le lecteur plonge. A l’instar du grand Émile Zola, Marie-Christine Helgerson peint le portrait d’une époque vue par les yeux d’une petite fille à la détermination sans faille.
Le roman démarre dans la pauvreté d’une famille de canuts qui peine à assumer le quotidien. Lorsque Claudine tombe malade et ne peut plus assumer son travail, ses parents l’envoient, malgré eux, à la campagne chez une tante. Là, les journées de la petite fille prennent des couleurs et s’emplissent de nouveaux désirs (lecture, dessin, …) qui vont désormais l’accompagner où qu’elle aille. Dans ce nouvel état d’esprit, Claudine ne veut plus, ne peut plus vivre comme avant, comme une forçat sans âme. Elle veut aller à l’école et développer ses nouvelles compétences artistiques. Mais son père désapprouve jusqu’à ce qu’il soit contraint et forcé de la laisser faire, par la loi …
Outre la force de l’histoire, ce livre possède également des personnages extraordinaires à l’image de sa jeune héroïne dont le caractère et l’opiniâtreté charme le lecteur. L’identification est facile si bien que l’on a l’impression d’être totalement immergé dans la famille et dans la peau de Claudine.
Le style y est pour beaucoup ; l’auteure utilise dans chacun de ses dialogues le patois lyonnais tout en nous fournissant une traduction en bas de page.
Au final, ce roman nous propose une immersion réussie dans une époque et dans un contexte qui permet à tous, jeunes et moins jeunes, de vivre un moment historique unique : celui de l’avènement de l’école gratuite, laïque et obligatoire. A lire rapidement !

Shamal, Les Fils du Vent Livre I, d’Aurélie Chateaux-Martin

Joran et Shamal sont de jeunes Alks Tempoh, des descendants du dieu Eol, des hommes et des femmes-fées. Ils sont cousins et partagent tout, depuis toujours. Alors lorsque les deux jeunes gens s’embrassent pour la première fois, innocemment d’abord, puis plus passionnément, ils sont bien loin d’imaginer que leur initiation aux plaisirs de l’amour va bouleverser leur vie … Leur famille refuse de comprendre leurs sentiments et vont tout faire pour les séparer.

Quand on lit Shamal, on plonge immédiatement dans un univers particulier où tout est basé sur les rapports « humains » et les tensions charnelles qui existent entre les différents personnages.

Avec le premier livre des Fils du Vent, le lecteur découvre une famille qui s’aime autant qu’elle se déchire, au nom d’une morale à respecter mais que beaucoup préfèrent ignorer. Car les Alks Tempoh sont des êtres dévorés par leurs désirs ; ceux-ci font partie de leur nature. Dans ce contexte et bravant les interdits que leur imposent leurs aînés, Shamal et Joran vont vouloir vivre malgré tout leur amour, quitte à se faire punir. C’est ainsi que Joran va devoir quitter Suly, sa ville natale, et les siens pour commencer sa formation auprès de son grand-père, Esalf, afin de contrôler ses pulsions. Shamal, quant à elle, sera obligée d’accepter les termes d’un mariage arrangé qui l’éloigneront pour un temps de sa famille et de sa vie.

Si le roman est bien écrit et ne manque pas de rebondissements, j’avoue pourtant avoir eu un certain mal à entrer dans l’histoire. Je me suis quelque peu perdue dans la nuée de personnages et des liens parentaux qui les unissent. Puis, peu à peu, j’ai réussi à mémoriser qui était qui pour finalement me concentrer sur le récit et la lecture est devenue agréable.

Le scénario est simple, peut-être trop.

Quant au côté fantasy du roman, il est purement secondaire ; il n’est utilisé que pour justifier les pulsions érotiques qui animent les personnages et pourtant, j’ai marché.

J’ai vraiment aimé la façon dont l’auteure a su mélanger les genres textuels pour faire vivre son récit. Fragments de journaux intimes tenus par certains, correspondances entretenues par d’autres, poèmes, récits d’aventure, tout s’entremêle pour créer une atmosphère propice à la confidence, le témoignage d’un peuple torturé. Et le lecteur suit avec plaisir les épisodes de cette saga familiale peu commune.

Je remercie donc Aurélie Chateaux-Martin pour m’avoir fait découvrir son livre (vers lequel je ne me serais pas forcément tournée de prime abord). Ce fut un réel moment de plaisir de partager les émotions et les sentiments de tous ces personnages.

Au-delà des Limbes de Mélanie Baranger

Synopsis :

« On ne prévoit jamais la date de sa mort. On peut y penser, souvent, on peut en avoir peur parfois, mais personne ne sait quand elle viendra nous chercher. Ambre, une jeune étudiante de 21 ans, plonge dans un long coma à la suite d’un terrible accident, mais ce qu’elle découvre alors va changer sa vie à jamais. La Mort n’est pas une fin… et si elle lui permettait de prendre conscience des esprits autour d’elle ? Et plus encore, de celui pour qui son âme était destinée ? ».

Quelques mots sur l’auteure :

« Mélanie Baranger écrit depuis son plus jeune âge, une passion transmise par sa maman. Elle aime raconter des histoires qui font rêver et transmettre cela aux autres.C’est une passion dévorante, qui parfois, la contraint à se couper du monde.

A 14 ans, elle s’est attaquée à un premier roman, qu’elle n’a pas encore achevé car il est composé de plusieurs tomes. Puis une seconde histoire est née : Au-delà des limbes.

Aujourd’hui, elle continue à avancer dans ses divers projets. Mélanie a commencé par être sélectionnée dans différents appels à texte en 2013, dans des webzines gratuits.

En 2014, son nom apparaît pour la première fois dans des recueils auto-publiés, et édités, ce qui a lui donné davantage confiance en soi ».

 

Mon avis :

J’ai été agréablement surprise de recevoir un mail de la part des éditions Plume blanche me disant que mon blog avait été sélectionné pour lire Au-delà des limbes en avant-première. Merci à leur équipe d’avoir pensé à CROCBOOKS !

Au cas où vous ne le sauriez pas encore, la question de la vie après la mort m’intéresse beaucoup. Pourtant, c’est bien la première fois que je lis un roman jeunesse qui porte sur ce sujet. L’idée que des âmes appartenant à des individus de tous les âges soient confrontés à l’errance tant qu’ils ne sont pas parvenus à résoudre leurs missions familiales est très intéressante.

L’action se déroule dans un hôpital parisien. A travers les propos d’une dizaine de personnes, le lecteur va être happé par un tourbillon d’émotions. En effet, au fil des pages, on en apprend davantage sur le quotidien, les passions et le contexte familial des différents protagonistes avant leur séjour au service des soins intensifs. Je l’écris, il est quasiment impossible de ne pas s’attacher à au moins un des fantômes de l’histoire. Pour ma part, j’ai été bluffée par la maturité de la petite Maïssa. J’ai également apprécié d’être témoin des agissements, des croyances et parfois du travail de deuil effectués par des proches qui sont plus que des personnages secondaires. Par exemple, j’ai trouvé que la magie créole pratiquée par la grand-mère de l’enfant pour tenter de la sauver apportait un plus à l’intrigue.

La lecture de ce court roman est vraiment prenante car pleine de rebondissements. Par ailleurs, elle invite le lectorat à se situer par rapport à l’existence même du Paradis quel que soit la façon dont on l’imagine. Elle insiste aussi sur des valeurs morales essentielles telles que la solidarité et la force du véritable amour surtout lorsque la vie est menacée. En bref : voilà un ouvrage original qui mérite d’avoir une place dans votre bibliothèque ou sur votre tablette.

 

Date de sortie : 10 mai 2016. Éditeur : Plume Blanche. Collection : PLUME ROSE. 176 pages. Prix de l’ouvrage 7,99€. Site internet de la maison d’éditions et de l’écrivaine : http://plumeblanche-editions.fr /
http://barangermelanie.blogspot.fr / https://www.facebook.com/Baranger-Mélanie-auteur-432487940168325/

Galina Petrovna et son chien à trois pattes de Andrea Bennett

Synopsis :

« Russie, à l’aube des années quatre-vingt-dix. Le rideau de fer est tombé et la vie s’écoule tranquillement dans la petite ville d’Azov pour Galina Pétrovna et pour Boroda, son chien à trois pattes. Mais c’est compter sans Mitia, l’implacable et zélé exterminateur de chiens, à tendance psychopathique. Le jour où il envoie Boroda à la fourrière et fait enfermer Vassia – président du Club du troisième âge et éternel soupirant de Galina –, la sérénité de la vieille dame vole en éclats.

La voilà embarquée malgré elle dans une rocambolesque expédition à Moscou, en compagnie de son amie Zoïa – fantasque, pipelette, assoiffée de culture et de boissons entêtantes –, pour tenter de faire jouer des relations autrefois haut placées : le cousin Mikhaïl, qui connaît le ministre adjoint Gloukhov, qui connaît… Toutes les ficelles sont bonnes à tirer pour sauver Boroda ! »

 

Quelques mots sur l’auteure :

« Née en Ecosse en 1969, Andrea Bennett a suivi des études de russe et d’histoire à l’université de Sheffields. Après son diplôme, elle s’est installée à Moscou où elle a été traductrice pendant quatre ans. Elle vit aujourd’hui à Ramsgate, où elle travaille dans une association pour enfants handicapés ».

 

Mon avis :

Galina Petrovna et son chien à trois pattes m’a été envoyé sans que j’en fasse la demande par les éditions Presses de la Cité : merci à leur équipe pour cette surprise ! J’ai adoré la couverture de ce livre. J’ai toujours aimé les « matriochkas ». Mon compagnon photographe a d’ailleurs fait un cliché du livre entouré par quelques pièces de ma collection.

Une lecture lente des six premiers chapitres a été nécessaire pour vraiment avoir le sentiment de faire partie de ce voyage dans l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques avant les années 2000. Cette comédie met en scène un groupe de seniors qui va séparément devoir quitter son club à Azov et parcourir les rues animées de Moscou pour sauver l’un d’entre-eux et Boroda, la chienne du personnage principal.

Lire cet ouvrage revient à découvrir le contexte socio-économique, les spécialités culinaires locales. J’ai aussi apprécié cette ballade à proximité de plusieurs institutions surtout en compagnie de deux amies au franc-parler et à l’humour grivois.

La plume de l’écrivaine est simple mais efficace. J’ai même croisé quelques belles formules caractérisant la vieillesse. J’ai été particulièrement sensible au postulat de madame Bennett concernant le triste sort des animaux de compagnie dans les refuges. (J’ai huit chats dont deux que nous avons sauvé de la maltraitante, c’est donc un sujet qui me tient à coeur ).

J’ai passé un agréable moment de lecture. Les révélations de la fin de l’ouvrage sont touchantes. Ici, les secrets de familles hantent autant les mémoires que le passé du parti bolchevik instauré par Vladimir Ilitch Lénine né 1870 et mort en 1924.

 

Date de sortie : 7 avril 2016. Éditeur : Presses de la Cité. 354 pages. Prix de l’ouvrage au format papier : 21,50€. Prix du e-book : 14,99 €. Site internet de la maison d’éditions : http://www.pressesdelacite.com