Des Fleurs pour Algernon de Daniel Keyes

Synopsis :

« Algernon est une souris dont le traitement du Pr Nemur et du Dr Strauss vient de décupler l’intelligence. Enhardis par cette réussite, les savants tentent, avec l’assistance de la psychologue Alice Kinnian, d’appliquer leur découverte à Charlie Gordon, un simple d’esprit. C’est bientôt l’extraordinaire éveil de l’intelligence pour le jeune homme. Il découvre un monde dont il avait toujours été exclu, et l’amour qui naît entre Alice et lui achève de le métamorphoser. Mais un jour, les facultés supérieures d’Algernon commencent à décliner… »

 

Quelques mots sur l’auteur :

« Daniel Keyes est né à Brooklyn en 1927. Après ses études, il entre dans la marine marchande avant de devenir rédacteur pour une revue d’anticipation puis professeur à l’université d’Ohio. Son oeuvre majeure. Des fleurs pour Algernon s’est vendue à des millions d’exemplaires. Il s’est également intéressé aux phénomènes de dissociation de la personnalité dans Les 1001 vies de Billy Milligan ».

 

Mon avis :

Un ami proche était persuadé que je serais sensible au sujet abordé dans ce court ouvrage. J’ai alors pensé qu’écouter la version audio m’aiderait à m’immerger complètement dans l’histoire. Je me suis renseignée, il se s’agit pas du texte intégral mais cela importe peu, le narrateur réalise ici une prouesse.

Son interprétation vocale retranscrit parfaitement les difficultés de langage, mais surtout les émotions contradictoires qui envahissent l’esprit du protagoniste tout au long de son évolution intellectuelle. J’ai eu des frissons pendant toute la durée de l’enregistrement.

La différence attire les moqueries mais il ne tient qu’à nous de changer le regard que les autres portent sur notre personne. Branchez vos casques, je suis certaine que le doux mais combatif Charlie vous fera entendre d’autres réalités… Je garde un doux souvenir de cette lecture !

 

Auteur(s) : Daniel Keyes. Lu par : Grégory Gadebois. Durée : 1 h 27 min. Version intégrale | Livre audio. Date de publication :02/12/2015. Éditeur : Audiolib

Les Quatre Élus, Animal Tatoo Tome 1, de Brandon Mull

Dans le monde d’Erdas, à onze ans, chaque enfant doit participer à la Cérémonie du Nectar laquelle est destinée à faire émerger les animaux totems des enfants élus. Abéké, Conor, Rollan et Meilin font partie de ceux-là, et plus encore. Ils viennent de ramener à la vie 4 animaux suprêmes, morts lors d’une précédente bataille contre le Dévoreur, l’esprit du Mal. Et tandis que Conor et son loup, Rollan et son faucon, Meilin et son panda rejoignent l’organisation des Capes-Vertes, seule capable de se dresser contre l’ennemi qui frappe déjà aux portes du royaume de Zhong, Abéké et sa panthère se font abuser et suivent le dangereux Zérif sans savoir qu’elles œuvrent pour le mauvais camp. Dans cette guerre froide et sourde, tous ont le même objectif, s’emparer du totem d’Arax, le bélier de granit, afin d’accroître leur pouvoir. Mais dans cette quête presque mythique qui emportera le trophée ? L’avantage ? Une chose est certaine, la guerre ne fait que commencer …

Avec ce premier tome introductif, Animal Tatoo démarre plutôt bien en nous dressant les contours d’un monde fantasy centré sur le lien intime et privilégié développé entre les animaux et certains hommes.
Au centre de cette histoire, on trouve quatre enfants d’horizons et de culture différents, qui vont apprendre plus ou moins facilement à apprivoiser leurs pouvoirs ainsi que l’animal que le nectar leur a révélé. Si Conor, le berger, ou Abéké, la chasseuse, entretiennent rapidement une forte complicité avec leur nouvel ami et font de rapide progrès question magie, Rollan, l’orphelin, et Meilin, la riche héritière, ont beaucoup plus de mal à s’adapter à leur nouvelle condition. Rollan supporte difficilement l’indépendance de son oiseau tandis que Meilin, la guerrière, ne comprend pas vraiment l’attitude docile et passive de son panda.
Alors, lorsque les entraînements ainsi que les combats commencent, les quatre enfants ne défendent pas le même point de vue. Abéké s’engage afin de prouver sa valeur, Meilin pour sauver son pays, première victime de l’invasion ennemie, Conor, lui, s’investit pour la beauté du geste alors que Rollan, sceptique, préfère réserver son jugement, attendant que les Capes-Vertes fassent leurs preuves.
Vous l’aurez compris, le scénario de ce roman est, peu original, mais il a le mérite d’être très bien amené et extrêmement bien raconté, si bien que l’on ne s’ennuie jamais.
Reste à savoir si le reste de la saga, écrite par un auteur différent à chaque fois, tiendra ses promesses …
Pour les jeunes amateurs de fantasy.

La Malédiction de Boucle d’Or, Animale Tome 1, de Victor Dixen

Enfermée dans un couvent depuis son plus jeune âge, Blonde vit une existence faite de langueurs et de monotonie jusqu’au jour où un homme qu’elle ne connaît pas lui transmet secrètement le dossier judiciaire d’une femme mystérieusement disparue 17 ans plus tôt. Absorbée par le récit atypique qu’elle découvre et qui lui révèle l’incroyable kidnapping de la femme qu’elle pense être sa mère par des hommes-ours, Blonde renaît avec une soudaine obsession : remonter le fil de son histoire, apprendre d’où elle vient. Ce qu’elle va exhumer du passé va changer à jamais son avenir …

Animale, c’est l’histoire revisitée du conte de Boucle d’Or et Les Trois Ours version thriller.
Victor Dixen nous plonge au cœur d’une enquête qui se déroule durant la Restauration. Blonde, l’héroïne, met tout en œuvre pour retrouver la trace de ses parents malgré sa condition de couventine et va aller de surprises en surprises en lisant l’extraordinaire journal intime de sa mère, tombée amoureuse d’une bête, brisant ainsi toutes les règles de convenance inhérentes à son rang de jeune fille appartenant à la grande noblesse. De là, tout va changer pour l’apprentie bonne sœur. Son physique va se révéler. D’abord par sa grande beauté, puis par sa bestialité qui confirmera son appartenance au clan des hommes-ours. Dans un autre temps, tout au long du roman, Blonde n’aura de cesse de s’affirmer, passant de la transparence la plus totale à cette femme prête à tout pour sauver sa vie ainsi que ses amours.
Ce que j’ai beaucoup apprécié, dans cette histoire, c’est le récit de la mère, le côté journal intime écrit dans la plus grande discrétion, ainsi que la légende fabriquée par l’auteur pour expliquer la présence de ces bêtes.
Les personnages d’Animale sont riches et complexes, bien travaillés, de même que la chasse aux indices.
En revanche, j’ai trouvé que la narration manquait parfois de rythme et souffrait de longueurs, en particulier sur la fin.
Quant au style de Victor Dixen, je l’ai trouvé un peu classique, sans réel personnalité. Cela m’a beaucoup surprise car en lisant la saga Phobos, j’avais été conquise justement par ce style unique.
Animale n’est donc pas le coup de cœur que j’attendais mais j’ai cependant passé un bon moment avec cette version originale de Boucle d’Or.

Animale Tome 0, Prélude, de Victor Dixen

Pierre est un tambour qui bat la mesure au rythme des combats napoléoniens. Le ventre creux, le moral en berne, il traverse la campagne et les villages russes jusqu’à Moscou. En route, il rencontre Ioulia, une jeune fille courageuse qui va devenir sa raison de vivre. Ensemble, ils essaieront de survivre au mystérieux 112e bataillon d’infanterie qui laisse dans son sillage une traînée de sang et de terreur pour quiconque croise son chemin.
Une nouvelle qui emmène le lecteur au cœur de la guerre napoléonienne contre la Russie, lorsque les français battent la campagne hostile, la faim au ventre, sans jamais trouver de véritables ennemis à vaincre.
Un moment historique dans lequel Pierre, jeune musicien militaire, va rencontrer l’amour de sa vie au détour d’une ferme en même temps qu’il assistera aux déchaînements de bêtes employées par l’Empereur pour gagner des batailles improbables mais qui ne sèmeront, au final, que l’horreur et la cruauté.
Une fresque historique fidèle et poignante aux côtés d’une fanfare dont les membres tentent de survivre à ce qui les entoure, au jour le jour.
Le quotidien d’hommes, plus que de soldats, pris en otage par leur époque.
Un récit court mais fort, à découvrir.

Carnets noirs de Stephen King

Synopsis :

« En prenant sa retraite, John Rothstein a plongé dans le désespoir les millions de lecteurs des aventures de Jimmy Gold. Rendu fou de rage par la disparition de son héros favori, Morris Bellamy assassine le vieil écrivain pour s’emparer de sa fortune, mais, surtout, de ses précieux carnets de notes. Le bonheur dans le crime ? C’est compter sans les mauvais tours du destin… et la perspicacité du détective Bill Hodges ».

 

Quelques mots sur l’auteur :

« Stephen King à 68 ans. Il est l’auteur de plus de cinquante livres, tous best-sellers. Le plus récent étant Revival sorti le 30 septembre 2015. Il vit à Bangor dans le Maine, avec son épouse, la romancière Tabitha King ».

 

Mon avis :

J’ai téléchargé la version audio de Carnets noirs parce que je voulais pouvoir comparer la traduction française de certains passages. Dans ma chronique de l’oeuvre au format papier, j’expliquais que le vocabulaire parfois utilisé me semblait éloigné du style très direct de l’écrivain. Je suis une grande fan du maître de l’horreur et je ne pouvais pas me résoudre à suspendre la découverte de son dernier livre indéfiniment. Grâce à Audible, j’ai enfin pu terminer cette lecture.

Malheureusement, j’ai été déçue par la présente narration :

Plusieurs coupures sons m’ont empêché d’apprécier pleinement le contenu.
J’ai trouvé que la voix que prend Antoine Tomé pour imiter les femmes sonne faux.
Son imitation des accents étrangers est trop caricaturale.

Il ne s’agit là que de mon opinion personnelle et j’ai parfaitement conscience que la magie auditive ne peut pas opérer à chaque fois. Je vous encourage à vous faire votre propre avis sur la question. Souvenez-vous qu’un livre peut être lu ou écouter plusieurs fois mais que sa résonance dépend toujours du lecteur.

 

Auteur(s) : Stephen King. Lu par : Antoine Tomé. Durée : 14 h 39 min. Version intégrale | Livre audio. Date de publication :13/04/2016. Éditeur : Audiolib. Lien profond : http://www.audible.fr/mt/freetrial/?source_code=VER30DFT1BkSoMe121815000H

Missi Dominici – Les Envoyés du maître de F.V. Syam

Synopsis :

« Voici les mots d’un sorcier à un autre sorcier. « 99,9 % des hommes qui vivent sur cette Terre ignorent qu’au-delà des contours rassurants du monde qui les entoure, d’autres voies se déroulent, jusqu’à l’infini.

Voici le point de départ d’une quête qui conduira Sand, Hayden et Alaric à sillonner le globe, à la recherche d’un objet perdu depuis des siècles : le légendaire Thyrse de Merlin. Car ils sont des Enfants d’Emrys, des êtres aux pouvoirs surnaturels qui, ensemble, peuvent tout changer. Mais ils sont seuls, face à une organisation secrète qui a juré l’éradication de ceux de leur espèce et dont le chef suprême envoie à leurs trousses ses dangereux Missi Dominici.

D’alliances en errances, à jamais hantés par l’espérance, les trois amis devront affronter bien des épreuves pour avoir une chance d’envisager l’avenir ».

 

Quelques mots sur l’auteure :

« F.V. Syam est née le quatorzième jour de l’an 990 du premier millénaire, sur une terre oubliée. Elle passe une enfance rêveuse à l’orée des bois et dans les champs de blé mûr.

Experte en langues anciennes de la Cité des Livres, elle parcourt les routes, l’oreille attentive aux exploits des héros qui sillonnent les mondes. Son devoir est de vous les transmettre et de vous emmener sur leurs traces ».

 

Mon avis :

J’aimerais remercier les éditions Underground pour la transmission du fichier texte intitulé Mici Dominici – Les envoyés du maître. Je n’avais jamais lu d’ouvrages signé de la main de F. V. Syam, avant de prendre part à cette fantastique aventure. Soit dit en passant son écriture est fluide, efficace.

Le moins que l’on puisse dire c’est que l’univers crée par l’écrivaine est riche.De nombreuses créatures féeriques peuplent ce récit. On y fait aussi la connaissance de Sand, Alaric et Hayden. Trois jeunes adultes au caractère bien trempé. Ils appartiennent à la longue lignée des enfants d’Emrys et ont pour mission de trouver le Thyrse de Merlin avant le conclave. Pour atteindre leur objectif, ils vont devoir apprendre à faire confiance à plusieurs représentants des Mici Dominici qui eux aussi sont attachants. A eux six, ils formeront une alliance surprenante où la magie et l’humour font bon ménage.

J’ai trouvé que certains dialogues étaient un peu long. La conclusion m’a laissé sur ma faim. J’ignore si une suite est prévue… mais j’ai quand même beaucoup apprécié cette histoire pleine de surprises et d’espoir. C’est à votre tour de plonger vers l’inconnu !

 

Date de sortie : 4 avril 2016. Éditeur : Underground Editions. 475 pages. Prix du format papier : 19,90€. Site internet de l’éditeur : http://www.editions-underground.com

Le Journal de Mary d’Alexandra Echkenazi

Synopsis :

« Fin des années 1950, États-Unis. Mary Meyer vit à Langley avec son mari haut gradé de la CIA et leurs trois enfants. Artiste peintre, féministe, pacifiste – elle est fichée par le FBI comme une activiste de gauche –, Mary est à l’affût de nouvelles expériences.

Quand l’un de ses enfants meurt accidentellement, tout s’effondre. Mary décide de s’installer seule avec ses deux garçons dans le quartier de Georgetown, à Washington, où résident toute la classe politique et la haute société. C’est alors qu’elle recroise un certain Jack, rencontré vingt ans plus tôt à l’université, et que naît une passion qui va durer plusieurs années. Mary accepte de rester l’amour secret de cet homme qui ne peut l’officialiser en raison de ses fonctions. Elle est pourtant celle qui agit dans l’ombre, à ses côtés.

Celui qu’elle aime meurt à Dallas le 22 novembre 1963.
Mary est assassinée un an plus tard au bord du fleuve Potomac.
Le journal qu’elle tenait n’a jamais été retrouvé. Le journal du véritable amour de JFK… »

 

Quelques mots sur l’auteure :

« Née en 1973, Alexandra Echkenazi est philosophe de formation. Journaliste au Parisien durant 12 ans, elle est aujourd’hui scénariste pour la télévision. Le Journal de Mary est son premier roman ».

 

Mon avis :

Cet ouvrage scelle le partenariat littéraire qui existe désormais entre CROCBOOKS et les éditions Belfond. Je remercie sincèrement leur équipe pour l’envoi de cette histoire romancée basée sur des faits réels. En effet, la correspondance entre John Fitzgerald Kennedy (1917-1963) et Mary Pinchot Meyer (1920-1964), est fictive.

J’ai lu ce livre en deux jours. Il détaille la relation tourmentée des deux amants qui a belle et bien existé. C’est toute une époque qui défile sous les yeux du lecteur et l’autorise à prendre part au mandat du 35 ème président des Etats-Unis.

Plus que la vision d’un homme à femmes qui subsiste année après année, nous sommes témoins de plusieurs changements dans la société américaine. A l’image du personnage principal, les femmes vont amorcer leur combat contre le machisme. Elles recherchent la liberté d’expression à travers les Arts et la consommation de produits illicites qui peuvent participer à l’éveil de leurs consciences. La gestion de la maladie et du deuil sont aussi au coeur de cette intrigue qui montre la femme comme étant capable de prendre de grandes décisions.

Après cette lecture, le mystère des assassinats des deux âmes soeurs reste entier mais elle m’a donné envie de suivre les pistes de recherches semées par d’autres éditeurs… Ma maman m’avait prévenue le destin des Kennedy est à la fois tragique et captivant.

Vous l’avez sans doute compris, cette lecture a été un coup de coeur pour moi. Je vous invite fortement à vous procurer cette nouveauté !

 

Date de sortie : 4 mai 2016. Éditeur : Belfond. Collection : ROMAN. 288 pages. Prix du format papier : 18,50€. Prix du format numérique : 12,99€. Site internet de la maison d’éditions : http://www.belfond.fr

Les Lettres de Rose de Clarisse Sabard

Synopsis :

« Lola a été adoptée à l’âge de trois mois. Près de trente ans plus tard, elle travaille dans le salon de thé de ses parents, en attendant de trouver enfin le métier de ses rêves : libraire.

Sa vie va basculer lorsqu’elle apprend que sa grand-mère biologique, qui vient de décéder, lui a légué un étrange héritage : une maison et son histoire dans le petit village d’Aubéry, à travers des lettres et des objets lui apprenant ses origines.

Mais tous les habitants ne voient pas d’un bon il cette étrangère, notamment Vincent, son cousin. Et il y a également le beau Jim, qui éveille en elle plus de sentiments qu’elle ne le voudrait… »

 

Quelques mots sur l’auteure :

« Clarisse Sabard est une jeune trentenaire férue de lecture et de robes vintage, persuadée d’avoir vécu à New-York quelque part entre les années 1920 et 1950. Les Lettres de Rose, son premier roman, est le lauréat du deuxième Prix du livre Romantique ».

 

Mon avis :

J’ai eu le plaisir de discuter avec Clarisse avant la publication de son livre. Nous avons de nombreux points communs : nous sommes par exemple toutes les deux administratrices d’un blog littéraire et nous habitons Nice. Il faudrait qu’on s’organise une rencontre pour parler des lectures qui nous font envie autour d’un café…

Dans le cadre du partenariat entre Crocbooks et les éditions Charleston, j’ai demandé à Elise Iwasinta de me faire parvenir par la poste quelques nouveautés livresques dont Les lettres de Rose que j’attendais avec impatience.

Depuis toute jeune, je parle d’adopter un enfant. Je me demande si je trouverais les bons mots pour lui expliquer cette incroyable envie et l’aider à retrouver ses parents biologiques si il le souhaite. Après ça, inutile de vous dire que j’ai été très sensible à la situation de Lola.

J’ai littéralement dévoré ce roman ! Les personnages gagnent en maturité au fil des pages. J’ai trouvé leurs réactions réalistes, touchantes.

L’idée de semer des indices à l’intérieur de la maison familiale afin que la femme femme puisse à son rythme, découvrir les secrets de ses ancêtres est géniale. Elle invite le lecteur à prendre part à cette chasse aux indices. Si dans un premier temps, la visite des lieux est agréable, elle est rendue fascinante après la lecture des lettres écrites par la grand-mère de notre héroïne. L’intrigue présente une romance qui pour une fois m’a conquise. Le couple était fait pour être ensemble, c’est aussi simple que ça.

Clarisse écrit vraiment bien. J’ai même noté quelques références bibliographiques mentionnées par l’écrivaine. Sa plume est empreinte d’une douceur qui vous fera entrevoir les aléas d’une existence faîte de tristesse et de doutes qui conduisent à la réalisation d’un rêve.

Je souhaite beaucoup de succès et d’inspiration à Clarisse. Je me tiens prête pour rédiger la critique de sa prochaine production écrite. Toi, lecteur, n’attends pas, viens faire la connaissance de l’héritière d’une longue lignée de femmes fortes.

A très vite sur Prose-café et Crocbooks !

 

Date de sortie : 9 mai 2016. Éditeur : CHARLESTON EDITIONS. Collection : GRANDS ROMANS. 384 pages. Prix du format papier : 18€. Site internet de la maison d’éditions : http://editionscharleston.fr. Blog littéraire de l’écrivaine : http://placedeslivres.canalblog.com

La Balafre de Dieu de Francis Jr Brenet

« Dieu m’a assassiné… »

Et si ces quelques mots griffonnés sur un papier ébranlaient l’Armonésie ? Comment décrire ce pays ? Un Armonésien le ferait en ces termes : « Berceau de la perfection ! Si nous connaissons aujourd’hui des vies sans histoires, c’est grâce au Conseil des Sages – loué soit-il ! – qui nous a purgés de ces maudits rêves et de ces parasites de sentiments… »

Mais quels secrets se cachent derrière cette perfection ? À travers les destinées croisées d’un croquemort immortel, d’une prostituée, d’un médecin du label Mochitude, d’une Dame Pipi, d’un inspecteur de la Karma Police et d’un serial killer, les indices vont peu à peu s’imbriquer comme les pièces d’un puzzle.

Mais peut-être la véritable solution se terre-t-elle en vous, vous qui porterez cette histoire jusqu’aux frontières de la réalité, de l’imaginaire et de la folie ?

Oui, bienvenue en Armonésie, un pays dont vous ne pourrez plus partir…

 

Et bien ! Pffff! Quelle lecture! C’est…

Comment vous parler de ce livre? En partant des remerciements?
Vu le phénomène, je compatis avec la « Jr Family ».

Rien que le quatrième de couverture annonce la couleur.
C’est de l’humour noir à l’état brut, parfois à prendre au 36eme degré.

J’ai parfois l’impression que l’auteur écrivait tout ce qui lui passait par la tête, le pire comme le meilleur mais surtout le pire!

Mais ne vous y trompez pas, c’est du solide, du lourd.
Jr nous dépeint une société affreuse mais qui ressemble malheureusement trop à la nôtre amplifiée et déformée puissance 1000.

Certes, il faut parfois relire des paragraphes entiers pour comprendre, c’est le côté un peu lourd.

La structure du livre est assez amusante puisque chaque partie représente l’histoire, un bout de vie d’un des personnages. Il est parfois étonnant de voir comment tout cela s’imbrique.

La fin n’est pas mal, mais je m’attendais à mieux.

Cela a été une bonne lecture qui m’a bien retournée la tête.

P.s. : je plains aussi le psy de l’auteur!

Ça commence comme ça de Claire DeLille

Ça Commence Comme Ça est un recueil de 23 nouvelles de genres et de thèmes différents qui répondent souvent à des appels à texte auxquels l’auteure a participé.
Vous y retrouverez, en vrac, un personnage fantasy bien connu à la limite de l’aliénation, un bourreau se faisant passé pour une victime, des créatures fantastiques qui agissent dans notre monde réel, une réincarnation ironique, des tueurs en série, un exil spatial, un conte revisité, une succession savamment orchestrée, une adoption un peu particulière, une vengeance préméditée, un chasseur qui change de camp, un démon cynique et bien d’autres scènes étranges ou émouvantes …
Personnellement, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ces textes très bien écrits, aux chutes toujours travaillées et inattendues, aux univers très divers mais qui flirtent constamment entre monde fantastique et monde réel. Les clins d’œil de l’auteure à des histoires ou à des personnages connus sont remarquables. Claire DeLille manie aussi bien le thriller que la romance, la fantasy que la dystopie, l’anticipation que la science fiction …
Ça Commence Comme Ça est un livre surprenant qui multiplie les histoires captivantes. En quelques mots, quelques lignes, le lecteur plonge avec délice dans chaque récit. Tout est convaincant.
A lire absolument !