La Maison des Morts de Sarah Pinborough

Ils sont une poignée d’enfants et d’adolescents à vivre dans ce manoir désuet. Ils y ont été emmenés de force car ils sont Déficients, atteints par un virus incurable.
Personne ne connaît les conséquences de cette maladie hormis le fait que lorsque les premiers symptômes apparaissent, les patients sont emmenés, la nuit, au troisième étage du manoir, au Sanatorium… d’où personne ne revient jamais.
Toby est le chef du dortoir n°4. Depuis son incarcération, il vit comme une ombre, ne s’autorisant aucune amitié, aucun plaisir, aucun rêve. A quoi bon ? Il va bientôt mourir…
L’arrivée de Clara, une nouvelle patiente, va cependant tout bouleverser…

Sarah Pinborough nous revient avec cette romance young adult qui flirte avec le drame en mettant en scène un adolescent, Toby, qui a renoncé à vivre sous prétexte qu’il va bientôt mourir.
Préférant la solitude de la nuit, le garçon rythme ses journées pour s’isoler de ses pairs. Il ne veut plus souffrir. Il a déjà donné en renonçant à sa vie d’avant… Quand Clara fait irruption dans son univers calfeutré, Toby se rebelle avant de se laisser amadouer par la belle qui déborde de joie mais aussi de vie. Ensemble, ils expérimentent l’Amour avant de nourrir des projets d’évasion…

Les personnages sont touchants par le contraste qu’ils nous proposent. Toby incarne le solitaire qui a renoncé tandis que Clara endosse le rôle de la porteuse d’espoirs. Leur duo fait des étincelles, bouleverse le quotidien de la maison, éclabousse les seconds rôles qui profitent de ce changement pour commencer eux aussi une nouvelle vie.

La structure du récit est nette. Elle correspond à celle de la romance qui chemine entre le doute et l’euphorie depuis la rencontre jusqu’au dénouement final.
Le thème des premiers amours est ici traité avec sincérité et générosité.

Personnellement, même si j’ai apprécié ce roman, j’aurais aimé qu’il nous éclaire davantage sur la maladie et ses conséquences ainsi que sur le rôle du Sanatorium dans la vie et la mort des patients.
Dès le début du livre, cette pièce secrète fait l’objet de tous les questionnements alors on ne peut s’empêcher de se demander ce qui s’y passe, voire d’échafauder des hypothèses quant à la suite du récit… Cependant, à mesure que les pages se tournent, le lecteur comprend que cette question n’est plus centrale, comme si l’auteure avait changé de scénario en cours de route pour ne plus se concentrer que sur la romance et la dimension humaine de la mise à l’épreuve qu’elle a souhaité privilégier.

La Maison des Morts est un livre convaincant du point de vue de la romance et touchant dans les relations qu’il construit mais il manque pour moi d’intensité.
Le thème de la maladie et du Sanatorium étaient vraiment porteurs, ils auraient amené le frisson que j’attendais, la surprise qui m’aurait conduite vers le coup de coeur…
Je ne suis pourtant pas déçue car, au final, La Maison des Morts est une belle histoire d’amour que je recommande à toutes les âmes sensibles, à la recherche d’éternité.

Du feu de l’enfer de Sire Cédric

Synopsis :

Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et soeur. Un jour, l’une des combines d’Ariel tourne mal et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s’accumulent autour d’eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s’intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l’épreuve les liens du sang ».

 

Mon avis :

La parution d’un nouveau thriller signé Sire Cédric est toujours un véritable moment de joie dans ma vie de grande lectrice. L’expérience a été un peu particulière parce que c’est la première fois que je lis la version numérique et non le format papier d’une de ses oeuvres. Cela étant dit, je suis reconnaissante envers les éditions Presses de la Cité et https://s2.netgalley.fr de m’avoir aider à constater que quelque soit le support : chacun de ses livres est différent du précédent. L’écriture de mon écrivain favori ne cesse de s’améliorer.

Dans Du feu de l’enfer, le lecteur est confronté à l’ambiguïté des liens familiaux. Alors qu’ils n’étaient que des enfants Manon et Ariel Virgo, ont découvert le corps en décomposition d’un homme dont l’ultime choix a été de se pendre. Pour elle, cette vision d’horreur est à l’origine des soins qu’elle apporte aux défunts. (Je suis d’ailleurs très satisfaite de tout ce que j’ai appris sur le sujet). Pour lui, ce souvenir douloureux est la conséquence directe d’une existence vécue à l’ombre des lois et de sa soeur qu’il n’a jamais été en mesure de protéger. Ecrire qu’il est rongé par la culpabilité n’est rien à coté de ce que ressent ce « magouilleur ». J’espère qu’il parviendra à vous surprendre autant que moi !

Ici, la dimension fantastique n’est présente qu’à travers les descriptions d’aliénation des membres de plusieurs rassemblements sectaires. La vue du sang des êtres humais et des chiens qu’ils massacrent ont pour effet de les mettre en transe. Cet état second agit en même temps sur les personnages et sur le lecteur. Ils sont tous victimes d’hallucinations. Le fantasme se confond avec la réalité. La volonté de se hisser au rang des Dieux se nourrit de la sensualité, de la sueur, de l’ignorance des âmes égarées.

Cette danse macabre dure depuis des années. Elle arrange les personnalités politiques d’une grande ville de France et implique un bon nombre de retournement de situation. Nos nerfs sont à vif. La puissance du texte ne laisse pas indifférent(e). Elle laisse dans son sillage un sentiment une impression de déjà vu mais le courage de certains intervenants m’en est pas moins remarquable. Cet ouvrage est une « tuerie » au sens propre comme au sens figuré !

 

Date de sortie : 9 mars 2017. Éditeur : Presses de la Cité. Collection : Sang d’encre. 560 pages
21,50€ / 14,99€
Sites internet : http://www.pressesdelacite.com / http://www.sire-cedric.com

La Veuve de Fiona Barton

Synopsis :

« La vie de Jane Taylor a toujours été ordinaire.

Un travail sans histoire, une jolie maison, un mari attentionné, en somme tout ce dont elle pouvait rêver, ou presque.

Jusqu’au jour où une petite fille disparaît et que les médias désignent Glen, son époux, comme LE suspect principal de ce crime.

Depuis ce jour, plus rien n’a été pareil.

Jane devient la femme d’un monstre aux yeux de tous.

Les quatre années suivantes ressemblent à une descente aux enfers : accusée par la justice, assaillie par les médias, abandonnée par ses amis, elle ne connaît plus le bonheur ni la tranquillité même après un acquittement.

Mais aujourd’hui, Glen est mort. Fauché par un bus.

Ne reste que Jane, celle qui a tout subi, qui pourtant n’est jamais partie. Traquée par un policier en quête de vérité et une journaliste sans scrupule, la veuve va-t-elle enfin délivrer sa version de l’histoire ? »

 

Quelques mots sur l’auteure :

« Fiona Barton, née à Cambridge, est journaliste et a travaillé au Daily Mail, au Daily Telegraph et au Mail on Sunday. Elle a remporté le prix de  » Reporter de l’année  » aux British Press Awards. Elle vit aujourd’hui dans le sud-ouest de la France, La Veuve est son premier roman ».

 

Mon avis :

La veuve m’a été conseillé par ma maman qui m’informe souvent des ouvrages dont on parle beaucoup à la télévision puisque par choix je ne suis pas connectée aux chaînes nationales. A moi ensuite, de lire les résumés pour savoir si je vais me les procurer ou pas. Il faut reconnaître que celui-ci est très tentant.

Ce thriller psychologique me promettait de belles heures de lecture. L’intrigue se déroule entre 2006 et 2010. Curieusement, lorsque son mari meurt dans un tragique accident, Jane n’a pas l’air si triste que ça. C’est à grand renfort de flash-backs que nous découvrons pourquoi. Dans le même temps, la mère de la fillette kidnappée, l’inspecteur en charge de l’enquête policière et les journalistes à l’affût de la moindre information donne une vue d’ensemble sur cette inextricable situation. L’esprit de déduction du lectorat va être mis à rude épreuve car il lui incombe de démêler le vrai du faux.

On se rend très vite compte de la souffrance de ce couple qui ne peut pas avoir d’enfant. A la base, leurs intentions ne sont pas mauvaises mais les activités auxquelles ils s’adonnent en cachette pour combler ce vide intérieur sont malsaines. Leur amour semble avoir évoluer vers un sentiment plus négatif : l’amour aveugle devient une forme de manipulation. Jane et Glen auront tenté de se libérer de leurs secrets du pouvoir de la presse et de cette ambiance noire qui, comme le pétrole contraint toutes les personnes impliquées de près ou de loin à l’immobilité.

Les secondes qui suivent la fermeture de ce livre sont décisives car en sortant de son état de choc le lecteur sait à quel point il a été remué ou pas par cette histoire. Pour ma part, j’aurais préféré plus d’action et moins de réflexion et de paroles mais Fiona Barton signe ici un vrai casse-tête qui devrait plaire aux mordus de romans à suspense.

 

Date de sortie : 12 janvier 2017. Éditeur : Fleuve éditions. 416 pages
13,99€ / 19,90€
Sites internet : https://www.fleuve-editions.fr / http://www.franceloisirs.com

Creuse la Mort de Paul Clément

Un service Presse bien sympathique suite à une demande de l’auteur. Je vous remercie pour la proposition et votre confiance Paul Clément.

Auteur : Paul Clément

Editeur : Auto-édité

Genre : Horreur, Thriller

Synopsis : Que feriez-vous si chaque nuit une fosse était creusée dans votre jardin ?

Vous la rebouchez ; une nouvelle vous y attend le lendemain. Vous interrogez les autorités ; nul ne vous répond.
C’est la situation à laquelle Frédéric, un banquier de province, est confronté lorsqu’il découvre un beau matin une mystérieuse fosse en plein milieu de sa pelouse. Décidé à en découvrir l’origine, il est loin de se douter de l’ampleur que les événements vont bientôt prendre. Et s’il creusait sa propre tombe ? Celles de sa famille et de ses proches ?

Enfoncez-vous dans l’horreur avec Creuse la Mort.

 Une citation : « En quelques jours, j’ai l’impression d’être devenu un personnage de fiction. Un héros né de l’esprit torturé d’un banal auteur qui s’amuserait à chambouler ma vie pour se divertir »

Ma note : 17/20

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Mon avis : Tout commence avec Fred, banquier en province, et un simple trou creusé dans son jardin, apparu comme par magie. Mais c’est le début de quelque chose de plus gros et de plus horrifique qui va aller crescendo tout au long du roman. Paul Clément nous happe dans son univers avec une facilité déconcertante. La plume est fluide, intéressante, et possède une certaine force. Chaque détail possède son importance, et le tout est sans fioriture, pas de descriptions ennuyeuses de plusieurs pages. Le suspens est bien présent, certaines scènes sont si étranges qu’elles paraissent irréalistes et pourtant… Fred semble s’enfoncer dans sa folie provoquée par ces trous de plus en plus nombreux dans cette petite ville, mais personne ne réagit. Vision d’une société égoïste, ne pensant pas aux autres et ne réagissant que bien trop tard. L’auteur nous tient en haleine et termine avec une fin brillante, bien qu’à mon goût trop rapide, mais m’ayant laissé sur les fesses. Plus d’une fois, je me suis dit que cette histoire serait digne d’un Stephen King, et sur plusieurs points, Paul Clément marche dans ses pas. Cet écrivain fait parti des petits pépites en auto-édités, qui font que je suis fière de les découvrir, les lire, avoir la chance de pouvoir les chroniquer, et les soutenir comme je le peux. Je manque un peu de mots pour décrire correctement cette lecture qui m’a retournée, alors n’hésitez pas à lire Creuse la Mort.

Les Enfants de l’ourse – Les Partisans de l’astre de Sylvine Ploix-Hugé

Le royaume de Mehgnad est plongé dans les ténèbres sous la domination du Voile, malédiction de Râyvshasa, maître suprême du vent, du tonnerre et de la pluie, depuis que l’Astre, déçu par le comportement des hommes, s’est retiré, brisant l’harmonie du monde. Sur l’île du Nord, la plus isolée de toutes, l’impétueuse Chandi et ses amis, formés par les moines dès leur plus jeune âge, grandissent dans l’ignorance du monde qui les entoure. Chaque jour, ils apprennent l’art du combat, avec persévérance, en attendant leur cérémonie d’Initiation qui leur révélera peut-être un pouvoir exceptionnel. Mais tout bascule quand un moine trahit leur confiance. La suspicion et l’effervescence s’installent. Quels mystères cache l’orphelinat sur leurs origines ? Nataraj est prêt à tout pour découvrir la vérité et il s’enfuit. La vie de Chandi et ses amis ne sera plus jamais la même… Ennemi ou allié, chacun révélera sa véritable nature alors que l’heure de l’affrontement approche.

 

J’ai acheté ce livre à LivreParis2017 dans le stand des Hauts de France et je ne suis pas déçu.

Je vous avouerai que j’ai eu un peu de mal avec les personnages au début mais l’auteure nous réserve des surprises. Elle nous distille les caractères au fil des pages pour finir en apothéose.

C’était d’autant plus étrange que l’histoire commence sur les chapeaux de roue puis… je vous laisse découvrir 😛

Quoiqu’il en soit c’est une montée en puissance tout au long du livre qui accroche. Je l’ai dévoré en 1 journée et demie malgré les 460 pages. Ce n’est pas haletant, Sylvine nous laisse tout de même respirer un peu.

Le style est efficace, moderne et très bien rythmé. C’est un livre qui se lit tout seul.
C’est une très bonne surprise. Vivement la suite !

Bonne lecture

The New Order de Chris Weitz

Après avoir échappé au Vieillard et à ses expériences sur l’île, Jefferson, Donna et leurs compagnons sont capturés par des militaires qui les conduisent sur un navire de guerre. Emprisonnés et interrogés sur les événements qu’ils ont vécus, ils passent des journées de solitude avant d’être contactés par une organisations secrète qui se dit prête à les aider… Mais l’évasion programmée tourne mal. Et tandis que Jefferson regagne le continent pour sauver les survivants, Donna est conduite en Grande-Bretagne pour être vendue au gouvernement anglais.
Chacun de leur côté, les héros iront de découvertes en découvertes, toutes plus surprenantes les unes que les autres. Entre manipulations politiques et intérêts personnels, l’avenir de l’humanité est en jeu…

Dès le début de ce second tome, le ton est donné : nos héros, Jefferson et Donna sont en danger. Désormais, ils ne doivent plus survivre physiquement dans une société devenue jungle et chaos mais tenter de préserver leurs idéaux. Et tandis que Jefferson se lance dans un nouveau combat espérant sauver le peu d’humanité qu’il reste sur le continent américain grâce à son sang, Donna, elle, lutte pour conserver ses libertés fondamentales.
Avec la voix de Jefferson, l’auteur explore le domaine politique et idéologique. Il cherche à nous faire réfléchir sur les différents modèles de société qui existent ainsi que sur les stratégies de communication pour rallier un groupe à sa cause.
En donnant la parole à Donna, Chris Weitz cherche à nous expliquer ce que serait le monde, de son point de vue, si la super puissance américaines venait à disparaître. Il nous propose un modèle où les libertés individuelles seraient bafouées, un monde dans lequel certains états profiteraient de l’aubaine pour s’emparer du pouvoir, une société où les enjeux économiques, après avoir été bouleversés, redistribueraient les cartes.
Dans ce roman, l’auteur utilise aussi la voix de Peter pour explorer la piste religieuse dans ce monde sans cadre ; il fait également revivre l’un des personnages que l’on croyait mort pour nous replonger dans une situation de survie pure, motivée par l’instinct mais aussi la vengeance…

En lisant The new Order, le lecteur entre dans un récit complexe tant au niveau des concepts que de l’intrigue. Les rôles sont constamment inversés et les acquis s’effondrent.
La fin reste ouverte, floue, si bien que l’on peut tout imaginer…
Le récit bien que passionnant comporte des passages peu adaptés au niveau de lecture du public visé, les adolescents, mais qui, pour ma part, m’ont complètement séduite.
Sans être véritablement engagée, cette œuvre a le mérite de nous proposer une réelle réflexion sur le fonctionnement de notre monde et vaut le coup d’être découverte non seulement pour son style tantôt subtile, tantôt acide, mais aussi et surtout pour les idées qu’elle développe.

Un Palais d’Épines et de Roses, Tome 1 : Un Palais d’Épines et de Roses de Sarah J. Maas

Issue d’une famille bourgeoise ruinée, la jeune Feyre est obligée de chasser pour nourrir les siens. Au cours de l’une de ses expéditions en forêt, l’adolescente tombe sur un énorme loup. Se sentant menacée, elle décoche une flèche qui assassine non une bête, mais un Grand Fae, ces êtres immortels qui vivent de l’autre côté du mur, dans le royaume de Prythian, et qui vouent une haine féroce aux humains. A son retour chez elle, Feyre reçoit la visite impromptue d’un autre Grand Fae aux allures de monstre qui réclame dédommagement pour le crime commis. Une vie contre une vie…
Feyre est emmenée de force au royaume des immortels, elle appartient désormais au Seigneur de la cour du Printemps qui peut disposer d’elle comme il l’entend. Mais la jeune fille, loin de désespérer, se promet de trouver vaille que vaille le moyen de rentrer chez elle…

Séduite par le titre et la magnifique couverture de ce roman, j’ai ouvert les pages d’Un Palais d’Épines et de Roses sans vraiment savoir à quoi m’attendre…
Si le début du livre pose les bases de la vie de Feyre, le récit prend très vite des allures de conte revisité dès lors que la jeune fille franchit la frontière du royaume de Prythian. Car Feyre est prisonnière d’une cage dorée telle une Belle contrainte de vivre aux côtés d’une Bête… A l’image du célèbre conte, l’héroïne déteste son ravisseur, Tamlin, avant d’être troublée par son raffinement et sa bonté. Elle tombe, elle aussi, amoureuse de son geôlier au moment même où, pour la protéger, celui-ci la chasse de ses terres. Dès lors, Feyre nourrira une nouvelle obsession : délivrer son Prince de la malédiction qui le ronge. Et, contre l’avis général, la Belle retournera parmi les immortels où elle découvrira que son amour a été fait prisonnier par la Dame de la Montagne, seule responsable du Mal qui décime le royaume de Pythrian. Alors, n’écoutant que son courage et son amour, la jeune fille décidera de s’engager dans un combat plus qu’inégal en défiant la Dame. Car pour sauver Tamlin, elle est prête à tout. Entre épreuves et stratégies, Feyre devra faire fi du danger, mettre de côté ses convictions et oublier jusqu’à ce qu’elle ressent. Prise dans un jeu de dupe, la jeune fille sera même prête à vendre son âme…

En commençant ce premier tome, j’ai de suite été captivée par l’univers fantasy un peu moyenâgeux du roman mais aussi par le caractère rebelle et froid de l’héroïne. L’arrivée de Feyre au royaume de Pythrian m’a ouvert les portes du conte mais en tournant les pages, la magie s’est vite arrêtée. Et malgré les efforts de l’héroïne pour conquérir sa liberté, je me suis ennuyée… jusqu’à ce que la Belle revienne sauver sa Bête pour plonger le récit dans un nouveau genre, celui de la quête de la levée de la malédiction. Dans cette partie, le romantisme cède sa place à la rancœur, à la vengeance ainsi qu’à la lutte, avant d’utiliser le compromis qui atteindra son paroxysme lorsqu’il s’agira de sacrifice. Les ruses auxquelles l’héroïne doit faire face sont nombreuses et palpitantes. Le décor et l’ambiance du livre deviennent aussi sombres que le coeur de Feyre qui se perd en alliances trompeuses mais nécessaires.

Les personnages sont tous captivants, pleins de subtilité avec leurs facettes multiples. Personnellement, j’ai eu un gros faible pour Rhysand dont l’ironie et les manières allègent sur la fin la dimension tragique des épreuves. J’ai regretté cependant que celui de Tamlin repose trop sur celui de la Bête.

Le style de l’auteure est impeccable, plaisant et riche.

Au final ce premier volet a failli ne pas me convaincre avec son entrée en matière vraiment trop lente (il faut attendre les deux-tiers du récit pour qu’il se passe enfin quelque chose d’original). Le dernier tiers a rattrapé mon attention grâce à la dynamique des épreuves et à la naissance de la relation entre Feyre et Rhysand.
J’ai maintenant hâte de savoir ce que le second tome nous réserve…
Pour les lecteurs patients !

Rose ascendant pourpre de Marianne Bp

Synopsis : 

« Mélinda, une jeune femme parisienne, travaille et se meut dans une routine déconcertante. Soudain, elle apprend qu’avec son père elle a tué sa mère mais ne s’en souvient pas. . . Mélinda va alors mener une bancale enquête en quête de sens. Voilà un étrange premier roman, l’héroïne, nous fait d’abord un portrait cinglant – et malheureusement combien juste – du monde du travail. C’est ironique, drôle, cocasse et saugrenu. Elle va quitter ce travail, partir aux Antilles, y vivre d’autres expériences, entre rêve et réalité, normal et paranormal ».

 

Mon avis :

On m’a confié le premier ouvrage auto-édité de Marianne BP en espérant qu’il me plaise. Je ne savais à quoi m’attendre en commençant ce petit livre qui, dès la couverture m’a donné envie de passer outre mon aversion pour « la couleur des filles » : le rose.

Comme à une liane, je me suis accrochée à chaque jeux de mots, à chacune des énumérations, à chaque anglicismes, à chacune des expressions familières ou encore inconnues des lecteurs avec délectation. C’est avec vivacité et humour que cette nouvelle plume manie la langue française.

La nouveauté contenue dans ces pages peut dérouter mais elle devient vite une dépendance. Dans Rose ascendant Pourpre, les écueils de la vie ont un tout autre sens. Ce roman a tout d’un grand, ses vertus sont bénéfiques pour l’esprit et pour le moral, c’est un très bon début dans la jungle littéraire.

 

Date de sortie : 7 juillet 2016. Éditeur : Lulu.com. 210 pages. 11,61€ / 0,99€

C’est lundi, que lisez-vous ? [03/04]

Rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. J’ai repris la relève après Mallou, le récap des liens se fait maintenant par ici.

 

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

 

Bonjour

Cela fait une éternité que je n’ai pas fait un « C’est lundi, que lisez-vous ? »
Je vous rassure, ce n’est pas de la fainéantise, c’est juste que nous sommes trois permanents sur le blog et je ne voyais pas comment faire.
Mais après tout, je n’ai pas besoin de Mélissa et d’Axelle pour le faire ! 😛

Alors voici :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
– Darkwood tome 1 Heaven forest d’Andréa Deslacs
– Voyageurs tome 3 Les Voleurs de rêves d’Emilie Zanola
– Les Enfants de l’ourse – Les Partisans de l’astre de Sylvine Ploix-Hugé

 2. Que suis-je en train de lire ?
– J’ai commencé Chaurasi de France Tournier (mais là je fais une pause :-/)
– Le dérobeur d’âmes de Kristin-Fanelly Andrews

  3. Que vais-je lire ensuite ?
– Finir Chaurasi de France Tournier
– Le Souffle d’Erya tome 1 Le Pacte de Rhaban de Cédric Michel Bouet

 

Bonne lecture !!!

Voyageurs tome 3 Les Voleurs de rêves d’Emilie Zanola

Voilà quelques mois maintenant que vous suivez les aventures de Liana et de ses amis.

Les voleurs de rêves sont sur le point de prendre le contrôle de la Cité des Rêves et de la Terre.

Il est temps pour vous de rejoindre le combat de Liana et de découvrir son secret !

Avis aux rêveurs, soyez prêts cette nuit, tout va se terminer.

Sinon, n’ouvrez pas ce livre et passez votre chemin…

 

Merci aux éditions VFB de me permettre de finir cette saga d’Emilie Zanola.

Mais quelle imagination !!!

J’ai pris un grand plaisir à lire Emilie même si il m’a fallu attendre un peu (trop) après le dénouement de cette trilogie.
A ce propos, je regrette qu’il n’y aie pas un petit résumé du tome précédent. Mais bon, je suis vite revenu à Chambéry.

Je disais donc… J’aime beaucoup la plume de Dame Zanola. C’est très fluide et rythmé.
On est tenu en haleine jusqu’aux dernières pages. J’ai pu me poser qu’à l’épilogue avec un « Ouf ».

Côté émotions et personnages nous ne sommes pas en reste. L’auteure nous fait passé par toutes les couleurs. Nous vivons avec les personnages, nous ressentons autant qu’eux.

Bref c’est une très bonne saga qu’il vous faut découvrir de toute urgence !!!

Bonne lecture.