Tout un univers !!! Seyrawyn

Bonjour les proseurs !

Aujourd’hui je ne vais pas vous parler d’un livre en particulier mais de quelque chose d’ÉNORME !

Alors que je me baladais au milieu des stands du festival Trolls & Légendes, je suis tombé sur eux !
Au détour d’une allée j’ai découvert un univers complet.
Les auteurs québécois présentaient une saga de dragonniers avec tout un monde allant du tout jeune lecteur aux jeunes adultes.

Vous avez donc une série pour les 7 ans et + nommée Les Dragonniers où les jeunes méritant vont prêter le serment du dragonnier, accompagné d’un code de vie. Il devra protéger et éduquer l’oeuf de dragon qui lui sera confié.
Les ouvrages sont écrits en gros caractères, avec une histoire simple où une leçon de vie y est décrite. Au besoin un lexique est disponible pour les mots difficiles, dont voici le tome 1.

Par la suite vous avez la série pour les 9-12 ans où les jeunes gardiens commencent leur entrainement de dragonnier dans 6 aventures où nos héros apprendront les techniques nécessaires à leur tâche de gardiens, mais où ils devront aussi démontrer leurs compétences ainsi que prouver leur courage.

Et enfin, la série pour les 13 et +, Nos jeunes héros deviennent des gardiens de territoire en passe de devenir dragonnier. Cette saga permet la découverte de soi et de mettre en pratique les savoirs acquis jusqu’à maintenant.

C’est vraiment un univers complet qui assure le développement de nos chers bambins quelque soit leur âge.

J’ai trouvé ça vraiment excellent !

Par contre leur site internet ne semble pas très à jour et très/trop commercial. Bref c’est une machine à vendre.

Tout cet unvivers ce nomme Seyrawyn comme vous l’aurez compris édité chez les Editions McGray.
Comme je le disais, vous pouvez découvrir sur leur site internet https://www.seyrawyn.com/, le glossaire des oeufs de dragon avec leurs qualités et leurs attributs, des oeufs de dragons, des armes pour les gardiens et tous les dérivés possibles et imaginables.

Je vous laisse maintenant découvrir ce monde !

L’Arbre à chats de Jeanne Sélène et Isaa

Sur chacune des branches de mon arbre, vit un chat. Il y a celui qui aime dormir, celui qui préfère grignoter, celui qui tempête de colère et celui qui pleure… Venez tous les découvrir, je vous invite ! En chacun de nous, pousse un arbre étrange, un arbre à chats !

Merci à Jeanne d’avoir confié son livre aux monstres.

Elles nous offrent toute une palette d’émotions et de sensations qui parlent aux enfants. Ils se projettent facilement à la place des chats, un animal que tous aiment.
Les illustrations emmènent les monstres dans leurs imaginaires, tout en couleurs. Autant pour les tous petits comme #3 les couleurs attirent l’oeil. Il y a également assez de détails pour les plus grands tels que #1.1 et #1.2.

C’est un très beau livre que les enfants re-découvrent à chaque lecture.

#1.1 : J’ai bien aimé la dernière image, j’ai préféré le chat cuisinier et celui qui rêve
#1.2 : j’adore les images, les textes, j’adore les chats et l’histoire est hyper cool. Mon préféré est celui du rêve.
#3 : j’adore tout moi :-P, moi aussi c’est mon préféré

Elle voulait juste marcher tout droit de Sarah Barukh

Synopsis :

« 1946. La guerre est finie depuis quelques mois lorsqu’Alice, huit ans, rencontre pour la première fois sa mère. Après des années à vivre cachée dans une ferme auprès de sa nourrice, la petite fille doit tout quitter pour suivre cette femme dont elle ne sait rien et qui lui fait peur, avec son drôle de tatouage sur le bras. C’est le début d’un long voyage : de Paris à New York, Alice va découvrir le secret de son passé, et quitter à jamais l’enfance. Comment trouver son chemin dans un monde dévasté par la guerre ? 1946. La guerre est finie depuis quelques mois lorsqu’Alice, huit ans, rencontre pour la première fois sa mère. Après des années à vivre cachée dans une ferme auprès de sa nourrice, la petite fille doit tout quitter pour suivre cette femme dont elle ne sait rien et qui lui fait peur, avec son drôle de tatouage sur le bras. C’est le début d’un long voyage : de Paris à New York, Alice va découvrir le secret de son passé, et quitter à jamais l’enfance. Comment trouver son chemin dans un monde dévasté par la guerre ? »

 

Quelques mots sur l’auteure :

« Sarah Barukh a 35 ans et travaille dans la communication. Elle a créé sa propre entreprise. Elle voulait juste marcher tout droit est son premier roman ».

 

Mon avis :

J’aime lire des romans qui se déroulent sous l’occupation allemande. Là, j’avais envie d’une histoire d’après guerre pour compléter ma collection d’ouvrage sur ce thème et parfaire ma vision sur cette sombre période. Ma maman est née en 1946. Comme Alice, elle a assisté aux lancés de pâtes à mâcher et de barres chocolatées par les américains. Elle garde de doux souvenirs de cette présence étrangère mais sécurisante.

Dans Elle voulait juste marcher tout droit, Alice est très attachante. Du haut de ses dix ans, elle nous donne à lire le point de vue des survivants de la seconde guerre mondiale. La violence du conflit est responsable de l’absence de ses parents. Entre émotions et suspense, le lecteur va suivre les aventures d’une fillette qui n’a de cesse d’essayer de se faire aimer de ceux qui sont responsables de son éducation. Tour à tour, sa gentille nourrice qui, l’a caché pendant un an à la campagne, l’assistance sociale dont le métier consiste à faire en sorte qu’elle retrouve un semblant d’équilibre familial, sa mère dont les frêles épaules ont bien du mal à porter le poids d’une année de privation, l’homme distant qui lui sert de « père » et Vadim cet « oncle » acariâtre qui croit avoir tout perdu en perdant la vue vont l’aider à s’affirmer.

Sa détermination ne connait pas de limite. Tout ce qu’elle souhaite c’est apprendre à connaître Diane, celle qui lui a donné la vie et dont la santé se dégrade au fil des pages. L’intrigue est rudement bien menée. Par amour, ce petit bout de chou va quitter tout ce qu’elle connait, traverser l’Atlantique puis revenir sur ses pas à Paris pour rassembler les échanges manuscrits, les bouts de tissus, les photographies comme un puzzle et ainsi en finir avec les questions, les mensonges, les secrets qui entourent son existence.

Ce premier roman de S. Barukh est juste… WHAOU !!

 

Date de sortie : 1 février 2017
Éditeur : Albin Michel. Collection : LITT.GENERALE
427 pages
21,50€ / 14,99€
Site internet : http://www.albin-michel.fr

Les Lutins urbains Tome 4 Le péril Groumf de Renaud Marhic

On a volé le jouet préféré du pacha-héritier ! C’est en visite dans la Grosse Cité que le jeune prince du Pépettochistan a été dévalisé. Du coup, son père menace de déclencher la 3e Guerre mondiale si le responsable n’est pas retrouvé…
Voilà un travail pour Gustave Flicman. Car selon les autorités, aucun doute : encore un coup des Lutins Urbains ! De retour à l’Université d’Onirie, c’est pourtant un tout autre voleur que notre héros découvre…
L’étrange coupable et son complice, Le Troll, ne tardent pas à quitter la ville. En voiture Simone ! Gustave décide de suivre le duo. Il ne sait pas que l’attend le plus fou, le plus périlleux des voyages qu’il n’ait jamais imaginé…

 

Une nouvelle fois Les Lutins urbains sont venus passé les vacances à la maison pour la quatrième fois nous ramenant un yéti (?) et un Troll, ils rentrerons chez eux aujourd’hui.

Pauvre Flicman !!! Que lui tombe t-il encore sur le coin du nez.

Faites attention à ce que votre imaginaire peut produire car pour ce tome, les dégâts risquent d’être très graves pour votre foyer.

Encore une fois l’auteur nous emmène dans le monde d’Onirie avec des légendes urbaines cette fois ci. De péripéties en délires, le pauvre Flicman se retrouve au bord de la crise de nerf, est-ce qu’il va s’en sortir ? C’est juste insoutenable.

En tout cas, ma lecture n’aura durée que quelques heures tant le style est fluide et addictif.

Et vous avez toujours c’est Pssittt qui permet au reporter de l’imaginaire de discuter avec nous pendant que nous sommes en train de lire. Il a même embauché des jeunes lecteurs pour sauver l’histoire !

Très bonne lecture !

 

Chaurasi de France Tournier

Une énigme métaphysique dans un univers coloré inspiré de la mythologie indienne. L’Inde du 22 ème siècle. Tout commence par la découverte d’une mystérieuse formule tracée sur le mur d’un complexe hospitalier. D’où vient-elle ? Qui l’a dessinée ? Chaque jour, depuis que le monde est monde, les Dieux lancent les dés sur un plateau cosmique en forme de croix, le Tabar. Les âmes sont leurs pions, conditionnés dans des ateliers. Aidé par les Joueurs Divins, un quanti-généticien qui n’a rien demandé décrypte la formule. Et les problèmes commencent… Que veulent les Dieux manipulateurs ? Pourquoi révéler à la Terre une loi des plus cachées de l’univers ? La découverte du savant dérange les Trois Mondes : la Terre ainsi que les Sur-Mondes. Un oiseau sale et caquetant le poursuit. Le mystérieux Drish, le voleur d’âmes, l’épie: ami ou ennemi ? Difficile à dire…Une Déesse l’aime. L’aime-t-elle vraiment ? Sur Terre, poursuivi par les lobbies qui ont tout à perdre avec cette découverte, ainsi que le Commandeur des Asayas, un fanatique religieux, le scientifique fuit. Sa course éperdue l’entraîne dans une quête spirituelle, une quête d’Absolu qui le mène dans les Trois Mondes et en Enfer. Et pendant ce temps, le Maître des Trois Mondes rit. « Ah ah !  » Il les a bien eu, ces humains !

 

Merci à l’auteure de m’avoir fait confiance en m’envoyant son ouvrage via booknode.

Comment vous parler de ce livre ?
Cela va être un réel défi !

Je vais commencer par : qui a plus de besoin l’un de l’autre ? Les hommes qui sont guidés par les divinités ou les divinités qui n’existent que par les hommes ?
Quoiqu’il en soit l’aspect humain est au centre de la trame, l’humain et l’Amour avec un grand A. Une abnégation, un effacement de soi pour s’élever au-dessus de la réincarnation, pour sortir du circuit et rejoindre le Créateur de toute chose.

La trame ? c’est du haut vol, il faut vraiment s’accrocher. J’ai dû faire une pause à la moitié de ma lecture, lire un autre livre et reprendre. Genre de la fantasy littéraire ?! Ça se dit ? Vi !
Oui, là je déconne mais il faut bien ça.

Imaginez une partie d’échec de 430 pages ! Il y a de tout. Il y a du meurtre, du complot, de la trahison que ce soit chez les humains ou les divinités sans parler des châtiments et autres récompenses. C’est intense et dense.
En plus l’auteure nous chamboule en variant les rythmes. Un chapitre court, un chapitre long, un où il n’y a pas grand chose à découvrir comme si c’était pour faire une pause, puis ça repart.

Mais le truc que j’ai adoré… c’est la façon dont parle les divinités. C’est un régal. Quelqu’un me parle comme ça dans la rue, je lui fait un gros bisou. C’est désuet et suranné à souhait, plait-il !

Bon, c’est un bon livre, mais prévoyez une bonne semaine, de quoi faire une pause. C’est très littéraire et dense, mais un bon livre !

Bonne lecture.

L’Oiseau des Neiges de Tracy Rees

Retrouvée nue, dans la neige, par Aurélia, la fille de grands propriétaires bourgeois de l’Angleterre victorienne alors qu’elle n’était qu’un tout petit bébé, Amy Snow a grandi dans l’ombre d’une cuisine sans savoir quoi faire de sa vie. Son amitié avec Aurélia l’a protégée un temps de la méchanceté du maître et de la maîtresse de maison, mais maintenant que son amie est décédée suite à une insuffisance cardiaque, Amy doit désormais quitter le manoir pour suivre son propre chemin… Ou plutôt celui qu’Aurélia lui a réservé en organisant une chasse au trésor qui, de lettres en lettres, va conduire la jeune fille sur les traces d’un terrible secret…

L’Oiseau des Neiges ne correspond en rien aux lectures que j’ai l’habitude de dévorer. Ici pas de meurtre ni de régime politique à combattre, juste un parcours initiatique qui entraîne le lecteur dans l’univers mondain de l’époque victorienne anglaise.
A travers ce roman, nous suivons donc Amy, jeune fille de dix-sept ans, orpheline, obligée de quitter sa vie ainsi que « sa demeure » au moment où elle est le plus fragile, au décès de son amie et confidente, Aurélia. Ce début est marqué par le chagrin mais également par la découverte de la chasse au trésor organisée par la défunte qui permet à Amy de surmonter son deuil pour aller de l’avant. A mesure que les étapes se succèdent, Amy évolue. Elle se rend compte que les rêves qu’elle avait jusqu’alors poursuivis n’étaient pas les siens. D’abord confrontée à une famille aimante, Amy apprend à s’estimer pour ce qu’elle est, à mieux se connaître en même temps qu’elle découvre des pans de la vie d’Aurélia qu’elle ne soupçonnait pas. Introduite dans le cercle de la très grande bourgeoisie, Amy apprend ensuite l’indépendance et le discernement tandis que les événements mondains la transforment en femme forte et affirmée. Enfin, Amy rencontre l’amour et son désir de terminer sa quête sur les traces d’Aurélia devient irrépressible… Mais peut-elle seulement abandonner la partie sans connaître le tout dernier secret de son amie ?

Écrit à la première personne du singulier, le roman nous bouleverse par la force des émotions qu’Amy partage avec nous.
Le style claire, travaillé sans pour autant être lourd, est séduisant et contribue à nous plonger dans l’ambiance victorienne.
Les personnages qu’ils soient masculins ou féminins sont tous parfaits dans leur rôle. Personnellement, j’ai beaucoup apprécié la vieille Mrs Riverthorpe et ses sarcasmes plein de sens ainsi que le mystère qui entoure Mr Garland.
D’un point de vue structurel, j’aurais préféré que le livre soit davantage rythmée par les énigmes. Que le challenge annoncé au départ entraîne l’héroïne vers un suspense plus intense. L’auteure a choisi, elle, de dépeindre l’évolution psychologique de son personnage au détriment de la tension et c’est un choix que je respecte même si, par moment, j’ai trouvé que l’histoire manquait de rebondissements et de surprises.

Au final, L’Oiseau des Neiges tient plus, pour l’héroïne, du chemin de croix que de l’aventure mais c’est un chemin qu’il est plaisant de suivre aux côtés de cette jeune fille fragile, timide et respectueuse qui devient sous nos yeux la femme presque moderne et déterminée à réussir sa vie malgré son handicap de départ.
Un livre un peu classique à mon goût mais qui regorge de sentiments et de romantisme.

Damoclès de Fatou Ndong

Synopsis : 

« Madelyn Johnson, jeune afro-américaine de 17 ans pleine de vie, va malgré elle apprendre que tous les « blancs » ne sont pas tolérants face aux gens de « couleur ». Nous découvrirons l’évolution du racisme à travers les années avec les combats de Malcom X et Martin Luther King…

 

Mon avis :

J’ai « Damoclès » dans ma pile à lire numérique depuis 2015. Il a d’abord été publié chez Valentina. Il l’est maintenant chez les éditions Anyway. Ce changement de maison d’éditions me faisait craindre que le texte ait subi de nombreuses modifications mais Fatou Ndong m’a confirmé que ce n’était pas le cas.

Ce roman sur la ségrégation m’a toujours fait envie même si le sujet est sensible surtout pour moi, « la fille au coeur d’ébène.( J’aimerais d’ailleurs dédier ce billet à Babacar mon maître de stage qui, en 2009 a prit soin de moi comme si j’étais sa propre fille durant mon séjour au Sénégal et avec lequel je continue de discuter par mail malgré les 5000 km qui nous séparent ).

Ce roman met en scène Madelyne, Sebastian et Sean. Ils sont nés le même jour dans un hôpital aux abords du Mississippi. Leur enfance, ils la passèrent ensemble sans se soucier du fait que Maddy soit une afro-américaine de condition modeste et qu’ils soient blancs et issus d’une famille aisée du nom de Jackson. Mais l’adolescence et la montée du racisme vont détruire cette belle entente.

J’ai été vraiment captivée par histoire. Je n’ai eu de cesse de me demander ce qu’il adviendrait de ces personnages qui, comme dans la vraie vie, prennent de bonnes de mauvaises décisions.

L’ensemble est bien écrit. Les chapitres alternent les points de vue de tous les protagonistes qui tentent de survivre au mieux à des actions et des liaisons tempétueuses. Le choix d’inclure des citations, des passages de certains discours devenus tristement célèbres donnent du poids à l’intrigue.

J’ignore si d’autres lecteurs ont été dans le même cas mais j’ai parfois eu du mal à faire la différence entre les évenements du  présent et ceux du passé. J’étais dubitative quant au peu d’informations contenues dans l’épilogue. La relation entre la pétillante Maddy et le doux Sebastian va t-elle survivre à l’injustice ? La rumeur qui dit qu’une suite est en préparation est elle fondée ?

 

Date de sortie : 30 août 2016
Éditeur : Anyway. Collection : Découverte. 336 pages.
15,90€
Site internet : http://www.anywayeditions.com

La Magie du rangement de Marie Kondo

Synopsis :

« Mettre de l’ordre dans votre intérieur afin d’améliorer votre quotidien et changer littéralement votre vie : voilà de quoi il s’agit ! Vous êtes dubitatif ? Laissez-vous surprendre par la méthode de Marie Kondo qui a déjà séduit plus de 2 millions de lecteurs dans le monde… »

 

Mon avis :

Je me prépare à vivre de grands changements en rentrant dans la vie active après six ans passées à la  faculté. La simple idée de travailler dans le milieu littéraire entraîne un regain d’énergie que j’ai besoin de canaliser. En effectuant les démarches administratives, auxquelles la jeune femme handicapée que je suis ne peut pas échapper, je me suis dit que je devais profiter de mon temps libre pour faire du tri à la maison. En deux jours, j’ai rangé mon vaisselier, un de mes chiffonniers, mes deux grandes bibliothéques et mon bureau. Mon casque visé sur les oreilles, j’ai mis en vente une trentaine de livres dont certains ont déjà trouvé un nouveau foyer. J’ai jeté trois cabas de prospectus, de bons de réduction et quelques vieilles nappes en gardant bien à l’esprit que je ne devais garder QUE les objets qui sont associés à de bons souvenirs.

Je ne peux nier l’efficacité des conseils de M. Kondo même si à mes yeux, il ne s’agit en aucun cas d’une méthode à proprement dite. Je dois mettre le doigt sur le fait que certaines expressions sont  souvent répétées. L’approche manque de concret. On nous explique ce qu’il faut ranger mais jamais précisément comment il faut s’y prendre.

L’auteur vit au Japon. Elle ne semble pas au courant qu’en France nous devons garder par exemple, nos bulletins de salaire pendant plusieurs années. A vrai dire, je suis contente de ne pas m’être débarrassée de mes relevés de compte de l’année 2014 car ils m’ont servi de preuve suite à une erreur commise par les impôts sur ma dernière déclaration. Je ne suis pas totalement convaincue par la « méthode Konmari ».

Y a t-il des volontaires pour faire un ménage de printemps qui allégera à la fois vos placards et votre esprit ?

 

Auteure : Marie Kondo. Lu par : Estelle Vincent
Durée : 5 h 12 min. Version intégrale | Livre audio
Date de publication : 08/06/2016
Éditeur : Audiolib
Lien profond : http://www.audible.fr/mt/freetrial/?source_code=VER30DFT1BkSoMe121815000H
Site internet : www.konmari.fr

La solitude des enfants sages de Martine Duquesne

Synopsis :

« Un homme disparaît après une dispute conjugale. La police lance des recherches. Dans l’angoisse de l’attente, les souvenirs refont surface dans l’esprit de sa fille, Angélique. Souvenirs de l’Algérie des années 1961 et 1962, où la guerre sous toutes ses formes provoque un séisme familial. Peur des attentats, mais aussi moments d’insouciance et de partage avec la soeur de coeur d’Angélique, Djamila. Le récit alterne deux temporalités, entre l’enquête sur la disparition du père et le vécu algérien chaotique d’Angélique, apportant émotion et suspens ».

 

Mon avis :

J’ai d’abord accepté de lire La solitude des enfants sages parce que « les évènements » racontés dans ce livre font échos à un pan de mon histoire familiale. Mes grand-parents paternels étaient des français nés en Algérie ou plus communément appelés des Pieds Noirs. Le samedi ou le dimanche midi, nous aimions partager un repas souvent composé de Chachouka, d’omelette oranaise et de poulet aux olives façon tajine. Il n’était pas rare que pour le dessert, mon grand-père serve des fruits déguisés. Toutes ces recettes me mettent encore l’eau à la bouche ! Ils ne sont malheureusement plus de ce monde pour confirmer ce que je suis en train d’écrire mais je pense que ce couple bienveillant a su conserver des habitudes acquises au Maghreb tout en acceptant courageusement de repartir à zéro dans le sud de la France.

Ce texte fut assez difficile à lire pour moi car mon papa avait cinq ans lorsqu’il a quitté sa ville de naissance : Casablanca au Maroc. A peu de choses près, il aurait pu lui aussi, raconter ses souvenirs comme le fait celle que j’ai surnommé affectueusement Angèle. J’ai aimé son caractère. Lorsqu’en 2010, elle doit porter main forte à sa mère suite à la disparition suspecte de son père, elle fait preuve d’un grand calme. Ce retour au domicile parental dans le Jura, lui permet de se remémorer des moments forts en émotion à Sebdou au début des années 1960. Elle a sept ans à l’époque. Le langage enfantin qu’elle utilise pour décrire un quotidien rythmé par les attentats, les disputes incessantes de ses parents et l’incompréhension que suscite sa passion pour la lecture, apporte une touche d’innocence à un livre qui rend hommage aux survivants de cette guerre civile dont personne ne semble guérir vraiment.

Curieusement, je termine cet ouvrage en ayant le coeur léger comme si j’avais passer du temps avec « Soso » et « Gigi »… Ma prochaine lecture sur le sujet s’intitule Juifs d’Algérie hier et aujourd’hui – Mémoires et identités par Joelle Allouche-Benayoun et Doris Bensimon édité il y a longtemps par la Bibliothèque historique Privat.

 

Date de sortie : 16 mars 2017
Éditeur : La Cheminante. Collection : ROMAN. 248 pages
20€
Site internet : http://www.lacheminante.fr

Le dérobeur d’âmes de Kristin et Fanelly Andrews

Dans une vie future, la Terre est sous l’influence d’une société secrète qui a infiltré la plupart des institutions. Son leader est prêt à tout pour atteindre l’objectif qu’il s’est fixé.
Quand Agathe a créé son blog, elle ne s’imaginait pas qu’elle deviendrait leur centre d’intérêt. Travaillant dans l’armée de terre, elle commet une grave erreur en piratant le site des Renseignements Généraux. Elle n’a pas d’autre choix que d’intégrer la DCRG. Elle ignore que sa vie va prendre une toute nouvelle direction, là où elle ne s’attendait pas à trouver des réponses.
C’est au moment de sa rencontre avec Victor, revenu en France pour se venger de son père, que son pire cauchemar refait surface. Serait-ce le fruit de son imagination ? Elle va mener l’enquête en parallèle, car de nombreux cadavres sont découverts. L’humanité serait-elle victime d’une nouvelle épidémie, ou tout simplement d’un sérial killer d’un nouveau genre ?
Agathe et Victor sont la clé. Ils vont devoir s’associer et découvrir comment et pourquoi ils sont liés, au point que leur mission va bouleverser leurs croyances sur les origines de la vie.

 

Je voudrai remercier les auteures de m’avoir fait confiance en me permettant de lire leur ouvrage.
C’est une lecture commune avec Mélissa du blog Les pages de Mélissa.

C’est une dystopie orientée adolescent mais elle convient très bien à un lecteur adulte. L’histoire est profonde avec une vision de la naissance de l’âme assez originale, pour peu que l’on a l’esprit ouvert. C’est cohérent, surtout dans le monde de la littérature fantastique. Par contre, il faut savoir s’accrocher afin de connaître le dénouement.

Ce que j’ai le plus apprécié est le style foncièrement moderne de cette écriture à quatre mains.

L’interaction entre les personnages est puissante, parfois dure, souvent empli d’amour, mal compris ou exprimé. De protéger les personnes que l’on aime n’est pas toujours aisé et de faire les bons choix… Et bien cela peut s’avérer être très compliqué.

De cela les auteures nous distillent les informations tout au long du livre. Nous n’en prenant vraiment connaissance à la toute fin. Ça donne un rythme surprenant auquel on s’habitue aisément.

Je regrette juste, l’arrivée tardive de l’aspect fantastique. Bien sûr dans la première partie du livre on ressent le côté surnaturel mais je n’arrivais pas à appréhender le rôle d’Agathe et Victor.

En dehors de ce petit point, j’ai pris un grand plaisir à lire cette histoire.

Bonne lecture !

 

L’avis de Mélissa :

Tout comme Yannick, je tiens à remercier les auteures qui ont la gentillesse de nous confier leur « bébé ». Ce qui n’est pas toujours une chose très aisée.

Avec le Dérobeur d’Âmes, Kristin et Fanelly Andrews entraînent le lecteur dans une dystopie mêlant science fiction et fantastique. L’intrigue, racontée à deux voix, explore plusieurs genres. Si la trame principale de l’histoire appartient au roman policier avec une enquête, une récolte d’indices et une confrontation, la romance et le thriller s’invitent également à la fête pour apporter leur sel.

Avec la voix d’Agathe, une jeune fille de 25 ans, ex-militaire, hackeuse à ses heures et surtout membre de la DGSE, on plonge directement dans l’action. Kidnappée par les hommes de Patrick Connor, l’illustre magnat des affaires, parce qu’il pense qu’elle lui a volé des informations classées top secret, la jeune détective découvre les prémices d’un complot. Quand elle parvient à s’enfuir, son employeur la place aussitôt sur l’enquête destinée à relier une série de meurtres aussi étranges qu’inexpliqués au richissime homme d’affaires. Intriguée par les données qu’elle a déjà collectées, qui font écho à son histoire personnelle, Agathe s’investit corps et âme dans son investigation jusqu’à infiltrer la secte satanique de sa cible sans savoir qu’elle est sur le point de faire de fameuses découvertes sur son passé ainsi que sur ses étranges capacités de précognition.

Avec Victor, le fils de Patrick Connor, l’histoire prend des allures de règlement de compte car ce dernier, brimé par un père intransigeant et manipulateur, veut désespérément sa revanche. Il s’est fixé un but ultime, faire tomber son géniteur du pied d’estale qu’il s’est construit. Appartenant à une organisation secrète nommée La Légion, qui souhaite soupçonne l’homme d’affaires de tremper dans un complot de grande envergure, le jeune est chargé de récolté des preuves à charge. Son chemin croisa celui d’Agathe qu’il devra initier et protéger.

L’histoire d’amour, en dents de scie, complète intelligemment le scénario, apportant la touche de tendresse ou de tension nécessaire à faire rebondir une enquête qui piétine.

La tension narrative est omniprésente. Le déroulé est fluide et cohérent. Les touches de fantastique, même si elles arrivent un peu tard, sont l’élément singulier du roman.

La psychologie des personnages est forte. L’héroïne, au comportement tantôt masculin, tantôt fragile et mal assurée, m’a immédiatement séduite. Le personnage de Victor, quant à lui, s’apprécie dans la durée.

Mon bémol réside dans le style que j’ai trouvé très fluide lors de la narration discours mais peu naturelle et exagérée dans les phases de dialogues.

Au final, Le Dérobeur d’Âmes est un livre qui se lit vite car l’histoire appelle à la suite. Son côté thriller parsemé de romance m’a complètement convaincue. Les indices sont distillés tout au long du récit et les personnages sont assez attachants. Cependant, je pense que l’univers ainsi que les thèmes abordés séduiront davantage un public plutôt adulte qu’adolescent.