La Délicatesse du homard de Laure Manel

Synopsis :

« François, qui s’occupe d’un centre équestre en Bretagne, découvre un jour une jeune femme inconsciente au pied d’un rocher. Prêt à appeler les secours, il se ravise et, sans trop savoir pourquoi, la ramène chez lui pour la soigner. À son réveil, l’inconnue paraît en bonne santé, mais peu encline à s’expliquer. Elle déclare s’appeler Elsa mais refuse qu’on lui pose des questions. Commence alors une étrange cohabitation, où l’un et l’autre se mettent peu à peu à nu sans pour autant totalement révéler les secrets qui les rongent. Et même si ce duo en s’apprivoisant s’apaise, chacun souhaite continuer à se protéger, quoi qu’il en coûte. Qui est Elsa ? Que cache-t-elle ? Quelle vie est-elle en train de fuir ?

Un roman à deux voix. Deux voix qui se racontent, et se taisent. Deux voix qui laissent place aux pas des chevaux, au vent qui plie les herbes sur la dune, au ressac sur le rivage et aux souvenirs échoués sur le sable ».

 

Quelques mots sur l’auteure :

« LAURE MANEL est enseignante dans le Maine-et-Loire. La Délicatesse du homard, son premier roman publié en papier, a connu un incroyable succès sur Internet depuis sa parution ».

 

Mon avis :

A Alexandre, mon frère-fantôme…

J’ai lu La délicatesse du Homard en une matinée. Qu’on le veuille ou non, on se laisse porter par cette histoire. Mon homonyme Axelle a de nombreux points communs avec moi. Nous préférons par exemple, toutes les deux notre second prénom qui représente à lui seul notre résilience…

C’est avec une belle aisance que l’écrivaine décrit les faits et gestes des personnages principaux. Les plages bretonnes sont LE cadre idéal pour que François et celle qui se fait appeler Elsa, puissent renouer avec les joies de la vie de famille. Les ballades à cheval sont un bonus !

Je vais suivre la carrière de L. MANEL avec attention. Voici une citation qui explique le titre de ce roman qui m’a beaucoup touché : Mon François c’est un peu un homard… un peu dur, un peu pinçant au premier abord. Mais derrière la carapace, il y a une délicatesse subtile et impromptue, goûteuses qui ravit mon esprit.

 

Date de sortie : 18 mai 2017
Editeur : Michel Lafon. Collection : Hors collection
275 pages
18,95€ / 3,99€
Sites internet de la maison d’éditions : http://www.michel-lafon.fr / https://s2.netgalley.fr

L’Amour entre les lignes de Tia Cotant

Au lendemain de son retour de son voyage dans les Contes de Grimm et dans le Journal d’Anne Frank, Amandine, veut poursuivre ses aventures dans les livres. Alors qu’elle plonge au coeur d’un nouveau roman, elle va faire une rencontre inattendue, elle n’est pas la seule a pouvoir voyager dans les livres, Victor, un jeune garcon de l’age d’Amandine, se trouve aussi dans ce roman. Qui-est-il ? Que fait-il la ?

 

Waouuuuuuuuu !
Quelle évolution !
J’écrit cette article alors que je n’en suis qu’au deux tiers du livre.

Tia nous emporte dans ses émotions, ses envies et ses sensations d’adolescente, Bor… de me… (chute il y a des oreilles d’enfants). D’ailleurs, je conseille cet ouvrage dès 10 ans jusqu’à… , on part dans l’univers d’Amandine avec une telle facilité, le style est très fluide, je me suis laissé emporter dès le premier chapitre.
C’est super bien fait, bien travaillé, les émotions sont à fleur de ligne.
La recherche de soi, des autres, ami(e)s ou amour hors smartphone et réseaux sociaux, c’est très bon.

Comme je le disais j’en suis au 2/3, pour moi Victor deviendra… Ah ! Ah ! Ah ! Vous avez cru que j’allais vous le dire. Il faut d’abord que je le finisse pour en avoir la confirmation. Peut être vous le dirai-je, ou pas !

Bon j’y retourne ! A plus tard :-P.

Je viens de le finir et … pffffffff ! Dur !

Merci à Tia de m’emmener comme ça ! Peu d’auteur(e)s ont réussi à me faire cet effet là, j’en ai du mal à finir mon article tant mes yeux sont embués. Bon je vais me moucher :-D.

Je vous souhaite une très très bonne lecture avec cette merveille.

P.S. : Bon ben Victor ne sera pas ce que je pensais, mais alors pas du tout.

La Débusqueuse de mondes de Luce Basseterre

Contrairement à ce que les Humains ont longtemps cru, la Terre n’est pas le centre de l’univers et elle est loin d’être l’unique monde habité. L’espace grouille de vie. Mais si l’intelligence n’est pas l’apanage des seuls mammifères bipèdes… la bêtise non plus. En compagnie de D’Guéba et Otton, embarquez à bord de Koba, le cybersquale, pour un rocambolesque roadtrip intersidéral.

 

Bon ! Je vous avoue que je ne suis pas fan de science-fiction, mais j’ai voulu m’y essayer avec la plume de Luce Basseterre.

L’auteure nous balade de civilisations en civilisations, plus ou moins commodes. Toutefois elles sont le reflet de notre société. Les plus humains des personnages ne sont pas forcément les humains, justement. La capitaine D’Guéba, une batracienne, se révèle, au fil des pages, plus sociable qu’elle veut nous faire croire.

La plupart des personnages sont des sauveteurs, mais d’autres sont des destructeurs, des voleurs et c’est de ceux-là que partira l’intrigue

Il semble, d’après ce que j’ai lu de cet ouvrage, qu’il y ait des références à de grandes plumes de la SF. Peut-être ! Je n’en lis que très peu. Je n’en connais pas spécialement les codes non plus. Pour moi le monde, l’univers que nous crée l’auteure est cohérent, peut être qu’un peu plus de visuel m’aurait d’avantage plus.

Le rythme se fait d’un chapitre=1 personnage principal. Luce nous emmène de galaxies en systèmes solaires à bord de son cybersquale, d’actions en tractations, ce qui fait que l’on ne s’ennuie pas. Et comme la lecture se fait fluide avec un style moderne, les pages défilent. J’en arrivais à la fin et la situation ne se décantait pas ! Mais où nous emmène l’auteure ?

Puis le bouquet final !!! Étonnant ! La Nature reprend ses droits.

Même si c’est de la science-fiction, j’ai passé un bon moment de lecture.

A la Folie de Cindy Lia

Infirmière fraîchement diplômée en psychiatrie, Alicia rejoint l’équipe du Center Hospital, vieille institution au cœur de New-York dont les légendes précèdent la réputation. Entre secrets et phénomènes inexplicables, la bâtisse renferme son lot de mystères. À commencer par Julian, un patient au tempérament de feu qui, à peine arrivé, donne déjà du fil à retordre aux équipes en place. Alors que la loi du silence règne entre les murs, Alicia se retrouve au cœur d’une série de meurtres non résolus qui la plongent rapidement dans une enquête au péril même de sa vie…

 

Mon avis :

Avec A la Folie, le lecteur pénètre immédiatement dans un thriller psychologique envoûtant qui met en scène une infirmière inexpérimentée mais pleine de bonnes intentions, Alicia, au prise avec sa vie personnelle mais bien décidée à s’affirmer par son métier et les responsabilités qui lui incombent. Pourtant, dès le premier jour, rien ne se passe comme prévu. Un patient la prend en otage, des menaces sont glissées dans son vestiaire, des cadeaux étranges l’attendent sur le pas de sa porte… Alicia en est certaine, quelqu’un cherche à la déstabiliser. Mais pourquoi ? L’infirmière mène l’enquête et tandis que l’étau se resserre autour d’elle, des pans de son passé et de sa vie vont éclater…

En commençant cette lecture, je suis immédiatement tombée sous le charme de la plume de l’auteure, Cindy Lia. Les mots sont bien choisis, les phrases portent les émotions et les dialogues apportent la touche d’énergie nécessaire à l’envolée de ce texte.

Le scénario ne reste pas en reste. Oscillant entre suspense et tension amoureuse, l’intrigue s’intensifie page après page pour devenir complètement addictive à mesure que le mystère s’épaissit autour de l’héroïne et que les pistes prennent de la vigueur pour nous dérouter. Chaque élément est pensé, réfléchi pour alimenter le thriller et perturber les attendus.

Les personnages sont extraordinaires, profonds, crédibles, touchants… L’héroïne en tête. Grâce à son récit à la première personne, Alicia nous emporte dans son histoire, son passé, ses phobies pour ne plus nous lâcher jusqu’à cette conclusion surprenante.

Alors vous l’aurez compris, A la Folie est un véritable coup de coeur littéraire pour moi. Un livre qui m’a arraché des frissons de peur mais qui a également su me toucher par sa sincérité, son humour, sa modernité et son analyse.

Je remercie énormément les Éditions Plumes du Web pour m’avoir confié la chronique de ce roman à côté duquel je serais sans doute passée… Grave erreur, ce livre est une pépite qu’on ne peut plus lâcher une fois commencé et qui, je l’espère, gagnera au plus vite votre PAL pour un plaisir garanti.

The Effigies, Tome 1 : Les Flammes du destin de Sarah Raughley

Les Fantômes – des créatures de cauchemar, mélange de chair pourrissante et de ténèbres –, terrorisent l’humanité depuis une centaine d’années. Pour les affronter, les pouvoirs surhumains des Effigies sont apparus peu après et, même si désormais, des boucliers protègent les grandes villes de la menace, les quatre dépositaires de cette puissance inimaginable – étrangement, toujours des femmes – sont aujourd’hui des célébrités mondiales. Ces capacités, ainsi que la somme des souvenirs de chaque combattante, se transmettent à la mort de chaque Effigie à son héritière, choisie au hasard quelque part sur la planète. Leurs hauts faits, leurs coups d’éclat et leurs frasques sont disséqués sans fin par les médias, et elles provoquent l’admiration d’une partie du grand public, qui se méfie pourtant de la Secte, la mystérieuse organisation chargée de les chapeauter.

À seize ans, Maia, dont la jumelle est morte dans un incendie, idolâtre, comme autrefois sa soeur, les Effigies. Quand Natalya, l’Effigie du feu, meurt dans d’étranges circonstances et que Maia est choisie pour prendre sa place, elle a du mal à comprendre ce qui lui arrive. Elle cache d’abord la vérité à son entourage… jusqu’au jour où le bouclier de New York présente une défaillance : y fait son apparition, pour la première fois, un homme énigmatique, Saul, qui semble capable à la surprise générale de contrôler les Fantômes. Terrifiée, sans préparation au combat, Maia se retrouve propulsée dans l’arène, contrainte de se battre aux côtés de trois jeunes filles qui, malheureusement, ne veulent plus entendre parler les unes des autres. Rongée par la timidité, Lake n’a presque plus aucun rapport avec Chae Rin, elle-même mise à la retraite pour son impulsivité et sa violence, et toutes n’inspirent que le mépris à Bella, froide et incroyablement puissante. Sans compter que les souvenirs de Natalya reviennent, étouffants, hanter la conscience de la toute nouvelle Effigie.

Maia saura-t-elle survivre à l’entraînement de la Secte et unir ses camarades ? Quel secret cache Saul, qui semble littéralement changer de personnalité à intervalles réguliers ? Entre combats homériques et enquête glaçante sur les vraies raisons de la mort de Natalya, depuis la découverte du passé de ses camarades jusqu’à la révélation des ténébreuses origines de la Secte, la jeune fille se retrouve aspirée dans une dangereuse spirale : le feu qui couve en elle pourrait bien la consumer tout entière !

Mon avis :

The Effigies, Les Flammes du Destin commence tambours battants dans la ville de New York lorsqu’une armée de spectres, profitant d’une défaillance du système de protection de la cité, attaque la population… Et tandis que Maia, jeune lycéenne peu sûre d’elle, nouvellement promulguée Effigie, cette guerrière aux pouvoirs élémentaires, tente de sauver sa peau ainsi que celle d’une petite fille, elle est repérée par la Secte, l’organisation chargée d’éradiquer toute menace. Emmenée par une équipe conduite par Belle, l’égérie des Effigies, pour accomplir sa toute première mission, Maia pénètre avec appréhension dans un monde que, jusqu’alors, elle ne suivait qu’à travers les tabloïds et les forums de fans pour découvrir une réalité bien éloignée de ce qu’elle s’était imaginée… Les Effigies ne sont pas les héroïnes qu’elles vénéraient mais des pantins à la solde de la Secte qui ne cesse d’édicter des lois sans véritable fondement. Lorsque des souvenirs des anciennes Effigies, mortes au combat, font irruption dans sa tête, Maia est troublée par la discordance entre ce qu’elle voit et ce qu’on s’évertue à lui dire. Alors quand un certain Saul, un garçon étrange qui possède certains pouvoirs dont celui de contrôler les spectres, cherche à la contacter, la jeune fille ne sait plus quoi penser… En menant son enquête, Maia va découvrir les dessous d’une histoire abracadabrante dont les répercussions mettront en péril sa vie et celle de ses camarades Effigies.

Si le scénario rebondit d’actions en actions sans jamais s’arrêter, le livre, lui, répond au classique du genre fantastique avec une opposition entre deux groupes qui s’affrontent pour gagner le pouvoir et dont l’héroïne va subir les mensonges ainsi que les menaces jusqu’à l’éclatement de la vérité.
Avec ce premier tome, la saga démarre plutôt fort en semant des graines de mystère tout au long des pages. Le lecteur est happé par la tension narrative qui le transporte de missions en missions sans jamais pouvoir vraiment dénouer les fils de l’intrigue qui se tissent à son insu.
Les souvenirs apportés par les précédentes Effigies ainsi que le dédoublement de personnalité qui affecte Saul, ce personnage ambigu, considéré tout d’abord comme LE méchant de l’histoire avant de devenir un maillon essentiel dans la chaîne d’énigmes à résoudre représentent, à mes yeux, les points forts du roman.

Le personnage de Maia reste cependant assez conventionnel puisqu’on retrouve une héroïne novice et malléable, au prise avec des événements qui la dépassent et qui va utiliser cette épreuve pour se forger une identité propre. L’originalité de son caractère repose surtout sur le fait qu’elle refuse d’utiliser ses pouvoirs, estimant d’une part ne pas mériter le don qui lui est fait et d’autre part, ne pas être à la hauteur des nouvelles responsabilités qui lui incombent.
En ce qui concerne les autres Effigies, on peut souligner la présence de Belle, la taciturne du groupe, qui apporte la touche de relief nécessaire à ce récit ainsi que la présence de Rhys et Vasily, ces gardes du corps aux buts pour le moins contradictoires.

La lecture est facile et agréable car le style reprend les codes classiques de ce genre d’œuvre.

The Effigies, Les Flammes du Destin, est donc pour moi le premier épisode d’une saga fantastique young adult assez réussie. Reste à savoir si les questions laissées en suspend dans ce premier opus seront reprises et expliquées dans les prochains tomes.
A suivre…

Reboot Tome 1 : Reboot de Amy Tintera

Dans un monde où le virus KDH fait mourir les gens et rebooter les plus jeunes, la SHER, l’organisation gouvernementale qui régit le monde, recueille ces morts redevenus vivants pour en faire des soldats obéissants, traquant froidement les criminels ainsi que les contestataires. Wren fait partie de l’élite. Avec ses 178 minutes de mort, elle est le meilleur soldat qui existe, doublée d’une formatrice hors paire.
Lorsque Callum, surnommé 22 en raison de ses 22 minutes de non-vie, devient son apprenti, personne ne comprend. Pourquoi la jeune fille perd-elle son temps avec ce presque humain ? Wren, elle, fait fi des rumeurs qui circulent car, avec Callum, c’est comme si sa vie reprenait le chemin des émotions trop longtemps oubliées.
Mais en laissant ses sentiments l’envahir, 178 va vite se rendre compte que son idéal de vie, jusqu’alors contrôlé et raisonné, va beaucoup changer…

Curieuse de découvrir l’histoire qui se cachait derrière ce synopsis énigmatique, j’ai ouvert Reboot.
L’univers dystopique m’a aussitôt séduite ainsi que cette rencontre improbable entre deux personnes qui n’auraient jamais dû se fréquenter.
Wren est aussi professionnelle et méthodique que Callum est sentimental. L’alchimie qui s’instaure entre eux malgré le poids du regard des autres, et en particulier de l’administration, rend le récit attractif. Pourtant, passé l’introduction, le livre retombe dans la banalité de la rébellion classique et attendue qui se manifeste par : une évasion, une course-poursuite et une quête au remède miraculeux. Le run-trip est long et il n’apporte pas grand chose à l’intrigue si ce n’est le rapprochement des deux héros qui aurait eu lieu quoiqu’il arrive.
Reboot n’est donc pas la lecture que j’attendais. Je pensais trouver une héroïne forte et compliquée, elle n’est en fait qu’une jeune recrue naïve qui change d’avis aussi vite qu’elle tombe amoureuse malgré son reconditionnement exceptionnel. De ce point de vue, j’ai trouvé l’histoire peu convaincante voire caricaturale.
Malgré tout, Reboot est un roman qui se lit facilement, eu style fluide et agréable. Dommage que le scénario soit resté dans les sentiers battus.

L’Ombre des émotions d’Anadeline Grey

Maxime et Owen, deux frères, décident de faire une surprise à leur mère lorsqu’une petite ombre fait son apparition. Elle va les conduire dans des aventures pleines d’émotions qui va les mener jusqu’en Australie où ils y feront une découverte des plus touchantes…

 

Voici un très joli parcours initiatique aux pays des émotions.
L’auteure nous démontre qu’il est possible en les exprimant de trouver un équilibre.

Ce texte de rêve, si je peux me permettre, est très poétique, empli d’amour.
Par l’intermédiaire de cette ombre, Maxime et Owen vont vivre un rêve, un rêve où l’amour pour leur mère est omniprésente. Ils vont découvrir grâce aux aborigènes, d’autres façon d’aborder les émotions, les vivre et les rendre plus fort.

Comme vous pouvez le lire, les émotions sont au centre de cet ouvrage et plutôt que de les intériorise pour paraître plus fort nous nous rendons compte que c’est tout le contraire.

Il peut être intéressant de le faire lire aux enfants qui ont parfois des difficultés à gérer leurs émotions, ce que je ferai avec #1.

Bonne lecture

Dakota song d’Ariane Bois

Synopsis :

« New York, 1970. Shawn Pepperdine, jeune de Harlem, assiste, horrifié, au meurtre de son meilleur ami. Pour échapper aux assassins, il trouve refuge dans les sous-sols du Dakota, l’immeuble le plus mythique de Manhattan.

Au coeur d’une ville en pleine ébullition, le Dakota reste, lui, immuable : un club très fermé, un château médiéval sur Central Park, un havre de paix des « rich and famous ». S’y côtoient Lauren Bacall, Leonard Bernstein et Rudolf Noureev. Ici, Polanski tournera les images du film Rosemary’s Baby.

Devenu le premier portier noir du Dakota, Shawn côtoie ses résidents : Nigel, Abigail, Nathan, Cherie, Becky, Andrew, Tyler et les autres. Quand la plus grande star du monde, John Lennon, emménage à son tour, l’immeuble et sa communauté s’enflamment… »

 

Mon avis :

L’un des précédents romans d’Ariane Bois intitulé Le gardien de nos frères avait été un coup de coeur. Celui-ci ne concerne pas la Shoah. Cela étant dit, il est encore basé sur des faits réels. Dans Dakota Song, on croise le destin hors du commun de Shawn et de prés d’une dizaine d’autres personnages. Le style d’écriture est aussi imagé que dans mes souvenirs. En parlant d’images, l’ambiance et le lieu d’action de cette histoire m’ont beaucoup fait penser à la série diffusée sur Netflix : THE GET DOWN.

Peu à peu, le lecteur devient l’un des résidents du Dakota, un immeuble de Central Park situé dans l’arrondissement de Manhattan à New York. C’est avec une belle énergie que la décadence des années 1970 nous est décrite. La propension d’alcool, de drogue, de sexe ET cette force des uns et des autres à survivre à la misère, à la violence, au racisme : rien ne nous est épargné.

En lisant ce livre j’ai eu le sentiment d’être la petite souris qui veut toujours tout savoir sauf que cette fois sa curiosité est satisfaite. L’actrice Lauren Bacall (1924-2014), l’artiste Andy Warhol ( 1928-1987) ont par exemple vécu dans ce logement collectif. Le musicien John Lennon a même été assassiné devant… Quand la réalité se mêle à la fiction, c’est bon.

 

Date de sortie : 30 mars 2017
Editeur : Belfond. Collection : ROMAN
450 pages
20 € / 13,99€
Site internet : http://www.belfond.fr

Everything everything de Nicola Yoon

Synopsis :

« Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de « maladie de l’enfant-bulle ». En gros, je suis allergique au monde. Je viens d’avoir dix-huit ans, et je n’ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l’observe, et nos yeux se croisent pour la première fois. Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera certainement un désastre ».

 

Quelques mots sur l’auteure :

« Nicola Yoon a grandi en Jamaïque et à Brooklyn. Elle vit aujourd’hui à Los Angeles avec sa fille et son mari, qui a réalisé les illustrations intérieures de ce livre. Everything, everything est son premier roman ».

 

Mon avis :

Les couleurs de la couverture disent tout de la positivité que l’on va trouver dans cet ouvrage Young Adult. Dans mon esprit, les visages de Shailene Woodley et Ansel Elgort ont remplacé ceux que j’aurais pu imaginer en lisant Nos étoiles contraires. Je ne voulais pas commettre la même erreur avec Everything everything. J’ai lu cette romance aux allures de drame en une nuit. La simplicité du style d’écriture de madame Yoon correspond parfaitement à celui employé par des adolescents. On pourrait croire que pour Madeline et Olivier la vie est un long fleuve tranquille mais au delà de leur physique attrayant et de l’aisance financière de leurs parents : ils souffrent. Maddy est retenue prisonnière dans son appartement en raison d’une immunodéficience innée. De son côté Olly, est témoin des violences conjugales faites sur sa mère. Heureusement, les dessins, les sms ou les lettres qu’ils échangent rythment et allègent ce récit poignant.

Je ne discute pas la volonté de l’auteure de placer l’amour au centre de son histoire mais les agissements des amoureux s’enchaînent trop rapidement. L’organisation de leur fugue dont je tairais la destination est précipitée. Autre chose, elle souffre d’une maladie incurable pourtant elle est capable de faire tout un tas d’activités avant d’avoir un malaise. Tout ceci manque de crédibilité au point que je me suis plus d’une fois demandé si l’héroïne principale était vraiment atteinte de DICS…

Le dénouement est attendrissant mais je m’attendais à ce qu’il soit plus détaillé.L’adaptation filmique sort aux Etats-Unis le 19 mai 2017. Aux dernières nouvelles, elle sera visible chez nous au mois de juin de la même année. J’espère que le jeu des acteurs saura dissiper les zones d’ombres qui ont marqué cet apparent moment de détente.

 

Date de sortie : 6 avril 2016
Editeur : Bayard Jeunesse. Collection : BAY.DIV.LIT+12
370 pages
16,90€ / 11,99€
Site internet : http://www.bayard-jeunesse.com

Le Voyage de Lilya de Stephan Abarbanell

« Palestine, 1946. Lilya Wasserfall, jeune femme intrépide, entre dans la résistance contre la puissance internationale mandataire. Sa première mission : partir à la recherche d’un scientifique disparu, Raphael Lind, dans les ruines de l’Europe d’après-guerre. Pour les Anglais, il est mort dans un camp de concentration. Pourtant tout porte à croire que Raphael vit toujours. Commence alors un périple semé d’embûches qui la conduira de Jérusalem à Londres en passant par le camp de Bergen-Belsen en Allemagne, point d’orgue de son voyage. Lilya emmène le lecteur dans sa quête effrénée de vérité, découvrant ainsi des aspects inédits des heures les plus sombres de l’Histoire ».

 

Quelques mots sur l’auteure :

« Stephan Abarbanell est né à Brunswick en 1957 et a grandi à Hambourg. Depuis 2013, il dirige la station culturelle de la radio publique rbb Berlin-Brandebourg. Père de trois enfants, il a souvent voyagé en Israël, sur les traces de sa propre famille. Le Voyage de Lilya est son premier roman ».

 

Mon avis :

J’ai pris un coup de froid… Je suis fatiguée mais après avoir dormi plusieurs heures et avalé mes médicaments, je me sens d’attaque pour vous faire part de mes impressions concernant Le voyage de Lilya.

Ce livre rejoint ma modeste collection d’ouvrages qui se déroulent après la seconde guerre mondiale. On va de surprise en surprise en prenant part à une intrigue intelligemment écrite dans laquelle l’héroïne principale a tout pour elle. Il contient non seulement des dates, des éléments clé sur l’histoire du Proche Orient tout en détaillant les rebondissements quotidiens ou encore les considérations personnelles de notre sympathique « globe-trotteuse ».

J’ai trouvé que ce roman était d’une grande qualité malgré les quelques longueurs qui m’empêchent de lui attribuer une mention « Coup de coeur ». Une chose est certaine : ce titre mérite vraiment d’être davantage reconnu.