Le Souffle d’Erya tome 1 Le Pacte de Rhaban de Cédric Michel Bouet

Galaad, Prince d’Erya, découvre, alors qu’il se croyait démuni face aux différents conflits qui s’abattent sur ses terres, – un conflit religieux d’une ampleur inégalée mais aussi une guerre de conquête qui prend une dimension très particulière lorsque l’on apprend que les Dieux sont partie prenante -, que ses espoirs reposent sur une famille somme toute peu ordinaire. Le père, Balthus, savant hors norme, le fils, Hector, acteur de la reconquête et surtout la fille adoptive, Tara, dont le passé resurgit, peuplé de dragons, de légendes, d’amour et de pouvoir, et avec lui des secrets enfouis qui la propulsent au cœur des événements.

 

Mais quel pieds !

Je le voyais souvent passer sur mon mur, avec des avis positifs mais je ne m’attendais pas à ça.

Ça fait longtemps que je n’avais pas lu de livre fantasy de cette qualité.

Le style est moderne, ce n’est pas du langage parlé, loin de là, cela reste littéraire mais moderne. Il se lit tout seul, c’est quasiment addictif, ne pas avoir d’enfants autour de soi (rires).

L’histoire n’est qu’une montée en puissance, nous voyons l’Ombre recouvrir peu à peu Erya, les futurs héros se débattre, prendre de l’envergure même si la première intéressée ne le sait pas encore dans ce tome.
Il n’y a pas de longueur, de temps mort, je dirai même qu’il y a un très gros raccourci mais qui n’enlève en rien le plaisir de lire ce livre.

L’auteur ne nous lâche pas pour autant dans cet univers inconnu, il nous offre de belles descriptions succinctes mais nettes et claires.

Comme je le disais plus haut, nous évoluons avec les futurs héros, sans être nos voisins, amis ou parents, nous pouvons les suivre, vivre avec eux, grandir avec eux.

Vivement le tome 2 que je puisse voir tout cela se décanter !

Vraiment une très bonne lecture !!! Je vous le conseille vivement à vous qui êtes fan de fantasy.

 

Les Fauves tome 1 Régression de Manon Toulemont

Dans un futur plus proche qu’on ne le croit, l’humanité se trouve divisée en deux. D’un côté, les individus civilisés mènent une existence confortable au sein de mégalopoles ultramodernes et surprotégées. Les règles y sont strictes, les sanctions sévères. Vivant en autarcie, totalement isolés d’une nature qu’ils ne comprennent plus et craignent par-dessus tout, ces citoyens sont les dignes représentants d’Homo sapiens industrialis. Mais à l’Extérieur, loin des ordinateurs, des aliments biosynthétiques et des machines survoltées, certains hommes sont retournés à l’état de bêtes : on les appelle « Fauves ». Criminels de sang et autres personnalités peu recommandables, exilés de la société pour leurs méfaits, peuplent les territoires sauvages à l’écart des villes. Là-bas nulle loi ne subsiste, si ce n’est celle du plus fort.

Nathaniel Darseau, riche et brillant étudiant de la capitale Oxalis, ne semble guère destiné à rejoindre cet enfer. Aucun instinct primitif n’anime ce jeune homme conditionné par une société résolument pacifiste. Il faudrait un incroyable concours de circonstances, une diabolique conspiration, une malchance inouïe pour entraîner notre héros dans cette spirale de violence et de mort…

 

Et bien !
Pauvre Nathaniel :'(, il n’a vraiment pas de bol !

D’entrée, l’auteure nous met dans le bain. Une société javellisée, Un jeune homme qui se laisse tenté par la liberté et un frère qui va tout faire pour le sauver.
Et boum ! Les parents tout aussi javellisés, trahissent le grand frère.
Une longue descente aux enfers commence pour Nathaniel.

Manon nous dépeint un probable futur de notre société et ce n’est pas réjouissant.
Des personnages travaillés à la limite de la caricature. J’adore la mère, horrible à souhait, le père qui s’en fiche royalement et le petit frère, de lui nous ne savons que très peu de chose.
Par la suite, les pathologies des Fauves sont bien décrites, bien amenées au sein de l’histoire.
Dame Toulemont nous montre comme un homme tout ce qu’il y a de plus banal finit par sombrer dans la folie, ce rendre compte qu’il s’est passé quelque chose et tenter de survivre.

L’histoire est parfois un peu longue mais très bien emmené avec ses moments clés où tout bascule.
Le style de l’auteure est moderne, ce n’est pas du langage parlé mais il reste très facile à lire.

Je suis curieux de savoir comment Nathaniel va s’en sortir.
J’ai passé un bon moment de lecture avec Les Fauves et je remercie les éditions VFB de me l’avoir confié.

Bonne lecture !

 

Les Élémentaires de Nadia Coste

Incapable de maîtriser son pouvoir lié au feu, Cassandra, unique héritière d’une  famille noble, s’enflamme à la moindre émotion forte. Espérer mener une vie normale est impossible ! Lorsque la jeune fille entend parler d’une cure miracle à l’autre bout du royaume, elle supplie donc ses parents de l’y envoyer. Mais voyager dans des conditions normales est impensable quand on risque de se transformer en véritable torche humaine à chaque instant : Cassandra devra traverser le pays en chariot, plongée dans un baquet d’eau, escortée par un aventurier débutant doté du pouvoir de l’eau. Hélas, le manque d’expérience de ce dernier pourrait laisser l’héritière sans défense face aux bandits de grand chemin et aux animaux élémentaires qui rôdent le long des routes du royaume…

 

Mon avis :

Avec Les Élémentaires, le lecteur est immergé dans un monde fantasy riche et captivant, obéissant à un système féodal où les grands seigneurs règnent en maître sur leur duché tandis qu’alentour les brigands et la faune sauvage se disputent les chemins.

Tous possèdent des pouvoirs liés aux quatre éléments mais une poignée d’entre eux, victimes de dérèglements hormonaux, ne parviennent pas à les maîtriser. Cassandra, jeune mage de feu, fait partie de ceux-là… Son handicap est tel qu’il l’oblige à passer la majeure partie de son temps dans l’eau d’une piscine pour ne pas déclencher d’incendie. Coupée du monde, de la vie et surtout des gens qui l’aiment, la jeune fille ne rêve que d’une chose : être choisie pour suivre une cure, seule véritable remède contre le mal qui la ronge et la prive de tout. Fille d’un Duc, Cassandra compte sur les relations et l’argent de son père afin d’exaucer son unique souhait…

Quand le miracle se produit et que sa candidature est enfin acceptée, l’adolescente pense être à l’aube d’un nouvel espoir… Les dangers qui parsèmeront son voyage, les complots qui rythmeront sa quête ainsi que l’inexpérience de ses gardes du corps entacheront son optimisme et feront de sa quête un véritable cauchemar…

Si le début du roman m’a convaincue en dressant le portrait d’une riche héritière que l’existence a malmené du fait de son handicap, la suite ne m’a pas emportée malgré un scénario riche en rebondissements.

La ritournelle des péripéties, le caractère un peu particulier de Cassandra qui oscille entre impulsivité, colère et égoïsme, le manque de tension narrative ont eu raison, à la longue, de mon détachement pour cette histoire.

Seul le style fluide de l’auteure, ponctué d’acronymes rigolos, a réussi à me garder entre ces pages.

Les Élémentaires sont donc une petite déception pour moi qui m’attendais à vivre une aventure young adult enlevée ou une romance pleine d’émotions…

L’originalité était pourtant au rendez-vous. Le thème du handicap lié à la magie aurait pu porter cette œuvre vers une dimension plus philosophique…

Je reste sur ma faim. 😦

The Memory Book de Lara Avery

On me dit que ma mémoire ne sera plus jamais la même, que je vais commencer à oublier des choses. Au début juste quelques-unes, mais ensuite beaucoup plus. Alors je t’écris, cher futur moi, pour que tu te souviennes ! Sam a toujours eu un plan : sortir première du lycée et filer vivre à New York. Rien ne l’en empêchera – pas même une anomalie génétique rare qui, lentement, va commencer à lui voler ses souvenirs, puis sa santé. Désormais, ce qu’il lui faut, c’est un nouveau plan. C’est ainsi que naît son journal : ce sont les notes qu’elle s’envoie à elle-même dans le futur, la trace des heures, petites et grandes, qu’elle vit. C’est là qu’elle consignera chaque détail proche de la perfection de son premier rendez-vous avec son amour de toujours, Stuart. Le but ? Contre toute attente, contre vents et marées : ne rien oublier.

Mon avis :

The Memory Book est le journal des souvenirs de Sammie, une lycéenne de 17 ans, brillante, sage et raisonnable qui vient d’apprendre qu’elle est atteinte d’une dégénérescence cérébrale génétique capable de lui faire perdre la mémoire à tout moment.
Persuadée qu’elle peut gérer sa maladie et déjouer le sort dramatique qui lui pend au nez, la jeune fille jette pêle-mêle les événements de sa vie sur le disque dur de son ordinateur portable afin que son futur elle se souvienne précisément de qui elle était vraiment…
Le début du roman est marqué par une rigueur et un sérieux sans faille puisque Sam consigne tous ses faits et gestes ainsi que la moindre de ses impressions. Elle tente de dresser un auto-portrait fidèle, mais le lecteur sent déjà, dans ses propos, qu’elle écrit surtout pour se prouver qu’elle ne sombrera pas, qu’elle sera plus forte que la maladie et qu’elle s’en sortira. Sa rencontre avec Stuart, le garçon de ses rêves, au moment même où les symptômes de son mal se déclarent, fait basculer le récit quotidien dans la romance et ajoute une dimension émotionnelle au discours qui se limitait jusqu’alors à l’auto-dérision. Le mensonge par omission, l’intériorisation, la remise en question vont alors prendre le pas sur la logique pour faire rebondir l’histoire vers cette fin aussi touchante qu’inévitable…

Grâce au style qu’elle déploie, Lara Avery nous immerge dans la tête et le présent de Samantha, nous faisant vivre chaque épisode, qu’ils soient décisifs ou anodins, marquants ou insignifiants, comme si nous étions véritablement dans la peau de l’héroïne. Ainsi, chacun d’entre nous peut s’identifier à ce personnage incroyable qu’est Sammie, côtoyer la pléiade de seconds rôles qui l’épaule ou la confronte à ses erreurs et vivre cette aventure dramatique qui s’intensifie à chaque page tournée.

Si le début ne m’a pas totalement séduite, le contexte ainsi que la personnalité de Sammie m’ont peu à peu charmée jusqu’à cette conclusion terrible qui, il faut bien l’avouer, m’a arrachée quelques larmes.
Certes, le scénario est un peu couru d’avance mais les émotions sont bien placées et le ton qui oscille entre humour et tension dramatique fait vite disparaître les impressions de déjà-vu.
Avec The Memory Book, j’ai passé un moment d’intimité avec l’un des personnages de fiction les plus solides que j’ai jamais rencontré.
A lire pour l’émotion et la sincérité du discours qui dépeint sans détour la vie et les sentiments d’une personne qui s’efface peu à peu…

Coyote de Colin Winnette

Synopsis :

« Quelque part au coeur de l’Amérique, dans une bicoque isolée au fond des bois. Des parents couchent leur fillette de trois ans, comme tous les soirs. Le lendemain matin, ils trouvent un lit vide. La petite a disparu sans laisser de traces. La mère raconte les jours qui ont suivi : les plateaux télé sur lesquels ils se rendent, avec son mari, pour crier leur désespoir, l’enquête des policiers, puis le silence, l’oubli. Mais la mère dit-elle toute la vérité ? Maniant la plume comme un Poe des temps modernes, Colin Winnette nous laisse entrevoir les divagations d’un esprit détraqué, d’autant plus angoissantes que cette mère est aveugle à sa propre folie… »

 

Quelques mots sur l’auteure :

« C. W. est né au Texas. Il a reçu de nombreux prix aux États-Unis  pour ses romans et nouvelles. Il écrit aussi régulièrement pour le Believer et Electric Literature. Là où naissent les ombres, son premier roman traduit en français, a été publié dans la même maison d’éditions en 2016 et en poche chez J’ai lu en 2017. Il vit à San Francisco ».

 

Mon avis :

Je me suis empressée de lire Coyote, surtout après les quelques messages échangés sur Instagram avec l’administratrice du blog http://cellardoor.fr

Ne vous y trompez pas, ce texte est aussi court qu’une nouvelle mais il possède tous les codes du roman policier. Les lecteurs ont intérêt à avoir un bon esprit de déduction car C. W. n’a laissé aucun repère pour eux. Le contenu est composite. Il ne contient ni date, ni chronologie, ni descriptions physiques et encore moins indications géographiques. Le prénom de la petite disparue n’est mentionné qu’une seule fois. On ne connait pas non plus, l’identité de ses parents.

La narratrice qui, n’est autre que la mère de Delilah a un comportement malsain. Elle avoue avoir déjà torturé des animaux. En parlant de la faune sauvage, les coyotes sont omniprésents dans cet environnement où le manque de différenciation entre l’intérieur et l’extérieur rend tout effrayant. Les violences sont ainsi justifiées : En vérité, on est tous des tueurs, je crois, quand les circonstances s’y prêtent. On a tous ça en nous ».

Le flot de pensées est nébuleux, ininterrompu. Les propos énoncés ici sont dénués d’amour. Les investigations menées par Mick Machin tournent en rond, si bien qu’à la fin du livre, nous n’avons aucune certitude concernant la sombre fin qu’à connue la fillette.

 

Date de sortie : 11 mai 2017
Editeur : DENOEL. Collection : ET D’AILLEURS
128 pages
16€ / 5,99€
Site internet : http://www.denoel.fr

Undisclosed Desires de Maud Cordier

Synopsis :

« Suite à l’emménagement de son père avec sa nouvelle compagne, Vincent quitte Marseille pour Chalon sur Saône, une ville de Bourgogne. Il laisse derrière lui son meilleur ami, Samir, et Sophie, son premier amour. Mais cette ville et cette dernière année de lycée lui réservent bien des surprises. Vincent va faire la connaissance de Florian, un jeune homme de son âge avec qui il va nouer une réelle amitié. Lors d’une soirée, un jeu va flouer les limites de leur relation : Florian et Vincent vont devoir échanger un baiser. Vincent va embrasser un garçon… Et il va se rendre compte qu’il a aimé ça ».

 

Mon avis :

J’attendais la Journée Mondiale de Lutte contre l’Homophobie du 29 mai pour témoigner mon soutien à la communauté gay en lisant cette romance entre hommes. Ma rencontre avec Vincent et Florian a été assez perturbée par l’absence d’interligne dans le texte. L’équipe éditoriale a su se montrer très réactive puisque la version Kindle m’a été envoyée par mail, seulement quelques heures après l’explication de mon problème. Je remercie à nouveau mon interlocutrice chez Mots en flot, pour ses efforts.

Au départ, j’ai bien cru que les très nombreux dialogues entre les membres de la bande d’amis que l’on va suivre allaient nuire à mon immersion dans l’histoire. Mais en faisant le point sur mon ressenti, je me rends compte qu’ils étaient nécessaires pour planter le décor et inscrire le récit dans la réalité en employant notamment, un langage très actuel.

C’est un peu avant la moitié du livre que le lecteur est amené à se focaliser sur la relation intime qu’entretiennent deux des plus beaux garçons du lycée. La négativité du domicile parental semble suspendue au dessus de leurs têtes comme un gros nuage gris. Ils ne débattent pour faire face à la lâcheté de leurs pères tout en accueillant avec crainte et espoir ce rapprochement inattendu. J’écris inattendu car avant de se connaître Vince et Flo n’avaient jamais regarder d’autres hommes. Le caractère inédit de cette relation est très intéressant car il entraîne son lot de questionnements. En effet, je me suis surprise plus d’une fois à commenter à voix haute les réactions du jeune couple en leur soufflant d’agir d’une façon plutôt qu’une autre.

J’ai aussi remarqué le talent de Maud Cordier pour l’instauration d’un climat dramatique. Elle semble apprécier la vue ou le contact de l’eau car ses personnages sont attirés par la pêche, ils aiment discuter face à une étendue douce ou salée. Il pleut aussi souvent dans Undisclosed Desires. La scène finale qui, soit dit en passant est un véritable cliffhanger se déroule dans la brume. Quelqu’un sait quand sort le tome 2 ? Je suis sans doute sensible à ces détails parce que je suis née dans le sud de la France et que j’ai toujours vécu à proximité de la mer Méditerranée. Contre vents et marées, je crois bien que ses humeurs changeantes constituent un repère dans mon existence.

 

Date de sortie : 14 janvier 2017
Editeur : Mots en flot
276 pages
4,99€
Site internet de la maison d’éditions : https://www.editions-mots-en-flots.com

Le 1000ème article !!!

Bonjour à toutes et à tous

Cet article est le 1000ème !!!

Je vous le jure, je n’en reviens pas moi-même. Cette aventure a commencé en 2013 et que de chemin parcouru de livres lus, de salons arpentés et la découverte « en vrai » des auteures et auteurs. Cela ne va pas s’arrêter là, bien sûr, bien au contraire. Plus que jamais je veux continuer.

Je voudrai remercier toutes les personnes qui ont collaboré un jour à ce blog.
La première de toute, celle qui supporte mes frasques, mes coups de mou, mes coups de gueule/cœur/foudre, mes incessantes lectures, ma douce et tendre —> Sandra

Puis toutes les personnes qui ont fait un passage plus ou moins long. Il y a Erika Saw (auteure), Mireille Reynard (bibliothécaire) et La Peste (une cousine et amie).

Une mention spécial pour Olivier Le Corbac, connu tout d’abord comme auteur puis devenu libraire, la librairie Humeurs Noirs à Lille.

Mais il y a toujours celles qui sont présentes (oui ce ne sont que des femmes quel veinard je suis). Nous avons Dame Frédérique Arnould (auteure), Ysaline (auteure), Brigitte (mère de son état) mais surtout mes deux complices, Mélissa et Axelle.

Merci à toutes et tous !
Yannick de ProseCafé

Je laisse maintenant la place à :

Mélissa
Mille chroniques, c’est mille livres, mille ambiances et autant de personnages, d’intrigues et de décors…

Mille chroniques, c’est aussi mille auteurs découverts et soutenus avec qui des liens se sont tissés…

Milles chroniques, c’est enfin mille partages comme des vagues d’émotions qui se sont répandues sur la toile…

pour vous toucher.

Merci à tous de nous suivre semaines après semaines, articles après articles car ce travail vous est dédié afin que vous puissiez rencontrer et faire vivre tous les jours : la Littérature.

 

La Noble Demoiselle
Et voilà… Nous y sommes LE millième article sur http://www.prose-cafe.fr ! Le blog a été crée à l’origine par Yannick mais au fil du temps plusieurs contributeurs ont rejoint notre belle équipe.

Chaque semaine, nous nous efforçons de vous proposer des articles variés. Les autres proseurs et moi, nous prenons beaucoup de plaisir à partager nos pérégrinations littéraires avec vous.

Je suis très attachée à ce blog. Pour la petite histoire, il a été la première interface sur laquelle j’ai pu publier mes critiques. Il y a bientôt trois ans de cela, Yannick n’a pas hésité une seule seconde à m’accorder sa confiance. Sa grande gentillesse et ses encouragements m’ont même convaincu à me lancer sur la blogosphère. Je souhaite une très longue vie au blog compagnon de Crocbooks.

Amicalement,

La Noble Demoiselle.

 

Brigitte
Mille = nombre considérable (définition du dictionnaire).
Les anglais et les marins l’utilisent pour mesurer leurs avancées.
Mille-feuilles = gâteau exquis et quel régal lorsque la lecture se prolonge autant.
Mille s’écrit aussi mil ou millet : nourriture des oiseaux et des hommes.

Alors que retenir de toutes ces idées de lecture = quantité, régal, nourriture…

Mille mercis pour tout ce travail de découverte.

Brigitte

Eden, Tome 1 : Le Mirage de Gemma de Blandine P. Martin

Et si sa vie tout entière n’était qu’un mensonge ?
L’humanité a abandonné la Terre dévastée pour Gemma, véritable havre de paix. Mais cette tranquillité a un prix…
Entièrement dévouée au gouvernement, Eden est membre émérite du groupe de répression chargé de faire respecter la paix. Et pour faire régner l’ordre, elle n’hésite pas à faire usage de toute la violence nécessaire. Sa mission au service du peuple vaut tous les sacrifices.
Mais son infiltration dans les rangs d’un groupe de rebelles, et les rencontres qu’elle y fera, dont une en particulier, vont faire vaciller ses valeurs et bouleverser ses certitudes.
Pour les rebelles comme pour elle, tout pourrait bien changer…
Mon avis :

Le Mirage de Gemma, premier tome d’une saga d’anticipation intitulée Eden commence avec panache par un meurtre de sang-froid. Son héroïne, Eden, est une tueuse à gage à la solde du gouvernement chargée d‘éliminer les dissidents… Son quotidien est fait d’ordres de mission qu’elle exécute sans jamais se poser de question, guidée par sa foi aveugle dans le système politique de Gemma, sorte d’utopie basée sur le pacifisme, le calme et le respect des règles édictées (prohibition, moralité irréprochable, intégrité…) Quand la jeune femme est désignée pour une mission d’infiltration dans un groupuscule rebelle, Eden pense résoudre ce problème comme elle l’a toujours fait, en comptant sur son impartialité. D’abord mise à l’épreuve afin de prouver sa loyauté, Eden est ensuite intégrée à la faction rebelle où elle découvre peu à peu l’envers du décors… Et tandis que des opérations de grande envergure se mettent en place pour déstabiliser le pouvoir en place, Eden commence à douter… Et si le gouvernement de Gemma cachait en son sein des criminels notoires et des desseins malhonnêtes… Perdue, ne sachant plus vers qui se tourner, Eden devra choisir son camp…
Le scénario de ce premier tome suit la trame d’une enquête classique avec son lot de rebondissements qui arrive toujours à point nommé pour donner à l’ensemble une tension sans surprise mais convaincante. La romance qui est mise en place, même si elle manque d’originalité, alimente le suspense. La conclusion de ce récit est, pour moi, le point fort de ce roman. Elle laisse entrevoir beaucoup de potentiel quant à ce qui s’en suivra dans les prochains tomes…
Le style de l’auteure est agréable, fluide. Il met en scène une héroïne d’abord froide et dénuée de sentiments qui obéit à la lettre aux ordres qu’elle reçoit. La mission d’infiltration va la changer et la faire évoluer jusqu’à devenir la pièce maîtresse de la réussite ou de l’échec du coup d’état qui se trame en coulisse…
Dans ce tome, chaque personnage est cohérent et construit pour apporter son soutien à l’histoire. Si j’ai apprécié Eden et Henry, je n’ai en revanche pas vraiment accroché avec le leader rebelle que j’ai trouvé trop stéréotypé pour être touchant.
L’univers science fiction est très peu présent alors qu’il aurait pu faire toute la différence. Heureusement, la dystopie prend le relais pour nous entraîner vers un questionnement à la fois politique et philosophique.

Au final, le Mirage de Gemma marque le début d’un récit intrigant, dont la suite promet d’être croustillante à condition qu’elle ne bascule pas vers des schémas trop connus.

Reboot, Tome 2 : Reset de Amy Tintera

Wren, Callum, Addie et les Reboots libérés de la ville d’Austin arrivent au camp des réfugiés pour découvrir que les rebelles en qui ils avaient fondé tant d’espoir, vivent en réalité sous la coupe de Micah, un vieux reboot très expérimenté au rang presque aussi élevé que celui de Wren et qui déborde d’hostilité envers les humains au point d’en faire sa principale ressource de viande. Choqués, Wren et les siens s’expriment plus ou moins discrètement sans savoir que, dans ce camp, rien n’est soumis à discussion. Micah règne en maître et dès que la mutinerie pointe le bout de son nez, le vieux reboot a ses méthodes pour régler les problèmes. Wren et Addie seront les premières à en payer les frais…
Entre romance et guerre, Reset nous conte l’histoire d’une espèce qui se cherche tant dans son positionnement au sein de la société que dans les valeurs qu’elle doit défendre. Et c’est avec Wren et Callum, ces deux reboots amoureux, que le débat va naître. Chacun s’exprimant avec sa voix.
Si Wren ne sait pas trop où elle en est, Callum, lui, n’a que des certitudes. Les Reboots doivent aider les humains à se libérer de la SHER, l’organisme gouvernemental qui dicte ses lois partout dans le pays, tout en défendant les leurs restés prisonniers. Alors lorsque Micah entre dans l’équation, imposant son point de vue violent et hégémonique, les deux jeunes gens se trouvent partager. Même si Wren ne cautionne pas les idées du vieux reboot, elle n’en reste pas moins convaincue que les humains ne sont pas son problème. Pourtant, dès lors que Micah lui révèle ses plans d’anéantir l’humanité pour régner seul, la jeune fille comprend qu’elle doit choisir son clan. Choisir entre l’amour et la vengeance.
Dans ce contexte, le scénario de Reset évolue de façon assez classique, exploitant le volet politique et philosophique pour asseoir ses actions. En ce sens, le roman est solide, mêlant judicieusement les phases d’actions et celles de réflexion.
Les personnages sont convaincants, dans les deux camps, voire les trois puis quatre lorsque les agents de la SHER ainsi que les humains entrent en scène.
Personnellement, j’ai été prise d’affection pour Callum, ce reboot presque humain longtemps considéré comme faible dans le premier volume mais qui, ici, se révèle être un fin stratège, un « sage » que l’on écoute. C’est lui qui tient les clés du récit entre ses mains et c’est grâce à lui que l’histoire évolue dans la direction prise. Wren, quant à elle, s’affranchit de son passé, de son conditionnement et des sentiments qu’elle croyait nourrir vis à vis des humains, de sa vie de captive et d’elle-même. Elle devient enfin une jeune fille qui pense et réagit par elle-même, sans autre référence ni schéma préalablement établi. J’ai beaucoup aimé également le personnage de Riley, le formateur de Wren qui dans cet épisode joue un peu le rôle du grand frère bienveillant sur qui on peut compter.
Enfin et surtout, j’ai aimé suivre la construction de cette société toute neuve et fraîche, bâtie sur des préceptes de liberté et d’égalité.
Alors, même si j’avais trouvé Reboot un peu fade, Reset m’a convaincue que cette saga dystopique avait un message à livrer. Un de ceux qui valent la peine d’être lu et partagé.

Le Souffle des feuilles et des promesses de Sarah McCoy

Synopsis :

« Une magnifique histoire d’amour qui traverse le temps et les continents.

Hallie Erminie, issue d’une famille de planteurs du Kentucky, est une jeune femme de caractère qui adore écrire. À New York, où elle s’est mis en tête de trouver un éditeur qui publierait son premier roman, elle fait la connaissance de Post Wheeler, un journaliste célibataire et fier de l’être. Tous deux discutent à bâtons rompus de la vie culturelle new-yorkaise, bouillonnante en cette fin de XIXe siècle, et s’attachent l’un à l’autre sans oser se l’avouer. Malheureusement, quand Post part pour l’Alaska du jour au lendemain, la possibilité d’une histoire d’amour s’évanouit.

Commence alors un chassé-croisé qui durera une dizaine d’années, des États-Unis à l’Italie en passant par l’Angleterre ou la France. Tandis que Hallie Erminie rencontre le succès grâce à ses livres, Post Wheeler se destine finalement à une carrière politique. À chacune de leurs rencontres, les sentiments des deux jeunes gens grandissent mais le destin semble peu enclin à les réunir. Oseront-ils s’avouer leur amour ? »

 

Quelques mots sur l’auteure :

« SARAH MCCOY vit au Texas, où elle donne des cours d’écriture à l’université, tout en se consacrant à ses romans. Après Un goût de cannelle et d’espoir, best-seller international, et Un parfum d’encre et de liberté, Le Souffle des feuilles et des promesses est son troisième ouvrage publié en France.

 

Mon avis :

Grâce à http://www.michel-lafon.fr et http://netgalley.fr, j’ai finalement pu découvrir l’agréable l’univers de SARAH MCCOY. J’ai lu Le souffle des feuilles et des promesses en avant-première.

Ce roman m’a beaucoup plu… J’ai eu l’impression de voyager à chaque page. J’aurais aimé accompagner Post Wheeler et son chien de traîneau aux confins du 49ᵉ État des États-Unis, à savoir l’Alaska. Comme toujours, les paysages sont à couper le souffle.

L’homme de lettres et la talentueuse écrivaine sont des personnages atypiques. Leurs tribulations amoureuses se déroulent et se vivent à fond la caisse. Mon coeur de meringue n’a eu de cesse de tambouriner dans ma poitrine d’un air de dire : Tu crois qu’ils se marieront à un moment où à un autre ?

La dernière partie de cette fiction basée sur des faits réels fait mention du poète britannique Lord Byron (1788-1824). Je suis très friande de son style classique qui place le romantisme au coeur de son oeuvre…

Les deux précédents romans de l’auteure sont dans ma BAL. On en reparle donc rapidement. Je garde de cette lecture numérique, le souvenir d’une héroïne indépendante qui possède une incroyable chevelure rousse et un précieux chapeau vert à plume.

 

Date de sortie : 1 juin 2017
Editeur : Michel Lafon. Collection : Hors collection
330 pages
21,95 €
Sites internet : http://www.michel-lafon.fr / http://netgalley.fr