Ne dis rien à papa de François-Xavier Dillard

Synopsis : 

« L’instinct maternel est l’arme la plus puissante au monde. Surtout quand on la retourne contre ses propres enfants.

Quatre jours et quatre nuits se sont écoulés avant que la police ne retrouve la victime dans cette ferme isolée. Quatre jours et quatre nuits de cauchemars, de douleurs et de souffrances, peuplés de cris et de visons imaginaires en face de ce jardin dans lequel elle a été enterrée vivante.

Sur un autre continent, loin de cet enfer, Fanny vit avec son mari et leurs jumeaux Victor et Arno. Leur existence bien réglée serait parfaite si elle ne percevait pas, au travers des affrontements qui éclatent sans cesse entre ses enfants, chez l’un, une propension à la mélancolie et, chez l’autre un véritable penchant pour le mal. Chaque jour elle se dit qu’elle ne pourra plus supporter une nouvelle crise de violence, ces cris qui la replongent au cœur d’images qu’elle voudrait tant oublier… À n’importe quel prix…

Et lorsqu’un nouveau voisin s’installe dans la grande maison, elle souhaite offrir le portrait d’une famille parfaite. Mais chaque famille a son secret et le sien est le plus terrible qui puisse exister ».

 

Quelques mots sur l’auteur : 

« François-Xavier Dillard est né à Paris en 1971. Après Austerlitz 10.5, Ne dis rien à papa est son quatrième roman ».

 

Mon avis : 

Ne dis rien à papa est le quatrième ouvrage de François-Xavier Dillard. J’ai trouvé que c’était le livre idéal pour se familiariser avec le style de l’écrivain parce que c’est un puzzle qui mêle plusieurs histoires. Mais pitié, pitié… monsieur Dillard, pourriez-vous arrêter de torturer des animaux dans vos livres à l’avenir car je suis une maman chat et je ne supporte pas qu’on puisse les torturer.

La vie de cette famille presque « parfaite » est faite de rebondissements, de secrets et de violence. Les thèmes abordés dans ce PAGE TURNER sont variés. Les protagonistes ont une personnalité solide et heureusement pour eux car ils vont être confrontés à la  puissance de l’instinct maternel et la gémellité ainsi qu’aux traumatismes ressentis par les victimes d’un viol. Il est très difficile pour moi de ne pas vous en dire plus !

Ce  roman policier rappelle au lecteur que tout finit par ce soir, un jour. Je crois que je vais me laisser tenter par la version numérique de Fais-le pour maman. Si vous aimez cet écrivain, n’hésitez pas à commenter cet article sur les réseaux sociaux. J’aime quand on discute ensemble ;-).

 

Date de sortie : 15 juin 2017
Editeur : BELFOND
320 pages
18,50 € / 12,99€
Sites internet : https://www.netgalley.fr / http://www.belfond.fr

Pornarina de Raphaël Eymery

Synopsis : 

« Depuis des décennies, Pornarina ensanglante secrètement l’Europe. Les rares à connaître son existence – les pornarinologues – l’ont surnommée la-prostituée-à-tête-de-cheval. Elle serait coupable de dizaines d’homicides. A plus de quatre-vingt-dix ans, le Dr Blaek est un tératologue renommé. Il vit dans un château fort avec sa fille adoptive : Antonie, vingt-quatre ans. La jeune contorsionniste assiste le docteur dans sa traque obsessionnelle de Pornarina, mais s’éloigne bientôt de son père adoptif, rebutée par l’esprit communément pervers des pornarinologues. Trouvera-t-elle son salut dans la mystérieuse figure de la-prostituée-à-tête-de-cheval ?

Incroyable voyage au coeur d’une famille Addams européenne, comédie macabre qui ressuscite la grande tradition française du théâtre de Grand-Guignol, Pornarina séduit par son audace littéraire, sa constante inventivité, et explore, sur fond de guerre des sexes, le thème de la mythification des tueurs en série ».

 

Quelques mots sur l’auteure : 

« Né en 1987, Raphaël Eymery s’intéresse à la déviance. Pornarina est son premier roman ».

 

Mon avis :

La grande lectrice que je suis, s’est fait avoir comme une débutante par l’incroyable voyage au coeur d’une famille Addams européenne annoncé au dos du livre.

En me basant sur ma propre expérience livresque, je dois vous avertir qu’une grande noirceur risque d’envahir votre espace vital. Sous les traits de la prostituée à tête de cheval, nous sommes amenés à prendre part à une traversée obscure comme je les aime, qui vous conduira aux confins du vieux continent.

Ma passion pour les tueurs en série à commencé avec les premiers ouvrages de Stéphane Bourgoin. Elle n’a fait que grandir au fil des ans. J’étais convaincue qu’un ouvrage si pointu traitant sur la science des malformations ou tératologie aussi malsain soit-il, allait me plaire à 100% mais NON ! Même si j’ai pris le temps de compléter mes connaissances lorsque cela était nécessaire afin d’apprécier tout le travail effectué, je ne suis pas certaine qu’une seule lecture suffise pour mettre en lumière, ce roman complexe et ultra documenté.

C’est la première fois que je referme un service de presse en ayant le sentiment de ne pas être en mesure de mettre des mots précis sur mon ressenti.

 

Date de sortie : 1 juin 2017
Editeur : Denoël
Collection : Lunes d’encre
19€ / 13,99€
Site internet : http://www.denoel.fr

Mira,la bataille de l’eau de Ghaan Ima

Synopsis :

« 2046, Canada. L’eau douce s’appelle aujourd’hui l’Or Bleu et les peuples s’entretuent pour ce trésor vital. Au sein du chaos, des pouvoirs psychiques sont apparus : les « miras ». La jeune Pashka utilise son mira pour protéger les blessés pendant les combats. Alors qu’il ne lui reste plus qu’un hiver de service militaire avant d’être libre, elle découvre un petit garçon sur un champ de bataille. L’enfant soldat doit être abattu, c’est le protocole. Mais qui pourrait obéir à un ordre pareil? Pashka se battra pour protéger ce garçon innocent menacé par son lieutenant, un homme prêt à tout pour gagner cette sale guerre. Et pour cela, il a besoin des pouvoirs de Pashka…

Quel choix a-t-elle ? Entre ceux qu’elle aime et ne sait pas protéger et ceux qu’elle hait de toutes ses forces mais ne peut pas se résoudre à tuer… »

Quelques mots sur l’auteure : 

« Je m’appelle Ghaan, j’écris des romans depuis plus de 10 ans, une passion qui ne se tarira jamais. Rédactrice scientifique, fan de mangas et mordue de mythologie, mon imaginaire mêle fantastique, science-fiction et fantasy, romances et batailles épiques.

Bien que j’adore l’action (manga oblige ;), j’accorde une grande importance aux relations entre les personnages et aux émotions. Mon but avoué est de vous faire tour à tour, frémir, rire et pleurer 😉 ».

Mon avis : 

J’étais assez excitée à l’idée de lire Mira,la bataille de l’eau. Ce texte de Science-Fiction, traite des combats entre les puissances mondiales concernant l’Eau. L’action se déroule au Canada et puisque vous voulez mon avis, c’est une très bonne chose car c’est une destination qui me fait rêver.

Il n’y a pas de doute, l’écrivaine sait distiller les bons mots. La façon dont elle aborde les pouvoirs psychiques est très intéressante. La prise du conscience du lecteur se fait en douceur grâce aux influences cyber-punk et japonaises reprises ici et autant vous l’écrire tout de suite, les premiers chapitres sont géniaux.

Malheureusement, mon intérêt a diminué par degré parce que je ne comprenais pas les choix de Ghaan Ima. Je me suis beaucoup interrogée sur la présence d’un personnage (l’enfant) en particulier et de la nécessité d’inclure un triangle amoureux auquel je n’ai pas été réceptive. Cette expérience de lecture me laisse sur ma fin. Il faut accepter que cela arrive de temps en temps.

Date de sortie : 2 mai 2016
Editeur : Indie Books
Collection : JOSEI (Adulte & Romance)
494 pages
15€ / 2,99€
Site internet : http://ghaanima.com

Block 46 de Johana Gustawsson

Synopsis :

« Le commissaire Bergström découvre le cadavre terriblement mutilé d’une femme. Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras. Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie… En Suède, Emily retrouve une vieille connaissance : Alexis Castells, une écrivaine pleine de charme spécialisée dans les tueurs en série. Ensemble, ces deux personnalités discordantes se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu’aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944 ».

 

Quelques mots sur l’auteure :

« Johana Gustawsson vit à Londres. Block 46 est son premier roman. Petite-fille de déporté, elle plonge au cœur de la folie meurtrière et ravive la mémoire des crimes nazis ».

Mon avis :

Voilà un petit moment que je n’avais pas lu pour audible.fr. Tout le bien que j’ai lu de « Block 46 » m’a poussé à découvrir sa version audio. Peut-être le savez-vous déjà, de très nombreux témoignages sur la déportation peuplent mes bibliothèques. Ils sont au moins, aussi nombreux que les romans policiers qui se déroulent dans les pays scandinaves. Certaines choses ne s’expliquent pas, elles se ressentent… J’aime entendre parler suédois. En revanche, des frissons parcourent toujours mon corps lorsque j’entends des ordres aboyé en langue allemande. Cette réaction est surement du au silence des miens devant l’oppresseur. Moi, je parle, je lis et j’écris sur la Shoah.

Le duo d’enquêtrices de choc et de charme formé par Alexis Castells et Emily Roy, force le lecteur à regarder la cruauté en face. Au gré des flashbacks à Buckenwald, nous nous familiarisons avec le mentor du tueur en série pris en filature. Ce voyage en Suède dont les ramifications conduisent aux confins de l’horreur ont, si j’ose dire, stimulé mon intelligence mais j’aurais préféré le lire plutôt que de l’écouter. Pardon d’être aussi directe, toutefois je trouve que la narratrice n’est pas du tout à la hauteur de cette passionnante histoire. Les confusions concernant la ponctuation font sonner les fins de phrases comme des interrogations. J’ai eu aussi, quelques difficultés à reconnaître les voix masculines et féminines du texte car il n’y a aucun moyen de les différencier. C’est en me laissant emporter par l’intrigue que j’ai fini par me répéter. Je vous encourage à vous pencher sur l’écrit plus que sur l’enregistrement audio. J’ai téléchargé le second livre de J. Gustawsson intitulé MÖR, au format audio ET au format numérique afin d’éviter une autre mauvaise surprise. Stay tuned !

Auteur : Johana Gustawsson
Lu par : Emilie Ramet
Durée : 7 h 48 min
Version intégrale | Livre audio
Date de publication :08/04/2016
Éditeur : Hardigan
Lien profond : http://www.audible.fr/mt/freetrial/?source_code=VER30DFT1BkSoMe121815000H

Phrom Thep de Marc Lasnier

Synopsis :

« Quand il s’est envolé pour la Thaïlande, Alain n’imaginait pas rencontrer Wannapa. Voilà peut-être le signe qu’il attendait… Seulement, la jolie Thaïe semble écrasée par son passé. Qui est cet inconnu qui la poursuit ? D’où viennent ses étranges cicatrices ? Pourquoi est-elle en proie à des angoisses, de plus en plus envahissantes ? Qui est vraiment la femme qu’Alain veut épouser ? Du temple de Phrom Thep aux frontières du Myanmar, il va remonter le fil du passé ; et découvrir, dans toute son horreur… la vérité ».

 

Quelques mots sur l’auteur : 

« Si je disais tout haut les 1000 idées qui me viennent à la minute, on m’aurait interné depuis longtemps… » Après un cursus scientifique, Marc Lasnier goûte à l’écriture scénaristique dans son activité de production audiovisuelle. Celle-ci le conduit une première fois en Thaïlande en 1987. Puis il épouse une Thaïe, et pose définitivement ses valises à Phuket en 2012. Depuis, cet admirateur de Grangé ou Clive Cussler écrit ; avec vue sur la mer et pieds dans l’eau ! Au Paradise Bar de Rawaï, les serveuses l’ont surnommé « Wi-Fi soda ». Quant à sa femme, elle en est persuadée : Marc est le plus fou des « farangs » !

 

Mon avis : 

PHROM THEP commence à RAWAI, dans le sud de PHUKET, en Thaïlande. Je n’ai jamais visité ce pays d’Asie du Sud-Est mais le moins que l’on puisse dire c’est que la personne qui m’a confié cette lecture et qui tient à rester anonyme, connait de mieux en mieux mes goûts en matière de littérature.

Dans ce thriller médusant, on fait la connaissance d’ALAIN et de WANNAPA. Il est français, photographe et très conciliant. Elle est thaïlandaise, masseuse / coiffeuse et mystérieuse.

On voit très vite que l’auteur connait son sujet. Le texte regorge de vocabulaire en anglais et en thaï. Une initiative qui, dans un premier temps, aide le lecteur à se familiariser avec les lieux et les coutumes locales. Puis on en vient à vouloir soutenir WAN. Pourquoi se montre t-elle si distante envers l’homme qui n’a d’yeux que pour elle ? Pourquoi est-elle l’objet d’une vengeance quand elle ne demande qu’à se libérer de son passé ? Quels secrets cache t-elle ?

A travers cette femme vulnérable, j’ai entrevu l’envers du tourisme et des paysages édéniques. J’ai lu la misère, la prostitution des employées dans les bars à filles qui tentent comme elles peuvent, de garder le sourire et de de préserver leur dignité. En se basant sur des faits réels pour écrire son premier livre, monsieur Lasnier ne nous épargne rien d’un quotidien souvent embué par les vapeurs d’alcool, les hallucinations liées à la prise de drogue dure ou rythmé par les violences exercées à l’encontre du sexe féminin.

Ce voyage livresque est aussi une initiation à la sagesse. L’abnégation dont fait preuve Wannapa est touchante. Je reprenais mon souffle à chaque fois qu’elle s’agenouillait pour prier. Curieusement, cela m’aidait à me préparer mentalement aux nombreuses embûches et aux rebondissements inattendus auxquels les personnages principaux doivent faire face. C’est à regret que j’éteins ma tablette mais je me console en me disant que la suite intitulée MAHA BUHA,paraîtra en 2018.

 

Date de sortie : 29 décembre 2016
CreateSpace Independent Publishing Platform 
500 pages
21,85€ / 2,99€

La Tresse de Laetitia Colombani

Synopsis :

« Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.

Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.

Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.

Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité ».

 

Quelques mots sur l’auteure :

« Laetitia Colombani est scénariste, réalisatrice et comédienne. Elle a écrit et réalisé deux longs-métrages, À la folie… pas du tout et Mes stars et moi. Elle écrit aussi pour le théâtre. La Tresse est son premier roman ».

 

Mon avis :

Mon exemplaire de La tresse se trouvait en tête de gondole, à l’entrée du centre commercial dans lequel mes parents et moi avons l’habitude de faire nos courses. Maman m’en avait parlé quelques jours avant que mon papa le pose dans notre chariot.

Nous avions fait cet achat en famille, j’ai donc décidé d’en faire profiter ma maman en le lisant à voix haute à l’heure du gouter. A chacune de ses visites, je m’installais confortablement pour raconter à mon tour, l’histoire de trois femmes liées par le destin. On passe de l’Inde, à l’Italie et de l’Italie au Canada. Je dois dire que je me suis amusée à déchiffrer les noms des villages ou des lieux de culte indiens et à rouler les « r » lorsque nous nous (re)trouvions en Europe du Sud.

Le style de l’auteure est concis. Je ne suis pas certaine que cette nouvelle romancière avait prévu que son lectorat puisse lui en vouloir d’avoir rédigé des fins de chapitres qui laisse le lecteur dans l’attente… Je parle en connaissance de cause puisque j’ai plus d’une fois levé les yeux au ciel en poussant des cris de fausse exaspération.

Ce roman passablement féministe place le courage et la dignité au centre de son intrigue. Il n’y a que ma maman (pour deviner plus vite que Sherlock Holmes, le personnage crée par Sir Arthur Conan Doyle en 1887), quel était le lien qui unissait Smita, Giulia et Sarah avant moi.

Cette lecture a le pouvoir d’embellir votre été 2017 !

 

Date de sortie : 10 mai 2017
Editeur : Grasset; Collection : Littérature Française
224 pages
18€ /12,99€
Site internet : http://www.grasset.fr

La disparition de Josef Mengele d’Olivier Guez

Synopsis :

« 1949  : JOSEF MENGELE arrive en Argentine.

Caché derrière divers pseudonymes, l’ancien médecin tortionnaire à Auschwitz croit pouvoir s’inventer une nouvelle vie à Buenos Aires. L’Argentine de Peron est bienveillante, le monde entier veut oublier les crimes nazis. Mais la traque reprend et le médecin SS doit s’enfuir au Paraguay puis au Brésil. Son errance de planque en planque, déguisé et rongé par l’angoisse, ne connaîtra plus de répit… jusqu’à sa mort mystérieuse sur une plage en 1979. Comment le médecin SS a-t-il pu passer entre les mailles du filet, trente ans durant  ? »

 

Quelques mots sur l’auteur : 

« Olivier Guez est l’auteur, entre autres, de L’Impossible retour, une histoire des juifs en Allemagne depuis 1945 (Flammarion), Éloge de l’esquive (Grasset) et Les Révolutions de Jacques Koskas (Belfond).

Il a reçu en 2016 le prix allemand du meilleur scénario pour le film Fritz Bauer, un héros allemand ».

 

Mon avis : 

C’est sur le profil Twitter de la plateforme NetgalleyFrance à savoir @NetGalleyFrance, que j’ai vu passer « La disparition de Joseph Mengele ». Je ne manque jamais un titre qui concerne la Seconde Guerre Mondiale ou la déportation de tout peuple considéré comme « ennemi de l’Allemagne nazie ». Alors une nouvelle fois, merci à Netgalley et aux éditions JCLattés de m’avoir accordé la permission de lire ce titre de la Rentrée Littéraire en avant-première.

Ma maman est très calée en Histoire. Elle m’a informé du fait que le médecin SS avait choisi l’Amérique du Sud comme nouveau lieu d’expériences sordides avant même que j’ouvre cet e-book. Je savais donc sur quel continent mon esprit allait séjourner pendant la reconstitution écrite de sa fuite puis de sa traque par le Mossad. Le lecteur parcourt donc l’Argentine, le Brésil et le Paraguay en espérant sonder l’âme noire de celui que les déportés à Auschwitz, surnommaient l’ « Ange de la Mort ». J’insiste sur le fait qu’il était judicieux de la part de cet écrivain de faire un point sur l’histoire de ce continent afin que nous puissions intégrer les raisons de ces destinations plutôt que d’autres pour les criminels du IIIe Reich.

Dans cet ouvrage fort bien documenté, O. Guez reste neutre. Il retranscrit sans ambages, les propos et les agissements du tortionnaire. J’ai lu attentivement chacune des descriptions visant à faire parler cet homme abject qui, n’a jamais éprouvé aucun remord quant aux meurtres qu’il a orchestré. Certains passages dont celui-ci donnent des hauts-le-coeur mais ils nous aident à comprendre à quel point « la solution finale »  faisait partie de son quotidien : « Les chambres à gaz tournaient à plein régime ; Irene et Josef se baignaient dans la Sola. Les SS brûlaient des hommes, des femmes et des enfants vivants dans les fosses ; Irene et Josef ramassaient des myrtilles dont elle faisait des confitures. Les flammes jaillissaient des crématoires ; Irene suçait Josef et Josef prenait Irene. Plus de trois cent vingt mille juifs hongrois furent exterminés en moins de huit semaines ». Cette lecture aussi interessante soit-elle a été un calvaire car qu’on le veuille ou non, elle met à l’épreuve nos émotions. Comment ne pas ressentir de la colère lorsqu’on lit l’opulence dans laquelle vivaient ces vieux fanatiques à chacune de leur rencontres secrètes ? Comment ne pas être satisfaite quand on apprend que la santé de ce monstre décline et que celui qui était autrefois séduisant et sûr de lui, souffre de se voir devenir grabataire ? Est-ce mal de vouloir qu’il paye pour toutes les souffrances qu’il a infligé à des personnes innocentes ? Je vous laisse répondre à ses questions par vous-même.

La bibliographie qui fait suite à l’épilogue regorge de références sur lesquelles, je me pencherai tôt ou tard.

 

Date de sortie : 16 août 2017
Éditeur : Grasset 
240 pages
12,99€ / 18,50€
Sites internet : http://www.editions-jclattes.fr / https://www.netgalley.fr

Inhumanitas de Marie-Béatrice Ledent

Synopsis :

« Henry, un petit garçon de sept ans, est très gravement malade. Pour donner à son fils une chance de vivre, l’Agent Fédéral Eric Daniels va devoir changer l’inacceptable. Si la Loi se dresse déjà en travers de sa route, c’est sans compter sur un étrange secret qui refait surface en même temps qu’un nom : Blake Nelson.

Doit-on obéir aveuglément aux règles ? Faut-il laisser la Justice exécuter sa sentence tout en sachant qu’elle condamnera à mort un petit garçon ? Jusqu’où peut-on aller quand la vie de son enfant est en jeu ? »

 

Mon avis :

Sur crocbooks.jimdo.com, les lectures s’enchaînent mais ne se ressemblent pas. J’aime bien lire un thriller ou un polar de temps en temps, c’est la raison pour laquelle j’ai accepté de prendre en charge cette étonnante lecture.

Dans cette histoire, ERIC et LINDA sont les fiers parents d’un garçonnet prénommé HENRI, qui se bat courageusement contre une leucémie. L’annonce de cette maladie semble être la pire des nouvelles pour cette belle famille mais il n’en est rien car, lorsque l’identité du seul donneur de moelle épinière compatible est révélée, une lutte sans merci commence.

Ce récit rédigé à la troisième personne du singulier est d’une force inouïe. Avec son lot de rebondissements et sa bonne dose de suspense, il nous permet de mettre des mots sur les limites de la Morale et de la Justice. Voilà, une nouvelle auteure à suivre !

 

AUTO ÉDITION
230 pages
9,48 € / 2,99€

Une Vie de Simone Veil

Synopsis : 

« Simone VEIL accepte de se raconter à la première personne. Personnage au destin exceptionnel, elle est la femme politique dont la légitimité est la moins contestée, en France et à l’étranger ; son autobiographie est attendue depuis longtemps. Elle s’y montre telle qu’elle est : libre, véhémente, sereine ».

 

Mon avis : 

Simone VEIL est née le 13 juillet 1927 et est décédée le 30 juin 2017. J’ai été très peinée d’apprendre sa disparition alors lire son autobiographie, c’est ma façon à moi de lui rendre un dernier hommage. ( J’ajoute que je vais me renseigner sur l’adresse exacte où vivait la petite Simone à Nice puisqu’il semblerait que je vive à proximité ).

Le style d’écriture est assez « classique » mais fluide. Je vous assure que, plus on progresse dans la lecture d’Une vie, plus on trouve cet ouvrage passionnant. Je suis satisfaite du fait que madame V. ne se soit pas étendue sur sa déportation dans un des camps de la Mort mais plus sur ce qu’elle a accompli après avoir survécu à l’horreur absolue. Grâce à elle, je vais explorer la piste des Justes de France que je connais mal… Par contre, je m’attendais à ce qu’elle évoque avec précision les raisons de son engagement en faveur de l’Interruption Volontaire de Grossesse ou IVG alors que ça n’a pas été le cas.

J’ai aimé retrouver les noms des politiciens que je voyais à la télé dans les années 1990. Les débats à l’assemblée nationale me rappelleront toujours les discussions sérieuses du mercredi après-midi, que j’avais avec mon grand-père maternel.

En conclusion, j’écris que ce témoignage livré avec pudeur est très édifiant. Il fait état des agissements et des pensées d’une femme incroyable à laquelle je souhaite de reposer en paix, auprès de son époux.

 

Date de sortie : 26 août 2009
Éditeur : Le Livre de Poche
Collection : Littérature & Documents
343 pages
7,60 €
Site internet de la maison d’éditions : http://www.livredepoche.com

Des hommes qui lisent… d’Edouard Philippe

Synopsis :

« Lorsque je regarde ma bibliothèque, je vois ce que j’ai appris et une bonne partie de ce que j’aime. Ces livres m’ont construit. Des romans, des essais, des manuels, des bandes dessinées, le tout mélangé, muri ou oublié, redécouvert et discuté. Une bibliothèque est comme le « lieu de mémoire » de notre existence. Elle nous chuchote d’anciennes joies, murmure nos lacunes et trahit des promesses de lecture.

Les livres relient les hommes. Derrière ce qui ressemble à une formule, il y a une réalité, particulièrement évidente dans mon histoire familiale, dans ma vie. Dans ma relation avec mon père mais aussi dans le parcours de mon grand-père, dans la vie de ceux qui m’entourent et qui comptent pour moi.  »

 

Quelques mots sur l’auteur :

« Edouard Philippe est Premier ministre. Il a été député et maire du Havre et l’auteur de deux romans avec Gilles Boyer, L’heure de vérité (2009) et Dans l’ombre (2012) ».

 

Mon avis :

Des hommes qui lisent… Ce titre m’a instantanément donné envie de lire la quatrième de couverture de ce nouvel ouvrage sorti chez JC Lattés, qui semble avoir été écrit pour tous les mange-papiers. De mots en mots, je me suis laissée absorbée par les propos de monsieur Edouard Philippe. Il écrit : « je me réjouis d’être tombé amoureux de la lecture, même si ce rendez-vous était arrangé ». Comme lui, j’ai toujours été entourée de livres, de journaux et de catalogues que j’adorais feuilleter à toute vitesse. Je me suis reconnue dans quelques unes de ses mimiques ou dans plusieurs titres qui semblent reprendre vie entre ces pages.

Ce voyage dans le passé fut agréable mais je ne m’attendais pas spécialement à ce que plus de la moitié du roman se concentre sur le parallèle qui peut exister entre la politique et la littérature. (J’aurais du m’en douter me direz-vous vu les fonctions ministérielles exercées par l’auteur mais je n’y avais même pas pensé). Cela étant dit, ça ne m’a pas déplu puisque la construction du texte se veut dans la continuité des effets positifs que la prose a eu sur sa personnalité. J’ai même noté quelques références à (re)découvrir.

Ce livre a quelque chose de sécurisant puisque celui qui l’a rédigé déclare noir sur blanc, être animé de la même passion que nous avons tous en commun. Ce livre a de grandes chances de vous plaire, amis lecteurs.

 

Date de sortie : 5 juillet 2017
Éditeur : JC Lattés
Collection : Essais et documents 
150 pages
15€ / 10,99€
Site internet de la maison d’éditions : http://www.editions-jclattes.fr