Alisik tome 2 Hiver d’Hubertus Rufledt et Helgevogt

Présentation de l’ éditeur :
« ALISIK a maintenant accepté sa nouvelle condition : elle est morte à l’âge de 15 ans, et elle est condamnée à errer entre Enfer et Paradis tant que ses pêchés n’auront pas été jugés… Si elle n’a aucun souvenir, et de sérieux doutes quant aux faits reprochés, elle va tout de même revenir sur l’accident qui lui a coûté la vie. Ca tombe bien, Ruben, le garçon aveugle capable de l’entendre, semble lui aussi très intéressé par cette enquête… »

 

> Retrouvez la présentation des auteurs en lisant la chronique du tome 1.

 

Mon avis :
Ce deuxième tome s’intitule Alisik – Hiver. Il se déroule pendant la période des fêtes de fin d’année. Les dessins sont toujours aussi beaux et l’enchaînement entre les deux volumes est une réussite.

Le ton est ici à la confidence : Les habitants du vieux cimetière deviennent vraiment attachants . Notamment, lorsqu’ils racontent avec nostalgie leur vie d’autrefois et explicitent les raisons de leur mort.

A la différence du premier tome, la vie et la mort sont désormais traitées de manière équivalentes. On remarque ainsi plus facilement que l’existence des vivants est toute aussi tourmentée que les défunts sans pour autant tomber dans le pathos.

J’aime vraiment vraiment beaucoup cette bande dessinée !

 

Date de sortie : 22 mai 2014. Éditeur : Le Lombard. Collection : Alisik. 88 pages. Prix du format papier : 14,99€. Prix du format numérique : 5,99€

Les vacanciers d’Emma Straub

Synopsis :
« C’est l’été, New York est une véritable fournaise mais FRANNY POST a tout organisé pour quitter Manhattan avec son mari et sa fille SYLVIA. Direction Majorque pour quinze jours de rêve. Le prétexte officiel de ces vacances idylliques ? Fêter les trente-cinq ans de mariage du couple et récompenser Sylvia pour son diplôme de fin d’études. Ce sera aussi l’occasion de revoir BOBBY, l’aîné de la fratrie installé à Miami avec sa compagne, ARMEN.
Le soleil, les plages paradisiaques, la bonne nourriture et une somptueuse villa perchée un peu à l’écart sur une montagne promettent une échappatoire aux tensions latentes du quotidien. Pourtant, rien ne se passe comme prévu. Les soucis et les secrets ne restent pas longtemps tapis dans les bagages… »

 

Quelques mots sur l’auteure :
Emma Straub vit à Brooklyn. Rédactrice en chef du magazine Rookie, elle a déjà publié deux autres romans et un recueil de nouvelles publiés aux Etats-Unis. Dans son pays toujours, Les vacanciers est un best-seller.

 

Mon avis :
Cette citation présente à la toute fin résume l’objectif de ce roman : « Rien n’est plus difficile ni plus important que de se mettre d’accord chaque matin sur le fait de poursuivre le voyage, de rester fidèle à soi-même et de prendre la même décision ».

Il a été qualifié de « roman de plage » dans plusieurs articles de blogs mais je ne partage pas cette opinion. Oui, l’histoire est commune. Pour beaucoup de gens, la plus grande île des Balèares constitue une destination de rêves mais à un niveau plus élevé, je me suis surprise à lire entre les lignes du récit jusqu’à découvrir une manière de penser très positive.

L’existence de chaque personnage est bousculée, remise en question. Comment parviendront-ils à gérer leurs secrets, leurs relations de couple, la retraite, l’infidélité ? On dirait que l’écrivaine veut aider son lectorat à prendre sa vie en mains en exposant les choix de vie et les bouleversements de plusieurs générations d’une même famille.

Je n’aurais pas acheté ce livre dans le commerce car le thème des vacances ne convient rarement (à moi la jeune femme gothique qui n’aime pas la chaleur ) mais il est facile à lire, invite à l’évasion et plus encore à une réflexion sur les objectifs de nos existences si fragiles. Il plaira beaucoup, j’en suis certaine !

 

Date de sortie : 4 juin 2015. Éditeur : Presses de la Cité. 284 pages. Prix du format papier : 21€. Prix du format numérique : 14,99€

Rue des Brice de Diego Arrabal

Synopsis :
« Tout débute par la disparition d’un étudiant à Colmar. Le commissaire NEY et ses hommes sont alors confrontés à une série de questions insolubles. Quels secrets cache la villa qu’habitait la famille LAMOTTE rue des Brice ? Que sont devenus ses cinq membres ? Quel mobile explique cette disparition ? Six ans plus tard, au coeur de la canicule de 2003, la découverte d’un cadavre au fond de la Meurthe va relancer une affaire que tous, sauf Ney, voulaient croire résolue. Commence alors une minutieuse traque pour débusquer un assassin sans états d’âme qui avait ourdi un plan d’une rare intelligence. Plongé dans ses souvenirs, le commissaire Ney parviendra-t-il à retrouver, parmi les fantômes de son enfance, les traces d’un tueur bien réel que le temps efface inexorablement ?

 

Quelques mots sur l’auteur :
Diego Arrabal a publié plusieurs ouvrages spécialisés en Sciences humaines. L’énigme de la rue des Brice est son troisième roman policier. Universitaire, animateur à la radio, il est aussi passionné par le théâtre et la musique.
C’est un homme actif est agréable. Via les réseaux sociaux, nous avons souvent discuté de l’écriture et de l’affection commune que nous avons pour les chats.

 

Mon avis :
Avant la création de mon blog littéraire CROCBOOKS en octobre 2014, j’avais enchainé les lectures impliquant une enquête policière en découvrant par exemple l’univers de Sire Cédric et de Maxime Chattam.

Depuis, la plupart des services presse qui me sont si gentiment envoyés par les auteurs et les maisons d’éditions mettent en valeur le genre fantastique. Je dois dire que L’énigme de la rue des Brice est une belle surprise après cette pause volontaire.

L’écriture est fluide, l’histoire est concrète. Les personnages sont perspicaces.
C’est avec émotion que j’ai eu l’impression de marcher dans les pas de ma défunte grand-mère maternelle en parcourant Nancy et ses environs…

J’ai lu parfois jusqu’à quatre heures du matin, je ne pouvais pas lâcher ce livre sans en savoir plus. Je me suis même amusée à noter sur des post-it, mes hypothèses concernant le coupable que j’ai reconnu dés la première perquisition.

J’étais impatiente de savoir si la fin de l’ouvrage correspondrait aux conclusions de l’investigation. Je ne peux vous en dire plus de peur de tout dévoiler ( ce qui n’est pas pour moi le but d’une chronique ), sachez simplement que j’ai aimé cette lecture et que je vous la conseille vivement.

Date de sortie : 24 février 2014. Éditeur : Edilivre. Collection : CLASSIQUE. 408 pages. Prix du format papier : 27€

Les Minions – Tome 1 – Banana ! de Didier Ah-Koon et Renaud Collin

Présentation de l’éditeur : 
« Alors que le film Les Minions, spin-off de Moi, moche et méchant, sort en salle le 8 juillet 2015, voici la première bande dessinée des Minions. Découverts dans les films Moi, moche et méchant ces petits personnages jaunes sont devenus un véritable phénomène, avec leurs codes,leurs habitudes, leurs running gags, et leur goût inconsidéré pour les bananes. Un album muet à l’humour très visuel pour faire la connaissance des Minions, de leurs manies et de leur mode de vie dans leur vaisseau et dans leur labo, lieu des expérimentations les plus farfelues ».
Mon avis :
Les minions – Banana 1  est un cadeau de la part de mon compagnon. Il aime se rendre le plus souvent possible chez Bd fugue à Nice pour m’offrir des cadres, des figurines, des mangas ou des bandes dessinées. C’est avec plaisir qu’à mon tour, j’aimerais vous la faire découvrir !
Les graphismes si, ils sont assez différents de ceux du film, sont colorés et bien réalisés. La composition et l’organisation de l’album sont originales : quatre épisodes incluant des péripéties entraînent un chute humoristique.
Sans dialogue, il est vrai que le tout se lit très vite. J’ai passé un court mais agréable moment de lecture. Cette bande dessinée est ludique. Elle peut donc convenir aux petits comme aux grands adorateurs de bananes !
Date de sortie : 19 juin 2015. Éditeur : Dupuis. Collection : Les Minions. 48 pages. Prix du format papier : 9,90€. Prix du E-book : 5,99€

Alisik tome 1 Automne d’Hubertus Rufledt et Helgevogt

Résumé de l’histoire :
« ALISIK se réveille une nuit dans un cimetière. Un peu effrayée, elle décide de s’enfuir au plus vite. Mais, rapidement, elle se rend compte qu’aucun vivant ne la voit. Et pour cause, Alisik est morte. Pire, elle est coincée entre enfer et paradis, en attente du jugement de MR MORTIS, lequel tarde à venir.
En attendant, elle et ses nouveaux amis, tous dans le même cas, vont devoir sauver le cimetière de la destruction. Pour cela, elle peut compter sur l’aide de RUBEN, un jeune aveugle, seul vivant capable de l’entendre, et qui ne la laisse pas indifférente… »
Quelques mots sur les auteurs :
Hubertus Rufledt était marin jusqu’à ce qu’il décide de scènariser les aventures des personnages de plusieurs bandes dessinées.
HelgeVogt rêvait de devenir paléontologue jusqu’à ce que le dessin lui permette de dessiner les dinosaures les autres monstres qui ont peuplés son enfance.
Mon avis : 
Grâce à ce premier volume intitulé Alisik – Automne, nous allons faire la connaissance d’une jeune fantôme au visage poupin.  Elle évolue dans une atmosphère sombre qui peut rappeler l’univers de Tim Burton.
L’histoire se découpe en plusieurs chapitres.  La dernière page sert d’amorce à la découverte d’un autre instigateur. La problématique de l’amour naissant est traitée sur fond de complot. Le suspense ne manque pas. L’ensemble est assez touchant même si j’ai noté quelques apparitions et disparitions d’objets qui ne sont pas justifiées.
La couverture de l’album est partiellement vernie. Elle laisse poindre certains éléments du décor ce qui, pour moi à été une bonne surprise.
L’ importance donnée aux défunts peut déconcerter le lecteur mais c’est selon moi tout l’intérêt de ce projet artistique. Bonne lecture à tous et à bientôt pour mon avis sur la suite !
Date de sortie : 10 octobre 2013.
Éditeur : Le Lombard. Collection : Alisik. 112 pages. Prix du format papier : 8,99€. Prix du format numérique : 14,99€

La Septième Prophétie – Tome 1 – Trois êtres d’exception de Rachel Fleurotte

Repost du 9 décembre 2014

Sept prophéties ont été énoncées : six se sont réalisées et la septième, la plus obscure, prend tout son sens quand une bande d’esclaves révoltés resurgit du désert où tout le monde les croyait morts depuis cinq ans. Sous le nom de Saigneurs des Ténèbres, Ranxor et ses hommes sèment la mort et la terreur dans toutes les provinces du continent d’Ipiros, et rien ni personne ne semble pouvoir les arrêter.
Malgré la peur, ici et là, quelques personnes décident d’agir à leur façon, Aldébaran, le Commandeur d’une des plus grandes provinces, Orlanne, une jeune noble, et l’Égale, une mystérieuse jeune femme accompagnée de quelques amis. Sur les routes ou par les fleuves, tous convergent vers le même but, retrouver Ranxor et le tuer.
Au cœur même de Ranxora, la cité des Saigneurs des Ténèbres, Gwenda, Martus et Heta, prisonniers, tentent de garder espoir et de trouver le moyen de se libérer enfin du joug de leurs ennemis.
Ranxor a entendu parler de l’Égale, qui prêche ouvertement la révolte contre lui et ses hommes. Curieux de découvrir qui elle est, il ordonne de la capturer, alors que Venin, sa sœur, essaie de le convaincre de la nécessité de la tuer.
Qui ressortira vainqueur des affrontements qui s’annoncent ?

Merci à Rachel de m’avoir confié son livre.

Pour un premier roman Fantasy, il y a de la matière !

Pour tout vous dire, je me retrouve entre le marteau et l’enclume.
J’ai aimé et je n’ai pas aimé en même temps.

Tout d’abord, la structure du livre m’a dérouté. Vivre une même scène en fonction des personnages n’est pas spécialement ma tasse de thé.
Je trouve que ça manque de paragraphes pour bien délimiter l’histoire. mais une fois bien entré dans le livre, je n’y faisais (presque) plus attention.

Les personnages principaux sont clairs, je savais à qui j’avais à faire, j’ai pu sentir que l’auteure vie avec ses personnages et les aime.
Par contre les personnages secondaires sont un peu effacé, peut être les connaîtrai-je mieux dans le second tome.

L’histoire, ah l’histoire !
Ça j’ai bien aimé ! Le scénario est vraiment original, il y a du travail derrière. Elle est bien développée.
Pendant un certain temps, Rachel Fleurotte nous mène en bateau, lesquels sont les êtres de la septième prophétie.
Toutefois, je trouve que le suspense ne dure pas assez, personnellement je ne l’aurai révélé qu’au milieu du second tome alors que les choses se précises.
Mais je ne suis pas auteur, je n’ai donc pas à faire ce genre de choix >:-P

J’ai bien aimé aussi des petits détails. Cela peut vous paraître insignifiant, mais quand les héros rencontrent des petites gens, il y a parfois les pensées de ces personnes et ça donne un peu de fraîcheur, cela casse l’ambiance qui est déprimante pour le personnage principal. Cela redonne de l’espoir !

Si l’on fait abstraction de la structure, ce livre est vraiment sympa. Puis pour ce prix, cela vaut le coût de lire quelque chose de différent.

Chroniques de la Mort blanche tome 1 Avant les ténèbres de Nicolas Cluzeau

Les magiciens, garants de la paix dans l’Archipel, désertent les Marches de l’Orlandie pour se réfugier dans leurs domaines des Franges féeriques. Pourtant ils n’y trouvent pas la paix. La mort blanche, fléau inexpliqué et implacable, qui ne décime que les êtres doués de magie, les infecte les uns après les autres. Derniers porteurs d’espoir, deux jeunes magiciens, un troll puissant et un limier humain se mettent en route vers la Tour d’Émeraude où ils pensent pouvoir trouver les clefs de ce mystère. Délaissé par les magiciens gardiens de l’ordre, le reste de l’Orlandie est à la merci du féroce seigneur Endrew qui se proclame Haut-Roi et menace de destruction tous les territoires qui refusent son autorité. De dangereux alliés l’assistent dans ses noirs desseins et l’Archipel sombre dans une guerre sanglante…

 

Merci aux Editions du 38 de m’avoir proposé ce livre.

C’est une écriture moderne, très facile à lire, je l’ai littéralement avalé en une seule fois.
Il se finit vite, trop vite. Je vous dirai je suis même resté un peu sur ma faim.
Le mélange psychologie, univers, action est bien équilibré.

Le scénario m’a fait penser à une autre saga mais l’auteur nous emmène vers autre chose, quelque chose de plus mystérieux pour vite se démarquer.
C’est assez amusant car d’un côté vous avez du médiéval avec les rois, les reines et d’un autre côté je pouvais me croire dans du steampunk.
L’assemblage des deux est vraiment original et bien fait en plus.

Puis je me suis fait surprendre. Mais qui est/sont le(s) personnage(s) principal/aux ?
Mais pour le savoir, il vous faut le lire !

Un bon petit livre que je vous conseille de lire.

L’enfant de la neige d’Henri Gougaud

XIIIe siècle. Nous sommes en Languedoc dans la bonne ville de Pamiers. L’Inquisition rôde encore sur cette région cathare. Jaufré, un enfant abandonné devenu troubadour, revient au pays. Il y retrouve sa nourrice Thomette, son demi frère Alexis, le père abbé Aymar qui l’a élevé, le luthier qui l’a initié à la musique, le bibliothécaire du monastère et tout un petit peuple haut en couleurs. Jaufré découvrira l’amour et un mystérieux manuscrit hérétique dans les combles de l’église.
Se dévoileront alors peu à peu les énigmes douloureuses qui hantent les ruines récentes du château fort, les caves du monastère et l’esprit des gens.

 

Une histoire riche, profonde sur l’inquisition, ses conséquences, la place de l’Eglise dans la vie d’une population sans instruction, tout cela dans un style fluide et convaincant.

Jaufré le Trouvé, parvenu à l’âge adulte, recherche ses origines et remue bien des souvenirs inavouables.

Existe-t-il des excuses à l’attitude intransigeante et aveugle du clergé ?

Peut-on vivre et se repentir pour chercher le pardon et l’oubli de ces jugements sacrilèges ?

Le Parfum D’Ilune de Pénélope Labruyère

Repost du 10 novembre 2014

Marc voit sa vie bouleversée lorsqu’il trouve un cadeau pour sa mère. Le coffret et la bouteille qu’il contient ne cessent de l’attirer dans une spirale de plaisirs charnels.

Pourquoi Ilune obsède tant le jeune homme et d’où vient-elle ? Suivez le parcours étonnant de l’objet à travers les âges et les déserts. Fascinante pour les uns, dangereuse pour les autres. Et si cette bouteille de parfum était une arme ! Saurez-vous résister à l’envoûtement du Parfum d’Ilune ?

 

Je suis rentré dans un univers fantastique rempli de mystère ! Une très jolie surprise ! >:-D

Tout d’abord, merci aux Editions La Madolière de m’avoir confié ce livre.

J’ai beaucoup aimé l’ambiance dans laquelle l’auteure m’a emmené.
Un suspense terrifiant qui mêne au bord de l’hystérie mais aussi emprunt d’un érotisme torride.
L’histoire est bien écrite, elle se déroule bien, se faisant en trois temps. Une période comtemporaine, une autre lors de l’apogée des colonnies britannique et la dernière à l’époque des croisades.

Le tout faisant un livre très agréable à lire que je n’ai lâché que pour dormir.

Crie mon nom de Corpus Delecta

J’ai longtemps hésité et puis, un soir, curieuse, téméraire, je me suis lancée. Je me suis inscrite sur un site très… spécial. Presqu’aussitôt, tu m’as écrit.
Je t’ai fait attendre – un peu – pour la forme et le jeu. Le plaisir de voir ta frustration, de sentir mon propre désir me ronger le ventre.
Notre première fois, elle a été intense, violente, passionnée. Du sexe brut et animal qui a marqué le début de notre liaison. Une relation de dépendance gorgée de chair et de salive, de cris et d’halètements. Et très vite, le besoin viscéral, impérieux, de sentir tes mains, de jouir sous ta langue en criant ton nom.
Et puis est arrivée l’envie de te serrer dans mes bras…
Je ne sais pas quand ça a commencé, tu sais. Cette remontée dangereuse, depuis le ventre jusqu’au cœur. J’ai essayé de lutter. Mais c’était trop tard.

 

Je voudrai remercier Corpus Delecta et les Editions HQN de m’avoir confier ce livre.

Comme le résumé l’indique c’est puissant, sensuel, sexuel, passionné, animal et en même temps très féminin.

Les émotions sont troublantes. J’ai pu voir cette évolution des sentiments qu’éprouve la narratrice.
Nous partons d’une femme rebelle, vindicative, qui sait ce qu’elle veut et prend son plaisir à une femme addict de son homme marié… à une autre.
L’adultère doit se faire sans amour ?! Sans quoi… il y a la souffrance tant physique que moral.
Physique par le fait que nous n’avons plus cette peau contre la notre qui nous échauffe, nous brûle jusqu’à se consumer de plaisir.
Et psychologique c’est dur car nous sommes loin de nos envies d’amour, d’être avec un être qui nous comprend, nous aime que se soit par les mots ou les gestes.

Le descriptif est très réaliste, sans surenchère mais tellement fort. Je ressentait ces (ses) sensations, je me faisais voyeur, acteur ou actrice de ces scènes.
Je me sentais pris comme je prenais, possédé comme je possédais.

Mais il y a une chose que je retrouve malheureusement souvent dans les textes érotiques et que je déteste, se sont les écrit à la deuxième personne du singulier.
Ce « tu » rend impersonnel. Et je trouve, surtout dans cette nouvelle, qu’il n’a pas sa place. Le « je », « moi/me/ma… » sont absents mais omniprésent. C’est une narration, un carnet de bord, un journal intime.
Je suis conscient que c’est un goût personnel mais ça m’a gâché le plaisir de lire cette belle plume.

Quoiqu’il en soit, si vous êtes amateurs de textes forts en émotions et en sensations, faites vous plaisir, jetez vous sur cette nouvelle !