Les Lutins urbains tome 3 Les Lutins noirs de Renaud Marhic

On les croyait disparus à jamais, chassés de nos contrées par la modernité. Erreur ! On peut bien avoir construit des villes à la campagne, les lutins se sont faits urbains ! Et ils n’ont rien perdu de leurs pouvoirs d’agaceries, tracasseries, et espiègleries… Rien ne va plus dans la Grosse Cité ! Voilà que trois Lutins noirs ont été signalés. Aussitôt, des travailleurs africains sans-papiers sont devenus millionnaires. Tandis qu’une dangereuse société secrète tente de s’infiltrer dans les quartiers… Gustave Flicman, notre jeune policier, est chargé d’enquêter. Et si tout cela avait à voir avec Chelou, ce rhinocéros qu’il devait conduire à l’abattoir et qui s’est échappé en chemin ? Entre les sortilèges des Lutins noirs et les attaques du Bambou Masqué, une course de vitesse s’engage pour retrouver l’étrange animal. Manquerait plus que les Lutins Urbains s’en mêlent, tiens…

 

Par Brigitte :

Loufoque, toujours plus.

Les mêmes héros de base, plus quelques malgaches plus ou moins lutins… Ce qui complique la lecture (leurs dialogues sont un peu compliqués à lire).

Ouf ! On retrouve de Rhino perdu à la fin du tome 2.

Par contre je n’ai rien compris à la page 61-62. Je suppose que le tome 4 donnera la clé de décryptage !(?)

 

Par Yannick :

J’ai adoré le coup de la page 61-62 avec un piratage de l’antenne par une auteure de high fantasy lol

Passons !

Je me suis bien amusé, tout comme lors des tomes précédents.

C’est humoristique et tordu à souhait. Ce livre vous fait partir dans un monde, comme le dit Brigitte, loufoque.

Je ne sais pas si les jeunes lecteurs s’amuseront autant que moi mais rien que pour l’originalité de l’histoire ça vaut le coup de le lire.

Pour les gamins rêveurs comme moi c’est du pur bonheur ! Et pour ceux qui aime les BD de Lagaffe, je pense que le personnage de Flicman devrait vous ravir.

Surtout, n’arrêtez jamais de rêver, vous croiserez peut être un lutin perché sur la branche d’un lampadaire.

La Voleuse sans ombre d’Emily Gee

Grâce à la magie qui coule dans ses veines, la jeune Melke sait se rendre invisible. Un don partagé par son frère Hantje et qui ferait d’eux des voleurs hors pair, s’ils n’avaient renoncé cet héritage et refusé de devenir de véritables  » spectres  » s’enrichissant grâce à des larcins faciles. Pourtant, un matin, Hantje a franchi l’interdit. Tandis qu’il dérobait les trésors des salamandres, cruelles créatures avides d’or et de pierreries, il s’est fait capturer. En échange de la liberté de son frère, Melke doit à son tour enfreindre sa promesse et voler pour le compte des salamandres un collier détenu par les descendants d’un famille autrefois fière et puissante. Mais ce faisant, elle déchaîne sur eu une horrible malédiction. Un insupportable dilemme commence alors pour Melke, tiraillée entre la vie de son frère et celle des gens qu’elle doit condamner pour le sauver…

 

Le scenario m’a bien plu.
Je pourrai m’arrêter là mais bon…

Je pense qu’il y a un sérieux travail de relecture, ou alors il y a eu relecture mais à la sortie c’est bizarre.

Pour certains passages, cela ressemble à du blabla couplé de niaiseries et pour d’autres, on a l’impression que ça a été coupé à la serpe sans retravaille par la suite.

Pour moi, c’est du travail bâclé, dommage !

Caver Den de Xavier Portebois

Après un accident causé par un fouisseur devenu fou, Linh se réveille amputé du bras droit dans la ville minière de Caver Den. Afin de rembourser sa prothèse, il va devoir remonter les traces du fouisseur et comprendre les raisons de sa démence.

 

J’ai beaucoup aimé l’univers de l’auteur.

Un savant mélange de cyberpunk et de science fiction.
Cette nouvelle se lit facilement, c’est fluide et rythmé.

Linh pourrait aisément être le personnage d’une série, un peu à la Cobra ? En tout cas il m’y fait penser, un loup solitaire au coeur plus ou moins tendre.

Juste un petit truc, je trouve qu’il manque parfois d’un peu de visuel, juste un peu.

Encore une fois la collection E-Court nous propose une bonne nouvelle !!!
A lire et vite !

Imposteur de Suzann Winnacker

Lorsque la petite ville de Livingstone est en proie à un tueur en série, un groupe d’intervention très spécial est déployé. Ils sont deux : Alex, le combattant ultra puissant et rapide, et Tessa, la métamorphe. Deux adolescents, rejetés par la société ainsi que par leur famille, recrutés par le gouvernement pour leurs talents particuliers. Mais une fois lâchés sur le terrain, tout s’embrouille. Tessa, qui doit emprunter l’apparence de la dernière victime, est rattrapée par ses émotions, ses sentiments. Elle aimerait tellement être Madison, pour de vrai, avoir une famille, des amies, une vie … Pour un peu, elle en oublierait presque sa mission et les dangers qu’elle encoure. Mais dehors, le tueur est toujours là, attendant sagement son heure pour achever son œuvre. Tessa sera-t-elle prête lors de l’affrontement ?

Avec imposteur, Suzann Winnacker nous entraîne dans un thriller romantique au parfum de X-Men.
Dans cette histoire, nous suivons Tessa, une jeune fille paumée, abandonnée par sa famille à cause de ses capacités de métamorphe, qui se cherche sur tous les plans. Tantôt forte et lucide, tantôt immature, égoïste et cœur d’artichaut, elle va nous faire vivre cette aventure avec sa candeur de novice sous les yeux presque passif d’Alec, son chaperon attitré pour qui elle craque complètement.
Derrière le style un peu juvénile, le texte cache quelques perles poétiques, parfois métaphysiques, sur l’existence, la vie ou les relations humaines.
L’auteure joue avec la jeunesse du personnage pour délivrer son message final : sommes-nous bons ou mauvais de nature ? ou y aurait-il des événements, des circonstances, qui nous pousseraient dans une direction plutôt qu’une autre ? En tout cas, grâce à ce questionnement, le roman s’achève sur une ouverture intéressante qui introduit le second volet que j’ai vraiment hâte de découvrir …

Sauvée, La Maison de la Nuit Tome12, de Kristin et P.C. Cast

Zoey enfermée pour meurtre, Neferet a maintenant le champ libre pour exercer toute sa folie. Elle prend d’assaut un hôtel de luxe, dans lequel elle avait l’habitude de prendre ses quartiers, afin d’en faire son temple. Les humains pris en otage n’ont d’autre choix que de la vénérer pour sauver leur peau. Mais imbue d’elle-même, la Tsi sgili commet des erreurs …
Cela suffira-t-il à Zoey et son cercle pour rétablir l’équilibre entre la lumière et l’obscurité ?

Pour une fin de série, ce livre est une bombe qui m’a émue jusqu’aux larmes !
Les personnages sont toujours là. Drôles, touchants ou terriblement sociopathes. La petite nouvelle, Lynette, qui joue le rôle d’une des otages, est juste le bonbon au miel qui nous permet d’avaler les paragraphes concernant Neferet avec plus de finesse.
Le scénario est solide, les rebondissements nombreux.
En bref, un très très bon moment de lecture en perspective pour les adeptes de cette saga bit-lit.

Le livre perdu des sortilèges de Deborah Harkness

Lorsque Diana Bishop, historienne de renom, ouvre les pages de l’Ashmole 782 pour les besoins de ses travaux universitaires, la jeune femme ne sait pas qu’elle vient de dire adieu à son ancienne vie ainsi qu’à sa normalité. Dès lors, elle devient la cible de toutes les créatures : sorcières, démons mais aussi vampires. Tous veulent savoir comment « la petite sorcière qui s’ignore » a fait pour déjouer le sortilège qui protégeait l’ouvrage depuis des siècles. Tous veulent savoir qui est Diana Bishop derrière les apparences trompeuses qu’elle semble cultiver. Et lorsque la jeune femme décide de s’allier à un vampire, brisant ainsi les règles de convenance, c’est tout un monde que Diana vient de bousculer.
Entre amour, trahison, pouvoirs et sorcellerie, Diana trouvera-t-elle le chemin pour lequel est prédestinée ?

J’avais lu ce livre à sa sortie, il y a quelques années. Il m’avait alors beaucoup plu mais la vie étant ce qu’elle est, j’avais oublié d’en lire la suite, laissant ce premier tome de All Souls sur l’étagère et avec lui un goût d’histoire inachevée. Et puis pouf ! Me voici aujourd’hui avec la suite entre les mains, ne connaissant plus vraiment les détails du récit. Alors je me suis replongée dans la lecture du Livre perdu des Sortilèges avec un réel bonheur car, même si le sujet des sorcières et des vampires a été traité, interprété, disséqué, étalé … maintes et maintes fois au cours de la dernière décennie qui vient de s’écouler et qu’il vous semble connaître le thème sur le bout des doigts, la plume de Deborah Harkness suffit à vous surprendre.
Les détails historiques à proprement parler sont remarquables et l’aspect concernant la genèse des espèces fantastiques ainsi que leurs coutumes et leur cohabitation au fil des siècles est véritablement passionnant.
Ce qui m’a le plus surprise, dans cet opus, c’est toute la réflexion scientifique qu’il y a à propos de l’origine des créatures magiques. Tout est convainquant, abouti.
Quant à l’amour impossible qui voit le jour entre les deux héros, je suis certaine qu’il ne laissera pas insensible les plus fleur bleue d’entre nous, celle qui sont en quête d’amour galant.
Un livre à consommer sans modération pour les amateurs du genre bit-lit et une fin pour moi à enfin connaître. Rendez-vous pour le tome 2 !

L’héritage des damnés d’Isabelle Roeznn-Mari

Lorsque Laurie-Ann, 17 ans, arrive dans la petite ville d’Ashmont pour passer les vacances d’été sous la surveillance aïgue de sa grande-tante, elle est interloquée par l’accueil qui lui est réservé. Ashmont semble désert, sans vie. Les quelques villageois qui osent se montrer la dévisagent avec un mélange de méfiance et de crainte. Quant à la demeure de sa tante, elle est tout simplement sinistre et ce n’est pas Henry, le majordome, ni Alina, la vieille tante, qui viendront tempérer cette ambiance froide et effrayante.
Pourtant, ce n’est ni le décor ni l’isolement qui viendront à bout des nerfs de la jeune et candide Laurie-Ann, ce sont ses rêves ainsi que ses découvertes étranges. Car dans ce manoir aux allures lugubres vit quelqu’un d’autre. Une personne qui ne devrait plus être de ce monde et qui laisse dans son sillage une traînée de disparitions mystérieuses …
Happée par cette histoire qui la dépasse, Laurie-ann n’aura de cesse de se battre, mais ses efforts suffiront-ils à la sortir de ce cauchemar qui l’engloutit à petit feu ?

Avec l’héritage des damnés, Isabelle Rozenn-Mari nous livre une histoire fantastique, aux frontières du bit-lit et de la légende, qui regorge de suspens et de rebondissements.
Le récit est habilement structuré.
L’ambiance, quelque peu romantique, illustre admirablement bien cette fin de 19ème siècle américaine, l’ambivalence entre croyances superstitieuses et faits logiques et rationnels aussi.
Les personnages sont extrêmement bien charpentés et ce sont eux qui donnent vraiment corps à l’histoire. En particulier Laurie-Ann qui par sa naïveté juvénile nous entraîne dans ses découvertes et son calvaire.
Grâce à son style qui entretient le mystère et joue avec nos émotions, l’auteure capte l’intérêt du lecteur à chaque page sans jamais relâcher la tension.
Seul petit bémol à cette liste d’éloges, le choix du vocabulaire qui jure parfois avec l’époque choisie. Il y aussi quelques répétitions qui alourdissent le texte mais n’entachent en rien le plaisir du lecteur.
Alors, je n’ai qu’un seul conseil : plongez vite dans l’univers de cette auteure au talent indéniable ! Vous ne serez pas déçus. 😉

Le Jour des Morts de Nicolas Lebel

Paris à la Toussaint. Le capitaine Mehrlicht, les lieutenants Dossantos et Latour sont appelés à l’hôpital Saint-Antoine : un patient vient d’y être empoisonné. Le lendemain, c’est une famille entière qui est retrouvée sans vie dans un appartement des Champs-Élysées. Puis un couple de retraités à Courbevoie… Tandis que les cadavres bleutés s’empilent, la France prend peur : celle qu’on surnomme bientôt l’Empoisonneuse est à l’oeuvre et semble au hasard décimer des familles aux quatre coins de France depuis plus de quarante ans. Les médias s’enflamment alors que la police tarde à arrêter la coupable et à fournir des réponses : qui est cette jeune femme d’une trentaine d’années que de nombreux témoins ont croisée ? Comment peut-elle tuer depuis quarante ans et en paraître trente ? Surtout, qui parmi nous sera sa prochaine victime ? Dans la tornade médiatique et la vindicte populaire, chacun reconnaît la tueuse : elle est une voisine, une sœur, une ex, et la chasse aux sorcières s’organise. Mais derrière l’Empoisonneuse, c’est la Mort elle-même qui est à l’oeuvre, patiente et inexorable : nul ne lui échappera.

Moi ce que j’aime chez Nicolas ce n’est pas la qualité de son enquête.
Moi ce que j’aime chez Nicolas ce n’est pas le complexe intérêt de son intrigue.
Moi ce que j’aime chez Nicolas ce n’est pas la sympathie éprouvée pour son équipe de flics.
Moi ce que j’aime chez Nicolas ce n’est pas cette capacité à mélanger avec une facilité déconcertante à la fois la vie privée et la vie professionnelle de ses personnages principaux (et secondaires).
Moi ce que j’aime chez Nicolas ce n’est pas l’humour travaillé qui se propage dans ce deuxième roman à chaque page et qui atténue le sérieux douloureux de son récit.
Moi ce que j’aime chez Nicolas ce n’est pas le travail de recherche sur l’Histoire pour écrire une histoire.
Moi ce que j’aime chez Nicolas ce n’est pas sa manière ironique de mettre le doigt sur les travers politiques de nos »dirigeants  »
Moi ce que j’aime chez Nicolas ce n’est pas ses références culturelles judicieusement dispensées pour égayer l’enquête et nous faire sourire.
Moi ce que j’aime chez Nicolas ce n’est pas son analyse des travers humains ni des dysfonctionnement du système.
Moi ce que j’aime chez Nicolas c’est la qualité de son écriture!
Je ne sais pas si c’est dû à mes études passées (ouarf ça remonte à vingt ans!!!) mais j’aime sa plume. J’aime ses phrasés et ses mots, cet écoulement fluide de ses phrasés, la construction de son texte. À lire il est un régal littéraire et je me surprends parfois à me demander ce qu’il serait capable de faire en sortant de ce contexte polar.
Il y a dans ce livre, plus encore que dans le premier, une maîtrise de la langue et des règles qui fait que l’on peut en arriver à se dire que c’est un exercice de style pour lui que d’écrire.
Merci Nicolas de prouver par ta plume que le roman policier mérite d’être catalogué dans la rubrique Littérature !

La Chorale de l’aube de Suzanne Barton

Lorsque Piou-Piou se réveille un matin au son d’une douce mélodie, il se demande bien d’où cela peut provenir… Il découvre alors « La Chorale de l’Aube ». Piou-Piou est émerveillé ! Il aimerait tellement pouvoir chanter avec les autres oiseaux !
Mais malgré ses efforts, il n’arrive pas à rejoindre cette belle chorale. Ce que Piou-Piou ignore, c’est qu’il est sur le point de rencontrer quelqu’un de très spécial qui va changer sa vie…
Une histoire tendre sur la découverte de soi et sur la singularité de chacun.

Cet album est plein de poésie !

Les illustrations sont très colorées, vivantes, avec de petits détails.

L’histoire est belle avec un joli final.
Une question est traitée de façon très habile, pourquoi sommes nous différents et semblables à la fois ?

Les Éphémères, Phobos Tome 1, de Victor Dixen

Au départ, ils sont 12 : 6 filles, 6 garçons. Douze jeunes adultes, prêts à vivre une expérience incroyable, celle de participer à un show de télé-réalité inédit qui les conduira sur Mars pour trouver l’amour de leur vie et fonder un foyer.
Filmés 24 h / 24, 7 j / 7, les filles et les garçons sélectionnés pour ce voyage vivent dans des modules spatiaux différents et ne se rencontrent qu’au travers de séances de speed-dating de six minutes chacune.
Ce que personne ne sait, c’est que leur destin ne tient qu’à un fil et que leur fin a déjà été programmée, en direct …

Premier tome d’une nouvelle saga qui promet d’être très suivie, Les Éphémères retracent le parcours d’une émission de télé-réalité à travers les yeux d’une candidate, Léonor, ainsi que du point de vue des producteurs et organisateurs, rendant chaque action plus intense.
Si, au début, l’histoire nous semble jouer d’avance avec ce flot de participants naïfs et crédules qui obéissent sans réfléchir aux manigances orchestrées par la production afin de faire monter l’audience, le récit se pimente avec l’intervention de Léonor qui brise les règles en découvrant le traquenard dans lequel elle s’est fourré. Peu à peu, les rôles s’inversent et les artifices tombent jusqu’au dénouement final qui nous laisse sans voix et dans l’attente du second tome qui, heureusement pour moi, à l’heure où j’écris cette chronique, vient de sortir !
Vous l’aurez compris, j’ai adoré vivre au rythme de cette histoire au suspens subtil. Et même si le lecteur sait dès le départ que le pot-aux-roses sera découvert, que les douze prétendants n’ont aucun avenir, le livre nous tient en haleine grâce au comment et au pourquoi.
Et puis, il y a ce jeu autour des secrets que cache chaque personnage embarqué, qui pour certains sont dévoilés dans ce premier tome et d’autres non, mais qui aliment habilement le mystère.
Il y a surtout ces personnages, parfois conventionnels, rebelles, stratégiques ou complètement romantiques. Ils sont tous extraordinaires car incarnent toutes nos qualités ainsi que nos défauts ou nos faiblesses lorsque nous sommes placés en situation de compétition.
Il y a aussi ce choix qui leur est imposé sans connaissance de cause, pour de vénales raisons. Dénonceront-ils leurs bourreaux pour mourir en héros martyrs ou accepteront-ils de se taire, lâchement, pour tenter de survivre, peut-être, ensembles ?
Un livre donc résolument moderne et dans l’ère du temps qui oscille entre espoir et vérité, entre individualisme et sacrifice.
Vite, je veux lire le deuxième !!!!