Trois jours et une vie de Pierre Lemaitre

Synopsis :

À la fin de décembre 1999, une surprenante série d’événements tragiques s’abattit sur Beauval, au premier rang desquels, bien sûr, la disparition du petit Rémi Desmedt.

Dans cette région couverte de forêts, soumise à des rythmes lents, la disparition soudaine de cet enfant provoqua la stupeur et fut même considérée, par bien des habitants, comme le signe annonciateur des catastrophes à venir.

Pour Antoine, qui fut au centre de ce drame, tout commença par la mort du chien… »

 

Quelques mots sur l’auteur :

« Né à Paris, Pierre Lemaitre a enseigné aux adultes pendant de nombreuses années, notamment les littératures française et américaine, l’analyse littéraire et la culture générale.

Aujourd’hui écrivain et scénariste, il a publié Travail soigné (Prix Cognac 2006), Robe de marié (Meilleur Polar Francophone 2009) et Cadres noirs (Prix Le Point du Polar européen 2010). Alex est son quatrième roman ».

 

Mon avis :

Trois jours et une vie, le nouveau livre de Pierre Lemaitre scelle mon partenariat avec les éditions Albin Michel que je remercie pour leur confiance. Cette collaboration ne pouvait pas mieux commencer puisqu’elle débute avec un coup de cœur. En effet, j’ai adoré lire ce qui s’apparente plus à un roman noir qu’à un thriller.

On sait rapidement qui a tué l’enfant apprécié de tous dans cette commune française. L’écrivain attire notre attention sur le responsable de cette mise à mort accidentelle. Une crise de colère peut complètement faire basculer le destin de quelqu’un en peu de temps et pour toute une vie. Il insiste donc sur le fait que la frontière entre le Bien et le Mal est très mince.

Le meurtrier pense être le seul à connaître la vérité sur la mystérieuse disparition du gamin. Il revoit sans cesse le corps inerte de la victime. Il est rongé par la culpabilité. Il attend d’être arrêté tout en ayant peur des répercutions que cela aura sur la réputation de sa mère dans une ville où tout le monde se connait. Le lecteur est témoin de cette souffrance psychologique qui lui fait envisager la fuite et la mort sans jamais passer à l’acte. Les agissements du personnage principal font entrevoir au lecteur toute la complexité de sa situation. Il suscite ainsi une foule de sentiments contradictoires.

Cet ouvrage est impossible à lâcher ! Les recherches à l’étang de Beauval puis au bois de Saint-Eustache mettront des années à aboutir. Les habitants n’oublieront jamais ce que Pierre Lemaitre décrit comme un fait divers avec son écriture sans fioriture. On veut savoir quelle sera l’issue de cette enquête, on veut que la famille du garçon puisse faire son deuil. Les suspects se succéderont mettant à l’épreuve la grande prudence et les secrets de la famille de l’assassin. Plus que tout, j’ai voulu me défaire de l’atmosphère glauque qui a envahi mon coin lecture de la première à la dernière page.

Cette production est différente de tout ce que le romancier a pu écrire jusqu’à là mais le rendu est remarquable. Vous n’avez plus qu’une seule chose à faire : courir dans votre librairie habituelle.

 

Date de sortie : 2 mars 2016. Éditeur : ALBIN MICHEL. Collection : LITT.GENERALE. 288 pages. Prix du format papier : 19,80€. Prix du format numérique : 13,99€. Le site internet de la maison d’édition : http://www.albin-michel.fr / La page Facebook de l’écrivain : https://www.facebook.com/Pierre-Lemaitre-153007054788548/?fref=ts

Le commencement

Tout a commencé au détour d’un arrêt de bus d’un village paumé, Vert Le Petit.

C’est un matin de début 2009 que je fais la connaissance de Marine, une amie qui est devenue très chère à mon cœur. Nous avons rapidement sympathisé. Elle commence à me parler d’un film qu’elle a littéralement
adoré : Twilight. Elle m’entraine dans les salles de cinéma pour me faire découvrir ce film culte que j’ai moi-même adoré (avec le recul, je me demande ce que j’ai bien pu trouver à ce film, lol), toujours est-il que ma curiosité me guide sur internet où je découvre des commentaires tels que : Le film ne dévoile que quelques scènes du livre. Il ne m’en fallait pas plus pour me jeter sur mon libraire le plus proche. C’est donc avec cette série que j’ai découvert l’univers fantastique qui me permet de m’évader.

Stephanie Meyer m’a fait rêver à travers ses personnages et son histoire, me redonnant goût à la lecture. J’ai ensuite cherché d’autres livres dans le même genre et je suis tombée sur Anita Blake.
Après Twilight ça a été un vrai choc. Fini le monde des bisounours et bienvenu le monde de l’horreur.
Malgré ça, je me suis très vite prise d’affection pour Anita, un personnage que j’admire énormément.

Suite à cela, j’ai voulu me rapprocher d’autres lecteurs qui lisaient la même chose que moi. Autant
vous dire que dans mon entourage personne ne connait ce style, ce qui était assez frustrant. J’avais envie de partager mes coups de cœur, d’échanger de bons conseils pour mes prochaines lectures… C’est à ce moment-là que je fais d’autres recherches sur internet pour trouver d’autres livres du même genre que Twilight. Je tombe alors sur le début d’une histoire en ligne qui m’a littéralement envoutée. The Dark Moon (Livre qui ne verra sans doute jamais le jour, d’ailleurs).
Ni une, ni deux, je m’inscris au forum pour pouvoir échanger avec l’auteur. Je découvre un forum convivial, qui comporte essentiellement des femmes qui lisent la même littérature que moi.

Bingo ! Je suis tellement heureuse et enthousiaste que je passe des heures sur ce forum entre crises de fou rire et autres échanges passionnants. Puis l’auteur m’appréciant beaucoup, je deviens vite administratrice. Je partage ce rôle avec Amandine Godet (qui est maintenant chroniqueuse sur Place to
be).
Nos délires sont juste fabuleux et je suis toujours en quête de nouvelles idées pour faire rire la galerie. Je crée rapidement un évènement qui sera source de chamailleries : La location de nos héros à la semaine. Figurez-vous que j’avais même un petit calepin avec des dates pour noter toutes les demandes. Oui… je suis un peu folle dans le fond.

Un peu plus tard, j’ai eu…

Célibataire ? Faut pas t’en faire ! d’Alexandra Le Dauphin

Présentation de l’éditeur:

Un témoignage intemporel qui touche une large population, un thème universel qui parle tant aux hommes qu’aux femmes : le célibat. Laissez-vous embarquer dans les folles aventures sentimentales de Célibette, riez, compatissez et suivez ses judicieux conseils. Son histoire peut vous surprendre … Malheureuse en amour, Isabelle, alias Célibette, a décidé de se prendre en main pour redresser son baromètre sentimental. Celui-ci indiquant une météo capricieuse, Célibette espère voguer vers un ciel plus clément. Mais pour cela, elle doit réagir, revaloriser son image et arrêter d’être le paillasson que les hommes piétinent allégrement. Quel sera son plan d’action ? Comment parviendra-t-elle à se reconstruire ? Trouvera-t-elle l’amour sur les sites de rencontres ou au supermarché avec une courgette comme alliée ?

 

L’avis de Thychat:

Un titre qui interpelle et qui laisse présager une bonne dose d’humour, une couverture attrayante, il ne m’en fallait pas plus pour accepter ce service presse des éditions Jourdan que je remercie énormément pour cette très belle découverte.

Curieuse, j’ai visité le site de l’auteur et j’ai découvert quelques extraits excellents qui m’ont fait trépigner d’impatience jusqu’à la réception dudit livre. Certes, il ne fait que 190 pages, mais ce sont 190 pages de pur bonheur. Dans cet ouvrage vous découvrirez des techniques pour prendre confiance en vous et différents conseils pour trouver l’amour et, surtout, comment le chercher ou reconnaître les signaux à ne pas manquer.

Alexandra Le Dauphin nous entraine dans un témoignage captivant et très intéressant, sous une plume fluide, pertinente et qui donne la pêche.

Certes, je ne suis pas célibataire, mais j’ai plusieurs amis dans ce cas et j’avoue avoir usé de plusieurs phrases présentes dans le top 15 des phrases qui tuent cité au début du livre. D’ailleurs, j’ai noté la numéro 5 que je répète souvent et qui paradoxalement s’est avérée exacte :p

Dans cet ouvrage nous suivons Célibette, une trentenaire en mal d’amour qui tente de se reconstruire après une relation toxique qui l’a complètement détruite. Grâce à sa volonté de vouloir remonter la pente, nous assistons à sa transformation, agrémentée de tout un tas de conseils très utiles qui donnent la pêche et surtout qui motiveraient n’importe qui. De la conseillère en image, aux copines bienveillantes, en passant par le sport et une alimentation équilibrée, l’auteur nous a concocté un cocktail réussi qui a toutes les chances de mener au bonheur, ou, en tout cas, de s’en approcher.

La morale de cette première partie est donc que rien n’est jamais perdu, on peut toujours remonter la pente. Philosophie à laquelle j’adhère totalement ! De plus, les références citées par l’auteur m’ont particulièrement parlée puisque j’ai exactement le même âge que Célibette ^_^

La seconde partie sera plus axée sur « comment rencontrer son âme sœur » ou, en tout cas, comment faire des rencontres. Agrémenté de plusieurs anecdotes, toujours saupoudrées d’humour, Célibette nous entrainera dans ses déboires amoureux qui peuvent parfois paraitre totalement hallucinants, mais qui pourtant se révèlent véridiques. De quoi faire peur à n’importe quel(le) célibataire qui voudrait se lancer dans les sites de rencontre, ou au contraire, rassurer ceux qui sont déjà passés par là.

Ce livre ne s’arrêtera pas à quelques anecdotes, mais donnera de vrais conseils afin de maximiser ses chances de rencontrer sa moitié, tout cela argumenté par des études et références à l’appui. Eh oui, l’auteur ne s’est pas contentée de ses propres expériences et celles de son entourage, mais a fait de vraies recherches comportementales et autres qui vous seront très utiles. Comme les pupiiiiiiiiiiiiilles (petit clin d’œil à Alexandra 🙂 )

En résumé, un vrai coup de cœur pour ce livre fabuleux que je vais m’empresser d’offrir à tout(e)s mes copin(e)s célibataires 😉 (Vous noterez, chère Alexandra, que mon smiley portera désormais un nez)

 

Ma note:

10/10

En savoir plus sur http://www.1001chroniquesenfolie.com/pages/celibataire-faut-pas-t-en-faire-alexandra-le-dauphin.html#9hpIRFYr4ObwhRIG.99

Divano tome 1 Ascension de David Royer

Si on vous avait dit qu’un jour, vous deviendriez un dieu, vous y auriez cru ?
Ou vous auriez conseillé au « prophète » d’aller visiter un asile psychiatrique ?
Ouais, moi aussi.
Et pourtant, je suis là. Moi, une déesse. Mon Ascension m’y a conduite et mon rôle, maintenant, c’est de m’assurer que le monde tourne rond.
Et vivre le plus longtemps possible, accessoirement.
Sauf que je ne suis pas seule, je dois composer avec quelques collègues.
Et je vais vous avouer un truc : certains sont complètement tarés.

 

J’ai découvert Divano de David Roger complètement par hasard en discutant avec des auteures au salon du fantastique de Paris.
David (auteur inconnu 😛 spécial dédicace à l’auteur) m’a bien vendu son livre, je trouvais le sujet intéressant, je me suis laissé tenté. Et je dois avouer que c’est pas mal. J’ai bloqué sur deux trois trucs mais à force de lire… j’ai tendance à être exigeant, même si je sais qu’être auteur n’est pas chose aisée.

Revenons à Divano tome 1 L’ascension !

Mine de rien, l’auteur nous emmène dans un polar sans en avoir l’air. Bon ce n’est pas flagrant mais avec Opale nous déjouons tout de même un complot divin.
Le livre se décompose en 3 grosses parties :
– l’ascension
– la découverte du complot
– les révélations au sujet du complot.
La transition entre les différentes parties se fait tout seul, ça se lit super bien même si parfois j’ai éprouvé un peu de lassitude, me disant « bon quand est ce que ça bouge ? ». Mais en fait ça bouge, insidieusement.

Le personnage d’Opale ! Je vous avouerai que je suis un peu déçu, elle ne m’a pas séduit. Il manque un je-ne-sais-quoi qui me la rendrait attachante. Elle reste une banale étudiante.

Le côté « revisite » des mythologies m’a bien plu. J’ai beaucoup rigolé. S’apercevoir que les dieux ne sont que des humains améliorés, genre cadre sup’ de l’univers, une promo que leur tombe sur le coin du nez sans qu’ils ne s’y attendent… Ouaip, franchement c’est un bon trip !!!

Parlons un peu de la plume. David Royer nous offre une écriture fraîche, revigorante, ça m’a fait du bien.

Juste un petit mot à l’attention de l’auteur : attention à certaines tournures de phrases !

En tout cas c’est une très jolie découverte que je ne saurai que trop conseiller. A suivre en tout cas.
Merci pour ce voyage parmi les dieux !

L’énigme, Les Yeux de l’Esprit Tome 1, de Alhem Elj

Depuis quelques temps, Lina est perturbée. Elle sent comme une présence autour d’elle et commence à voir des choses effroyables que les autres ne perçoivent pas …
Peu à peu, la jeune fille perd le contrôle d’elle-même et de la réalité. Autour d’elle, des accidents et des crimes sont commis. Coïncidences ? Corrélation ? La police enquête. La famille de Lina cherche à comprendre. Que se passe-t-il ? Lina serait-elle hantée ?

Avec L’Enigme, Tome 1 de Les Yeux de l’Esprit, Alhem Elj entraîne le lecteur dans une histoire fantastique qui navigue entre réalité et monde des esprits.
Bien que le style de l’auteure soit loin d’être parfaitement maîtrisé, le scénario, quant à lui, est intéressant, voire captivant.
La structure du récit répond à un schéma traditionnel agréable bien que peu original et plus ou moins attendu.
Les personnages sont sympa malgré leur côté parfois caricatural. On rencontre une héroïne fragile et passive, des parents sur-protecteurs, un cousin qui joue le presque petit-ami, des policiers consciencieux et logiques mais très permissifs …
Dans l’ensemble, le roman possède un aspect mystique et une tension narrative qui tiennent le lecteur en haleine. Personnellement, j’ai beaucoup apprécié cette dimension proche des contes orientaux revisités avec une certaine modernité.
Mon seul bémol, vous l’aurez compris, reste le style approximatif de l’écrit qui souffre également de dialogues tantôt exagérés, tantôt décalés. Pourtant, je ressors de cette expérience avec un sentiment de plaisir car Ahlem Elj a su compenser un manque de forme par un fond cohérent et convaincant.

Anienda et les 7 prayeurs d’Alexandra Streel

De retour à Anienda, Elwyn et Iryane entament une formation auprès des plus grands maîtres afin de pouvoir contrer les plans D’Yrgalon qui souhaite faire tomber les barrières magiques séparant, depuis des millénaires, le monde des humains de celui des Elniens, dans le but de lever une armée d’esclaves et de régner sur les mondes.
Aidés d’une myriade de créatures fantastiques, les deux jeunes gens s’engagent pleinement dans ce combat difficile et semé d’embûches …

Anienda Tome 2 est un récit fantasy palpitant que j’ai adoré poursuivre. Si le premier tome de cette saga m’avait laissée un peu perplexe, celui-ci, en revanche, m’a largement conquise avec son univers toujours extrêmement riche, ses personnages mieux définis et son histoire pourvue de nombreux rebondissements.
Ici, le lecteur suit Elwyn dans son rétablissement ainsi que dans sa formation. le jeune homme n’est plus le novice qui cherchait de l’aide ; il a mûri et prend désormais son destin entre ses mains. Il enquête, se renseigne sur ce monde dont il ignore encore beaucoup, il s’investit à cœur perdu dans des missions de sauvetage ainsi que dans la quête de l’Arkéa, ce pendentif qui recèle non seulement ses pouvoirs mais aussi la clé pour franchir la frontière entre les mondes et dont Yrgalon s’est emparé. Dans ce tome, Elwyn tombe également amoureux, secrètement, de la belle Maïna tandis que, de son côté, Iryane s’émancipe pour devenir un membre du groupe à part entière.
Avec Anienda et les 7 prayeurs, le lecteur est emporté dans un univers cohérent et merveilleux, original et fascinant, encore plus travaillé que dans l’opus précédent.
Quant à la plume d’Alexandra Streel, elle s’affirme de plus en plus même si, parfois, elle manque encore un peu d’énergie, notamment dans les premiers chapitres.
Ce second tome est donc, pour moi, une réussite et je tiens à remercier chaleureusement l’auteure pour avoir bien voulu partager ce roman avec moi.
J’ai maintenant hâte de découvrir la suite des aventures du jeune Elwyn lors de sa prochaine escapade qui ne manquera pas de nous surprendre et de nous faire rêver …

Multiversum, Tome 1, de Leonardo Patrignani

Alex et Jenny ont 16 ans, ils vivent à des milliers de kilomètres l’un de l’autre. Ils ne se connaissent pas. Pourtant, ils se parlent. Par télépathie. Depuis des années. Seulement aujourd’hui, l’envie de se voir, pour de vrai, est plus forte que tout.
Bravant les interdits, Alex prend l’avion, quitte Milan, sa ville natale, pour se rendre à Melbourne, là où vit Jenny. Mais, sur place, il n’y a aucune trace de la jeune fille … Alex aurait-il rêvé ? Jenny serait-elle une chimère ? Une amie imaginaire pour un esprit malade ? Désespéré, Alex ne sait plus que faire et il est loin de se douter que, de son côté, Jenny éprouve les mêmes doutes.
Pourtant, malgré leur échec, les deux adolescents ne baissent pas les bras. Une force inexplicable continue de les pousser l’un vers l’autre, au péril de leur vie et de celle de l’Humanité.

Ce premier tome de Multiversum pose lentement les bases d’une dystopie fantastique.
Durant le premier tiers du livre, j’ai eu grande peine à me concentrer sur le scénario, trouvant le récit comme les personnages trop forcés, presque artificiels, et puis Alex et Jenny ont loupé leur rendez-vous et l’histoire s’est enfin réveillée. Moi avec ! J’ai pu alors découvrir un univers original, des personnages entraînants ainsi qu’une histoire extraordinaire, pleine de surprises et d’imprévus, qui m’a conduite dans un voyage transdimensionnel haletant.
La plume de Leonardo Patrignani manque parfois de relief et je pense que c’est ce qui m’a gênée au tout début, lorsque je n’arrivais pas entrer dans l’histoire, lorsque les actions n’étaient pas encore lancées. Plus tard, au cœur du récit, j’ai eu plaisir à dévorer ces phrases simples et peu personnelles ; elles m’ont permis de mieux construire mon imaginaire sans aucune forme de gêne.
Au final, Multiversum est une lecture plaisante à la conclusion énigmatique qui laisse entrevoir un second volet intéressant.
A suivre …

L’amante d’Etretat – Stanislas Petrosky

Isabelle et Frédéric vivent une des plus belles histoires d’amour qui soit, passionnée et fusionnelle. Mais un jour où Frédéric part s’adonner à sa passion, la planche à voile, il disparaît corps et bien en mer. Isabelle va doucement mais sûrement sombrer dans la folie sans l’homme qu’elle aime.

 

C’te claque qu’il a pris le Corbac! Il en reste bec béant, les ailes déployées et les pattes dans le vide.

Petrosky ( alias Sébastien Mousse) l’avait déjà agréablement surpris avec son Ravensbrück, mon amour. Mais là… Là on est plus dans la même gamme. On est passé du rayon chic de Prisu au rayon choc des Galeries Lafayette…

C’te claque qu’il a pris le Corbac, même que ça l’a collé en plein vol! Arrêt sur image comme un couillon de volatile stupide qui planerait à 12 000…
Déjà c’est tout aussi bien écrit que son premier opus; c’est dire! On y retrouve les justes mots, sans chichis ni excès de zèle. Des sentiments justes et justifiés, voire justifiables. Des émotions prenantes et envahissantes qui te laissent les larmes aux coins des yeux ou la bouche entrouverte, la gorge nouée ou la boule au ventre au point que tu ne sais pas si t’as envie de te rouler en boule pour chialer ou te jeter du haut d’une falaise pour t’écraser comme une souillure sur un rocher!!!

C’te claque qu’il a pris le Corbac! Il en est tombé en plein vol et s’est écrasé au sol…
Faut dire qu’il sait manier les maux et le suspens le Petroski! Il arrive, sympa, avec sa bonne bouille et son grand sourire avenant et il te dit: « Viens petit, j’vais te raconter une histoire. » Toi, sympa, tu dis OK et tu le suis. Alors il t’emmène. Il t’emmène découvrir le chagrin et le malheur, la dépression et le deuil, la souffrance et le poids des souvenirs. Il te fait braire les chaumières que ça ferait presque un raz de marée. Toi, t’es là comme un couillon avec déjà deux paquets de kleenex usagés dans les pognes et tu te dis mais j’en peux plus! Mais ça va s’arrêter et tu renifles, essuyant la morve de ton nez qui s’écoule comme la lave du Vésuve, ravageant tout sur son chemin.
Mais t’avances, tu t’accroches tu veux en sortir de ce chagrin, de ce deuil, de cette tristesse oppressante, de cette douleur omniprésente alors tu tournes les pages…Et là… Pan tu te prends un coup de grenaille que t’en réalise pas tout de suite que c’est fini! Tu te dis non! Pas vrai? Pas possible! Il a osé ? Il a pas fait ça !!! Tu sais pas si tu dois le détester ou l’encenser. Tu lui en veux que tu lui arracherais les ongles avec les dents mais en même temps tu peux pas t’empêcher de le remercier.
Le remercier de t’avoir emmené et de t’avoir égaré avec tant de finesse et tant de talent. De t’avoir rappelé combien l’amour c’est beau et fort, combien l’amour est tellement puissant qu’il efface tout….
Tu lui dis alors merci de t’avoir fait redécouvrir la force de ce sentiment si important.
Merci…

Mère-Fée de Cécile Ama Courtois

Synopsis :

« Hélène, jeune fille aussi complexée qu’introvertie, est plongée comme d’habitude dans la lecture d’un de ses contes de fées favori, parfaitement indifférente à tout ce qui l’entoure. Sa mère, excédée par son attitude, émet à voix haute le souhait qu’elle s’en aille pour de bon vivre dans le « monde enchanté » de ses livres !

À compter de cet instant, l’existence grise et routinière d’Hélène va brusquement prendre un tour insensé. Fées en voie d’extinction, chats qui parlent et elfes sexy, c’est de la fiction tout ça… non ? »

 

Quelques mots sur l’auteure :

« Née en 1974 en Franche-Comté (l’autre pays des Hobbits), Cécile a grandi sans vraiment quitter l’enfance, bercée par des heures de lectures hétéroclites. Le désir d’écrire, d’abord de la poésie (sous le pseudonyme Amapoesia), puis des fictions lui est venu très tôt, comme un exutoire. Aujourd’hui, mariée et mère de deux garçons adolescents, c’est toujours dans l’écriture qu’elle s’épanouit en donnant naissance, à travers ses mots, aux mondes qui peuplent ses rêves.

Ses autres passions, le chant et les chevaux, la tiennent en équilibre entre ses deux mondes, celui de Cécile (épouse et mère) et celui d’Ama (auteure et poétesse… fée aussi, peut-être) ».

 

Mon avis :

Cécile Ama Courtois m’avait confié son précédent manuscrit intitulé Eve aux sables dormant : un vrai coup de cœur pour moi ! C’est donc sans hésitation que j’ai accepté de découvrir Mère-fée en avant première.

Je ne croise que trop rarement des fées dans mes lectures, il va vraiment falloir remédier à ça ! L’effet rafraichissant qu’elles ont sur mon environnement est immédiat. Cette nouvelle ne fait pas exception, d’autant qu’Hélène est très attachante. On va suivre son entrée dans le monde merveilleux qu’elle ne faisait qu’imaginer grâce aux livres contenus dans sa bibliothèque.

J’ai apprécié à sa juste valeur, le scepticisme des personnages principaux qui renforce la cohérence du récit. Il offre au lecteur l’opportunité de se situer dans ce texte qui oscille entre fiction et réalité. La plume toujours si poétique de l’écrivaine renforce notre émerveillement face aux décors et aux créatures féériques habituelles que l’on est content de retrouver ici.

Le rythme de l’intrigue est soutenu. Je tiens à ce que vous puissiez découvrir les subtilités par vous même mais sachez que la jeune fille à un rôle capital à jouer dans la préservation de son nouvel habitat.

Son idylle avec Enor le bel elfe est agréable à lire. Les scènes de tendresse et d’érotisme sont détaillées sans pour autant être le centre de l’histoire.

A l’occasion de cette critique, je me suis souvenue de mes premiers amours et de la sensation si particulière qu’on éprouve lorsque l’on se rend compte que l’être aimé tient vraiment à nous. Cécile nous rappelle aussi que les malentendus s’effacent devant le bonheur. Peut-être est-il temps d’apprendre à accepter les autres ( nos proches y compris ) tels qu’ils sont avec les défauts et leurs qualités ? Je vous laisse méditer sur cette dernière interrogation. (On se retrouve mardi prochain pour de nouvelles aventures livresques sur Prose-café et sur Crocbooks).

 

Date de sortie : 2 avril 2016. 83 pages. Prix du format numérique : 1,99€. Le compte Facebook de l’écrivaine : https://www.facebook.com/AmaCourtois/?fref=ts. Son blog : http://cecileamacourtois.blogspot.fr

Première mission d’Hervé Belliot

Synopsis :

« Alors qu’il réalise que sa petite amie le mène en bateau, Yann prend conscience du peu de considération que son entourage a pour lui. Passé la colère et l’abattement, il change radicalement de vie.

Seul, sans un sou en poche, il s’engage dans l’humanitaire dans un Soudan en guerre, bien décidé à retrouver l’estime de sa famille et de lui-même, en réalisant quelque chose hors du commun. Pour Yann, il y a sans doute pire que de mettre sa vie en danger c’est de se résigner à ne pas la vivre du tout. Pour y parvenir il est prêt à tout, et même à s’exposer au tumulte de la guerre, supporter la détresse humaine, combattre l’abjection des autorités soudanaises et à composer avec la duplicité de ses employés ».

 

Quelques mots sur l’auteur :

« Né en 1967 à Guérande, Hervé Belliot a travaillé pendant 15 ans pour des ONG Internationales. Après une première mission au Soudan, il sera Chef de Mission au Mali, en République Démocratique du Congo et au Kenya, avant de s’installer à Bangkok où il décide de se lancer dans l’écriture. Son premier roman permet de faire connaître l’ordinaire d’une mission humanitaire, de faire vivre un parcours de l’intérieur, afin de susciter, peut-être, des vocations ».

 

Mon avis :

Première mission se déroule à Juba, au Soudan. Dans ce roman inspiré par des faits réels, Yann décide de prendre sa vie en main en s’engageant auprès d’une organisation non gouvernementale. Avec lui, le lecteur va découvrir les réalités d’un pays en guerre où l’insalubrité et la malnutrition font des ravages parmi les populations locales.

Le personnage de Moussa nous permet d’entrevoir l’oppression protocolaire ainsi que la corruption dont le pays est victime. Il faut bien l’écrire, rien n’est fait pour faciliter l’avancée des projets humanitaires. Heureusement, l’entraide entre expatriés existe belle et bien et la vie étant pleine de surprises, il peut arriver que comme pour le personnage principal et sa collègue Anna l’amour soit au bout du chemin.

Ce roman est agréable à lire. Hervé Belliot a su trouver les mots justes pour aborder la situation délicate de cette région d’Afrique tout en y ajoutant une note d’espoir qui demeure après la lecture.

 

Date de sortie : 18 février 2016. Éditeur : Éditions Dédicaces. 266 pages. Prix du format papier : 14,19€. Site internet : http://www.dedicaces.ca