Quelqu’un à qui parler de Cyril Massarotto

Synopsis :

« Samuel fête ses trente-cinq ans, seul face à des assiettes vides. La déprime est proche. Il attrape alors son téléphone mais réalise qu’il n’a personne à qui parler. Soudain, un numéro lui revient en mémoire : celui de son enfance et de la maison du bonheur familial depuis trop longtemps disparu.

Tiens, et s’il appelait ? À sa grande surprise, quelqu’un décroche. Et pas n’importe qui : c’est à lui-même, âgé de dix ans, qu’il est en train de parler ! Mais que dire à l’enfant que l’on était vingt-cinq ans plus tôt ?

Finalement, chaque soir, à travers ce téléphone, Samuel va s’interroger : l’enfant que j’étais serait-il fier de ma vie ? Aurait-il vraiment envie de devenir l’adulte que je suis aujourd’hui ? Ne l’ai-je pas trahi en renonçant à mes rêves ?

Grâce à ce dialogue inattendu et inespéré, Samuel va, peu à peu, devenir acteur de sa vie. Et avancer, enfin ! »

 

Quelques mots sur l’auteur :

« Né en 1975, Cyril Massarotto est instituteur en maternelle à côté de Perpignan. Il a longtemps écrit des paroles de chansons pour son groupe,  » Saint-Louis « , avant de se sentir à l’étroit dans l’exercice. Il passe donc à la vitesse supérieure en 2006, et se lance dans l’écriture… »

 

Mon avis :

J’ai demandé Quelqu’un à qui parler à Mélanie Rousset parce que je trouvais que le résumé de cet ouvrage était prometteur. Pour le personnage principal, renouer avec une version de lui qui soit plus jeune, plus drôle, plus innocente est une chance inespérée. Si, je pouvais discuter avec mon enfant intérieure, elle prendrait un air trop sérieux pour son âge pour déclarer : « Tu as encore quelques efforts à faire avant d’avoir la vie que tu mérites ».

Tout au long du récit, l’écrivain fait preuve d’une grande sensibilité. Il nous fait passer du sourire aux larmes grâce à des descriptions qui concernent des événements douloureux pour l’adulte qu’il est devenu sans pour autant qu’elles soient négatives.

Les pages tournent toutes seules. A chaque chapitre, les personnages sont confrontés à des épreuves dont on sent qu’ils essayent d’en retirer une leçon. Je n’ai pas été très sensible à la relation pourtant sincère, qui unit Sam avec Li-Na mais je reconnais qu’elle est indispensable à l’intrigue. En revanche, j’ai littéralement adoré le couple de petits vieux qui vit dans le même immeuble que notre « grand immature ». Le lectorat s’identifie à leur force de caractère pour faire le point sur des rêves qu’il est temps de réaliser.

J’espère que comme moi, à l’issue de cette lecture vous serez en mesure de comprendre le message d’amour du dernier livre de Cyril Massarotto.

 

Date de sortie : 9 février 2017. Éditeur : XO. 270 pages
18,90€ / 12,99€
Site internet : http://www.xoeditions.com

Coeur de flamme tome 3 Les Terres sacrées d’Iman Eyitayo

Des ultimatums, des rencontres et des révélations viennent chambouler la vie de nos héros.

À Goran, la tension est à son comble quant à la prochaine décision du roi : la paix est de nouveau menacée.

Du côté des rebelles, la recherche d’un certain parchemin pourrait permettre d’enfin débusquer le Régisseur

et peut-être libérer Iriah de son terrible joug.

Seulement, ce dernier restera-t-il de marbre face à la potentielle menace ?

Le monde d’Iriah n’a pas fini de vous livrer ses secrets…

 

Les éditions Plumes Solidaires m’ont de nouveau fait confiance avec ce troisième tome de Coeur de flamme et je les en remercie.

3ème tome et trois atmosphères différentes.
Ici nous découvrons l’origine de l’histoire, comment cette rébellions s’est construite, le pourquoi du comment. Bon ! Nous ne savons pas tout encore mais le dénouement est promis dans le tome 4 😛

Zut ! j’ai vendu la mèche, et ben non, cela ne se finit pas ici. Rhaaaaaa Yannickeeeeeeeee !

Bref ! Nous allons de rebondissements en rebondissements, Iman nous tient par les à la gorge, elle nous distille son histoire par à-coup, nous assomme avec une nouvelle péripétie, coup de théàtre. En somme cela ne s’arrête jamais lorsqu’un : Oooooh ! Et puis ça repart. Elle nous offre de superbes montagnes russes.

C’est sans compter sur les personnages, mais ça part en vrille, dans tous les sens, les loups deviennent des agneaux. Bon le super méchant reste le super méchant. Mais les autres izivonoùpa !?

Ah qu’il était bien ce livre. Il sort là, cette semaine. Vivement le tome 4 !!!

Bonne lecture à vous :-*

La Veuve de Fiona Barton

A la mort de son mari, Glen, Jane Taylor n’est plus que l’ombre d’elle-même. Elle vit recluse dans sa maison pour éviter la horde de journalistes qui tambourine à sa porte depuis bientôt quatre ans, depuis que Glen a été soupçonné dans l’enlèvement de la petite Bella.
Partagée entre ses souvenirs heureux d’un passé sans tache et son effroyable présent, la veuve décide finalement de clore ce chapitre de sa vie en se confiant, contre toute attente, à Kate, une journaliste de presse écrite à la recherche DU scoop… Commence alors un long témoignage sur les traces de la vérité… Une vérité qui n’aura de cesse de rebondir pour mieux nous surprendre.

En commençant La Veuve, le lecteur est immédiatement plongé au coeur du quotidien de Jane Taylor, cette quadragénaire effacée, épouse du célèbre Glen Taylor, auteur présumé de l’enlèvement de Bella il y a quatre ans.
L’histoire commence par une narration à la première personne dans laquelle Jane, dont nous partageons les pensées, nous apprend qu’elle est heureuse du décès de son mari sans pour autant nous en expliquer la cause. Le mystère s’épaissit lorsque la veuve, malgré les avertissements de feu son époux, reçoit la journaliste, Kate, à son domicile et nous laisse partager ses souvenirs heureux d’un passé immaculé. Les chapitres s’enchaînent et le lecteur ne sait plus quoi penser car Jane étale devant nos yeux dubitatifs sa vie parfaite en compagnie de l’homme idéal. L’écart se creuse entre sa joie initiale concernant l’événement tragique qui est sensé l’accabler, la présence incessante des médias et ce discours discordant d’une femme sous emprise, soumise aux règles d’un mari pourtant absent. L’ambiguïté s’installe, le doute aussi. Puis viennent les chapitres écrits à la troisième personne où l’inspecteur chargé de l’enquête, Bob, ainsi que Kate nous explique, avec mesure, l’ampleur de la tragédie. Une petite fille a été enlevée. Par Glen ? Cet homme si merveilleux que Jane ne cesse de nous décrire ? Notre esprit logique de lecteur averti s’affole… Dans quelle histoire sommes-nous embarqués ? Qui est coupable ? Complice ? Que sait la veuve ? Nous cache-t-elle d’horribles révélations ? Et enfin, la trame du scénario éclate, à travers le témoignage de Jane, bien sûr, mais aussi grâce aux nombreux flashes-back qui s’intercalent dans le présent, comme les pages manquantes d’une histoire incroyable.

La force de ce livre réside essentiellement dans la structure du scénario qui désarticule le fait divers pour créer un immense puzzle à triple entrée. Avec Jane, on vit d’abord un mélange de présent et de passé complètement orienté, subjectif, en fonction de ce que la veuve a vécu et ressenti. Elle nous expose sa naïveté, sa douleur, ses incompréhensions, sa méfiance aussi… Avec Bob, on plonge dans l’enquête de terrain, le procès, la relax et la nouvelle enquête qui s’avère, quant à elle, concluante. Le lecteur entraperçoit enfin les faits de façon beaucoup plus objective, scientifique, logique. Avec Kate, on assiste à la médiatisation de l’affaire, à la course au scoop, à la manipulation…

Avec une plume légère et sincère, l’auteure nous retranscrit merveilleusement bien les émotions et pensées de son héroïne, Jane, qui nous apparaît tour à tour soumise, lucide, candide avant de nous bluffer par son objectivité finale. Quand elle fait parler Kate ou Bob, Fiona Barton se retranche dans le vocabulaire professionnel des deux autres personnages, les faisant vivre et respirer au rythme de leur travail. Leur obsession de détenir la vérité nous conduit dans une ambiance plus sombre et plus haletante qui flirte magistralement avec le suspense.

Question structure, le sel du thriller est là. Témoignages, fausses pistes, course contre la montre, rebondissements se disputent la vedette pour nous proposer une histoire riche et bien amenée alors qu’elle repose, à l’initial, sur un fait divers complètement banal malgré sa dimension tragique.

Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce roman, c’est que tous les aspects du récit sont traités avec une rigueur et une émotion incroyable. Le personnage de Jane est plus que bien construit, c’est lui et sa personnalité qui donne le ton à l’histoire et la fait sortir de sa simplicité. Jusqu’au dernier moment, personne ne sait vraiment qui est cette veuve et surtout quel rôle elle a joué dans cette affaire.

La Veuve est pour moi un coup de coeur littéraire indéniable et je ne peux que vous conseiller d’en ouvrir les pages pour en savourer toute la richesse.
Pour les fans de Mary Kubica.

Dualed, Tome 2 : Divided de Elsie Chapman

Maintenant qu’elle est accomplie, West réapprend la vie. Jonglant entre sa relation avec Chord, ses cours au lycée, son boulot d’assistante en maniement des armes et ses séances de psy, le jeune fille ne chôme pas. Alors lorsque le Conseil la convoque, West imagine le pire. Son passé de chasseuse est certainement en train de la rattraper… à moins qu’on ne veuille lui confier une mission un peu spéciale…

En refermant Dualed, je ne voyais pas trop quelle suite pouvait nous proposer Elsie Chapman puisque l’histoire était finie. Elle manquait certes d’une meilleure description de la société dans laquelle évolue West, manque qui est finalement comblé par ce second volume.
Dans la suite de son récit, l’auteure a donc choisi de faire intervenir un membre haut placé du Conseil, Sabian, qui propose à notre héroïne d’accomplir une toute dernière mission de chasseuse : éliminer les Alts de trois des enfants du Conseil en échange d’une vie d’accompli pour ses propres enfants. Après quelques hésitations, West accepte le marché mais lorsqu’elle se retrouve en situation, face à ses nouvelles « victimes » les événements prennent une tournure plutôt inattendue… Incapable de tuer ses nouvelles cibles, l’adolescente les transforme, grâce à une arme inédite, en non-Alts, en personnes ne possédant plus ni droits ni vie dans la ville de Kersh mais complètement libres… et surtout vivantes. A ce moment du récit, les rebondissements vont se multiplier pour parvenir à… Non, je ne dévoilerai rien afin de préserver le suspense de l’intrigue.
Sachez cependant que si le début de l’histoire manque d’énergie et de conviction, le développement et la conclusion sont quant à eux menés d’une main de maître. Dans ce tome, la surprise est au rendez-vous, les révélations pleuvent (même si elles ne vont pas toutes dans le sens dans lesquelles on les attendait) et les héros s’affranchissent des règles pour inventer leur propre jeu.
Le style d’Elsie Chapman est toujours aussi fluide et agréable, bien dans l’ère du temps.
Un roman que j’ai eu plaisir à suivre et que vous pouvez lire indépendamment du premier si vous aimez les dystopies qui flirtent avec le thriller ainsi que la science fiction.

Never forgive de Monica Murphy

Synopsis :

« On dit que la vérité blesse. En ce qui concerne Katherine, elle l’a plutôt anéantie, ruinée, lacérée, déchiquetée. Alors qu’elle tombait amoureuse d’Ethan, il lui mentait. Alors qu’elle s’ouvrait à lui, il la trahissait. Elle devrait le haïr, mais elle ne peut pas. Ce qui existe entre eux est trop fort pour être détruit. Elle ignore ce que c’est, mais une chose est sûre : elle ne sait plus vivre sans Ethan. D’une certaine manière, étrange, dangereuse, inquiétante, elle a besoin de lui ».

 

Mon avis :

Quelle bonne idée de faire en sorte que que les tomes 1 et 2 sortent le même jour ! J’ai lu celui-ci en quelques heures pour me rendre compte à quel point nous pouvons être un ennemi pour nous-même.

De manière générale, j’ai trouvé que ce volume était meilleur que le premier. Katherine et Ethan / Will, se confient davantage sur leur passé commun tandis que les personnages secondaires avouent leurs péchés tels que l’orgueil, l’avarice ou l’envie. La parole est donné au bourreau qui, en exposant sa version des faits rend compte au lecteur de sa complicité, de sa névrose. Il y a aussi plus d’actions à l’extérieur des habitations respectives des adolescents ce qui veut dire pour nous, plus de de tension, d’angoisse et d’impatience.

Tout bien considéré, je craignais que le ton du texte soit rendu fade parce que tout le monde aurait eu des raisons de se plaindre mais le message est incroyablement optimiste malgré la brutalité des agissements d’un père ou d’un beau-père impossible à oublier.

Je n’étais pas convaincue après la lecture de Never Forget mais sa suite mérite bien l’appellation de « Dark Romance » puisque la part d’ombre des protagonistes y est largement plus développée. Dans le même registre, je sortirai prochainement le titre de Penelope Douglas de ma belle pile de services de presse.

 

Date de sortie : 8 mars 2017. Éditeur : Editions Harlequin. Collection : &H
414 pages. 14,90€ / 9,99€

Viens, je t’emmène de Véro-Lyse Marcq

Synopsis :

« Anne Rico, enfin libre et indépendante grâce à un poste de secrétaire dans un lycée, se concentre sur son projet de devenir infirmière. En cette période de rentrée scolaire, la reprise s’annonce difficile à l’arrivée d’une nouvelle brochette d’enseignants, surtout concernant celui qu’elle avait aperçu un peu plus tôt dans le parc jouxtant l’établissement. « L’homme corbeau continuait son approche. D’un coup, elle paniqua, comprenant que sa trajectoire s’alignait parfaitement avec le banc où siégeait son popotin. » Agressée par sa présence puis intriguée, Anne finit par se demander ce que peut bien cacher ce drôle d’oiseau. Laissez-vous emporter par cette romance et découvrez où le destin vous emmènera… »

 

Quelques mots sur l’auteure :

« Véro-Lyse Marcq est née en 1971 à côté de Lille. C’est en 2015 que la lecture et l’écriture se sont invitées dans sa vie, occupant depuis une grande partie de son temps libre. Les textes sont courts et passent de la romance-fantastique dans Viens, je t’emmène au feel-good pour Plus vite que le vent, une histoire présente dans le recueil Je, tu, ils, NOUS.

 

Mon avis :

Cette nouvelle m’a été vivement recommandé par Cécile Ama Courtois, une écrivaine fidèle à mes pérégrinations littéraires. Elle m’a confié avoir pensé à moi en lisant Viens, je t’emmène. En tournant virtuellement les pages de la version numérique de ce texte mêlant romance et fantastique, je cherchais les points communs entre les personnages et moi jusqu’à ce qu’un mystérieux nordique à l’allure gothique face son entrée dans l’histoire.

L’idée de la rencontre entre professeurs est intéressante mais parce qu’il y a toujours un mais, j’ai trouvé que les personnages étaient caricaturaux. Le teint blafard, le contour des yeux noirs, les chaussures new rock, l’accent des pays de l’Est, c’est trop pour moi. Je suis bien placée pour savoir qu’il ne suffit pas de porter des vêtements sombres pour être gardien des valeurs oubliées… Cela étant dit, on a vraiment envie de connaître les circonstances qui vont finir par lier ce couple atypique à un point que le lecteur ne peut pas imaginer.

On se demande souvent comment le beau brun ténébreux fait pour deviner les agissements et les intentions de sa belle. En toute honnêteté, je ne m’attendais pas à ce que la chute soit portée sur la vie après la mort. J’ai trouvé que miser sur une fin surnaturelle était trop déroutant. En deux mots, je ne suis pas parvenue à apprécier à sa juste valeur, l’audace de l’écrivaine.

 

Date de sortie : 1 septembre 2016. Éditeur : Boz’Dodor. 85 pages. 10€ / 1,49€
Facebook : @VeroLyseMarcq
Site internet : https://www.editions-bozdodor.com

Les Farkasok Intégrale 3 Sacrifices d’Elena Guimard

La meute de la Lune rouge se concerte en vue de déterminer l’évolution de leur futur domaine.
Mais quelques-uns de leurs frères de meute sont perturbés, à commencer par Hugo.
Mady l’acceptera-t-elle ?
De leur côté, Lucille et Adam filent le parfait amour jusqu’à l’arrivée de l’ex d’Adam…
Quant à Tim et Bart, leur relation exclusive menace d’exploser pour une raison que ni l’un ni l’autre n’avaient envisagée.
Beaucoup de sacrifices sont demandés aux membres de la meute de la Lune rouge.
L’union de certains est assez perturbée.
Entre excitation et regrets, les cœurs fluctuent.
Le domaine de la Hongrie les accueillera pour le Solstice d’été, où l’impossible sera tenté pour donner un véritable Alpha à cette meute qui nous tient tant à cœur.

 

Que vais-je pouvoir bien vous dire sur cet intégrale 3 que j’ai pu faire précédemment ?

Vous redire que j’aime le style de l’auteure (que je remercie au passage), la fluidité de l’histoire ou cet esprit de meute ?
Non ce n’est vraiment pas drôle de lire du bon !!! Il n’y a rien à en tirer sauf… de passer du bon temps 😛

Allez !
Bon, il faut avouer qu’il y a une petite évolution dans le style. Si, si. Du moins sur le coup ça m’a frappé, pas fort je vous rassure. La Partie 2 m’a semblé chaotique au premier abord, mais en y réfléchissant ça colle superbement à l’histoire.
Mais nous n’avions pas cette variation dans les précédents intégrales.
Puis l’auteure, Elena, s’amuse dans le même temps à modifier le rythme de lecture. Tantôt de longs chapitres puis une succession de chapitres court. C’est assez plaisant !

Mais les Farkasok est aussi dans l’air du temps. De la Bit-Lit, de la Romance M/M, avec un style moderne.
Par contre, ce n’est pas à la portée de tous les lecteurs. Cette scènes sont érotiques, très explicites.

Peut être qu’un jour Elena nous fera une version YoungAdult, ça le vaut bien.

En somme, Les Farkasok, en trois volumes, est une très bonne lecture.

 

100% Nature de Delphine (aki) Mach, Sophie Mutterer et Corinne Acha

A la campagne, en ville, au jardin, la nature, on l’aime ! Voici réunies dans ce très joli chevalet, une variétés d’activités pour s’initier au jardinage, observer la nature, jouer avec des éléments naturels, bricoler et cuisiner avec les fruits et légumes de saison, faire du land art… En cinq rubriques, avec beaucoup de photos et d’illustrations, voici un aperçu des activités : – Se balader dans la nature, observer les changements de saison, se promener en forêt, ramasser des champignons, cueillir le raisin, regarder et découvrir les fleurs, les arbres, les animaux…

 

Rapprochez-vous de la nature avec vos enfants de façon tout à fait ludique.

– Conseils et calendrier pour le jardinage.
– Recettes simplicimes avec vos récoltes.
– Petits bricolages à partir de végétaux, trucs et astuces,…

Le tout présenté d’une façon facile à suivre et à réaliser comme ce petit épouvantail pour décorer votre jardinière.
Que vous habitiez en ville, avec ou sans jardin ou encore à la campagne, vous ferez le plein de bonnes idées.

Testez avec les Monstres !!!

Méthode 15-33 de Shannon Kirk

Kidnappée sur le chemin de l’école, une jeune fille de 16 ans, enceinte de huit mois, se réveille à l’arrière d’une camionnette. Les yeux bandés, elle écoute son instinct logique et compte les pas qui la conduisent dans sa chambre prison. A l’affût du moindre détail, elle commence à noter, mentalement, puis dans le carnet que son ravisseur lui procure les habitudes de ce dernier ainsi que toute la liste des choses qui sont mises à sa disposition. Elle consigne également chaque visite du médecin, comme celles des gens qui veulent lui prendre son bébé.
Les jours passent, un plan s’échafaude…
Elle ne laissera rien ni personne faire du mal à l’enfant qu’elle porte. Elle s’échappera. Et elle les tuera. Tous.

Méthode 15-33 est un drôle de thriller, très addictif et palpitant, qui met en scène une héroïne aussi, si ce n’est plus, psychopathe que ses ravisseurs ainsi qu’un agent fédéral aux méthodes particulières…
Racontée à deux voix, l’histoire nous fait vivre les événements selon deux points de vue. Celui de la victime, une jeune sociopathe à l’esprit cartésien, habituée par ses parents depuis toute petite à affronter des situations délicates et qui va s’appliquer, jour après jour, à fomenter un plan d’évasion et de vengeance. Et celui d’un agent fédéral qui ne lâche rien, à l’acuité visuelle remarquable et à la mémoire prodigieuse. Il est assisté dans sa tâche par une partenaire aux sens ultra développés qui n’hésite pas à molester ses suspects.

Même si le scénario n’est pas « découpé » en plusieurs actes, il respecte néanmoins trois parties distinctes et inégales. Le lecteur suit d’abord le kidnapping ainsi que la séquestration au cours de laquelle les héros collectent des indices pour résoudre leur problème. La jeune fille pour sa quête de liberté, les policiers pour résoudre l’enquête. Cette étape, même si elle comporte quelques longueurs inhérentes au fait que chaque narrateur éprouve le besoin de nous expliquer dans le détail ses capacités, son histoire ainsi que le déroulé de ses actions, pose les bases de l’histoire, l’ambiance, le décor, les personnages. Pour ma part, elle a été ma partie préférée. J’ai accroché de suite avec le caractère de la victime, j’ai aussi aimé imaginer ce qu’elle pourrait faire avec l’ensemble des données collectées. Enfin, j’ai adoré lire un thriller où la victime ne se laisse pas abattre mais prend le taureau par les cornes pour rendre coup pour coup.
La seconde partie du récit concerne l’évasion. Dans ces chapitres, l’auteure nous conduit de rebondissements en rebondissements, entre succès et défaites, entre surprises et frissons. Cette partie est très certainement la plus active de toutes puisque c’est dans ces chapitres que figure la résolution de l’histoire.
Enfin, il y a cette troisième partie où le lecteur assiste au procès des complices, aux mensonges de l’héroïne ainsi qu’à sa vengeance étalée sur plusieurs décennies avant de parvenir à cette conclusion douce-amère. Je dois dire que c’est l’épisode qui m’a posé le plus de problème en raison des faux témoignages et de la manipulation qu’opère la victime pour obtenir compensation. Même si j’ai aimé la résolution finale, je n’ai pas adhéré au cheminement pour y parvenir.

Méthode 15-33 est au final une lecture plaisante pour qui aime vibrer au rythme d’un récit tout en tension. Pour ma part, j’ai vraiment adoré le personnage principal, cette adolescente à contre-courant qui n’est ni fragile ni stupide ni impressionnable. J’ai aimé l’enquête, les rebondissements à mi-parcours qui ajoutent du suspense et qui prennent de cours le lecteur. J’ai apprécié aussi les enjeux du livre, très forts et dramatiques. Ce roman aurait pu être un formidable coup de coeur si certaines longueurs avaient été évitées et, surtout, si les parties du procès et de la vengeance n’avaient pas empiété sur la morale, celle qui nous permet de rester, en toutes circonstances, dans le droit chemin…

Dualed, Tome 1 : Dualed de Elsie Chapman

A Kersh, la vie revient aux plus forts. Lorsque vous êtes activés, vous avez 31 jours pour éliminer votre double afin de montrer à la société que vous êtes dignes de la défendre et de vivre.
Pour West, une adolescente de quinze qui a déjà perdu toute sa famille, l’activation prend une toute autre signification. Elle sonne le glas de la fuite, celle du reniement de ce qu’elle a toujours été : une battante. Car West ne veut pas risquer la vie de Chord, récemment accompli ; elle sait que si elle reste, le jeune homme fera tout pour la protéger et elle n’est pas prête à sacrifier la dernière relique de son existence passée. Alors, pour passer le temps et acquérir de l’expérience, West devient chasseuse et traque illégalement les Alts des autres. Elle sait que dans 31 jours, elle n’aura d’autre choix que de faire face à ses problèmes sous peine d’être désactivée mais la jeune fille n’en a cure, elle veut juste pour un temps oublier ces chaînes qui l’entravent, retrouver un second souffle et, peut-être, trouver la motivation qui lui manque pour sauver sa peau…

Premier roman d’Elsie Chapman, Dualed marque le début d’une saga dystopique Young Adult.
Si le récit démarre sur les chapeaux de roue avec l’activation de Chord et l’assassinat de Luc, le frère de West, il ralentit l’allure assez rapidement pour s’enliser dans les réflexions existentielles de l’héroïne, West, une jeune fille de quinze au caractère bien trempé. En perdant le dernier membre de sa famille, l’adolescente réalise soudain qu’il ne lui reste plus rien et se demande vraiment si elle a encore la force de vivre, si elle mérite sa place au sein de cette société. Les sentiments qu’elle éprouve pour Chord et qu’elle ne s’autorise pas à admettre la conforte dans son idée d’échapper à toute cette frénésie qui anime les nouveaux activés. Et pour alimenter son moulin, lorsque son tour survient, Chord veut absolument la protéger au péril de sa propre vie. Pour West, c’en est trop. Elle doit fuir, très loin, très vite, avant qu’il ne soit trop tard et qu’elle perde encore quelqu’un. La jeune devient alors chasseuse et tue sans vergogne les doubles de parfaits inconnus, comme pour se prouver qu’elle peut le faire, qu’elle peut être utile et efficace.
Dans cette histoire, les personnages, en particulier celui de l’héroïne, sont solides et défendent assez bien le récit. Seulement, voilà ! Je ne m’attendais pas à voir le roman prendre cette direction. Je pensais trouver un affrontement qui conduirait à un choix délicat permettant de remettre en cause cette société qui exige de ses sujets le sacrifice de leur vie ou de leur âme. Je pensais que l’auteure jouerait sur cette aspect de la gémellité des individus pour faire rebondir son roman. Elsie Chapman a opté pour un tout autre chemin, celui de la remise en cause de la valeur de la vie puis celui de la défense de l’amour.
Même si la narration comporte parfois des longueurs, j’ai particulièrement apprécié la fin où tout s’accélère, où l’héroïne ne peut plus se défiler et accepte enfin son rôle.
Le style, quant à lui, est efficace ; il touche en allant droit à l’essentiel.
Alors même si le roman m’a un peu surprise, qu’il a pris des tours tortueux pour arriver au bout de son histoire, je reste charmée par ce texte aux questions de fond intéressantes. La valeur de la vie se mesure-t-elle par rapport à nos actes de bravoures ou celle de notre dévotion ? Et deux êtres totalement identiques, s’ils suivent des chemins de vie différents, peuvent-ils au bout du compte être semblables ou au contraire diamétralement opposés ? C’est sur ces questions que je vous laisse réfléchir tout en vous recommandant d’ouvrir Dualed, il vous ouvrira les portes d’un monde différent, à l’ambiance unique. Un monde vu à travers les yeux d’une adolescente qui se cherche et qui finit par se trouver…