Sa mère de Saphia Azzeddine

Synopsis :

« Marie-Adélaïde, née sous X, a la rage au ventre  ; elle a un destin, mais ne sait pas encore lequel. Pas celui de caissière à La Miche Dorée. Pas non plus celui de ses rares copines, certaines connues en prison, d’autres camarades de galère et d’errance. Serait-ce celui de nounou des enfants impeccables de la Sublime  ? Ou celui de retrouver sa mère coûte que coûte  ? Son destin, elle va le chercher avec les moyens dont elle dispose  : le culot, la parole qui frappe, l’humour cinglant, l’insoumission à son milieu, la révolte contre toutes les conventions. C’est une héroïne de notre temps ».

 

Quelques mots sur l’auteure : 

« Saphia Azzeddine, née en 1979, est l’auteur, entres autres, des remarqués Confidences à Allah (Léo Sheer, 2008) et Combien veux-tu m’épouser ? (Grasset, 2013). Elle a publié chez Stock Bilqiss (2015), qui a été un beau succès de librairie ».

 

Mon avis :

J’ai sollicité Sa mère auprès de https://www.netgalley.fr et des éditions Stock suite au débat houleux entre l’écrivaine et le chroniqueur Yann Moix dans l’émission On est pas couché. J’ai vraiment trouvé que sa façon de s’adresser à elle était irrespectueuse.

Ce titre de la Rentrée Littéraire est une réflexion. Les cinquante premières pages ont été difficile à lire pour moi car la plume est acerbe mais contrairement à monsieur Moix, je refuse de donner mon opinion sur un livre que je n’ai pas lu dans son intégralité. Le premier niveau de lecture peut aveugler son monde à grands coups d’agressivité, de propos crus et de stéréotypes. La comparaison entre le pôle emploi et les camps de concentration ne m’a pas faire sourire du tout. En étant plus attentif / attentive, on se rend compte que Marie-Adélaïde possède une sacrée volonté. Cette enfant née sous X, a tout fait pour avoir les bonnes cartes en mains pour défendre sa propre cause, ses propres valeurs.

Un concours de circonstance va faire en sorte qu’elle retrouve sa mère biologique. Trouvera t-elle la force de se réconcilier avec sa génitrice et avec elle-même ? A mon sens, cet ouvrage contient des maladresses mais il est la voix d’une héroïne qui n’a pas conscience d’en être une et rien que pour cette raison, j’encourage mes abonnés à le lire.

 

Date de sortie : 23 août 2017
Editeur : Stock
Collection : La Bleue
240 pages
19€ / 13,99€
Site internet de la maison d’éditions : http://www.editions-stock.fr

Gabrielle ou le jardin retrouvé de Stéphane Jougla

Synopsis :

« Gabrielle distinguait ses amis en deux catégories : ceux des livres, qu’elle voyait à la bibliothèque ou au lycée, et ceux des plantes, qu’elle rencontrait chez les pépiniéristes ou dans les foires aux plantes de la région. Martin les confondait tous – vieilles dames amoureuses de Marcel Proust ou des fougères arborescentes, créateurs de jardins feng shui ou poètes du dimanche, fleuristes aux mains calleuses, botanistes pensifs… » Gabrielle a deux passions : la lecture et son jardin. Lorsqu’elle meurt accidentellement, le monde de Martin, son compagnon, s’effondre. Inconsolable, il s’efforce de maintenir vivant le souvenir de la femme qu’il aimait. Lui qui n’ouvrait jamais un livre et pour qui le jardin était le domaine réservé de Gabrielle, se met à lire ses romans et à entretenir ses fleurs. C’est ainsi qu’il découvre un secret que, par amour, Gabrielle lui avait caché. Ce secret bouleversera sa vie, mais lui permettra de surmonter son deuil d’une manière inattendue ».

 

Quelques mots sur l’auteur :

« Stéphane Jougla est né en 1964 à Toulouse. Après des études de droit et de lettres, il a longtemps travaillé dans l’édition juridique. Il enseigne aujourd’hui dans un collège REP (Réseau d’éducation prioritaire) à Nanterre. Son premier roman, L’Idée (Gallimard, 2003), a obtenu le prix Méditerranée des lycéens ».

 

Mon avis :

Comme je l’ai décidé à la fin du mois d’août, j’essaye de découvrir un maximum de titres de la Rentrée Littéraire, cette année.

J’avais envie de changer des textes aux influences gothiques que je lis souvent pour les éditions DENÖEL. La couverture fleurie issue de la collection privée de Gustav Klimt (1862-1918), promettait d’agréables heures de lecture.

« Gabrielle ou le jardin retrouvé »  est une histoire de deuil. Louis, mon grand-père maternel disait souvent : « Ce n’est pas celui ou celle qui meurt qui souffre, c’est ceux qui restent en vie ». Si Martin, le personnage principal du texte pouvait me parler il serait surement du même avis :).

Après la mort de celle qu’il aime, l’homme marche au radar. Le lecteur assiste impuissant à son déni, à sa colère, à son abattement. Il refuse d’abord de bouger les objets qu’elle a touché avant son accident. Mais tourner en rond dans leur maison, va lui permettre de suivre la piste des expressions ou des vers de poèmes qu’elle a souligné dans ses ouvrages chéris. Le fantôme de la pétillante et mystérieuse jeune femme s’éclipsera quand son compagnon acceptera sa disparition et honorera sa mémoire en s’adonnant aux deux passe-temps de Gabrielle, à savoir la lecture et le jardinage. Le réaménagement et l’embellissement de son espace vert va beaucoup aider Martin à sortir de son isolement.

Ce court roman se lit très vite. Monsieur JOUGLA possède un don pour l’écriture. Il s’assure toujours que les différentes phases de la perte d’un être cher soient suivies par de belles descriptions des fleurs ou des feuilles des arbres au fil des saisons.

Bizarrement, je ne suis pas en mesure d’écrire que j’ai été touchée par le chagrin ou la douce folie de l’apprenti jardinier outre sa gentillesse, c’est son immaturité que je garde en mémoire plusieurs jours déjà, après la fin de cette expérience livresque.

 

Date de sortie : 24 août 2017
Editeur : DENOEL
Collection : ROMANS FRANÇAIS
224 pages
19€ / 13,99€

Hillbilly Elegie (JD Vance – Editions Globe – Traduction Vincent Raynaud)

Dans ce récit à la fois personnel et politique, J.D. Vance raconte son enfance chaotique dans les Appalaches, cette immense région des États-Unis qui a vu l’industrie du charbon et de la métallurgie péricliter.
Il décrit avec humanité et bienveillance la rude vie de ces « petits Blancs » du Midwest que l’on dit xénophobes et qui ont voté pour Donald Trump. Roman autobiographique, roman d’un transfuge, Hillbilly Élégie nous fait entendre la voix d’une classe désillusionnée et pose des questions essentielles. Comment peut-on ne pas manger à sa faim dans le pays le plus riche du monde ? Comment l’Amérique démocrate, ouvrière et digne est-elle devenue républicaine, pauvre et pleine de rancune ?

 

Un livre qui n’est pas un roman mais qui est pourtant écrit pareillement, une autobiographie chaude et vivante, une épopée humaine pour sortir des cases sociales, pour échapper aux écueils d’une société, d’une économie, des lois, de la prédisposition sociétale, de la famille et des liens du sang…
Loin des images habituellement sombres et sordides de cette région des États-Unis, la ruralité apparaît ici comme un lien, une union et une communion de la famille: elle existera toujours.
Ce roman autobiographique de JD Vance est porteur d’espoir ; un espoir parfois « euphorique », souvent teinté de doutes.
Livre d’une remise en question des principes de l’hérédité, livre de la réussite Hillbillie Elegie derrière son aspect  » l’ American Way of Life existe, regardez ce que j’ai réalisé…’ dénonce une autre forme de ségrégation, les aspects d’un isolement social, les problématiques économiques des USA depuis quelques décennies, évoquant ses désastres monétaires et ses événements dramatiques pour expliquer la gestion politique du pays et ses répercussions sur certaines minorités.
Hillbilly Elegie met à l’honneur la volonté, l’importance de la famille et le refus de l’inéluctable. Véritable roman d’apprentissage, cette autobiographie d’une Amérique en détresse, playdoyer contre la misère ouvrière est un Candide des Appalaches, un Lettres Persanes made in USA.

Le Refuge des héritiers tome 1 L’Air d’Alexandra A. Touzet

La forêt d’Utoh est le refuge de créatures mystérieuses depuis des millénaires.

Annabelle Quibem l’ignore lorsqu’elle décide de s’y installer. La jeune femme, discrète et solitaire, quitte tout pour commencer une nouvelle vie, sur cette presqu’île du bout du monde qui l’attire inexplicablement.

Pour elle, c’est un retour à la nature, un repli bienfaisant face à un monde dans lequel elle ne s’est jamais sentie vraiment à l’aise. Et pour cause : elle n’est pas tout à fait “ordinaire”. Est-ce un hasard si ses yeux reflètent avec une telle intensité la lueur dorée caractéristique des habitants de la forêt ?

Son arrivée va bouleverser l’équilibre d’Utoh.

Pour le pire… Ou le meilleur…

 

Je voudrai remercie Les éditions d’Utoh de m’avoir donner la possibilité de lire ce premier tome.

C’est vraiment une très bonne découverte !
J’avais déjà eu l’occasion de lire le synopsis et il était en bonne ligne pour une prochaine lecture. Je l’aurai bien mis dans ma wishlist mais je n’en ai pas :-D.

Le scénario, l’histoire est originale. C’est sur Terre à notre époque mais dans un lieu qui n’existe pas, quoique… En se laissant guider par les descriptions, je dirai que c’est à côté de chez moi ? Non ! A côté de chez vous c’est sûr. Bref ! Nous y sommes, ce lieu nous est familier mais nous ne le connaissons pas. C’est sympa, bien fait.

Nous ne sommes pas (vraiment) dans l’action. Les personnages évoluent, font des choses, certes, mais c’est écrit d’une façon si fluide que l’on ne s’en rend pas compte, ça glisse tout seul. Puis il y a ces ours, moi qui les aime beaucoup, puis il y a cet investisseur aussi qui… ah ah ! Faudra même attendre l’épilogue pour en savoir plus, ce qui nous amène au tome 2, bien évidemment !!!
Puis il y a cette ambiance à la limite de la Dark Fantasy, nous ne sommes pas réellement serein sans non plus être stressé ni oppressé.

Mais ce livre tourne surtout autour de ses personnages et leurs interactions. Bien sûr vous avez les amou… Chut !!!
Je disais donc, vous avez les deux personnages centraux dont la relation fait de l’élastique. C’est vraiment bien de voir leurs évolutions entre eux mais aussi avec le reste de la ville et de la communauté des … RE chut !
Le travail psychologique est fort, intense. Vous ne pouvez être indifférent.

Alors pour les fan de fantasy urbaine un peu sombre, où les personnages sont au centre de l’histoire, ce livre est fait pour vous.

Bonne lecture !!!

« Le Rasoir d’Ockham » de Henri Loevenbruck

« Ari Mackenzie, analyste atypique et controversé des Renseignements généraux, est confronté à la plus extraordinaire et la plus violente affaire de sa carrière. Dans l’ombre, un groupe occulte est prêt à tout pour découvrir le secret des pages manquantes du célèbre carnet de Villard de Honnecourt, un manuscrit du XIIIe siècle. Ari saura-t-il arrêter ces fanatiques sans scrupule avant qu’ils ne mettent en place leur sinistre dessein ? »

 

Bang bang bang !!!

Salut, c’est Sylphi au clavier pour vous servir ! Oui, je sais, je vous avais dit que je reviendrai pour vous embêter un moment avec Gemmell et Drenaï, mais bon vous savez ce que c’est, on tombe sur un autre bouquin et BOUM ! c’est brusquement lui qu’on a envie de chroniquer.

Il se trouve que ce n’était pas non plus ma première expérience avec cet auteur puisque « La Moïra » et « Gallica » font partie des livres qui m’ont littéralement fasciné quand j’étais ado. Je me lançais donc dans cette lecture avec un tantinet d’appréhension puisqu’il ne s’agit pas là de fantasy comparé à sa première série, mais de polar. Et quel polar ! En gros, l’auteur m’a chopé par le cou et m’a balancé là-dedans avec un gros coup de pied dans le derrière !

Ari est un personnage que j’ai aimé tout de suite ! Avec son caractère un peu mélancolique et sa façon de ruminer dans son coin il m’a pas mal fait penser à l’inspecteur Wallander, de Mankell (et non, il ne s’agit pas du même Waylander, héhéhéhé ! J’aime bien vous faire ce genre de piège, c’est pour voir si vous suivez) mais bon, rassurez-vous à un moment donné il se retire quand même les doigts du … euh, du nez, pour agir. Ce que j’ai aimé aussi c’est que c’est un homme qui accorde beaucoup d’importance à l’Histoire et à la littérature, il est cultivé. C’est terrible à dire, mais j’en ai pas rencontré beaucoup des flics avec une aussi grande curiosité intellectuelle dans les polars que j’ai lu.

L’intrigue commence à la mort de l’un des plus vieux amis de son père, et lorsqu’il se rend sur place, Ari, qui semble posséder une connaissance illimitée des sectes ésotériques, que ce soit celles qui ont disparu comme celles qui existent toujours, comprend rapidement que ce meurtre a un lien avec quelque chose ressemblant fortement à l’ordre des Templiers, ce qui semble le laisser perplexe. Mais évidemment, c’est bien plus complexe qu’il n’y parait !

Historiquement, j’ai appris beaucoup de chose, et ça m’a énormément plu ! Ca parle surtout du XIIIème siècle, et c’est une période de l’Histoire de France qui m’a toujours fascinée alors j’étais vraiment à fond. L’ennui c’est que l’auteur se perd parfois dans des explications à rallonge et des redites qui alourdissent le texte avec des longueurs un peu chiantes … du coup, pas de coup de cœur. Dommage. Si ça avait été mieux dosé entre les scènes d’action et les scènes d’explication, j’aurais davantage apprécié.

Les autres personnages sont un peu plus effacés, et sans doute trop d’ailleurs. Certes, Ari est le protagoniste principal, mais j’aurais aimé avoir un peu plus la possibilité de m’attacher aux autres. Certains me paraissaient intéressants, mais par manque d’information sur eux, je ne peux pas en dire grand-chose malheureusement !

Bon, c’est un polar, alors il ne faut pas vous attendre à La Petite Maison dans la Prairie hein, avec le générique qui va bien et la gamine qui se ramasse dans le champ de fleurs (voilà, la moitié d’entre vous ont certainement la musique dans la tête pour la journée maintenant. De rien.) De la violence et des morts, il va y en avoir ! J’ai particulièrement aimé les courses-poursuites dans les rues de Paris, j’y ai habité quelques années alors j’étais contente d’y retourner. Mais là où je vais mettre une mention toute spéciale, c’est à la façon dont l’auteur nous piège ! Il m’a entrainé vers des fausses pistes avec beaucoup de simplicité avant de finalement me balancer à la tronche : ben non, nigaude, c’est pas ça ! Et toujours avec une facilité étonnante ! Pourtant, je ne suis pas particulièrement naïve hein (le prochain qui rigole, je lui balance un autre générique bien chiant)

Et la conclusion de l’intrigue alors ? La fin, dans un roman, c’est très important, mais je pense que ça l’est doublement avec un polar. Là, en toute honnêteté, j’ai beaucoup aimé. Il n’y a rien de vraiment alambiqué et l’auteur nous laisse penser que les aventures de Ari ne sont pas terminées (de fait, elles ne le sont effectivement pas, puisque j’ai appris qu’il s’y en avait deux autres, que je lirai très certainement !) J’étais contente de cette fin qui installe plusieurs doutes et un autre rebondissement qui m’a agréablement fait sourire.

Pour dire les choses plus simplement : c’était une lecture géniale, avec ses qualités et ses faiblesses, et je n’hésite pas à dire à présent que cet auteur fait partie de mes auteurs français préférés. Si vous aimez les polars avec de l’action qui ne manquent pas de vous faire découvrir des choses originales, allez-y, lancez vous ! Pas trop fort quand même, ce serait con de finir dans un mur non ?

C’est tout pour aujourd’hui ! Je rends l’antenne à mes collègues, et je vous dis à la prochaine (je serai certainement de retour avec du Gemmell cette fois)

A que salut !

Frappe-toi le coeur d’Amélie Nothomb

Synopsis :

« « Frappe-toi le cœur, c’est là qu’est le génie », ALFRED DE MUSSET.

 

Mon avis :

Voilà plusieurs années que l’acquisition du dernier Amélie Nothomb est devenue une de mes habitudes de lectrice pendant la Rentrée Littéraire. Je me suis donc jetée ou presque sur Frappe toi le coeur en veillant à ne pas lire les indices semés par les articles de magazine ou de blogs qui auraient sans doute influencé mon opinion.

Cette histoire noire commence au tout début des années 1970. Marie, belle comme le jour pourrait avoir une vie agréable si elle ne cherchait pas constamment à susciter la jalousie d’autrui. Lorsque qu’elle tombe enceinte à 19 ans, ses rêves de grandeur s’écroulent. Son comportement social se dégrade à la vue de son adorable fillette que tout le monde aime. C’est fou de découvrir à quel point, cette mère de famille souffre de ne plus être le centre de l’attention.

La parole est progressivement donnée à Diane. On découvre au prix d’un style d’écriture raffiné mais sans fioriture, le quotidien d’une enfant bourrée de qualités en rupture avec le lien maternel. Cette privation d’amour va la forcer à développer un esprit de lutte qui la rend attachante.

Le thème de la violence mentale est fort bien exploitée. Les personnages sont brillants mais certains vivent dans l’ombre des autres alors que j’aurais aimé connaître leurs points de vue sur le fait que la relation parent / enfant n’est pas toujours sans condition.

 

Date de sortie : 23 août 2017
Editeur : Albin Michel
Collection : A.M. ROM.FRANC.
180 pages
16,90€ / 11,99€
Site internet de la maison d’éditions : http://www.albin-michel.fr

LOUPO (Jacques Olivier Bosco – Pocket)

Loupo, Kangou et Le Chat se sont rencontrés dans l’antichambre de l’enfer, à l’Assistance Publique. Orphelin, fugueur ou petit voyou, leur galère ne faisait alors que commencer… Vingt ans plus tard, la vie, ils ont décidé de la cramer… Ils sont devenus voleurs, braqueurs et délinquants. Les casses, les flingues, le fric, l’adrénaline, la révolte, la nuit… Ils sont comme l’orage, sombres et déchaînés… Sur les tuyaux du Chat, Loupo et Kangou, son ami, son frère, écument les bureaux de poste et les banques de la région parisienne.
Pour l’argent, pour le plaisir, pour le frisson glacé… Jusqu’au jour où lors d’un braquage, Loupo tire par erreur sur un môme et le blesse grièvement. Après, c’est comme dans un rêve, plus la fin approche, plus les images s’effilochent… Les flics lancés à leurs trousses, une meute des cités qui leur colle aux basques, ils deviennent des loups… Disparaître, se livrer, tuer ou être tués… L’étau se resserre, mais avant, il leur faut solder les comptes et régler définitivement l’addition… Sombre et brutal, un roman noir et désespéré, avec ses paumés, ses filles amoureuses, ses turbulences et la mort qui guette au coin d’une rue mal pavée.

 

Le Bosco est un Loup pour le lecteur…
Il m emmerde Job, grave même.
J’ai galèré pour rentrer dans l’écriture de cet opus qu’est Loupo.
Alors oui il garde les mêmes thématiques que celle du Cramé, de Aimer et Laisser Mourir ou de Brutale, oui il continue à te prendre par la main et à t’emmener où tu pourrais avoir envie, oui il continue à te donner de l’épaisseur et du coffre à ses « héros  » ( si si je pense qu’on peut parler de héros cf https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Héros ), oui l’histoire est savamment construite et rythmée pour t’emballer.
Oui mais quoi?
Ben c’est le phrasé, la forme…
Attention ça fonctionne très bien puisque qu’on se trouve à lire un roman très nihiliste. Il est ce que Bosco a pour le moment écrit de plus sombre et de plus vrai.
Tout y est noir.
Tout y est sombre.
Mais, mais j’aime pas le style de l’écriture.
Un excellent roman noir, puissant et violent avec un style on ne peut plus sec et rèche.

La Citadelle dans la montagne d’Isabelle Morot-Sir

Vingt ans se sont écoulés depuis la guerre. Les rangs des Dragonniers de Terra Draco se sont reconstitués. Comme jadis des centaines de dragons parcourent à nouveau le ciel afin d’assurer la Paix dans le Royaume. Nor’ est l’un d’eux, ou plutôt l’une d’entre eux. Depuis sa mère Mona la Gardienne du Crystal, elle est la seule dragonnière. Une fille dans un monde de guerriers ? Comment peut-elle revendiquer sa place dans une société où le machisme est maître ? Quels choix a-t-elle ? Doit-elle nier tout ce qu’elle est ? Accepter de ne jamais pouvoir égaler ses héroïques parents ? Vers où le destin les guidera-t-il, elle et son dragon ? Quel chemin pourra-t-elle prendre ? Soumission ou rébellion ?

Isabelle m’a fait confiance une nouvelle fois pour ce roman, je la remercie par avance.

La Citadelle dans la montage fait suite à La Citadelle des dragons, quoique… Ils peuvent se lire indépendamment. J’espérais qu’il y aie une suite et bien la voilà. Et je suis pas déçu. C’est du beau travail !!!

Déjà rien que le changement dans le style. J’avais trouvé la plume très/trop académique dans le tome 1, mais là c’est tout autre chose. C’est très moderne, tendance, fluide, bref un plaisir à lire.

Tout comme dans le tome 1, je me suis laissé happer par l’histoire. Nor’ est attachante, une vraie sale gosse, elle se redécouvre dans cette bravache mais se rend compte que son entourage avait raison. Nous pouvons voir cette évolution/révolution, nous la vivons avec elle. Comme elle est fraîche et de bonne volonté, cela fait du bien.

L’univers en lui même ne nous est pas inconnu, c’est dans les classique de la fantasy. Montagne, citadelle (bien sûr), forteresse, bref tout un paysage que l’on découvre à dos de dragon.

Tout comme dans le premier tome, j’ai du mal à situer le public. C’est un peu léger pour moi, vu que je suis un vieil ado sur le retour… Je dirai que c’est plus pour les + de 16 ans voire 17 ans. Bref c’est plutôt pour un jeune public.

En tout cas j’ai bien ri. Ahhhhh les nains ! Que ferait-on s’en eux ? C’est vrai je n’en ai pas encore parlé, il y a des nains et des géants. Ils sont ce que l’on attend d’eux, surtout les nains (à la vôtre  :mrgreen: )

Vous l’aurez compris, j’ai pris un réel plaisir avec ce livre.
Bonne lecture.

Heaven Forest tome 2 Solitudes et sacrifices d’Andréa Deslacs

Je voudrai remercier Hydralune et Andréa Deslacs pour m’avoir proposer le tome 2 d’Heaven Forest dont voici le résumé

Quatre nouveaux cadavres sont retrouvés noyés à proximité des docks. L’inspecteur Overlake est persuadé que ces morts sont intimement associées à son enquête sur Else Other. À la recherche d’indices, il lui faut plonger, seul, dans un quartier réputé pour sa criminalité et sa mafia.
Sur le port, l’agitation règne déjà. Chacun affûte ses armes, prêt à défendre ses valeurs et son territoire. Le culte local du Thésaurus évoque un combat millénaire entre les Saints des humains et les Anges des brouillons. Or, toute légende se base sur un fond de réalité. Certains mutants de Heaven Forest auraient-ils autre chose dans leur veines qu’un sang purement humain ?

 

J’ai découvert l’univers d’Andréa avec le tome 1 dont l’article est à découvrir ou redécouvrir >ICI<.
C’est du gaslamp fantasy ou glam fantasy.

Mais là, il n’y a rien de glamour, bien au contraire. je dirai qu’une nouvelle sous-sous-sous… catégorie vient d’être créer avec de la dark-glam-fantasy.
Ouaip ! Ce tome est sombre, très sombre même.

Ce tome est pour moi une transition entre le tome 1 qui pose les bases et la suite. Il nous propose de nouveau personnages, de nouvelles intrigues ou faits. Le suspens monte en puissance, il n’est pas prenant mais nous incite à faire tourner les pages. N’est-ce pas le but ? 😛

Les côtés policier et steampunk sont relégués au 36ème plan. Comme je le disais, il laisse la place à de nouveaux personnages, de nouveaux événements avec un développement de l’aspect fantasy *frustré* (vite la suiiiiiiite).

Dès que je finis ma lecture en cours je me jetterai sur le tome 3 pour savoir ce qu’il advient d’Else (si! si! han qu’est ce que j’ai dit hannnn) tout en sachant qu’il y a un tome 4… Comment vais-je faire pour survivre !

Dans cette histoire, les morts ne sont pas vraiment mort, peut être parce que… ah ah ! vous ne m’aurez pas, il faut le lire.

En tout cas, moi qui adore le mélange des genres, qui n’aime pas les codes et les modes je suis servi et j’en redemande !

C’est vraiment une saga à découvrir !!!
Bonne lecture.

Le dernier ermite de Michael Finkel

Synopsis :

« En 1986 – c’était l’époque de Reagan et de Tchernobyl – Christopher Knight, un jeune homme intelligent et timide, décide de quitter la société des hommes pour vivre dans une solitude totale au cœur de la forêt du Maine au nord des États-Unis. Pendant près de 30 ans, il ne parlera à personne, fuira tout contact, apprenant à survivre au froid et à la faim grâce à son courage et à son ingéniosité. Pendant toutes ces années aussi, il réussira à s’introduire sans trop de dommages dans certains cottages pour trouver des vêtements, des livres, des piles, de la nourriture supplémentaire… qui lui permettront de traverser sous sa tante les terribles hivers de cette région américaine jusqu’à son arrestation en 2014.

Michael Finkel a été le seul journaliste auquel Christopher Knight a accepté d’accorder de nombreux entretiens, en prison et après sa libération. Pourquoi a-t-il décidé de se retirer du monde  ? Qu’a-t-il appris de ces 27 années  ? Comment a-t-il supporté son retour dans la société  ?

Un ouvrage qui n’est pas seulement un récit de survie mais qui pose des questions fondamentales sur la solitude, la vie des ermites, la cohabitation avec la nature sauvage, le monde intérieur, les contrastes de notre société. C’est aussi le portrait d’un homme qui a choisi de vivre à sa façon et qui au-delà des souffrances y a totalement réussi ».

 

Quelques mots sur l’auteur :

« Michael Finkel est grand reporter. Il écrit régulièrement pour GQ, Rolling Stone, Vanity Fair, The New York Times Magazine, National Geographic

Si Christopher Knight a accepté de lui parler c’est grâce à son amour de la littérature et de la nature. Il partage son temps entre le Montana et le sud de la France (Aix-en-Provence). Il parle français ».

 

Mon avis :

J’ai sollicité Le dernier ermite auprès de https://www.netgalley.fr et des éditions JC Lattés, parce que ce titre a suscité en moi de nombreuses questions. Exemples : Comment en vient-on à un tel changement de vie ? Comment est-il possible de survivre en pleine nature sans préparation ? Quelles sont les conséquences de l’isolement sur l’esprit humain ?

A travers plusieurs entrevues exclusives, monsieur FINKEL retrace le parcours d’un individu cultivé qui a fait le choix de ne faire qu’un avec le milieu naturel de l’homme. Il est difficile de savoir ce qu’il pense de lui-même. Les réponses de celui dont les goûts m’ont pas évolué depuis son adolescence, sont évasives mais son quotidien est très intéressant parce qu’en rupture totale avec ce que nous connaissons.

Cher lecteur, il est possible que tu ressentes de l’empathie pour Christopher Knight. Il se peut aussi que tu désapprouves les vols de nourriture, d’outils ou de vêtements auxquels il s’adonne. Il est écrit noir sur blanc dans les épreuves non corrigées de ce texte qui sortira en librairie le 13 septembre 2017, qu’il n’a jamais subtiliser d’objets de valeur. Si tu en as envie, prends la parole en commentaire et dis-moi si oui ou non, tu ressentirais un sentiment d’insécurité suite à la visite d’un intrus chez toi :). Pour ma part, je crois que ce qui m’exaspère le plus dans son comportement c’est son refus de travailler. A mes yeux, si il est parvenu à rester en vie en affrontant des conditions climatiques difficiles, il peut aller bosser.

Cette lecture a été plaisante. Par certains aspects, ce document m’a fait penser à un ouvrage de développement personnel. J’ai apprécié de renouer avec le Tao-Te-King : Le Livre de la Voie et de la Vertu par Lao Tse. Certaines citations comme « Celui qui sait marcher ne laisse pas de trace » m’ont rappelé mes cours de civilisations chinoises, à la faculté. J’ai aussi aimé les rapprochements entre cette personne qui vit seule à l’écart du monde et la solitude scientifique et artistique. J’ai bien noté qu’il existait une communauté ermite sur internet. En revanche, je suis passée à côté de quelques références qui datent d’avant ou juste après ma naissance, en 1986.

 

Date de sortie : 13 septembre 2017
Editeur : JC Lattés
Collection : Essais et documents
211 pages
18€ / 12,99€
Site internet de la maison d’éditions : http://www.editions-jclattes.fr