« Waylander » tome 2 de David Gemmell

« Il venait d’un enfer de souffrance et entra dans un monde de mort.
Dans les monts Sklen, Dakeyras l’homme des bois et sa ravissante fille Miriel vivent dans la solitude et l’harmonie. Ils ne savent pas qu’un groupe de guerriers sanguinaires rôde dans les montagnes. Des hommes qui n’ont jamais connu la défaite, pour qui la vengeance et la torture sont comme la viande et la boisson. Pour dix milles pièces d’or, ils sont prêts à tuer l’homme des bois. Ces combattants endurcis n’ont pas peur de cette mission…
Ils devraient.
Car Miriel est une fille de feu et d’acier, maitrisant l’arc et l’épée grâce à l’enseignement du plus mortel assassin qui ait jamais vécu : son père, mieux connu sous le nom de … Waylander ! »

Salut les gens ! Je suis de retour ! Ouais je sais, vu le temps que je mets à publier, vous avez le temps de m’oublier entre deux articles, mais je ne peux pas aller plus vite, vraiment. Je suis trop occupée à me gratter le nez.

Z’avez vu ? Je reviens avec du Gemmell cette fois, comme je vous l’avais promis ! (j’ai le droit à une image ?)

C’est parti :

La fin du tome précédent était plutôt optimiste pour ce cher assassin, mais en commençant celui-ci, je me suis purement et simplement dit : bhé ?! Un peu comment un bêlement de mouton, voyez ? Des années ont passé et notre héros-qui-n’en-a-pas-la-tronche a vécu une nouvelle tragédie. Décidément, il n’a pas de chance. Ou alors il le fait exprès. Je ne vais pas entrer dans les détails évidemment, mais je dois avoué que, moi qui aime pourtant quand c’est bien sanglant et meurtrier, là j’en ai un peu voulu à Gemmell. Je me suis dit que c’était peut-être trop pour un seul homme. Mais ça m’est vite passé, généralement mes élans de compassion ne durent pas longtemps.

Ca commence très fort avec des tentatives d’assassinats (on s’éloigne pas du thème au moins, c’est bien !) sauf que cette fois, elles visent Waylander. Lorsque ce dernier apprend pourquoi sa tête a été mise à prix après tant d’années, il va se lancer, encore, dans une quête vengeresse pour protéger sa fille.

Tout ça pourrait paraître redondant, étant donné que la trame de l’histoire du protagoniste était sensiblement la même dans le tome 1. Cependant, croyez-le ou non mais j’ai préféré le 2 ! Parce que les personnages, alors que ça avait pêché avec eux, m’ont énormément plu ! Miriel, en particulier, m’a beaucoup intrigué, elle m’a d’ailleurs rappelé un autre personnage féminin au caractère très fort apparaissant dans « Légende » que j’avais adoré. Mais il n’y a pas qu’elle ! Pour se protéger lui et sa fille, Waylander va accepter l’aide de vieux « amis » (oui, entre guillemets, sentez l’ironie) et ces hommes ont fait tout le sel des relations et des échanges dans ce tome. Leurs chamailleries et leurs caractères totalement opposés donnent des scènes drôles et fortes à la fois. J’ai l’impression que l’auteur a voulu mettre en lumière deux figures classiques du personnage masculin héroïque dans la fantasy pour, à travers leur confrontation, les déposséder de leur charme. Boui. Parce que ces deux gars passent leur temps à se renvoyer leurs défauts à la figure. J’ai apprécié.

Concernant l’histoire, elle m’a davantage embarqué là aussi. J’ai trouvé ça moins brouillon, plus posé. Il n’y a pas 5 ou 6 intrigues qui s’enchainent trop vite, comme dans le 1, et pas non plus des tonnes d’action qui se déroulent en même temps. J’ai eu le temps de sentir monter la pression, même si certaines choses ont été un peu trop vite à mon goût concernant des personnages secondaires et quelques ennemis (j’ai eu l’impression que l’auteur choisissait la solution de facilité pour certains) mais ça c’est mon côté enquiquineuse.

Les 3 ou 4 derniers chapitres m’ont particulièrement plu car ils dévoilent quelque chose de très important pour Drenaï, et comme je vous le disais dans ma précédente chronique, le sort de ce pays m’intéresse beaucoup. Cette vérité révélée était vraiment une conclusion aux petits oignons pour moi !

Là où ça a coincé un peu (ouais, faut bien que ça coince quelque part, tout ne peut pas être parfaitement huilé) c’est avec l’épilogue. Je ne l’ai tout simplement pas compris. Mais alors pas du tout ! Du coup, je suis encore plus curieuse de lire le tome 3 pour voir ce qui m’a échappé.

Voilà. J’ai fini. C’était bien ?

A bon entendeur : salut !

 

L’ombre de Murphy Myers

Éditeur : Auto-édité

Genre : Nouvelle Fantastique Horreur

Note : 19/20

 

Synopsis : Tout le monde meurt autour d’Aurore Borden.
Sa mère : assassinée dans son enfance. Son père : suicidé la semaine dernière. Sa meilleure amie : assassinée il y a deux jours.
Et si tout était lié à cette ombre difforme dont Aurore rêve si souvent ? Cette ombre qui veut la tuer. Et qui sait de toute évidence comment s’immiscer dans le monde réel ?
Aurore doit agir vite pour sauver ses proches et se sauver elle-même.
Mais comment survivre à un cauchemar incarné ?

 

Mon Avis : Je dois avouer que je suis un peu accroc à la plume de Murphy depuis ma lecture de « 20 minutes avant la tombe ». Du coup c’était avec un plaisir non feint que j’avais commencé cette lecture.

On y découvre Aurore, cette pauvre Aurore qui semble maudite, à perdre toutes les personnes qui lui sont proches par assassinat ou suicide. Sa mère, son père, puis sa meilleure amie. Cela fait beaucoup non ? L’auteur reste fidèle à sa plume, franche et directe, sans se perdre en détails totalement inutiles. On se questionne avec Aurore, panique avec elle.

Encore une fois Murphy nous livre du grand art, nous scotchant à son écriture tout au long du récit, et il est vraiment difficile de décrocher son nez de son support de lecture ! Les explications, le coté fantastique, les rebondissements, tout est mené avec brio par la fluidité de sa plume et fait de cette nouvelle un Page-Turner diabolique à souhait.

 

Je remercie Murphy Myers pour ce Service Presse, et de la confiance qu’il m’accorde.

Par le Vent Pleuré (Ron Rash- Seuil – traduction Isabelle Reinharez)

Dans une petite ville paisible au cœur des Appalaches, la rivière vient de déposer sur la grève une poignée d’ossements, ayant appartenu à une jeune femme. Elle s’appelait Ligeia, et personne n’avait plus entendu parler d’elle depuis un demi-siècle.

 

Ça faisait des plombes que je n’avais pas lu un livre si émouvant.
Y a pas à dire Ron il sait te chambouler le cœur et faire fonctionner tes glandes lacrymales.
J’ai adoré ce petit (200 pages) roman on ne peut plus intimiste : émotion, sensation, révélation et nous, au milieu, simple pion que Ron Rash se plait à promener.
Et la ballade dans laquelle il nous entraîne vaut une, deux, trois voire six canettes et une bonne boutanche de rouge, histoire de se remettre de cet afflux de sentiments qui nous tombe dessus à chaque page, voire à chaque ligne.
Eté 69, Summer of Love…Eté de toutes les découvertes pour Eugène…Eté qui fera de lui l’homme que l’on va suivre 46 ans plus tard dans sa déchéance ancrée. Celui de la découverte de l’amour et du sexe, de l’alcool surtout. Celui du vol et des premières rébellions…Celui qui l’a tuée….
Oubliez les sentiers boueux et les bouseux qui trafiquent dans les bois, oubliez les gros balèzes qui défouraillent à tout va et Welcome dans l’âme humaine.
Par le Vent pleuré est un atroce roman d’apprentissage, le récit d’une pitoyable déchéance parce que cet été est pour Eugène celui qui va marquer sa vie à tout jamais et lui faire toucher le fond du cul de la bouteille, c’est celui qui va conditionner tous ses échecs, toutes ses luttes perdues d’avance.
Par le biais d’une seule et unique rencontre, au fil des baignades et des canettes bues, des médocs volés et d’une amourette estivale, Ron Rash nous raconte la vie de deux frères orphelins de père et dont la vie est dirigée par l’omnipotent et omniprésent Grand-Père, grand chaman devant l’éternel d’une petite bourgade des Appalaches.
On y trouve pêle-mêle : la réussite sociale, les bonnes mœurs catholiques, le pouvoir de la renommée et le poids de l’argent, l’influence du patriarche sur sa ou ses descendances, l’échec, l’alcoolisme et plein d’autres travers humains.
Je ne suis pas le Vent et je n’ai pas pleuré…juste eu les yeux humides devant cette peinture réaliste de l’adolescence. J’ai vibré au mouvement de l’eau quand l’hameçon la pénètre, j’ai transpiré sous le soleil après mon pack de bières, j’ai été séduit par un maillot de bain vert, j’ai été fier d’être le meilleur de la Fratrie mais au final quand je me retourne après 46 ans et que je regarde ma vie je réalise que c’est un échec et que je vais un jour crever dans ma fange.
Merci Mister Rash pour cette leçon de vie.

Sol Les réfugiés du froid de Sylvie Kaufhold

De dangereux changements climatiques ont profondément modifié la vie des habitants de l’Intérieur. Au cœur de l’hiver permanent, seule la cité bulle de Sol détient le secret de l’éternel printemps. Elle réserve cet incroyable privilège à une population d’élus, descendants des premiers bâtisseurs. Mais tout manquement aux règles édictées par les conseillers et les prêtres conduit au bannissement. Et la première règle est d’ignorer les souffrances des exclus, de ceux qui, exilés des territoires glacés, sont condamnés à choisir entre la mort par le froid ou le supplice des mines de pierre noire. Au sein de la cité comme dans les rangs des exclus, la colère gronde. Marqué par la mort des siens, Inok n’a plus rien à perdre. Il décide de tout faire pour percer le secret du printemps et détruire l’ordre établi par les maîtres de Sol.

 

Merci à La Collection du fou des Editions du 38 et bien sûr à Sylvie de me proposer ce livre en avant-première.
Ouiiiii !!! Il est en pré-vente lors de la rédaction de cet article et sa sortie est prévue pour le 5 octobre dont vous pouvez trouver le lien en bas de l’article.

Bon là, je suis clairement dans le domaine de Mélie, du moins je pense, car pour moi nous sommes dans une dystopie.

Vous voulez mon sentiment ? Ben oui suis-je bête vous êtes en train de lire cette article pour avoir un avis sur cet ouvrage. Sérieusement !
Pour moi, ce livre est destiné à un jeune public, du moins (beaucoup) plus jeune que moi. Attention !!! J’ai beaucoup aimé, je ne dis pas le contraire mais c’est un peu trop léger pour moi.

L’auteure nous propose des personnages attachants que l’on a envie de soutenir, de les pousser vers l’avant, de s’insurger devant les injustices qu’ils subissent, leurs mésaventures mais aussi leurs espoirs. Dans le même temps, je souriais devant les sentiments naissants.
Inok est un élément plus que central dans ce tome. j’avais envie de l’aider, à sauver les autres, même si ma préférée est Alma.

J’étais tellement dans l’histoire que les 200 ont été avalées en une journée. L’écriture est fluide, moderne, bref ça glisse tout seule. Je ne me voyais pas tourner les pages même si je me sentais approcher au terme de ce tome.

J’ai vraiment hâte de lire la suite, voir si les nouvelles alliances vont porter leurs fruits. Voir aussi si les habitants de Sol vont s’insurger, comment vont-ils réagir quand ils devront aller dans la mine, si le premier conseiller va lâcher le pouvoir et comment… La suite quoi !

Alors j’attends, j’espère pas trop longtemps 😛
En tout cas c’est vraiment une très bonne lecture !

La Nébuleuse d’Héra Livre 1 La Toile du destin de Lydie A. Wallon

Année 3602, dans un univers comprenant de multiples espèces et de nombreuses planètes…

Kendalh fait partie de la race « supérieure » homogène. Son code génétique ne doit rien au hasard puisqu’elle a été créée en laboratoire selon les critères sélectionnés par ses parents. Scientifique de formation, grâce à la technique du clonage, Kendalh ramène à la vie des animaux disparus sous l’ère terristorique, époque durant laquelle la Terre était encore habitable.

Après une année de stage passée sur une installation spatiale, il est temps pour elle de rejoindre la planète Héra. À l’approche de sa cité, son vaisseau chavire brusquement et va se poser en catastrophe dans un territoire hostile. Lorsque des créatures impitoyables les pourchassent, Kendalh et son ami Mé-Boh, un être mi-homme mi-loup, sont miraculeusement sauvés par un humain possédant des cristaux aux pouvoirs incommensurables : les légendaires gulabis.

 

Je voudrai tout d’abord remercier Lydie de m’avoir confier son ouvrage.
Je ne suis pourtant pas féru de science-fiction mais je suis laissé séduire par le synopsis.

Oui parce que ce n’est pas que de la science-fiction, il y a une pointe de fantasy. Bien sûr pour moi il n’y en a pas assez lol mais comme j’aime le mélange des genres… Oui, dans ce tome vous avez aussi une pointe de dystopie.

Ce que j’ai aimé, c’est l’évolution des personnages. Ils partent tous avec un handicap, ils considèrent que l’autre est l’ennemi mais… Ils partent tous avec des stéréotypes quant aux races avec lesquelles ils sont obligés de cohabiter.

Nous sommes dans une période post-terrestre. Ça se dit ça ? On va dire oui, les différentes races habitant la Terre ont dû la quitter, elle n’était plus viable. L’auteure nous propose donc un nouveau monde très cohérent avec des nouvelles sociétés sur différentes planètes. Les descriptions sont succinctes mais nous permettent de nous situer dans l’espace avec des environnements proches de ceux de la Terre.
Côté société, imaginez une race supplantant les humains et les asservisse.
Vous avez le décor de base à l’histoire !

Et justement, l’histoire est surprenante.
Kendalh n’a vraiment pas de bol, quoique… Elle trouve l’amour, la liberté, l’indépendance, bref plein de bonnes choses non ?
Parce que Dame Wallon nous emmène dans des montagnes russes, une fois une (més)aventure finie, elle nous lance dans de nouveaux périples.

En somme, j’ai passé du bon temps avec ce livre que je vous conseille.

Bonne lecture !

Tombent les anges de Marlène Charine

Synopsis :

« Lors d’une perquisition de routine, Cécile, jeune policière désabusée et limite borderline, vit une expérience hors du commun qui va faire basculer son existence.

Audrey, jolie infirmière de vingt-cinq ans, met fin à ses jours dans la salle de bain de son luxueux appartement du XVe arrondissement. Elle ne s’y trouve pas seule.

Contactée par le Lieutenant Kermarec, Cécile n’a pas d’autre choix que d’écourter ses vacances forcées. Et après tout, il est bien le seul à ne pas la prendre pour une cinglée… »

 

Mon avis :

La lecture de Tombent les anges m’a été proposé par Yannick de Prose-Café. Je m’excuse auprès de l’auteure et de l’équipe de https://simplement.pro pour mon retard de transmission. Je ne suis pas encore très au fait du mode de fonctionnement de cette plateforme.

La couverture de ce thriller a tout pour me plaire à moi, qui suis passionnée par l’étude des anges, de leurs noms, de leur place dans la hiérarchie divine et de leur rôle…

Conformément aux propos diffusés sur les réseaux sociaux, l’écriture de M.C. est saisissante.

La police est un milieu masculin et tandis que Céline fait de son mieux pour prendre ses marques auprès de sa nouvelle équipe de travail, on se rend compte qu’elle a des visions qui lui permettent de venir en aide aux âmes des victimes de meurtre. Ce « don » apporte une dimension surnaturelle. Les personnalité des protagonistes secondaires ont été bien pensé et si je ne suis pas parvenue à m’attacher à eux plus que nécessaire, je reconnais avoir trouvé touchante la solidarité dont ils font preuve envers leur nouvelle collègue.

Le double jeu du coupable de cette intrigue à la « GHOST WHISPERER » rend les derniers chapitres très plaisants à lire. Je vous demande d’en prendre bonne note :).

 

Date de sortie : 31 juillet 2017
Editeur : Numeriklivres
274 pages
16€ / 5,99€
Site internet de la maison d’éditions : http://numeriklivres.info

Mör de Johana Gustawsson

Synopsis :

« Le nouveau roman de Johana Gustawsson va vous couper l’appétit.

Après Block 46, le duo d’enquêtrices Emily Roy (profileuse de renom) et Alexis Castells (écrivaine de true crime) revient pour une enquête terrifiante qui explore, cette fois encore, l’histoire et les liens familiaux.

On retrouve, en Suède, un cadavre de femme amputé de plusieurs kilos de chair. Au même moment, à Londres, Emily Roy enquête sur une disparition inquiétante : une actrice célèbre a été enlevée, et ses chaussures abandonnées à proximité de son domicile, dans un sac plastique, avec une paire de chaussettes soigneusement pliées dedans.

Ces deux crimes portent la signature du serial killer qui a tué l’ancien compagnon d’Alexis Castells au moment de son arrestation : Richard Hemfield. Hemfield est enfermé à vie à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor, pour le meurtre de six femmes, retrouvées, en l’espace de deux ans, assassinées et amputées de leurs seins, de leurs fesses, de leurs cuisses et de leurs hanches… Le problème, c’est que Richard Hemfield est en prison depuis dix ans. Comment expliquer que ses crimes recommencent ?

Le nouveau roman de Johana Gustawsson plonge cette fois encore ses racines dans l’histoire : au cœur du Londres du XIXe siècle, dans les ruelles sillonnées par Jack L’Éventreur » .

 

Mon avis :

Le retour de la fraîcheur ouvre l’appétit de Crocbooks, mon dragon dévoreur de livres… Il n’a fait qu’une bouchée de Mör malgré le grésillement permanent de cet enregistrement. J’étais, d’une certaine façon, pressée de retrouver les deux enquêtrices. J’aime vraiment beaucoup tous les personnages écorchés par la vie que Johana Gustawsson glisse dans ses romans. Ils ne tournent pas autour du pot lorsqu’il s’agit d’exprimer une idée. Je considère ce trait de caractère, comme une qualité.

La lecture d’Emilie Ramet m’a semblé un peu plus naturelle quoi que, encore fade par rapport au contenu de ce nouveau thriller. J’ai remarqué aussi que la traduction des expressions en suédois n’est pas systématique. C’est dommage parce que c’est un des moyens les plus simples d’aider le lectorat à rentrer dans l’intrigue. Je vous conseille d’attacher vos ceintures et de vous accrocher au accoudoir de votre siège si vous décidez de (re)visiter les quartiers de Whitechapel hantés par la présence macabre de Jack l’éventreur. Cette histoire nous conduit dans l’Angleterre du XIX ème siècle ET de nos jours en Suède.  Les revirements de situation sont nombreux, le suspense s’intensifie d’heure en heure.

Vous voulez que je vous dise ? Le gros point fort de l’écrivaine c’est l’éloquence avec laquelle elle nous balade d’une époque à une autre. C’est trop fort! La fin du livre contient une révélation qui, j’y crois vous laissera sur le postérieur.

Pour moi, la plume de J. Gustawsson est l’une de mes plus belles découvertes livresques de l’année en cours.

Je vous souhaite un bel automne.

 

Auteur(e) : Johana Gustawsson
Lu par : Emilie Ramet
Durée : 7 h 55 min
Version intégrale | Livre audio
Date de publication :05/05/2017
Éditeur : Hardigan
Lien profond : http://www.audible.fr/mt/freetrial/?source_code=VER30DFT1BkSoMe121815000H

Blue Belle, L’Eveil de l’Archange de Océane Ghanem

En commençant cette fantasy, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Le synopsis avait l’air sympa, la couverture alléchante et le partenariat passé avec les éditions Plumes du Web m’avait déjà convaincue de la qualité de leurs ouvrages, alors c’est confiante que j’ai ouvert ce livre…

L’histoire démarre en trombe avec une chasse à l’homme dans laquelle Blue Belle, l’héroïne néphilim (mi-ange, mi-humaine), tente d’échapper à un démon qui la traque pour en faire une esclave sexuelle. Après une lutte acharnée, la néphilim est capturée. Blessée mais déterminée à se rebeller coûte que coûte, Blue parvient à s’échapper par un portail magique qui la conduit dans une grotte, refuge secret du Prince Lysander, héritier bafoué des Cieux, tueur incontesté de néphilims. Leur rencontre est immédiatement électrique, elle oscille tour à tour entre attirance irrépressible et répulsion attendue, entre séduction inavouable et violence intempestive. Affaiblie par son premier combat, Blue Belle se retrouve de nouveau captive. Les circonstances ainsi qu’un pacte de sang vont contraindre la jeune fille à collaborer avec l’ange qui lutte lui aussi pour sauver sa vie constamment menacée par son oncle bien décidé à l’évincer définitivement de l’échiquier du pouvoir. Si cette partie tarde un peu à évoluer vers une intrigue palpitante, la suite n’est que pur régal et ravira les fans d’épopée et de quête car les héros, embarqués dans une course contre la montre, devront déjouer les complots qui les guettent et mettre la main sur un antidote disparu. La fin de ce premier volume, extraordinaire, promet un deuxième opus croustillant car le passé de Blue la rattrape… Elle n’est pas qu’une néphilim dépourvue d’ailes, elle est celle qui rétablira l’Équilibre.

Le texte  sous-tendu par une tension narrative permanente prend d’abord des allures de récit érotique pour peu à peu nous jeter au cœur d’un suspens impitoyable. Le style de l’auteure, brut de décoffrage et parfois fleuri, surprend par son intensité.

Les personnages présentent des caractéristiques fantasy intéressantes mais ils flirtent parfois trop avec les stéréotypes de ce genre littéraire en arborant des traits guerriers et rustres peu subtils. Paradoxalement, les faiblesses de Blue Belle ainsi que la sensibilité exacerbée de Lysander et de Red par rapport à leurs singularités physiques réchauffent le récit et lui apportent une touche d’originalité.

L’univers fantastique est très présent dans la description des personnages mais il aurait pu être développé dans les décors pour permettre à l’œuvre de s’affirme davantage dans le registre du merveilleux.

Au final, après une mise en route un peu lente, l’histoire m’a totalement subjuguée par son rythme, frénétique, qui ne cesse de monter en puissance… Vivement le deuxième tome ! Et merci aux éditions Plumes du Web pour cette découverte incroyable.

Le Diable en Personne (Peter Farris – Edition Gallmeister Néo Noir- Traduction Anatole Pons)

En pleine forêt de Géorgie du Sud, au milieu de nulle part, Maya échappe in extremis à une sauvage tentative d’assassinat. Dix-huit ans à peine, victime d’un vaste trafic de prostituées régi par le redoutable Mexico, elle avait eu le malheur de devenir la favorite du maire et de découvrir ainsi les sombres projets des hauts responsables de la ville. Son destin semblait scellé mais c’était sans compter sur Leonard Moye, un type solitaire et quelque peu excentrique, qui ne tolère personne sur ses terres et prend la jeune femme sous sa protection. Une troublante amitié naît alors entre ces deux êtres rongés par la colère.

 

Il y a du Larry Brown chez Peter Farris (du moins dans celui-ci, je n’ai pas lu le précédent).
Certes le distinguo entre les protagonistes est assez manichéen au final mais Farris sait le ménager, l’apprivoiser et le tordre pour se l’approprier et faire naître son suspense.
Hé ben oui parce que la tension (et l’attention) ne se porte pas sur l’histoire (c’est-à-dire le 4ème de couverture) parce que celle-là on la connaît bien et on sait comment elle va finir.
Non, tout l’intérêt de ce roman réside dans le personnage de Leonard Moye : son histoire, ses valeurs, sa vie, ses prises de position…Tout y est pour nous tracer le portrait d’un homme torturé, ruminant des souvenirs sombres et portant sur les épaules toute une légende.
Les seconds couteaux (c’est-à-dire l’ensemble des personnages et intervenants autre que Léonard) ne servent qu’à le mettre lui en avant et à créer des situations, des rebondissements, de l’action et du mouvement.
Le récit est totalement centré sur cet individu ; le décor (la ville, la forêt, les routes…) n’est qu’un accessoire, une scène pour dérouler au final une jolie tragédie antique dans le respect de ses règles.
Mais…mais cet excellent travail d’écriture il m’a fallu deux à trois semaines pour le voir après sa lecture.
(Et c’est très con parce que finalement la surprise est là, d’un coup : comme Le Verger de Marbre, Le Diable en Personne est un faux roman. Ils racontent tous les deux beaucoup plus que l’histoire ne l’écrit, avec talent certes mais aussi avec un récit convenu et connu)
Ma première réaction fut de me dire que je venais de lire le catalogue Néo Noir, un condensé de ce que j’ai lu depuis deux ans, comme si Peter Farris possédait l’intégralité des clés de Gallmeister, comme si il était capable en un roman de mixer un certain nombre des publications de Néo Noir depuis sa création et d’en devenir le représentant.
Un livre excellent, troublant dans son coté représentatif d’une collection que je lis régulièrement, mais surtout un roman humain plein de bons sentiments et qui laisse planer l’espoir d’un renouveau chez l’individu.

Mon Amie Adèle de Sarah Pinborough

Synopsis :

LOUISE :

« Mère célibataire, elle est coincée dans un quotidien minuté. Un soir pourtant elle embrasse un homme dans un bar… sans savoir qu’il est son nouveau patron.

DAVID :

Psychiatre renommé et dévoué à sa femme, il regrette ce baiser mais ne peut s’empêcher de tomber amoureux de son assistante.

ADÈLE :

L’épouse de David semble n’avoir aucun défaut. Si ce n’est de vouloir à tout prix devenir l’amie de Louise… Fascinée par ce couple modèle, Louise se retrouve malgré elle piégée au coeur de leur mariage. Et peu à peu, elle commence à entrevoir des failles.

David est-il l’homme qu’il prétend être ?

Adèle, aussi vulnérable qu’elle y paraît ?

Et par quel secret inavouable sont-ils liés l’un à l’autre ? »

 

Quelques mots sur l’auteure : 

« Sarah PINBOROUGH est scénariste pour la BBC et écrit également pour les adolescents. En 2009, elle remporte le British Fantasy Award dans la catégorie Meilleure nouvelle, et en 2014 dans la catégorie Meilleure novella. L’auteur signe avec Mon amie Adèle son premier thriller, numéro 1 des ventes dès sa sortie dans le Sunday Times et en cours de traduction dans une quinzaine de pays ».

 

Mon avis :

Je possède l’intégrale de Poison, Charme, Beauté. édité chez Milady. J’attends les fêtes de fin d’année pour découvrir la trilogie qui a fait connaître cette écrivaine. Mon amie Adèle est son premier thriller et comme il a été recommandé par Stephen King que j’adore, j’ai voulu lui donner sa chance.

Cette production écrite, lue en avant-première sort en librairie le 27 septembre 2017. Merci aux éditions Préludes et à https://www.netgalley.fr de m’avoir accordé une lecture qui s’écarte de la norme.

Les trois narrateurs à savoir : DAVID / le psychiatre marié, ADÈLE / son épouse très fragile psychologiquement et LOUISE / la secrétaire du médecin, forment un ahurissant trio dans lequel on ne sait pas, on ne sait plus qui manipule, qui ! Le texte est empreint d’une force, d’une tension inouïe. Les pages se tournent à une vitesse folle. Le lecteur veut connaître l’issue d’une expérience qu’on a du mal à situer dans le temps. La dimension fantastique amenée par les sorties de corps brouillent les pistes d’un amour totalitaire jalonnées de mensonges, de secrets et de violence. De la #findedingue promise par l’éditeur, je retiens l’originalité du phénomène abordé mais je regrette que celui-ci soit traiter de façon superficielle.

 

Date de sortie : 27 septembre 2017
Editeur : Préludes
Collection : Préludes Noir
448 pages
16,90€ / 11,99€
Site internet de la maison d’éditions : http://preludes-editions.com / https://www.netgalley.fr