Un élégant quadragénaire en route pour le sud de la France.
Un jeune flic alcoolique sur la sellette.
Une pauvre gamine paumée.
Une communauté de gitans.
Rien ne les prédisposait à se rencontrer.
Et pourtant…
Entre la capitale des Flandres et une petite station de Haute-Savoie, leurs routes vont se croiser, leurs destins se lier et leurs vies basculer.
Pour vivre.
Ou juste survivre !
Bonjour à toutes et à tous
Olivier Vanderbecq sort le premier tome d’une trilogie le 19 Août 2014 aux Editions Amalthée nommée Les Écorchés Vifs (Les Rédempteurs). Je vous laisse apprécier sa présentation.
Je vais donc faire comme je fais d’habitude quand j’écris : laisser les mots couler. Je ne sais pas trop comment m’y prendre sinon.
Je m’appelle Olivier Vanderbecq et j’ai eu 40 ans en 2013. C’est important car c’est à ce moment précis que je me suis lancé dans cette aventure tant rêvée.
D’aussi longtemps que je me souvienne j’ai toujours eu un livre à la main, sur l’oreiller, dans ma poche. J’ai toujours lu, partout, tout le temps. C’est une absolue nécessité pour moi.
Mon premier récit date de ma classe de 5ème et racontait l’histoire d’une invasion extraterrestre vue par un couple de fermier… Oui mais j’avais douze ans !
Et puis de fil en aiguille, ou plutôt de crayon bille en stylo à plume, en passant par la machine à écrire j’ai continué.
Mes années collèges et Lycées furent sources d’inspiration pseudo-poétique. Il s’agissait surtout de « motcaliser » mes états d’esprit, mes humeurs, mes ressentis. De trouver un moyen d’exprimer toutes ces choses qui bouillonnaient en moi et qui ne voulaient ou ne pouvaient pas s’exprimer. Il eut toutes les grandes questions existentialistes de l’adolescence. Amour et peur de la mort, sentiment de solitude et de différence, le regard des autres et la rébellion contre le système… Rien de fabuleusement différent des autres.
Et puis je suis rentré à l’Université. Lettres Modernes. Le pied, je voulais être prof de littérature. Je voulais travailler avec des cerveaux formés et capables de décrypter, de déchiffrer, de penser, d’avoir des opinions et des interprétations….
C’est là que j’ai écrit mes deux premières « nouvelles » (perdues depuis lors sauf dans ma tête où elles existent toujours.) Puis j’ai continué vaguement, différemment, autrement. Mais sans jamais oser aller plus loin que deux ou trois lecteurs.
Puis la vie a changé. Mariage boulot enfant et toutes les contraintes qui vont avec. Durant 10 ans, mon encre s’est tarie, les mots sont restés bien enfermés dans leur petit tiroir.
Puis la vie a de nouveau changé.
En 2007 changement radical ; de ville de boulot de lunettes de fringues… Et puis surtout le grand bouleversement : une opération à cœur ouvert à 33 ans et la femme de ma vie. Mon double féminin existait !
Et depuis je me suis remis à écrire. D’abord timidement, après lui avoir fait lire mes écrits passés. En les retravaillant pour qu’ils soient plus aboutis, plus construits… Mais encore une fois, pas assez de temps ! Je préférai me consacrer à ma femme, son fils et nos deux filles et accessoirement mon fils à moi.
J’avais quelques petites idées, j’avais quelques débuts, quelques ébauches. Mais rien de plus.
Et puis fin Avril 2013, lors de ma visite hebdomadaire à la bibliothèque municipale de Fâches Thumesnil (59), quelle stupeur ! Ils proposent un atelier d’écriture. Un soir par semaine durant 5 semaines afin de réaliser un livre en collaboration avec l’atelier photo de la ville. Et dirigé par Carole Fives.
Ni une ni deux ; je saisis l’opportunité surtout que ma femme a remis ça sur la table avec beaucoup d’insistance.
Résultats des courses en 5 séances j’ai rédigés 5 nouvelles ou histoires courtes (entre 5 pages pour la plus courte et 20 pour la plus longues). Toutes créées de toutes pièces à partir d’une photo et d’une consigne.
J’ai écrit et bu beaucoup de café. Et puis surtout je les ai lues !
Au sortir de cette expérience, je me suis dit que j’allais utiliser l’une d’entre elles pour écrire un petit truc policier qui pourrait s’appeler « Du Raffut à Fâches Thumesnil »
Mais au final est né Les Écorchés Vifs (Les Rédempteurs) !
Des circonstances personnelles ont bouleversé ma vie, mon couple et ma famille. Des choses se sont produites simultanément qui ont ravivées des souvenirs enfouis, des choses incomprises ou refoulées.
C’est de là que vient le titre !
J’ai conçu mon premier volume dans l’esprit d’en faire une trilogie : La Sainte Trilogie.
J’ai construit cette histoire en puisant dans mon passé, dans mon vécu, dans mes craintes et mes peurs, dans mes obsessions et mes doutes, dans mes projets et mes idéaux.
Le contenu doit être ancré dans une réalité concrète ; le premier livre se déroule à Fâches et aux alentours (où je vis et où je travaille) avant de se terminer en Haute-Savoie (là précisément où nous avons passés nos vacances en famille, même hôtel, même lieu). Pour les trajets et autres lieux cités ou traversés j’ai juste utilisé l’application Michelin et GoogleMap (de merveilleux outils pour la création !).
Il me fallait des personnages, principaux et secondaires. Je me suis pris la tête entre les mains et j’ai sorti chacun des nombreux individus qui y habitaient et je les ai introduit dans cette histoire. Chacun correspond en réalité à l’une de mes facettes, passée ou présente, redoutée ou espérée, rêvée ou vécue. Je n’ai fait que prendre la matière que je connaissais pour la modeler à l’image de ce que je voulais créer.
D’où le besoin de faire une trilogie, ils avancent, progressent et évoluent. Comme moi, et au même rythme.
De quoi parle mon roman ?
Il s’agit juste d’une rencontre. Une rencontre de personnes qui ont un vécu, faites de souffrances et de douleurs, de manque et d’absence. Comme nous tous ce sont des individus qui se cherchent eux-mêmes ou qui tentent d’échapper à la vie qu’ils ont. Parce qu’elle ne leur convient pas, parce qu’elle ne leur est pas adaptée, parce qu’elle les fait souffrir. Ces individus se croisent et viennent à dépendre les uns des autres.
Je voulais faire un western, j’ai fait une tragédie pas loin de celles que j’ai étudiées à la fac (mais pas aussi talentueuse). Sous couverts de violentes scènes de fusillades ou de règlements de compte je parle de l’Amour, je parle du deuil. Je parle des traces laissées par les éducations que nous subissons, je parle des lacunes d’amour parental. Je parle des enfants battus et humiliés, de ces adolescents devenus adultes mais qui sont toujours en manque ou en quête de ce qu’ils ne trouveront plus et n’obtiendront jamais.
Je joue avec les mots et avec ma culture (littéraire, cinématographique et musicale), j’utilise tous les trucs et astuces découverts dans les livres étudiés en cours, les livres dévorés quotidiennement. Je m’amuse beaucoup à visualiser et orchestré ainsi ce drame.
J’ai trouvé une écriture qui me semble différente, plus concise, faite de phrases courtes ou de mots. J’essaie de la rendre vivante et active. Elle n’a qu’un but : faire voir, faire goûter, faire entendre, faire sentir et ressentir ce que moi j’ai dans la tête.
J’ai essayé de faire de mon roman un gigantesque vidéo clip comme je les ai connus dans les années 80 : une chanson à texte et une histoire que l’on suit, rythmée par la musique.
Comment j’écris ? Avec un ordinateur et des cahiers.
Je crée d’abord. Marchant beaucoup et régulièrement (2×40 mn par jour) j’ai le temps de penser. En musique. Et oui, mes idées, mes scènes naissent toujours d’un morceau, d’une parole ou d’une rythmique. Et puis je la travaille. Je la prends et l’installe sur mon petit vélo intellectuel qui se met alors à pédaler. Tout seul. Tout le temps. Et là, interviennent mes cahiers ; je note tout dedans. Mes plans mes noms les biographies les idées les actions les lieux. Tout y est pris en note et en flèches (oui il y a des flèches partout pour relier les éléments et parce que comme ça c’est illisible sauf pour moi !)
Une fois que l’idée est développée, aboutie et qu’elle me convient parfaitement bien, je branche mon Mp3, allume l’ordinateur et laisse mes doigts courir. Et ils courent vite, très vite ! Comme le petit vélo dans la tête qui ne cesse jamais de mouliner.
Et puis après vient le moment de la correction et de la lecture, pour ça j’utilise ma femme, ma belle-sœur et ma belle-mère.
Et au final….
Au final j’ai eu 40 ans il y a un an et j’ai réalisé un rêve de gosse : écrire un livre. Je l’ai tellement espéré cet instant, toujours su tout au fond de moi que c’était quelque chose de vivace et profondément ancré que maintenant je voudrais ne plus cesser.
Voilà Olivier Vanderbecq à nu, à vous de lire maintenant !