Les Jours de l’Aventure de Joseph Kessel

Second tome des reportages de Joseph Kessel, Les Jours de l’aventure, 1930-1936, nous plonge au coeur d’un monde au bord de la catastrophe. Des derniers soubresauts de l’esclavage en mer Rouge, aux premiers et inquiétants remous au-delà du Rhin, en passant par les secousses puissantes de la crise en Amérique, Joseph Kessel décrit un univers qui, peu à peu, semble perdre pied. Un détour par les milieux interlopes berlinois – L’Opéra de quat’sous n’est jamais loin – et une incursion chez les francs-tireurs de Barcelone achèvent de nous dépeindre une Europe où la paix est de plus en plus menacée.

 

En tant que grand reporter, l’auteur nous décrit, au long des années 1930 à 1934, la réalité, question esclavage à travers l’Afrique. Mais également, la préparation des élections allemandes de 1932 qui voyaient l’émergence des nazis.

Parallèlement la puissance de l’Unterwelt, la pègre allemande, où la discipline et la solidarité sont les maîtres mots des regroupements mafieux.

A la même époque, aux Etats Unis, secoués depuis 2 ans par la crise économique, c’est la fin de la prohibition grâce à Roosevelt. Et en Espagne, c’est le début de la guerre Civile.

N’ayant pas vécu ces périodes de notre histoire, elles peuvent nous paraître obsolètes. Mais pour les curieux, elles expliquent l’enchaînement des événements qui ont secoués le monde quelques années après et qui ont encore des retentissements actuellement.

Les Lutins Urbains Tome 1 et 2 de Renaud Marhic

On les croyait disparus à jamais,

chassés de nos contrées par la modernité.

Erreur ! On peut bien avoir construit des villes à la campagne, les lutins se sont faits urbains !

Et ils n’ont rien perdu de leurs pouvoirs

d’agaceries, tracasseries, et espiègleries…

Dans ces deux tomes, « L’attaque de Pizz’Raptor » et « Le Dossier Bug le Gnome », c’est un feu d’artifice continu de bons mots, d’idées originales, de délires d’imagination.

Ces « Psiiiit ! » qui permettent à l’auteur d’interpeller son lecteur sont les grains de sel qui attisent le scénario burlesque, complétant bien le style loufoque des aventures de Gustave Flicman, le héro, à moins que les héros ne soient ces lutins, ou votre propre imagination qui voit partout des personnages de légendes, savoir ? …

Le Trône d’Aldésie d’Aurélie Genêt

La maladie affaiblit le roi d’Aldésie. Il annonce sa renonciation au trône pour Louis, son premier-né. L’abdication semble se dérouler pacifiquement. Et pourtant ! Dans l’ombre, les mages complotent. Dans les veines du fils cadet, Charles, bouillonne un formidable sentiment d’injustice.

Voilà un premier tome bien construit !

L’auteure pose les base d’une histoire très politique où la psychologie joie un rôle primordial, qui se déroulera en plusieurs épisodes.

Dans ce premier opus Aurélie Genêt, décortique chaque personnage quant à sa place, son apparence, sa psychologie mais aussi ses aspirations.

J’ai passé un bon moment, trop court, mais bon tout de même.

La Baie des Trépassés – La Rouille de Patrick Ferrer

Le vieux Bolzec l’avait bien dit : seuls les maudits osent courir la lande un soir de tempête sur la Baie des Trépassés. Surtout lorsque ce vieux fou de Professeur se livre à ses étranges expériences…

Il y a bien longtemps qu’on ne l’appelait plus la planète bleue. Depuis le jour en fait où la première expédition sur Mars avait ramené cette étrange spore fossile. Seule aujourd’hui sur le bord du lac à moitié englouti, la jeune Sheela observe la lente progression de cette masse rouge sang avançant vers elle, dévorant tout sur son passage…

 

Survivre est le maître mot de ces deux nouvelles de Patrick Ferrer.

L’univers de l’auteur est sombre pour l’Homme où les superstitions et les sacrifices ont encore la vie dure.

J’ai pris un réel plaisir à entrer dans ces deux histoires complètes avec des fins terribles.

Les Vies d’Adèle de Léon de Griffes

Voici un recueil de 4 nouvelles érotiques.

Ces récits sont savamment écrits avec un bon rythme et un excellent style, les scènes sont très bien décrites.

Cet auteur sait particulièrement bien manier la plume.

Histoire n°1 : Adèle derrière le bureau

Le fantasme de la prof avec une classe de 7 élèves masculins. Et ce fameux truc du bâton et de la carotte, c’est subtil et bien trouvé ! Et la dernière scène, wahouuu : une apothéose tel un feu d’artifice !

Histoire n°2 : Adèle derrière le masque

L’argent ne fait pas tout ! L’histoire du super héros et de son assistante ! Là aussi un fantasme bien travaillé !

Histoire n°3 : Adèle derrière l’objectif

Le suspense nous tient en haleine tout comme la montée en puissance. Cet auteur sait y faire !
La dernière scéne est, encore une fois, le summum de l’histoire.

Histoire n°4 : Adèle derrière la caméra

L’une des vies d’Adèle encore bien racontée avec juste ce qu’il faut de romance.

 

En résumé : Que dire, à part que j’ai beaucoup aimé les nouvelles de cet écrivain.

Je le recommande chaudement !! 😉

A quelques secondes près de Harlan Coben

Alors que Mickey enquête toujours sur les circonstances de la mort de son père, sa petite amie, Rachel, est victime d’une fusillade dans laquelle sa mère trouve la mort.
Entendu comme témoin, le jeune homme se retrouve bien malgré lui embarqué dans cette histoire. Piqué au vif, il va alors tout faire pour venir en aide à son amie, quitte à sacrifier d’autres vies …

Dans ce deuxième volet de la saga Mickey Molitar, Harlan Coben nous entraîne dans une course aux indices.
Les personnages prennent plus d’étoffe, plus de profondeur aussi.
Mais si l’intrigue de la fusillade est bien menée et regorge de rebondissements ainsi que de fausses pistes, il est dommage que la seconde, celle qui concerne la mort du père du héros, piétine.

Le grimoire d’Arkandias d’Eric Boisset

En allant à la bibliothèque municipale, Théophile découvre l’existence d’un vieux grimoire de magie rouge. Aussitôt intrigué, le jeune garçon parcourt le livre jusqu’à trouver une recette d’invisibilité qu’il souhaite reproduire.
Aidé de son meilleur ami, Bonaventure, Théophile se lance dans la quête des ingrédients, mais il ne sait pas encore que son chemin sera semé d’embûches.
Arkandias, l’hyperchimiste, est prêt à tout pour stopper les recherches de l’intrépide binôme.

Ce roman est une très bonne entrée en matière pour les jeunes lecteurs désirant découvrir l’univers fantastique.
Mon fils de 9 ans l’a dévoré en quelques jours à peine et, croyez-moi, c’est un exploit ! (le jeune homme n’aime lire que des documentaires !!!) Il a adoré les personnages, auxquels il a pu facilement s’identifier, ainsi que les aventures qu’ils ont vécu tout au long du récit.
Je remercie donc l’auteur, Eric Boisset, d’avoir su initier ce petit scientifique aux joies des plaisirs littéraires. Il a maintenant très hâte de découvrir le film ! (et le jeu vidéo et l’appli iphone et … je plaisante !)
En tout cas, c’est un livre que j’avais beaucoup apprécié il y a une quinzaine d’années et que je suis fière de partager aujourd’hui avec ma descendance. Espérons que cette aventure se poursuive avec le second tome …

Les Chroniques de Youki Tome 2 de Daniel Savary

Tailouf, le magicien aux pouvoirs dévastateurs, vient à la rencontre de Youki et de son ami et fidèle allié, le tigre Marcel.

Il est temps de s’en aller et de laisser la Mer derrière eux. Le terrible et maléfique Wogueul est bel et bien présent sur leur continent… Le danger rode et il faut partir !

Une nouvelle fois, Youki devra braver bien des épreuves. Des épreuves magiques, charnelles et surtout psychologiques…

 

Après le surprenant premier tome, je me suis attaqué à la suite.

Dès les premières pages je retrouve le style qui m’a plu dans le premier tome. Mais je vous avouerai qu’à la longue, on s’en lasse même si j’ai encore bien ri.

Heureusement qu’il y a une histoire. Vous revivrez un périple extraordinaire avec Youki et son tigre domestique, vous retrouverez des personnages présent dans le tome 1. C’est tout en aventure, charme, suspense complots et trahison, bref tout ce qu’il faut pour captiver un lecteur.

Un bémol, quand même, Nous n’en apprennons pas plus sur Youki.

Encore une bonne lecture, Merci à VFB Editions de me l’avoir envoyé.

La Prophétie des Eléments II La Prêtresse Lunaire de James Tollum

Éthan et ses compagnons sont parvenus à Endraïle, mais il s’avère que le jeune Ythérien n’est pas l’un des Gardiens… Le Haut Conseil le soupçonne en outre d’être une arme utilisée par les Sorciers pour éliminer les enfants de la prophétie. Entre deux maux, les Sages décident tout de même de l’autoriser à rester au Palais des Mages afin de le surveiller. Ce jeune homme intrigue particulièrement le Haut Sage Allarus et l’énigmatique Mage elfique. À mesure que Hala et les trois autres Gardiens apprennent à se connaître et qu’Irina se démène pour préserver la ville d’Antalia des assauts des soudards, Éthan recherche des informations le concernant : qui est-il ? Mais, voilà que l’un des Gardiens est la cible d’un attentat. Tous les yeux se tournent alors vers le jeune homme qui ne cesse de clamer son innocence. Qui pourra alors apporter la lumière sur ces mystères et aider nos héros ? Où les mèneront les prophéties ? Rejoignez Éthan et ses amis pour découvrir les différents peuples des Terres d’Avalyn : Elfes, Acarans, Ictars, Finaï, Dragons, Rockshriim, Nâgas, Drows… et la Prêtresse lunaire.

L’histoire de ce deuxième tome est aussi passionnante que le tome 1.

La Prêtresse Lunaire est beaucoup plus travaillé que Gardiens, que se soit l’histoire, les personnages ou l’univers où tout monte en puissance au fil des pages.

L’histoire est purement addictive, toujours en attente de découvrir les vérités ou simplement de savoir comment cela va se passer. Quand on arrive au dénouement d’une énigme on en reste pantois, ou en se disant « mais bien sûr ! ».

Toutes les gammes d’émotions y passent. James Tollum a fait un gros effort par rapport au tome 1. Les personnages principaux y sont décris et attachants. Certains des personnages me restent complètement étranger mais cela ne gêne en rien au déroulement de l’histoire.

Sœur Gabrielle d’Isabelle Boucheron

Sœur Gabrielle relate le destin extraordinaire d’une orpheline, au XVIIe siècle, qui quitte la campagne, devient prostituée, puis religieuse. Mais peut-on oublier ce que l’on a été  ?

 

Comme quoi, de tous temps, être en bas de l’échelle social n’est jamais bon. Toutefois certaines n’hésitent pas à offrir leur corps pour s’en sortir si l’on considère, évidement, qu’être prostituée est une évolution vers le haut. Il semblerait que pour Gabrielle se soit le cas. Elle finit quand même religieuse !

L’écriture d’Isabelle est toujours aussi fraîche. Elle déroule son histoire simplement, sans fioriture ni effet de style. J’ai plongé dans la vie et les malheurs de Gabrielle pour finir avec un sourire en coin. Une jolie fin en tout cas.

Comme souvent avec les nouvelles, je me sens frustré >:-/ !

J’ai envie de secouer mon ordinateur pour voir si d’autres mots, phrases ou chapitres vont en tomber.

Alors Isabelle ! Même si j’ai aimé cette nouvelle, il en faut encore, développez ! >:-D Au moins  ou  pages !!!