La chasse aux marqués de Tesha Garisaki

La magie est interdite à Sarèje. L’Inquisition n’hésite pas à se servir d’androïdes pour tuer les « marqués », détenteurs de tatouages aux propriétés magiques. Natalia est l’un d’eux. Sa vie est consacrée à soigner les gens, comme l’y a prédestinée sa marque. Mais ce soir, elle est prise en chasse par un modèle expérimental.

Cette nouvelle pourrait être le premier chapitre d’un roman.

La lecture se fait seule. Le style est fluide et déroule l’histoire à la perfection.
Les émotions sont bien présentent tout comme l’environnement.

De la magie dans une société du futur ! Ça me paraît prometteur.
J’espère vraiment que cela ne constitue que le début d’une belle aventure.
A suivre donc !!!

La citadelle des dragons d’Isabelle Morot-Sir

Comment peut-on passer d’une vie fade de secrétaire dans un cabinet notarial parisien, à celle de gardienne d’un pouvoir mythique ? De surcroît au milieu de plaines immobiles, sous un soleil écrasant, dans une citadelle en guerre, parcourue par des dragons et leurs non moins terrifiants dragonniers… C’est bien ce que risque de découvrir Mona à son cur défendant, elle qui meurtrie par la vie ne souhaite plus dans son existence que l’amitié de sa plante carnivore… Et si notre place n’était pas celle que l’on croit ? Et si notre monde en cachait un autre ? Et si notre destin était écrit ? L’héroïne d’Isabelle Morot-Sir ne se doutait pas qu’une visite chez l’antiquaire pouvait transformer sa vie… Et pourtant ! Cocktail entraînant de fantasy et de romance, « La Citadelle des dragons » veille à garder grandes ouvertes les portes de l’imagination.

 

Un mélange du Monde de Narnia et d’Eragon en casque bleu.

Quand j’ai commencé ce livre je me suis dit : « Hola ! De la fantasy avec un style littéraire classique, dans quoi t’es tu encore embarqué Yannick en acceptant de chroniquer ce livre ? »
Ah oui ! J’ai oublié ! Je voudrai remercier Isabelle Morot-Sir de m’avoir confier son livre

Alors ! Imaginez une working-girl propulser dans un monde médiéval où les us et coutumes sont complètement différents de ce qu’elle peut connaître. Pour couronner le tout, elle est la gardienne du cristal qui est là pour sauver l’humanité.
Et ben, c’est vachement bien écrit ! >:-D

Où en t’ai je ? Ah oui ! (oui j’ai relu plus haut pour reprendre ici >:-P)
Dès les premières pages je me suis dis que j’allais avoir du mal avec le style de l’auteur, un peu trop classique pour moi. Mais… l’histoire faisant, je me suis laissé prendre. Je me suis complètement imergé dans l’histoire.

Mona est attachante. L’auteure a dû cogiter longtemps avant de la mettre sur papier pour nous transmettre ainsi ces émotions. Elle est entière, rien d’elle ne nous est inconnu. C’est une partie de nous, du moins de ceux qui réfléchissent avant de taper.
Car comme je le disais dans ma ligne d’introduction Mona est casque bleu. Elle arrive alors qu’une bataille se prépare et finit par le carnage des humains.

Malheureusement au 21ème siècle on voit trop de « je tape d’abord et je parle après ».
Isabelle Morot-Sir nous renvoit à notre stupéfiante capacité de destruction et donc d’auto-desctrution.
On ne parle pas avec l’étranger, l’inconnu. Attention ! D’un côté comme de l’autre, Il y a méprise. Et plutôt que de trouver un consensus, on abat.
L’auteure nous propose une solution, toute simple. Mais là ! Je laisse la découvrir.

Par contre j’ai du mal à situer ce livre. Trop compliquer pour un jeune publique et manque un peu de saveurs, d’épices pour l’amateur de fantasy que je suis.
La façon dont l’histoire nous est contée me fait penser à une chronique, donc j’espère sincèrement qu’il y a une suite !!!

Note pour l’auteure : Le coup du coffre… je me doutais que c’était ça. Pas forcément de cette façon mais quand même >:-D

Mon humour fascinant de Mell 2.2

Editions Sharon Kena, sortie 16/06/2015, format papier. 

Résumé:

Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort… ou pas. On ne se moque pas impunément de la mort, tôt ou tard, celle-ci se venge.

Théonis attire la malchance, des accidents saugrenus et improbables le poursuivent. Heureusement pour lui, Penny est toujours là pour le sauver. Cependant, ce n’est pas le rôle de la jeune fille, inconsciemment elle lui a volé son job. Chaque blessure que le skateur casse-cou évite se répercute sur cette lycéenne impertinente.

Ensemble, ils vont rechercher l’instigateur des multiples événements macabres qui les entourent.

Mais qui est réellement la cible ?

 

Mon avis:

J’ai acheté ce livre aux imaginales. Je n’avais pas flashé dessus, mais je me suis laissée convaincre par sa charmante auteure.

Alors si au début j’ai eu du mal de rentrer dedans (sans doute parce que je ne lis habituellement que de la Fantasy ancrée dans une période médiévale), j’ai totalement adhéré au fil de ma lecture.
Comment vous dire, c’est très prenant. On lit un chapitre deux, trois et on a plus envie de lâcher le livre. L’histoire est pleine de rebondissements. Si certains sont prévisibles, d’autres le sont beaucoup moins et l’auteur aime nous lancer sur une fausse piste pour nous surprendre (Mais j’avais quand même deviné qui était son père…).

L’héroïne, Penny, est une personne que je n’aurais pas aimée au lycée (Eh oui, j’avais horreur de me faire remarquer, tout son contraire), mais au fil des pages on comprend son mal-être et on a envie de devenir son ami. Elle est attachante, tous comme Théonis. Sous son apparence rebelle, c’est un garçon que je souhaiterai connaitre davantage s’il se présentait à moi. Comme quoi, il ne faut pas se fier à ce qu’on voit.

Par contre la façon dont Penny enchaîne les histoires d’amour me déroute un peu. Tout comme le parlé et l’attitude des anges. C’est déconcertant, mais en même temps cela ouvre une nouvelle vision des choses et cela rend le livre assez surprenant et original. Il a une pâte bien à lui.

 

Bref, un livre à découvrir si vous voulez passer un super moment avec des anges, pas comme les autres !!!

Volonté Fatale de Florent Iriti

Synopsis :

« Après avoir vu sa famille se faire abattre par des militaires, MAIXENCE TURNER décide de se venger. Trouvant sur sa route des alliés mus par le même désir, il se rend compte que ce qui l’attend va encore plus loin que ce qu’il avait imaginé ».

La présentation de l’auteur par l’éditeur :

« Florent IRITI est né en 1989 à Thionville. Ayant seulement un brevet des collèges en poche, il multiplie les expériences professionnelles et suit ensuite la même voie durant plus de deux ans en tant qu’ assistant personnel. Touché par le syndrome d’Asperger, il doit cette découverte à sa mère, ainsi qu’au mannequin Heather Kuzmich.

Après avoir publié son premier roman Suspicions Hâtives, il signe là son deuxième livre. Par l’ écriture et à travers ses projets, il tente de faire vivre ses idées et devenir acteur de ses rêves ».

Mon avis :

La couverture en noir et blanc de cette nouvelle m’a beaucoup plu. Maintenant que j’ai lu Volonté fatale, je trouve qu’elle illustre parfaitement la morale de cette histoire.

Je ne trouve rien à redire concernant l’oeuvre en elle-même. Dés les premières lignes, le lecteur est emmené sur des territoires dévastés sur lesquels il devra apprendre à survivre aux cotés de plusieurs justiciers improvisés.

Florent Iriti connait son sujet. Les protagonistes ont des réactions réalistes et concrètes surtout lorsque la violence est à son comble. Si beaucoup de textes ressemblent à celui-ci, peu parviennent à cerner avec autant de finesse les attentes mais aussi le machiavélisme de l’être humain.

Personnellement, je partage le postulat de l’écrivain qui consiste à dire que l’Homme et la machine s’opposent ( au point qu’elle puisse se retourner contre lui ).

La fin a confirmé mon attachement aux protagonistes pour qui on espère le meilleur. Ce livre mérite d’être lu, n’hésitez plus !

 

Date de sortie : 30 avril 2015. Editions Baudelaire. 82 pages. Prix du format relié : 12€

The book of Ivy d’Amy Engel

Synopsis :

« Au nom de quoi seriez-vous prêt à tuer ? À la suite d’une guerre nucléaire dévastatrice, la population des États-Unis s’est retrouvée décimée. Un groupe de survivants a fini par se former, mais en son sein s’est joué une lutte de pouvoir entre deux familles pour la présidence de la petite nation. Les Westfall ont perdu. Cinquante ans plus tard, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, dans une cérémonie censée assurer l’unité du peuple.

Cette année, mon tour est venu. Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le fils du président que je suis destinée à épouser. L’objectif, c’est la révolution, et le retour au pouvoir des miens. Peu importe qu’un cœur de chair et de sang batte dans sa poitrine, peu importe qu’un innocent soit sacrifié pour des raisons politiques. Peu importe qu’en apprenant à le connaître, je fasse une rencontre qui change ma vie. Mon destin est scellé depuis l’enfance. Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera.

Née pour trahir et faite pour tuer… Sera-t-elle à la hauteur ? »

Quelques mots sur l’auteure :

Amy Engel est née au Kansas. Dans son enfance, elle a voyagé à travers le monde et a aussi habité dans plusieurs régions des Etats-Unis. Elle sera avocate avant de comprendre que ce métier ne la satisfait pas pleinement et qu’elle a besoin d’écrire pour se sentir en accord avec sa personnalité.

The book of Ivy est son premier roman.

Mon avis :

J’ai acheté ce livre pour comprendre la passion qu’il a déchaîné sur la blogosphère. Honnêtement, en lisant le résumé de la quatrième de couverture, je n’étais pas certaine que cette lecture puisse me plaire mais l’expression « thriller psychologique » m’a encouragé à me lancer.

Je considère que même si ce n’est pas un coup de coeur, j’ai eu raison de me laisser tenter par cette histoire peu commune. IVY WESTFALL est une jeune femme surprenante qui souhaite plus que tout se montrer à la hauteur des exigences familiales, quitte à faire une croix sur son bonheur. Je n’ai en aucun cas était dérangé par ses changements d’humeurs ou d’émotions. C’était même plutôt intéressant de suivre le cheminement de ses pensées.

BISHOP LATTIMER (je n’aime pas du tout ce prénom) est un garçon à la fois intelligent et sincère mais il ne m’a pas plu plus que ça. On s’en rend compte rapidement, il est amoureux de sa toute nouvelle épouse, il me semble donc normal qu’il agisse en faveur de son épanouissement. Quoi qu’il en soit, ce personnage masculin est le versant positif de cette oeuvre engagée qui pose la question des limites de l’ascendance de l’homme sur la femme. Les exemples se multiplient et traitent tantôt des violences conjugales (dont est victime la voisine du couple vedette ) et si l’on entre un peu plus dans le détail, de l’influence dévastatrice qu’un père peut avoir sur son entourage.

J’ai apprécié la fluidité de cette nouvelle plume. La création de ce microcosme implanté dans un monde apocalyptique est une très bonne idée. L’oeil du lecteur est extérieur à la situation, il peut constater l’évolution et la complexité des rapports humains.

Personnellement, je ne pas nier le rythme haletant de cette course à la réussite mais ce qui a attisé le plus ma curiosité, c’est l’activité des expulsés, ceux qui derrière la barrière n’ont plus droit qu’au statut de zombie.

J’aimerais vraiment savoir si Ivy peut survivre en étant privée de son identité. Pour cela, il ne me reste plus qu’à patienter jusqu’à la sortie du second tome…

Date de sortie : 5 mars 2015. Éditeur : Lumen (cette maison d’éditions ne propose pas de livres au format numérique). 341 pages. Prix du format papier : 15€

Par de-là les ondes de Fabrice Pittet

Les bélénides, peuple humanoïde vivant sous la Mer, peuvent aussi s’aventurer sur la terre. Mais Elpheen n’a pas la chance d’être amphibie : il ne peut que respirer sous l’eau. Cette déficience est pour lui honteuse. Il décide de conjurer le mauvais sort. Il veut voir la fierté dans l’œil de son père, l’amour et non la pitié sur le visage de Vashilla, son amie d’enfance. Arrive le jour du Banquet des Marées, où les bélénides prouvent leurs forces dans des joutes guerrières en plein air et où les couples se forment. L’invention d’Elpheen – qui devrait faire sensation — est prête.

 

Voilà un mini roman très original !

Cette histoire se situe en milieu aquatique.
Elle est vraiment très bien écrite avec un rythme et une fluidité très plaisant.

Le personnage principal est fort, ces émotions et sentiments nous transmettent un ressenti époustouflant.
L’auteur a pris le temps de l’imaginer, de nous faire vivre dans l’eau avec lui.

Le seul petit truc que je regrette se situe au niveau des descriptions.
Nous, terrestre nous connaissons peu le milieu aquatique et pour le coup ça manque de visuel.

Encore !!!

Les Marcheurs De Brume de Sophie Fischer

Re blogging du 9 juillet 2014

Le Nibel a recouvert le monde. Caprice de la Nature ou punition divine, nul ne le sait, mais cette brume maléfique regorge d’autant de mystères que de dangers. Contraints de se réfugier dans les montagnes pour lui échapper, les hommes ne peuvent voyager de ville en ville que lorsque le fléau retombe dans les vallées, au gré de marées hasardeuses dont seuls les guides connaissent les secrets. En soeur aînée responsable, Rikke a décidé de mener son frère Ulrich, atteint de cécité, jusqu’à la cité de Gilburg. Là-bas, parait-il, se trouveraient des médecins capables de lui rendre la vue. Sous la houlette de leur guide, Answald Friedhart, leur périple se révèlera une aventure aux multiples rencontres… pas toujours bienveillantes.

Ce livre est une très bonne surprise ! Je l’avais acheté par dépit parce que je ne trouvais rien d’autre à lire (désolé Sophie).

Quoiqu’il en soit je n’ai pas vu arriver la dernière page. Les personnages sont vraiment attachants. Je percevais, au fil des lignes, la psychologie de Rikke et Ulrich. Ce n’est vraiment qu’à la fin qu’ils se dévoilent.

Je me suis retrouvé sur les chemins avec eux, vivre leurs angoisses lors du périple entre deux villes. Parfois le suspens est insoutenable, bien sûr les héros ne pouvaient pas mourir mais quand même … je n’ai pas lâché le livre avant la dernière ligne.

Cet ouvrage ne fait que 200 pages mais sincèrement j’ai mis autant de temps à le lire qu’un 300 à 350 pages tellement il est dense (dans le bon sens).

Une seule chose me chagrine : la fin ! Elle est brutale et frustrante, ça méritait quelques pages de plus.

En tout cas, Sophie Fischer nous offre une belle histoire agréable à lire, je vous le conseille chaudement !!! J’espère qu’il y aura une suite.

Le corps en feu de Sara Agnès L.

Texte érotique de 18 pages environ disponible ici.

Présentation de l’éditeur :

Une nuit, une discothèque et l’envie de calmer ce feu qui brûle au fond du ventre. C’est ainsi que Chloé fera la rencontre avec Kevin. Et Louis, son compagnon de vie. À deux, parviendront-ils à calmer les ardeurs de la belle ?

Mon avis :

J’ai été agréablement surprise par cette lecture dont je ne connaissais pas l’auteure.

Sa plume est très agréable à lire, très fluide. Sara nous présente un trio inattendu et c’est très chaud dès le départ.

Normal, vous me direz, car avec seulement 18 pages, l’excitation doit monter rapidement ! Et bien oui, elle a réussi !

Si seulement tout pouvait être aussi simple ! Une sacrée leçon de tolérance. Allez vite le découvrir…

Je le recommande chaudement 😉

La Promesse de Dragon de Kristin et P.C. Cast

Alors qu’il veille le corps de Jack, Dragon aperçoit le fantôme d’Anastasia, son âme sœur défunte. Pendant ces courts instants, le combattant se remémore ses débuts de vampire ainsi que sa rencontre avec celle qui deviendra sa grande prêtresse, celle qui changera, pour un temps, sa destinée.

Avec cette nouvelle fantasy appartenant à la saga de La Maison de la Nuit, la famille Cast nous conte ici une histoire d’amour incroyable, une de celle qui change le destin d’un homme ou plutôt d’un vampire.
Les mots sont justes et les personnages très accrocheurs tant et si bien que j’ai englouti ce livre d’une traite et me suis rendue compte que j’étais passée à côté de ces héros de second plan lors de mes lectures de la série.
La personnalité et les pouvoirs d’Anastasia m’ont complètement séduite. L’ambivalence de Dragon m’a hypnotisée.
Mon seul regret, que cette nouvelle ne fasse pas l’objet d’un roman plus long car j’ai A-DO-RE !!!

Toile de dragon de Muriel Zürcher et Lan Qu

La rumeur court de village en village, escalade les collines, franchit les rivières :
« Thong-Li, le fils du pêcheur, peint des dragons sur les toiles d’araignée ! »
Des dragons aux écailles d’or, si beaux et si lumineux qu’on dirait qu’ils vont s’envoler…

Un gros coup de cœur pour cet album jeunesse qui évoque la liberté comme source de créativité dans un style délicat et poétique.
Les illustrations sont de toute beauté …
Un livre d’une rare intensité.
A lire, à partager avec ses enfants sans modération !