Meurtre à la brosse à dents de Catherine Alcantara

Un rat à mamelles multiples, vecteur de fièvres tropicales, voyage entre l’Afrique, les États-Unis et la France. Il débarque dans une école de commerce parisienne où les élèves passent leur temps libre à s’aimer. Les étudiants sont bientôt décimés par une étrange épidémie, dont le rat n’est peut-être pas la cause.

Je remercie l’auteure de m’avoir proposer son livre.

J’ai accepté cette lecture pour me sortir un peu de la littérature de l’imaginaire. Même si ce livre m’a plu je pense que je vais éviter les policiers à l’avenir, vraiment pas mon genre.

Malgré cela, cette lecture est plaisante. Dame Catherine nous distille son intrigue en douceur. L’histoire est complètement décalée avec ses passages légers, humoristiques et d’autres beaucoup plus sérieux. Comme quoi se protéger, et en prendre l’habitude, peut être salutaire.

Ce sont les personnages eux même qui nous racontent l’histoire d’un chapitre à l’autre, ça change !  De ce fait que nous progressons avec eux. Nous vivons leurs espoirs, leurs amours, les déboires.

Puis il y a cette partie purement psychologique assez bien travaillé tant du côté du meurtrier que de ses victimes.

Puis il y a ce rat. Tout commence de lui. Nous le suivons au fil du livre comme un trait d’union, c’est lui qui nous mène d’un événements à un autre lors de ses différents voyages. Tous le monde pense que c’est de lui que part l’épidémie, mais en fait non ! Il est également victime du comploteur.

vous voulez un gros spoile ? A la fin tous les protagonistes (enfin presque)…

Et bien non, en fait. Je vous laisse découvrir 😛

InvasionS de Jean Levant

Un matin, de trop bonne heure, Nic se réveille pour découvrir que la plupart de ses appareils ménagers ne fonctionnent plus. Cela tombe bien, il est réparateur. Il n’y a plus de lumière non plus, sauf dans le ciel, ce qui est ennuyeux car il aurait dû faire nuit. Et puis voici qu’il découvre un objet dans son atelier, sous la forme d’un disque, dont il ignore tout. L’objet non identifié a des propriétés miraculeuses dont celle de disparaître quand on en a besoin. Si on ajoute à ça que ses voisins semblent d’une humeur lugubre, qu’ils font des feux sacrificiels au milieu de la nuit et que les filles ne sont vraiment plus ce qu’elles étaient, on comprend que Nic a de sérieux soucis à se faire. Et le pire est à venir…
Pour commencer, je voudrai remercier l’auteur de m’avoir confié son ouvrage.
Ce livre est une grosse nouvelle ou un mini roman, en somme, il se lit assez vite, parfait pour le train, métro ou tout autre transport en commun. Il fait 76 pages en numérique et 153 en broché à un prix abordable.
Que pourrais-je en dire, moi qui ne suis pas un grand fan de science fiction?
L’auteur travaille beaucoup sur et avec les émotions plus que sur les descriptions ou les sensations. La lecture en est facilitée car nous les ressentions au jour le jour mais également avec le personnage.
L’auteur nous offre des indices tous plus étranges les uns que les autres. Nous nous interrogeons avec Nic. Nous sentons qu’il y a quelque chose qui cloche mais…
Puis il y a cette notion où tous et un, et un est tous. C’est assez étrange comme émotion. C’est assez abstrait et c’est ici que ça pêche un peu, le texte s’arrête là. J’aurai bien voulu en savoir plus.
Bonne lecture à vous !

Le Problème à trois corps de Liu Cixin

En pleine Révolution culturelle, le pouvoir chinois construit une base militaire secrète destinée à abriter un programme de recherche de potentielles civilisations extraterrestres. Ye Wenjie, une jeune astrophysicienne en cours de « rééducation », parvient à envoyer dans l’espace un message contenant des informations sur la civilisation humaine. Le signal est intercepté par les Trisolariens, qui s’apprêtent à abandonner leur planète mère, située à quatre années-lumière de la Terre et menacée d’un effondrement gravitationnel provoqué par les mouvements chaotiques des trois soleils de son système. En raison de la distance, Ye Wenjie met près de huit ans à recevoir la réponse des Trisolariens. Elle tient désormais entre ses mains rien de moins que le destin de l’espèce humaine.

 

Ça c’est du lourd !!!

Oyez ! Oyez !!! Vous êtes fan d’astrophysique et de science fiction ? Si en plus vous êtes gamer,

ce livre est pour vous.

C’est vraiment technique. Il m’a fallu à plusieurs reprises (souvent même) relire des passage pour vraiment les appréhender.

Nous sommes dans les techniques d’émission d’ondes dans l’espace, le sub-macro-micro-atomique, la nanotechnologie, l’astrophysique, bref tout des trucs qui me sont totalement inconnus.

Toute l’histoire tourne autour de ces techniques. Il n’y a quasiment pas de développement des personnages.

L’auteur m’emmène, me perd et me reprend. C’est comme cela tout au long du livre. J’ai eu beaucoup de mal à le finir, mais il était bien présenté avec un auteur d’avenir. Je me suis laissé séduire

En parlant de l’auteure, j’ai bien aimé son style. C’est fluide, dans son époque. A part les aspects très techniques, le livre se lit assez bien.

La partie historique est intéressante, puis poufff nous nous retrouvons d’un chapitre à l’autre dans une autre époque, une autre histoire avec d’autres personnages. Difficile de s’y retrouver, mais en persistant…

Il est présenté comme un livre de science fiction, pourtant, nous nous retrouvons à l’Alpha du Centaure que dans les derniers chapitres.

Comme je le disais plus haut dans l’article, si vous aimez la technique, ce livre devrait vous plaire.

Bonne lecture à vous !

Je suis née après la fin du monde de Luma Azane

La fin du monde ! C’est ce qu’a semblé annoncer l’apocalypse zombie qui s’est abattue il y a vingt ans. Mais certains ont survécu et se sont adaptés. Ils ont construit des villages fortifiés, cultivé de quoi se nourrir, fait des enfants…

Pour ces enfants nés après la fin du monde, tout ceci constitue leur environnement naturel. Jo, seize ans, brûle de quitter la sécurité et la routine étouffante de son petit village pour parcourir le monde. Et pour cela, elle veut devenir une messagère, la liaison indispensable entre les survivants.

Une ambition qui lui demandera du courage et de la volonté, tandis qu’au cours de son avancée elle va découvrir bien des facettes de la société. Entre les caravanes et les vagabonds, les isolés et les politiciens, les pillards et les chercheurs, chacun joue son rôle dans le nouveau monde qui a succédé au chaos. Et certains sont prêts à tout pour s’y tailler la part du lion.

 

Je tiens à remercier l’auteure de m’avoir confier son bébé. Il y a longtemps que je n’avais pas lu d’auto-édité. Luma Azane m’a contacté via une plateforme de mise en relation auteur.e/blogueur.se.

Cela a été une très belle découverte. Oui d’entrée ! Comme ça, cash !!!

Pour tout vous dire, j’ai eu très peur quand j’ai commencé ce livre. Ça débute par une histoire de zombis, ce que je déteste particulièrement, pourtant l’auteure m’avait prévenue (mémoire de poisson rouge quand tu nous tient). Après tout, continue, tu verras bien. Tout en allant oui il y a bien une histoire de zombis mais de loin, très loin.

Vous avez vu le film The Postman ? Et bien on est pas loin sauf que c’est l’histoire d’une ado.

Justement, l’histoire se déroule très bien, avec ses moments clés que l’auteure nous distille à son rythme. Ce n’est pas non plus très soutenu mais l’on ne s’ennui pas. Elle nous propose vraiment tout un univers, une société en état de reconstruction. Mais les travers de l’Homme ne sont jamais bien loin. Il y a donc politique, diplomatie, complot, trahison, une pointe d’amour, beaucoup d’amitié et d’entraide. Vraiment intéressant ! Il y a peut être une leçon à en tirer.

Luma Azané nous propose également une palette de personnages haute en couleurs. Ils vont, ils viennent, parfois au très bon moment, sans que cela nous choc ou nous attriste. Ça glisse tout seul. Bien sûr il y a Jo qui grandit au fil du périple. mais de cela je n’en parlerai pas. Je vous laisse découvrir son aventure.

Dans ce monde post-apocalyptique, nous sommes en France, partout et nulle part. Le monde nous est familié et inconnu. Je visualisai très bien où je pouvais me situer, du moins… Une sensation de déjà vu.

Cette ouvrage est très complet. C’est une très bonne lecture !!! Que je vous laisse découvrir.

 

La Fille qui avait bu la lune de Kelly Barnhill

Chaque année, les habitants du Protectorat abandonnent un bébé en sacrifice à la redoutée sorcière des bois. Ils espèrent ainsi détourner sa colère de leur ville prospère. Chaque année, Xan, la sorcière des bois, se voit contrainte de sauver un bébé que les fous du Protectorat abandonnent sans qu’elle ait jamais compris pourquoi. Elle s’emploie à faire adopter ces enfants par des familles accueillantes dans les royaumes voisins. Mais cette année, le bébé en question est différent des autres : la petite a un lien étrange avec la lune et un potentiel magique sans précédent. Contre son gré, Xan se voit obligée de la ramener chez elle et de persuader ses amis réticents d’élever cette enfant pas comme les autres. Ils la baptiseront Luna et ne tarderont pas à en devenir gâteux. Xan a trouvé comment contenir la magie qui grandit à l’intérieur de la petite, mais bientôt approche son treizième anniversaire, et ses pouvoirs vont se révéler…

 

Nous voici avec un livre dont la couverture est magnifique et le résumé donne envie. Il est foncièrement pour un public adolescent fan de fantasy.

D’accord je suis un vieil ado mais quand même !

Reprenons !

Le résumé m’attire, de manière générale je ne me fie pas à la couverture pour en estimer le contenu. La version traduite en français est édité dans une maison au nom connu, je me dit « gage de qualité ».

Comment vous dire ??? Il est regrettable que je ne lise pas en VO.

Je ne comprends pas comment la ou le traducteur aie pu laisser cela en l’état, ni la maison d’édition d’ailleurs, y a t-il eu relecture ? Je m’en pose sincèrement la question.

Comme vous pouvez le lire, je vais avoir du mal à écrire cet article.

C’est bourré de répétitions, c’est horrible. A ce demander si cela n’a pas été traduit par un logiciel, sans vérification par la suite. C’est en tout cas mon sentiment, ce que je sens dans mes os (Petite note à la traduction et à l’édition au cas où ils auraient envie de le (re)lire.

Le pire dans tout cela, c’est que cela gâche une histoire vraiment sympa, bien développée, originale.

Sans ces (très) nombreuses répétitions, je pouvais me laisser emmener avec Luna, son monstre des marais et son dragon miniature.

Bref, si vous souhaitez lire ce livre, offrez vous la version originale. C’est 20€ qui pour moi qui ont été jetés par la fenêtre.

Dommage !!!

Hex in the city épisode 1&2 de Dorian Lake

Résumé de l’épisode 1 : Un tueur en série sévit à San Francisco. Rien ne l’inquiète : ni la loi, ni les remords. Malheureusement pour lui, Taylor, une sorcière au passé trouble et au caractère de feu, décide de s’en mêler…

Résumé de l’épisaode 2 : Taylor remplace au pied levé une chanteuse de rock disparue sans crier gare, alors qu’une nouvelle menace, aux beaux yeux bleus et à l’accent so british, arrive en ville.

Voici une histoire comme je les aime.
Je ne m’en cache pas, ma catégorie littéraire préférée est l’urban fantasy.
Je vous le dit, là, nous avons un coup de cœur.

Sir Dorian a créé un personnage – Taylor – hors du commun, à la fois serveuse anonyme et célèbre blogueuse aux dizaines de millier de followers.
Serveuse anonyme parce que souhaite de faire oublier à cause d’un passé plus que trouble (que l’on découvre QUE dans l’épisode 2).
Une célèbre blogueuse pour se faire la porte parole de ceux et celles qui sont oubliés ou que l’on écoute pas. Pour cela elle se fait tuyauter par sa (petite? À découvrir) amie.
Notre serveuse blogueuse ne se contente pas de cela. C’est aussi une sorcière un brin kamikaze, un aimant à ennui.
Ce qui assez drôle avec ce personnage est qu’elle fuit la policier de l’État de New York mais vit chez sa cousine à Los Angeles qui est policière et côtoie son oncle ex policier devenu détective qui… De cela vous le découvrirez dans l’épisode 2.
J’adore ce genre de paradoxe.
Il est difficile d’en dire plus sur le personnage sans dévoiler l’histoire.

Le style de Dorian Lake ? Il est foncièrement moderne. Les deux mini-romans ont été lus dans la journée. Ça se lit (vraiment !?) trop vite. C’est fluide, l’auteur nous emmène dans son histoire, ses personnages. Nous sommes avec eux, nous vivons les mêmes événements, nous sommes eux.

L’histoire, justement, est bien ancrée dans la réalité, ce qui pêche parfois dans l’urban fantasy. Sans forcément connaître les lieux nous imaginons facilement les scènes, comme si nous regardions un épisode télé d’Hex in the city. C’est assez visuel.

La seule chose que je regrette est qu’il n’est pas possible de lire l’épisode 2 sans avoir lu le 1. Cela est dû à l’histoire dans l’histoire, au passé (et ce qui en découle) de Taylor que M’sieur Lake nous distille d’épisode en épisode.
Bien sûr, cela fidélise le lecteur, mais je trouve ça un peu frustrant.

Quoiqu’il en soit, c’est une très très bonne lecture que je vous conseille vivement.
Un gros coup de cœur comme il m’en arrive de temps à autres.

Je vous souhaite une très bonne lecture !!!

Kerys tome 2 Ceux du dehors de Catherine Loiseau

Plus de six mois ont passé depuis la victoire des humains sur les Abominations et la clôture de toutes les failles.

Kerys goûte la paix retrouvée ; Honoré Rocheclaire et Artémise Bouquet convolent en justes noces. La fête sera courte : le moment est venu de secourir Érika Zhaan, retenue prisonnière dans une faille à proximité de Sainte-Victoire. Au cours de leur incursion en territoire ennemi, les mercuriens découvrent l’ampleur de la menace. Les Abominations n’ont pas décidé de passer leur chemin, au contraire, elles semblent avoir trouvé un appui inattendu chez certains humains : les individualistes. Ces nouveaux alliés semblent avoir pour but d’abattre à la fois le gouvernement et les brigades du mercure.

Face à ces menaces, Honoré, Artémise, Erika et les mercuriens vont devoir rivaliser d’ingéniosité et courage…

 

Souvent on me pose la question : quel est votre auteur-e préféré-e ?
En fait je n’en ai pas !
Par contre, il est des plumes qui j’apprécie énormément. Il y en a très peu. Et Dame Loiseau fait parti, indéniablement, de ces plumes.

Je ne vous parlerai pas de l’histoire, tout est dans le résumé.
Mais je vais vous parler du style de l’auteure.

Catherine Loiseau a une écriture résolument moderne, elle vous entraîne dans son univers, tout en douceur, en vous prenant la main.
Non, non ! Ce n’est pas une écriture en langage parlé, loin de là mais c’est moderne, elle nous distille les mots, l’histoire, les moments clés sans que nous nous en rendions compte. c’est bluffant.
Je n’ai pas vu venir la traversée du miroir, je m’attendais à être ailleurs, que je vous laisse découvrir.

Vous ne vous rendez même pas compte que vous tournez les pages, ça vient tout seul jusqu’à « bien se tenir ». Là j’ai pleuré. Le livre est terminé. Et la question se pose, ben oui ! Vais-je devoir attendre encore longtemps pour connaitre la fin de la fin ?

Même si cela peut vous paraître léger ou humoristique (parce que des fois…), il y a certains passages qui sont plus que sérieux, et qu’en lisant entre les lignes, nous pouvons y voir apparaître un morceau de notre société (et pas la plus jolie) dans ce multivers.

Si vous cherchez une plume à découvrir, c’est bien celle de Catherine Loiseau. En fouillant dans les articles, vous trouverez d’autres de ses écrit.

Je vous souhaite une très bonne lecture !!!

La Forme de l’eau de Guillermo del Toro et Daniel Kraus

Synopsis :

« Nous sommes en 1963, et Elisa Esposito survit tant bien que mal. Née muette, abandonnée par sa famille, elle travaille de nuit comme femme de ménage au Centre Occam de recherche aérospatiale.

Un soir, elle surprend quelque chose qu’elle n’était pas censée voir : un homme amphibie prisonnier d’une cuve, qui doit être étudié par les scientifiques pour faire avancer la course à l’espace de la Guerre Froide. La créature est terrifiante, mais aussi magnifique – elle fascine Elisa. Utilisant la langue des signes, celle-ci établit une communication. Bientôt, la créature devient sa seule raison de vivre.

Pendant ce temps, Richard Strickland, le militaire brutal qui a capturé la créature en Amazonie, envisage de la disséquer avant que les Russes ne tentent de s’en emparer.

Elisa doit tout risquer pour sauver la créature. Avec l’aide d’une collègue qui souffre du racisme ambiant et d’un voisin malchanceux qui n’a plus rien à perdre, elle met au point un plan d’évasion. Mais Strickland ne l’entend pas de cette oreille. Et les Russes sont bel et bien sur l’affaire… »

Mon avis :

Dans la version audio de La forme de l’eau que j’ai écouté avec attention, le style d’écriture est très visuel. Cela n’a rien d’étonnant puisque Guillermo Del Toro est à la fois un réalisateur, un scénariste, un producteur ET un romancier. Cette oeuvre onirique qui n’est pas sans rappeler La Belle et La Bête, compte des personnages ordinaires qui n’hésitent pas à bousculer leurs certitudes pour communiquer autrement ou pour changer de vie. Tout ceci est appréciable.

L’intrigue est longue à se mettre en place mais le rapprochement entre les deux protagonistes semble naturel alors ça valait le coup d’attendre ;). Il se dégage de cette romance entre une jeune femme souffrant de surdité et une homme-poisson, une grande pureté. Autre précision importante : La créature aquatique en elle-même est un élément de science-fiction pourtant les actions des protagonistes s’inscrivent parfaitement dans le réel. J’ai aimé détesté Richard Strickland, le méchant de l’histoire !

Je regrette les cafouillages de cet audio-book au moment des changements de chapitres car c’est ce qui m’a empêché de terminer cette lecture dans les délais. En effet, le découpage du texte était différent sur mon MacBook Pro et sur mon téléphone Samsung S9. Sinon, je souhaite de beaux moments d’évasion aux lecteurs qui ont leur casque greffé sur la tête en quasi permanence ( comme moi ) ^^.

De : Guillermo del Toro, Daniel Kraus
Lu par : Manon Jomain
Durée : 11 h et 58 min
Version intégrale Livre audio
Date de publication : 27/04/2018
Langue : Français
Éditeur : Hardigan

La Mélancolie du kangourou de Laure Manel

Synopsis :

« Alors qu’il s’apprête à vivre le plus beau moment de sa vie avec la naissance de sa fille, Antoine est confronté au plus horrible des drames : la mort de sa femme durant l’accouchement. Anéanti par la perte de celle qu’il aimait plus que tout, Antoine a du mal à créer du lien avec son bébé jusqu’à ce qu’il embauche Rose, une pétillante jeune femme à l’irrépressible joie de vivre, pour s’occuper du nourrisson. Parviendra-t-elle à aider Antoine à se révéler comme père et à se reconstruire ? »

Mon avis :

On dirait que la sensibilité de LAURE MANEL transparait dans son écriture… Du moins, c’est ce que je me disais l’an dernier, en lisant La délicatesse du homard. Dans La mélancolie du Kangourou, je retrouve cette douceur dans l’expression des sentiments humains.

Ici, Antoine vit un drame. Raphaëlle, son Grand Amour est décédée après avoir donné naissance à leur enfant. Il ne sait pas comment faire fasse à cette perte, il ne parvient à être un père pour Lou qui ne demande qu’à apprendre à le connaître. Très vite, la dépression le guette mais Rose, la baby-sitter qu’il engage va l’accompagner sur le chemin de la résilience. Ce papa parviendra t-il à faire le deuil de sa femme? La fillette pourra t-elle s’épanouir correctement aux côtés d’un papa si triste? Quel rôle va jouer la nounou dans la vie des deux protagonistes? Voici quelques unes des questions que je me suis posée pendant cette agréable lecture. Bonnes vacances d’été !

Date de sortie : 3 mai 2018
Éditeur : MICHEL LAFON
349 pages
18,95€ / 4,99€
Site internet de la maison d’éditions : http://www.michel-lafon.fr

Maudite ! de Denis Zott

Synopsis :

« Pour survivre, elle doit faire face à ses pires cauchemars.

Marseille. En face du stade Vélodrome, le dixième étage des Mimosas est en flammes. C’est l’appartement de Tony Beretta, petit dealer mais légende parmi les supporters ultras de l’OHÉME.

Une jeune femme, blessée, parvient à s’échapper du brasier. Luce, seize ans, une gueule d’ange, enceinte jusqu’aux yeux, n’est pas partie les mains vides : elle s’est enfuie avec l’argent et la drogue de Tony.

Et l’argent et la drogue, ça attire du monde. Canari, le flic pourri de la BAC. Les hommes de main de Tony. Ceux du Libyen, jeune caïd qui a pour ambition de renverser les anciens, tel le vieux TOPIN. Et même Yasmina, l’infirmière trop belle pour être innocente, qui veille sur Luce et ses jumeaux. Impossible, pour Luce, d’espérer se sortir seule de ce piège qu’est devenue sa ville.

Mais à qui faire confiance, et comment survivre et protéger ses bébés, quand sa propre mère dit d’elle qu’elle est maudite, et que son ange protecteur pourrait bien s’avérer être un démon ?

Pour trouver la lumière, Luce n’aura d’autre choix que de faire face à ses pires cauchemars ».

Quelques mots sur l’auteur :

« Spécialiste de la communication des collectivités locales, Denis ZOTT travaille comme directeur de cabinet et de la communication à la mairie de Saint-Tropez ».

Mon avis :

L’écran de mon Samsung Galaxy S9 affiche 12h20 ! Il est plus que l’heure de boire un Pastis pour fêter la réussite de Denis ZOTT. Quoi ? Les vacances riment aussi avec apéro, non ? SANTÉ ! (Note du Boss : Avec modération)

J’ai rencontré Denis le 2 juin 2018 au Festival du Livre de Nice. Il m’a confié Maudite avant que celui-ci soit disponible en librairie. Le résumé imaginatif sur la quatrième de couverture m’a tout de suite emballé. Après cette sympathique rencontre, j’ai souhaité prendre mon temps pour découvrir les quartiers chauds de Marseille dans lesquels le grand banditisme, le trafic de drogue et la prostitution sont des pratiques courantes. Dans ce polar anti-mauviettes, tous les excès sont permis et si le lecteur croit avoir tout lu, il se fourre le doigt dans l’oeil. Les révélations et les déconvenues s’enchaînent. La gamine paumée que nous suivons ne peut se fier à personne et jusqu’à la dernière page de ce roman noir charbon, le lecteur craint le pire pour elle. Tous les personnages ont une grande violence en eux et un brin de folie aussi, peut-être. Tony Beretta est pour moi, le protagoniste le plus abouti. On a bien du mal à s’attacher à eux tant leurs agissements sont méprisables mais qui sommes nous pour les juger ? C’est dans cette ambiance déstabilisante voir souvent trash que naissent les jumeaux de Luce. Je trouve que leur simple présence donne davantage de profondeur au récit. Ils sont « son avenir ».

Je ne vous le cache pas certaines scènes peuvent être écoeurantes pourtant je crois dur comme fer que c’est LE moment de visiter cette ville portuaire avec pour guide touristique, le langage cru de l’écrivain. Ça tombe sous le sens puisque toute cette incroyable histoire a commencé après un pénalty raté et que nous sommes en pleine Coupe du Monde. Je ne m’intéresse pas au football, même si je suis satisfaite de la victoire des français en demi-finale mais J’AI A-DORÉ Maudite ;).

Date de sortie : 7 juin 2018
Éditeur : Hugo Roman
Collection : Hugo Thriller
352 pages
19,95€ / 12,99€
Site internet de la maison d’éditions : http://hugothriller.com