Trio de Benoît Ecksonn

Voici une histoire érotique de 12 pages environ disponible entre autre ici.

Le résumé :
Une soirée spéciale se prépare. Nous avons invité un homme pour partager notre lit. Cette expérience à trois ne fera que renforcer notre dualité.

Mon avis :
Wahouuuuu ! C’est très torride et fort bien écrit ; cette plume me plaît beaucoup.

Cette nouvelle ne contient qu’une seule et unique scène mais c’est un concentré d’excitation.

Prévoir des sous-vêtements de rechange ! lol

Je le recommande chaudement

Cessez d’être la Proie, devenez le Chasseur, Traqué 1, de Andrew Fukuda

Au crépuscule, c’est comme un rituel, Gene doit se laver, se raser, s’épiler, se transformer, c’est une question de survie ! Car en sortant dehors, la nuit, pour s’immiscer dans la société, il doit faire illusion, leur ressembler en tout point, arborer un masque impassible, une attitude toujours neutre. La moindre faille, le moindre oubli peut le conduire à sa perte et faire de lui une proie. Alors lorsque la loterie nationale tire son numéro, au hasard, pour participer à la grande chasse, Gene n’a pas le choix, il doit trouver un plan pour ne jamais faire partie du troupeau et sauver sa peau. Quoiqu’il en coûte …

Premier tome de la trilogie Traqué (The Hunt), Cessez d’être la Proie, Devenez le Chasseur est une histoire incroyablement fascinante et addictive, au style simple mais extrêmement efficace.
Dans cette dystopie, tout n’est que suspens et tension. Le lecteur est à chaque seconde happé par le sort du jeune héros qui risque sa vie à tout moment, pour une bêtise, une erreur, une expression faciale un peu trop marquée ou un détail physique qui révélerait son humanité.
Lorsque la phase d’instruction pour la chasse commence, l’horreur s’accentue et Gene doit déployer des trésors d’ingéniosité pour tirer son épingle du jeu.
Enfin, vient le moment des choix. Ceux qui décideront de la suite du scénario, ceux qui nécessiteront quoiqu’il en soit des sacrifices et qui révéleront les priorités.
Balancé entre égoïsme et altruisme, entre survie et don de soi, entre transparence et héroïsme, Gene ne mènera plus jamais la même vie qu’avant … pour nos plus délicieux frissons.
Si vous aimez les thrillers psychologiques qui vous filent la chair de poule, les courses poursuites haletantes, les chasses à l’homme effroyables, ce livre est pour VOUS !

Le Démon de l’île Solitaire de Edogawa Rampo

Quatrième de couv’
Célibataire sans histoires, Minoura tombe éperdument amoureux d’une jeune collègue de bureau au passé mystérieux, Hatsuyo, avec qui il se fiance… Peu après, Hatsuyo est brutalement assassinée, dans sa chambre apparemment close. Dévasté, Minoura demande l’aide d’un ami, détective à ses heures, pour l’aider à retrouver la piste du criminel. Avant de disparaître à son tour, ce dernier lui laisse néanmoins une série d’indices dissimulés dans une étrange statuette. C’est alors qu’une autre connaissance vient prêter main-forte à Minoura : Michio Moroto, ancien colocataire et rival, qui nourrit une passion homosexuelle coupable à son égard et a ses propres raisons de s’intéresser à cette affaire. Leur enquête mènera l’étrange duo jusqu’à une île mystérieuse où se déroulent des expériences abominables visant à transformer l’humanité…

 

Lors de mes pérégrinations livresques j’ai découvert http://www.nouvelles-editions-wombat.fr. On ne peut nier que leur catalogue soit exotique ! Ma curiosité s’en trouva éveillée et je fis main basse sur Le Démon de l’île Solitaire de Edogawa Rampo et me lançai dans cette découverte.
Stupeur et Tremblement (je sais c’est facile mais c’est comme ça)… Stupeur et tremblement disais-je donc! Une autre culture, un autre siècle ( le livre a été écrit dans les années 1929), un autre art de vivre et d’autres us et coutumes. Que du dépaysement en perspective, avec cette crainte du voyageur qui s’aventure dans de nouvelles contrées inconnues…
Et bien je ne me suis pas égaré, ni perdu sur la route. Bien au contraire! Oui l’auteur ne cache pas ses influences « doyliennes » et « poeienes ». Il les assume même pleinement. On retrouve cette écriture désuète, ces tournures de phrases  » victoriennes »( je sais au Japon on dit impériale !) et surtout ce réalisme pudique qui fait le charme de ces récits étranges. Cette absence de « je montre » dissimulée sous un vernis de bonnes moeurs, enrobée dans les apparences et les faux semblants permet aux mots de se faufiler, aux informations de s’enchaîner afin que ne reste que les horribles images nées de notre imagination, de notre aversion pour l’anormal.
Tout est dit quand rien n’est écrit.
Une forme passée pour un récit dans l’air du temps. Un fond malsain,une écriture à la première personne aussi naïve que le narrateur. Puis cette cohérence dans le destin et la trame de cette horrible tragédie qui n’est qu’une manière de montrer que la différence entraîne la haine et mène à la folie.
Une destination exotique portée par le vent putride de la vilénie humaine.
Étrange

Pukhtu primo de DOA

Le terme pukhtu renvoie aux valeurs fondamentales du peuple pachtoune, l’honneur personnel – ghairat – et celui des siens, de sa tribu – izzat. Dire d’un homme qu’il n’a pas de pukhtu est une injure mortelle. Pukhtu est l’histoire d’un père qui, comme tous les pères, craint de se voir privé de ses enfants par la folie de son époque. Non, plutôt d’une jeune femme que le remords et la culpabilité abîment. Ou peut-être d’un fils, éloigné de sa famille par la force du destin. À moins qu’il ne s’agisse de celle d’un homme cherchant à redonner un sens à sa vie. Elle se passe en Asie centrale, en Afrique, en Amérique du Nord, en Europe et raconte des guerres ouvertes et sanglantes, des conflits plus secrets, contre la terreur, le trafic de drogue, et des combats intimes, avec soi-même, pour rester debout et survivre. C’est une histoire de maintenant, à l’ombre du monde et pourtant terriblement dans le monde. Elle met en scène des citoyens clandestins.

 

Primo qu’il a appelé son Pukhtu! C’est finement pervers parce que au final on attend les 658 prochaines pages!

Alors que ma femme s’endormait je n’ai pas pu m’arrêter, il fallait que je le finisse : bien m’en prit!

Pukhtu c’est dur ! Pukhtu c’est noir ! Pukhtu c’est beau !

D’abord c’est comme une glace mangée en janvier 2008 : ça fait mal. Sa scène d’ouverture est violente et écrite comme un scénario : claire nette précise et efficace.

Ensuite le printemps arrivant, quand les fleurs éclosent, que les arbres verdissent, la glace qu’on a oubliée, tenue négligemment d’une main moite commence à fondre. Comme un sang épais elle coule entre nos doigts, vient les engluer et ne peut s’arrêter. Effet logique et physique. Ici pareil. Les personnages ont été plantés et la trame commence à voir le jour, perçant le sol caillouteux de l’Afghanistan. Le sang a coulé, rivière de chagrin devenant fleuve de vengeance.

Et arrive l’été. Et il fait chaud sur le tarmac ou dans les prefa des zones militaires. On sue sur les chevaux, on suinte une sueur apeurée quand les drones surgissent. Que le souffle de leurs bombes nous atteint, pourtant c’est un souffle! Mais il charrie tant de chairs et de secrets, dans de terre et de pavot, tant de fausses promesses et de serments arrangés ! Et la glace? On la lèche on la suce… mais on la mange pas! On a juste déblayé et nettoyé un peu tout ce qui gênait. On l’a rendue présentable et propre!

Et puis l’automne. Quand chacun cherche à tirer la couverture à lui, que tous cherchent à se couvrir, à se protéger. Que les premiers frimas d’un rude hiver se présente à l’entrée d’un col.
Et c’est là qu’on finit son cornet : il ne nous reste que ça !

Pukhtu c’est une oeuvre romanesque, c’est un souffle épique qui renouvelle le genre.
Les premières pages m’ont fait penser à Tom Clancy et Danger Immédiat. Juste un instant. Parce que, au final, Pukhtu est plus proche d’une Île au Trésor.
Quand on ouvre le coffre il y a tout : suspense, amour, deuil, enquête, politique, aventures, géopolitique et économie, sexe, drogue et rock’n’roll!

C’est une épopée visuelle que nous offre DOA. Trop courte parce qu’on ne peut se défendre de s’attacher à ses personnages. Ces personnages si proches malgré les km, si humain dans leur obéissance et leurs contraintes. Ces personnages qui sont disséminés au rythme des saisons et des paragraphes pour nous faire participer à ces douze mois de leur vie.
Tout le livre pourrait être un gigantesque puzzle dont les pièces seraient des moments de vie, accolés les uns aux autres pour donner un journal intime.
Visuelle parce que j’ai mal aux pieds d’avoir trop marché avec des rangers, aux oreilles à cause des explosions, au ventre parce que j’ai le mal de l’air, au cœur tellement j’ai peur et à la gorge quand ma vie s’éteint.
On voit et on sent, on vibre et on sursaute, on s’essouffle et on souffre. Rien n’est lourd dans ce monde inconnu pour nous pourtant dépeint avec un folklore réaliste qui ne tombe pas dans la caricature. Pourtant des clichés il y en a ! Les personnages ! Et le fait que chacun puisse représenter un aspect de l’être humain nous permet de nous identifier à leurs mœurs, leurs émotions, leurs raisonnements et ce sans exagération.
Avec délicatesse, des coups de pinceaux adroits qui dévoilent la toile finale progressivement.

La toile finale : l’intrigue ou les hommes ? L’histoire ou les histoires ?

Merci beaucoup Eric de m’avoir ramené ce livre.

De Toute Mon Âme de L.S Ange

Résumé :
Quand Eva strip-teaseuse rencontre Alex au Loup blanc, club réservé aux hommes fortunés, elle est loin de se douter que sa vie va basculer. Il représente tout ce qu’elle a toujours cherché chez un homme ; elle est tout ce qu’il déteste chez une femme.
Eva va passer du rire aux larmes, du bonheur à la solitude, du rêve au cauchemar.
Et devra peut-être remettre toute sa vie en question et s’éloigner de cet homme qui brise en mille morceaux le peu de dignité qu’il lui reste…
Tout déraille dans sa vie et pour ne rien arranger de mystérieuses lettres de menaces font leurs apparitions la plongeant un peu plus dans l’angoisse…

 

Mon avis :
L’auteur est une personne charmante qui n’a cessé de me répéter que son livre était le premier et donc qu’il n’était pas parfait. Mais quel livre l’est réellement ?

Pour ma part, je n’ai rien à redire à cette histoire, elle est merveilleuse, enivrante et on y plonge avec facilité. L’écriture est simple et de ce fait ce roman se lit tout seul. J’ai adoré découvrir ce livre et, à cause de lui, je me suis couchée plus d’une fois à une heure hâtive. Difficile de le lâcher, difficile de ne pas y penser une fois refermé.

Cette romance érotique est la deuxième que je lis dans le genre et si d’ordinaire les scènes de sexe me gênent, celles-ci étaient si bien intégrées qu’elles coulaient de source. Il n’y a aucun mot cru, cela restait romantique et doux.

Pour résumer, ce livre est, de mon point de vue, excellent. Je vous le conseille.

Le coup du sort de Laetitia Célérien

Présentation de l’éditeur : 
Cette histoire va croiser le destin de KATELYN, une brillante femme d’affaires New-Yorkaise de trente huit ans à celui de MATTHEW, un séduisant pompier nouvellement revenu en ville.
Tout semble les opposer à part leur passé tourmenté qu’ils ne souhaitent pas voir resurgir et s’efforcent de camoufler au plus profond d’eux. Absolument rien ne les prédestinait à se rencontrer et pourtant, le sort s’acharne à les rapprocher et remet en question tout ce qu’ils pensaient être jusqu’à maintenant.
Et si cette rencontre était bien plus qu’un simple hasard ? Se pourrait-il que leurs destins soient liés à tous les deux ? Je vous invite à le découvrir à travers l’incroyable force de leurs sentiments ».

 

Quelques mots sur l’auteure :
Laetitia Célérien a vingt-neuf ans, elle est passionnée par la lecture et réalise un de ses rêves en publiant ce premier livre.

 

Mon avis : 
J’ai lu cette romance contemporaine dans le cadre de la deuxième lecture commune de Crocbooks. Cécile, du blog Ma Passion littéraire en 50 Nuances avait envie de s’envoler pour New-York afin de rejoindre Katelyn, Matthew et Allison, nous avons donc embarqué ensemble.

J’ai passé un agréable moment en lisant Le coup du sort. L’écriture est fluide et imagée. Elle se prête particulièrement aux descriptions urbaines.

Les personnages ont du caractère et j’aime ça ! Mais à mon sens, l’équilibre des émotions est instable. Les coïncidences qui rapprochent Katelyn et Matthew m’ont semblé aussi réalistes que la lente progression de leurs sentiments. Mais curieusement, la maladie dont souffre Allison la rend plus mature que les adultes à tel point que ça en devient déroutant. Le plus dérangeant à mes yeux a été la découverte des circonstances de la conception d’Allison. Cette histoire d’ADN, ne m’a pas empêché d’apprécier ni la suite ni la fin de l’intrigue mais c’est ce que je retiens de cet ouvrage pourtant prometteur.

Mon avis est mitigé mais je suis certaine que la sincérité et l’ambiance feutrée des salles de concert séduira plus d’une lectrice, alors faîtes comme nous, venez visiter les gratte-ciel. Je remercie d’ailleurs Cécile et  Lætitia Célérien pour ce voyage !

 

Date de sortie : 9 août 2015. Éditeur : CreateSpace Independent Publishing Platform ( auto-édition ). 248 pages. Prix du format papier : 9,86€. Prix du format numérique : 2,99€.

Le blog de ma binôme : Mapassion litteraire en 50uances

Le murmure des Illphes de Charlotte Wagner

Synopsis :
« Liberté. Qu advient-il lorsque tout un peuple oublie le sens de ce mot ? LUYA, une jeune Ilkane ne le sait que trop bien. Elle est née dans un monde où la seule valeur qui subsiste est celle de l‘argent. Oppressée par un gouvernement qui bannit les émotions et la compassion, la population a fini par accepter la soumission et s’est endormie. Mais un jour Luya trouve un disque de musique interdite. Alors elle se réveille et se rebelle.
Tel un miroir réfléchissant notre avenir, ce roman de Charlotte Wagner décrit un monde magique et inconnu qui résonne comme une mise en garde. L’ auteur nous interpelle : finalement, serions-nous également en train de nous endormir ? Entre l’indifférence et l’avarice, les grandes multinationales finiront-elles par avoir le contrôle absolu sur nos vies ? »

 

Quelques mots sur l’auteure :
« Née à Colmar, Charlotte Wagner a suivi des études de biologie à l’Université de Strasbourg.
Hormis son intérêt pour la protection de la nature, elle a toujours été passionnée par la lecture et particulièrement par les récits d’aventures et de fantasy. Les rédactions scolaires de son enfance lui ont donné très tôt le goût de l’ écriture et elle est aujourd’hui convaincue que imaginer d’autres univers contribue à changer le regard des gens sur le monde ».

 

Mon avis :
Le murmure des Illphes est un roman court. Le lecteur n’a pas le temps de s’ennuyer. Dès la première page, il est happé dans la lutte menée par l’héroïne aux cheveux mauves.

Les aventures de LUYA, TAKOU (son amoureux), YATAO et KYOTO, (ses amis) et la courageuse petite WYOÉ (la soeur cadette de Takou) sans oublier leur animal de compagnie nommé NAHÉ sont trépidantes. En dépit de leurs pouvoirs magiques, les adolescents ont des difficultés bien réelles qui sont résolues avec intelligence (en comparaison de certains livres où les personnages principaux peuvent tout faire sans justifications valables).

Je dirais que seul, l’humour enfantin trahit l’âge moyen du groupe (et peut-être aussi celui de son public). Ces banalités ont parfois eu raison de ma concentration et c’est la raison pour laquelle je ne peux pas accorder de mention Coup de coeur à cette lecture.

La plume de l’écrivaine est concrète. Entre originalité et lucidité, ce livre fait état de la léthargie sociale dans laquelle l’humanité est plongée depuis trop longtemps. Le décor apocalyptique du paysage urbain s’oppose à la luxuriante végétation de leur refuge. Le message délivré par Charlotte Wagner se veut positif : L’homme ne rêve plus mais il peut encore le faire ! Alors n’hésitez plus, venez profiter de vos heures de détente pour venir écouter les prémonitions des majestueux Illphes.

Date de sortie : 9 octobre 2012. Éditeur : Thot éditions. 200 pages. Prix du format papier : 17,50€. http://editionsthot.com

La Guerrière d’Argalone tome 2 Un choix douloureux de Frédérique Arnould

Grâce à sa connaissance de la guerre et à ses dons de magicienne, Alexia a aidé ses compatriotes à chasser l’armée noire, mais l’enlèvement de Tomas par le prince Grahir a entaché cette belle victoire.
Accompagnée du capitaine William, de Maxi et de trois autres de ses camarades, elle se lance à la recherche de Tomas dans le royaume ennemi, où la place de la femme est inexistante. Horrifiée de voir autant de cruauté et si peu de considération, elle doit tenir sa langue et contenir sa magie pour ne pas faire échouer sa mission. Heureusement, elle fera de belles rencontres qui l’aideront à supporter cette culture si différente de la sienne.
Plongée dans ce monde dont elle ignore tout, elle découvrira ses origines extraordinaires et devra faire des choix douloureux. Arrivera-t-elle à sauver Tomas ? Et Maxi retrouvera-t-il sa place dans le cœur d’Alexia ?

 

Encore une fois, Frédérique Arnould m’a transporté dans son univers.

L’histoire est vraiment bien développée.  Je cheminais avec les personnages.
J’allais de péripéties en péripéties avec eux, je fulminais avec William, comprenais la douleur de Maxi.

J’ai lu ce tome en un temps record, il est vraiment addictif.

Je ne doute pas une seconde que certain (e)s d’entre vous pleurerez avec Alexia, William et compagnie.
Mais pour moi, les émotions sont un peu exagérées. D’accord je suis un vieux mâle un peu con sur les bords.

Mais est ce réellement une fiction?
On peut aisément transposer ce roman fantasy à notre société actuelle. En tout cas je le perçois ainsi.

Et pour finir, l’auteure nous offre un dernier chapitre palpitant, frustant à mort quand Alexia s’évanouit et… point final.

Le troisième tome est là donc pas d’attente insurmontable.

Tout comme le tome 1, je le conseille fortement à un public plutôt féminin.

 

Bonne lecture!

Les cordes écarlates d’Andréa Deslacs

Lors du concert donné à l’occasion de l’anniversaire princier, l’incroyable se produit : Artzel, jeune musicien prodige, réussit à envoûter le public avec l’Hymne Écarlate. La première note émise par le singulier violon blanc aux cordes écarlates conquiert aussi bien le cœur du mélomane que celui du quidam le plus ignorant en musique.

Seuls Artzel et son maître savent que cet hymne est spécial, car depuis qu’ils l’ont entendu, cette mélodie ne cesse de les hanter. L’ennui, c’est que la partition est incomplète. Bientôt, le désir d’en connaître les notes suivantes tourne à l’obsession. Mais quand la folie guette, nul ne sait sur quel pied danser…

 

Cette nouvelle est bouleversante, puissante en sensations et en émotions.

L’auteure retranscrit à merveille les sensations que l’on éprouve avec la musique, pas seulement du côté du musicien mais aussi celui de l’auditoire.

Imaginez vous écouter ou jouer le morceau ultime que rien ne peut surclasser. Comment réagiriez vous?

N’avez vous jamais pleuré en écoutant un air?

J’ai re vécu tout cela en lisant ce texte.

J’ai perdu mon âme en lisant ce texte.

Merci à Fantasmagorie et à Andrea

Collectif du Fou – Folies

Entrez dans l’univers du fou et de la folie à travers ce recueil de nouvelles aux Éditions du 38

 

Saint Drôme d’Henri Bé
Où est la réalité, où est le rêve?
Cela commence comme ça ou à peu près. Suis je un homme qui rêve d’être un papillon ou un papillon qui rêve d’être un homme?
Autre question : est on fou si nous préférons vivre nos rêves plutôt que la réalité?
Tant de questions intéressantes soulevées dans cette nouvelle.

Werlacht de Benedict Taffin
Ah, l’amour! Une pure folie? Si une IA ressent ce sentiment que se passe t-il?
Je vous laisse le découvrir dans cette nouvelle joliment travaillée.

L’Emplumé d’Élodie Torrente
Ou comment rendre quelqu’un fou.

Multiple de Coralie Péguet
Jusqu’où peut on aller dans la télé réalité? La création de personnalités multiples?
Mais dans ce cas qui est le plus fou? La personnalité multiples ou le créateur ?
La folie y est bien étudiée, j’ai pu y voir son évolution. Intéressant! En plus c’est bien écrit.

L’Abdication du roi Aetherlon d’Ivan B. Novitchkov
Franchement sympa. Les émotions y sont bien décrites. La nouvelle se lit toute seule et je suis resté con… Mais pourquoi le roi démi… heu abdique? Parce qu’au final je ne le sais pas.

La Naine Térésa de Béatrice Égémar
Voilà un très bon texte. Tout y est, émotions, actions, l’environnement, un début, un milieu, une (jolie) fin. En plus, c’est vraiment bien écrit. Parfait, merci.

L’Enchantement de l’e-book de Bernard Afflatet
Quel délire! La descente vers la folie y est vraiment bien décrite.
Mais une question se pose :
Sommes nous spectateurs de notre vie?

Noces de neige de Julie Derussy
La douleur, la solitude peuvent nous mener à la folie.
Julie nous propose un joli texte tout en émotions.

Moreau de Xian Moriarty
Un savant, une orpheline, un lynx? Quel rapport entre eux? Aucun à priori.
Xian nous ouvre les affres de la déshumanisation / animalisation tant psychologique que physique.
C’est très bien écrit et décrit.

Les culottes du petit Jésus de Catherine Le Men
Ça, c’est ce que l’on appelle un délire d’auteur, non?
C’est drôle, du moins, j’ai trouvé ça drôle. Et le dialogue donne un joli rythme.

Victoire par diagonale de Stéphane Michel
Bluffé! Et jusqu’à la dernière ligne. Je ne m’attendais pas à ça.
Mais ne trichez pas! Savourez!