Cœur de flammes tome 3.5 Étincelles d’Iman Eyitayo

L’aventure continue…
L’univers d’Iriah renferme des histoires, des secrets.
Comment Tamehla a-t-elle rencontré Panadil ?
Comment Elena en est arrivée à détester sa soeur ?
Comment est-ce que Willan et Kenton sont devenus amis ?
Quelle a été l’enfance de Siruth ? Quand est-ce qu’il a rencontré Elund, puis Aluna, pour la première fois ?
Comment les chemins de Pilenn et d’Orrïn se sont-ils croisés ?
Et, enfin, comment Rosa a-t-elle réussi à protéger Aluna de la terrible loi du Régisseur, et dans quelles circonstances a-t-elle finalement dû abandonner sa fille ?
Six histoires — dont cinq inédites —, six fractions de vie, six voyages dans le passé… aux origines de tout.

 

Encore une fois, un grand merci à Iman et Les Editions Plumes Solidaires de me donner la possibilité de poursuivre cette aventure.

Dans ce mini roman vous avez Étincelles (tome 3.5) et Le Choix (0.5). Ces textes sont des tomes intermédiaires, où nous apprenons le pourquoi du comment de certains événements.

Le choix du titre est vraiment judicieux, c’est le début de chaque duo, l’étincelle de leurs aventures.
Chacune de ces rencontres commence par un drame mais, au contraire de Le Choix, il en découle un espoir, vivace qui redonne le goût de vivre.

Je ne vous parlerai plus de la plume d’Iman, toujours aussi moderne, fluide et tranchante. Il n’y a pas de ronds de jambes, on y va direct.

Je vous souhaite une très bonne lecture avec cet inter-tome !!!

Autre-Monde tome 1 L’Alliance des trois de Maxime Chattam

Synopsis : 

« Personne ne l’a vue venir. La Grande Tempête : un ouragan de vent et de neige qui plonge le pays dans l’obscurité et l’effroi. D’étranges éclairs bleus rampent le long des immeubles, à la recherche de leurs proies, qu’ils tuent ou transforment… Après leur passage, Matt et Tobias se retrouvent sur une Terre ravagée, différente. Désormais seuls, ils vont devoir s’organiser. Pour comprendre. Pour survivre… à cet Autre-Monde.

On s’accroche aux héros comme si notre vie en dépendait. Entre Sa Majesté des mouches et Spielberg, un roman impressionnant. Marie Rogatien, Le Figaro Magazine.

On sent l’influence de Tolkien, voire de Jules Verne, dans cette saga où […] Chattam jette les bases d’un monde fantastique, dans tous les sens du terme. Thierry Moreau, Télé 7 jours ».

 

Mon avis :

Il peut s’en passer des choses lorsqu’on passe un dimanche dans l’arrière pays niçois avec des amis… On me demande souvent les titres des dernières lectures que j’ai apprécié et en retour, on me conseille des sagas comme par exemple, Autre-Monde – L’alliance des trois par Maxime Chattam. J’ai, en ma possession la plupart des thrillers de ce même auteur, je n’ai donc eu aucune difficulté à me laisser convaincre de l’achat de ce premier tome au format de poche.

Le début de cette histoire fantastique est divertissant. Il se lit très bien mais tout est plus « doux » que dans ses autres livres. Matt et la communauté d’enfants qui tente vaillamment de survivre sont très attachants. L’amitié qui lie les trois protagonistes principaux est une aide précieuse face aux rivalités et aux trahisons environnantes.

Comme dans de nombreux ouvrages de littérature jeunesse, le récit est assez moralisateur. Il est porteur d’un message qui dit que tous les changements climatiques brutaux dont il est question ici, sont une forme de vengeance de la planète bleue en conséquence des souffrances que lui impose l’Humanité.

Les aptitudes des adolescents de l’île qui, évoluent en fonction de leurs occupations, m’ont donné envie de lire le second volume de cette grande aventure (en espérant qu’elle soit toujours plus développée).

 

Date de sortie : 31 octobre 2012
Editeur : Le Livre de Poche
Collection : Littérature & Documents
456 page
7,60€
Site internet de la maison d’éditions : http://www.livredepoche.com

La Tanche d’Inge Schilperoord

Synopsis :

« Couronné par le Bronze Owl, nommé cinq fois livre de l’année par la presse, finaliste des plus grands prix littéraires, un premier roman qui a semé le trouble aux Pays-Bas en s’attaquant à un sujet tabou : entrer dans la tête d’un homme en lutte contre lui-même et contre ses pulsions pédophiles. Sombre et captivante, une lecture choc et pourtant nécessaire.

Dans un village de la banlieue d’Amsterdam, au bord de la mer, de nos jours.

Jonathan, la trentaine, sort de prison. Dans le bus qui l’emmène chez sa mère, il se répète ce que le psychologue lui a enseigné : s’il organise rigoureusement ses journées, il sera un homme meilleur.

Jonathan se le promet : il va s’occuper de sa mère, faible, asthmatique, retourner travailler à l’usine de poissons, promener le chien, aller à la pêche. Il restera seul, il ne parlera à personne, il va s’occuper les mains, l’esprit, tout pour ne pas replonger.

Car Jonathan est un pédophile. Il est sorti de prison, faute de preuves. Le psychologue lui a parlé d’un taux de récidive de 80 %. Il sait qu’il ne doit pas se laisser déborder par ses pulsions.

Or, dans ce quartier en démolition où vit sa mère, vivent aussi une mère célibataire et sa fillette… »

 

Quelques mots sur l’auteure :

« Inge Schilperoord est rédactrice et journaliste pour des journaux prestigieux en Hollande, Psychologie Magazine, NRC Handelsblad, Het Parool, et le magazine du festival Crossing Border. Elle a également longtemps exercé en tant que psychologue judiciaire et c’est dans le cadre de son travail, au contact de plusieurs repris de justice, que lui est venue l’idée de La Tanche. Couronné du prestigieux Bronze Owl Award et finaliste de quatre des plus grands prix littéraires aux Pays-Bas, ce premier roman a également été nommé cinq fois livre de l’année par la presse néerlandaise et vient de paraître en Angleterre où il a d’ores et déjà reçu un accueil critique enflammé.

Inge Schilperoord se consacre désormais à l’écriture et partage son temps entre La Haye et Gand ».

 

Mon avis :

Ne mâchons pas nos mots… La couverture de La Tanche est à l’image du quotidien lent de son protagoniste. Elle est fade. Si comme moi, elle vous déplait, je vous encourage à passer outre ce sentiment car le contenu vous invitera indubitablement à réfléchir et à éprouver tout un éventail d’émotions que seul le sujet de cette oeuvre peut provoquer.

Je n’ose imaginer à quel point il a été difficile d’écrire sur la pédophilie. Pourtant l’auteure hollandaise le fait avec beaucoup d’habileté et de sensibilité. Dans ce récit à la première personnage du singulier, elle brosse le portrait d’un prédateur sexuel qui revient vivre en banlieue auprès de sa mère. Leur lieu d’habitation est encombré par les souvenirs d’un bonheur éteint. Tout deux se raccrochent à l’amour qu’ils ont l’un pour l’autre en attendant de savoir si oui ou non, Jonathan retournera en prison.

Elle reste devant son téléviseur pendant qu’il emmène son vieux chien en promenade jusqu’à l’étang où il aime pêcher. Lorsqu’il ne travaille pas à l’usine de poissons, il prépare les repas puis il fait les exercices d’écriture et de concentration conseillés par son médecin. Au fil des pages, le lecteur ressent par moment de la pitié pour cet homme qui lutte contre ses pulsions mais lorsqu’il se confie ouvertement sur ses penchants envers sa toute jeune voisine, on a envie de vomir et de le tuer !!! Saura t-il rester maître de lui-même ?

Le manque d’action et l’atmosphère malsaine de ce livre choc ont rendu ma lecture laborieuse. Mais le postulat de l’écrivaine à savoir, la pédophilie vue comme une pathologie,  en a fait une production indispensable tout à livrophage qui se respecte.

 

Date de sortie : 17 août 2017
Editeur : Belfond
224 pages
21€ / 14,99€
Site internet : https://www.netgalley.fr / http://www.belfond.fr

Le cirque des rêves de Erin Morgenstern

« Le cirque arrive sans crier gare. Aucune annonce ne précède sa venue, aucune affiche sur les réverbères, aucune publicité dans les journaux. Il est simplement là, alors qu’hier il ne l’était pas. »

Sous les chapiteaux rayés de noir et de blanc, c’est une expérience unique, une fête pour les sens où chaque visiteur peut se perdre avec délice dans un dédale de nuages, flâner dans un luxuriant jardin de glace, s’émerveiller et se laisser enivrer…

BIENVENUE AU CIRQUE DES RÊVES !

Derrière la fumée et les miroirs, la compétition fait rage. Deux jeunes illusionnistes, Celia et Marco, s’affrontent dans un combat magique pour lequel ils sont entraînés depuis l’enfance. Cependant ils s’aiment, et cette passion pourrait leur être fatale.

 

Éditeur : Flammarion

Genre : Romance Fantastique

Note :  19/20

 

Mon Avis : 

COUP DE

En allant à la médiathèque , je n’avais pas du tout prévu de prendre ce livre, ayant ma petite liste définie à l’avance. Mais il m’a attiré, aimanté, lorsque j’ai posé les yeux dessus. Une couverture magnifique en noir et blanc avec juste une pointe de rouge, couleur présente également sur les pages. Un objet d’art en soi.

J’ai donc lu le prologue, et j’ai été subjuguée, envoûtée, il fallait que je lise la suite et découvre cet univers onirique. Les passages à la seconde personne du singulier font que l’on rentre immédiatement dans le récit, nous donnant envie de découvrir en détail cet étrange cirque qui se dresse comme par magie au milieu de nul part, avec ses milles merveilles cachées.

La plume de l’auteur, toute aussi magique que le récit, nous transporte avec beaucoup de facilité dans ce monde extraordinaire. Chaque personnage possède son importance, mais surtout ses qualités et ses défauts. A chacun son rôle. On ressent cette envie de les aider, les consoler ou tout le contraire. Ce livre est « vivant », je ne trouve pas d’autres termes pour qualifier un tel ouvrage. L’histoire entre Célia et Marco se met en place tardivement et j’avoue que cela m’a agacée, dans le sens ou le résumé en parle, donc on ne cesse de se demander « alors c’est quand ? ».

Pourtant je comprends le besoin de l’auteur de tout mettre en place, de nous transporter dans le cirque (la bonne odeur de caramel, on s’y croirait !). Je trouve également dommage la fin du roman, concernant Marco et Célia, parce que je m’y attendais, tant c’est évident. Malgré ça, c’est un énorme coup de cœur pour moi, et je n’ai qu’une envie, visiter ce cirque magique. C’est un beau rêve, n’est ce pas ?

Chroniques homérides tome 1 Le Souffle de Midas d’Alison Germain

Entre tes mains, fille d’Homère, brûle encore le pouvoir des Dieux.

Le jour où une inconnue rend son dernier souffle dans mes bras, je sais que ma vie paisible d’étudiante ne sera plus jamais la même. Au lendemain du drame dont j’ai été le seul témoin, aucune trace du crime n’a été retrouvée, tant et si bien que tout le monde me pense folle, moi la première. Seul un homme me croit, Angus Fitzgerald, détective à la recherche d’une personne qui ressemble trait pour trait à la femme morte sous mes yeux.

Alors que ce mystère reste sans réponse, les objets que je touche se transforment en or. Et quand le bel Angus me narre le mythe antique de Midas, ce roi grec qui changeait tout en or, je comprends qu’il en sait bien plus sur ce qui m’arrive. Et aussi sur les dangers qui me menacent. Pour moi, le plus imminent est juste là, dans mes mains. Parce que si pour le détective, je suis bénie des Dieux, je ne vois en ce pouvoir qu’une malédiction…

 

Je me suis procuré ce premier tome aux Halliennales, salon du fantastique à côté de Lille. Alison a été adorable et très TRÈS patiente avec Maël qui s’est offert une photo avec cette libraire, booktubeuse et auteure.

Oui ! Alison Germain est la très célèbre Lili bouquine. J’étais curieux de voir ce que pouvait donner un écrit d’une blogueuse/booktubeuse qui est passé chez l’ennemi de l’autre côté de la page lol.

Ma foi ! c’est très réussi comme premier jet !
J’avoue avoir eu un peu de mal avec le prologue mais une fois passé… Bah ! Bah ! Bah !

La style est… J’adore !!! Rien que pour la plume d’Alison je VEUX lire la suite. C’est moderne, fluide, ça glisse tout seul.

L’histoire en elle même repose sur Homère, du moins si j’ai bien compris. L’auteure nous berce avec les Dieux de l’Olympe. Attention ! Nous ne faisons que frôler la mythologie. Je pense que dans le deuxième tome, nous rentrerons plus dans le vif du sujet. Pour l’instant, nous avons les bases des Chroniques avec ses personnages centraux.

Ah oui ! Je ne vous l’ai pas dit (rires) Mamzelle Germain nous propose une palette de personnages attachants, mystérieux et/ou fourbes. Bien sûr vous vous avez Lou (Louise/Louisette…), le personnage principal. Une fois qu’elle est « possédée » par Le Souffle cela ne s’arrête plus ou peu. Comme je le disais, la lecture est fluide, même si il arrive tout le temps quelque chose à Louise, nous ne sommes pas étouffés. Nous sommes surtout dans l’émotion.
Sans en dire de trop sur l’histoire, une fois le voile mythologique levé vous vous trouvez face à des créatures mythiques.
En somme, vous avez tous les ingrédients pour une belle aventure.

C’était une très bonne lecture !!!

Le Mari de mon Frère, tomes 2-3 – Gengoroh Tagame

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Mon avis : coup de 💕

Genre : société, homosexualité, famille
Public : tout public
Statut de la série : terminée au Japon
Tomes parus en VF : 3
Tomes parus en VO : 4

Ma chronique du tome 1

 

Résumé éditeur

La petite Kana est aux anges ! Entre son nouvel oncle venu du Canada, mais aussi l’arrivée surprise de sa mère, la fillette à de nombreuses raisons de se réjouir ! Mais tout le monde, dans le voisinage, ne regarde pas d’un oeil bienveillant l’arrivée d’un homosexuel dans le quartier… Une occasion parfaite, pour Yaichi, de continuer à remettre en cause ses certitudes !

 

 

‼️Spoilers possibles du tome 1‼️

Le tome 1 se centrait sur les réactions de Yaichi, mettant l’accent sur le contraste entre ses monologues intérieurs avec ses préjugés et les questions ingénues de Kana. Dans ces volumes on sent que le Japonais non seulement a réussi à passer outre certaines de ses réticences, mais poursuit son introspection. Peu à peu, il ne voit plus Mike comme « le mari de mon frère », « un étranger » ou « un homosexuel », mais comme « Mike » : une personne gentille avec tout le monde – et particulièrement sa fille que Yaichi aime plus que tout au monde -, à la bonne humeur communicative. Un être humain dont les différences ne représentent pas un danger pour lui et ceux qu’il aime, mais au contraire un enrichissement.

C’est d’ailleurs le maître mot de ce manga : l’acceptation de la différence. Bien sûr celle d’une autre orientation sexuelle, mais aussi d’une culture inconnue ou encore d’une composition familiale hors norme. Et, au Japon, la norme joue un rôle extrêmement important ; sortir du moule n’est pas toujours facile ou bien vu.

La composition de la famille de Kana est un des moyens de faire passer ce message : Yaichi est papa solo, revendique son rôle, fait passer le bien de sa fille avant tout le reste. S’il est divorcé, la mère de Kana est toujours présente, mais sa carrière l’occupe beaucoup. Sa relation avec son ex-mari semble à la fois simple et trouble, mais sa philosophie est de ne pas se préoccuper du regard des autres.

Et il s’agit bien dans ces volumes de ce fameux regard. Yaichi se retrouve confronté à la cruauté de l’homophobie de voisins, à la peur du coming-out… et s’il a conscience qu’il n’était pas irréprochable lorsqu’il a rencontré, Mike ces réactions l’ébranlent.

De nouveau, Gengoroh Tagame signe deux tomes portés par des personnages attachants et humains, à la fois une tranche de vie d’apparence légère (d’apparence seulement), une réflexion profonde et une source d’informations. J’ai hâte de découvrir le dernier volume de la série et je sais déjà que j’aurais un pincement au coeur en quittant Kana, Yaichi et Mike.

 

 

Le mari de mon frère, tome 1 – Gengoroh Tagame

Mon avis : coup de 💕

Genre : société, homosexualité, famille

Public : tout public
Statut de la série : terminée au Japon
Nombre de tomes parus en VF : 3
Nombre de tomes parus en VO : 4

 

Résumé éditeur

Yaichi élève seul sa fille. Mais un jour, son quotidien va être perturbé… Perturbé par l’arrivée de Mike Flanagan dans sa vie. Ce Canadien n’est autre que le mari de son frère jumeau… Suite au décès de ce dernier, Mike est venu au Japon, pour réaliser un voyage identitaire dans la patrie de l’homme qu’il aimait. Yaichi n’a alors pas d’autre choix que d’accueillir chez lui ce beau-frère homosexuel, vis-à-vis de qui il ne sait pas comment il doit se comporter. Mais ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants ? Peut-être que Kana, avec son regard de petite fille, saura lui donner les bonnes réponses…

 

 

La vie calme et ordinaire de Yaichi va être bousculée lorsqu’il apprend que son frère jumeau est mort et qu’il était marié à un homme. Ce dernier, Mike, un canadien aux allures d’énorme et adorable nounours va débarquer dans la vie du Japonais et bousculer beaucoup de préjugés.

Avec Le mari de mon frère, Gengoroh Tagame signe un titre surprenant et engagé. Surprenant, car l’auteur est connu pour ses oeuvres érotiques gays destinées plutôt aux hommes (appelées « bara » ou « men’s love » dans le jargon), que je ne lis pas, bien qu’étant férue de boy’s love destiné plutôt aux femmes. Bref, je n’aurais pas pensé un jour acheter l’une de ses oeuvres et encore moins la conseiller à ma fille de 12 ans !

En effet, ce manga est tout public. Ici nul érotisme, pas même l’ombre d’une romance, qu’elle soit gay ou hétéro, ce qui ne l’empêche pas de parler d’amour. Car c’est ici ce dont il est question : l’amour entre deux personnes, quel que soit leur sexe, un concept que Yaichi a du mal à saisir alors que sa fille Kana prend tout avec le naturel propres aux enfants. Elle bombarde de question Mike, mettant souvent les pieds dans le plat, obligeant son père à remettre en cause ses préconceptions, mettant aussi en lumière l’aspect ridicule parfois de celles-ci. Le parallèle entre les monologues internes de Yaichi et l’attitude que lui dicte les convenances (il est tout de même Japonais, surtout ne pas paraître impoli !) renforce encore ce processus.

C’est en cela que Le mari de mon frère est engagé. À travers les réactions d’un Japonais moyen, l’homophobie ordinaire est ainsi mise en avant, démontée point par point. Pour autant, à aucun moment je n’ai eu l’impression que l’auteur donnait des leçons au lecteur, plutôt que son histoire et ses personnages permettent tout simplement de mieux comprendre une minorité. La personnalité extrêmement sympathique de Mike y est pour beaucoup, ainsi que sa façon de répondre aux questions sans gêne, d’interroger aussi Yaichi sans accuser.

Mais ce serait une erreur de penser que ce manga ne parle que d’homosexualité : c’est la famille au sens large qui est traitée ici. De la relation entre frères jumeaux, en passant par le rôle de père solo, Gengoroh Tagame déconstruit plusieurs clichés sur ce qui constitue une famille « normale ». Par ailleurs, le deuil des deux hommes est ce qui les réunit, et ce sentiment est encore renforcé par la ressemblance entre Yaichi et son défunt frère. Le choc des cultures entre le Canadien et le Japonais, s’il est au départ source incompréhensions supplémentaires, permet aussi à Yaichi d’évoluer au contact de son beau-frère.

En résumé, Le mari de mon frère est un manga intelligent, drôle et touchant, une lecture à la fois belle et d’utilité publique.

 

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Têtes Brulées (Karin Salvalaggio – Bragelonne Thriller – Traduction Marie Ploux)

Wilmington Creek, Montana.

En pleine canicule, les esprits s’échauffent: le feu dévore la forêt et des secrets mal enfouis menacent de resurgir du lac presque à sec.

C’est alors que le vétéran John Dalton, de retour d’Afghanistan, est assassiné à proximité d’un bar.

Depuis la naissance de son fils, Macy Greeley assume tous les rôles à la fois: flic, maman et maîtresse du chef de la police.
Appelée sur l’affaire, elle arrive épuisée dans la petite ville.
Mais quand un policier sous couverture est retrouvé mort, abattu d’une balle dans le dos, Macy retrouve le goût du risque.

Dans une chaleur de fournaise, son sens aigu de la justice lui fait franchir certaines limites, personnelles et professionnelles, qu’elle se croyait incapable d’atteindre…

 

Comme quoi il ne faut jamais s’arrêter à une première impression.
Il y a quelques mois j’ai lu Poussières d’Os (même auteur, même maison) la première enquête de Macy Greeley et je n’avais pas été des plus enthousiaste. Alors quand Têtes Brulées a atterri entre mes petites pattes j’ai quand même hésité et puis je me suis dit que si je n’essayais pas je ne saurai pas.
Et j’ai bien fait.
Ça c’est de l’enquête ! Une intrigue bien troussée, un fil conducteur bien déroulé, une intrigue soignée aux petits oignons…Nickel dans le fond.
Karin Salvalaggio multiplie les intrigues sans que cela devienne un bouillon indigeste et insipide. Chaque histoire, chaque piste à sa saveur, son odeur comme si elle nous préparait son ragout en tête à tête. Une pincée de ceci, une goutte de cela…on fait revenir les ingrédients de bases à feu vif et puis on rajoute progressivement d’autres éléments, d’autres faits, d’autres personnages afin d’épaissir la sauce, de donner de la consistance au futur plat. La viande mijote ainsi pendant 400 pages pour donner naissance à un plat aux saveurs multiples.
Et dans les ingrédients on y trouve : les trauma des anciens soldats revenus d’Afghanistan, les relations père/enfants, les relations extra-conjugales dans le boulot, la maternité, les ravages de la drogue chez les jeuns dans les petits bleds…Il s’en passe des trucs chez Karin mais elle te les raconte sans lourdeur, sans apitoiement juste histoire que tu saches et que tu comprennes.
Voilà M’dame Salvalaggio elle nous construit un roman qui, hormis le cliffhanger avec Ray ( pas forcément nécessaire et quand même un poil tiré par le chignon) est cohérent et vachement moins brouillon. Elle arrive avec sérieux à nous mener en bateau au travers de toutes ces flammes
Un Twin-Peaks sans mysticisme, une once de Brother de Jim Sheridan sans aucune eau de rose et une intrigue touffue comme dans les polars des frères Cohen voilà la recette du succès de Têtes Brulées… et puis il y a ces quelques questions qui restent sans réponse et qui nous frustrent mais que l’on accepte avec bon cœur pour suivre les règles.

Jumping, tome 1 – Asahi Tsutsui

 

Mon avis : coup de 💕

Genre : tranche de vie, sport, romance
Public : tout public
Statut de la série : terminée au Japon
Tomes parus en VF : 2
Tomes parus en VO : 4

 

Résumé éditeur

À cause de son écriture très peu soignée, Ran a toujours été la risée de ses camarades de classe. Et pour ne rien arranger, depuis qu’elle a raté ses examens d’entrée à l’université, la jeune femme vit enfermée chez elle, ne sachant plus quoi faire de sa vie. Heureusement, Sayuri, sa seule véritable amie, décide de l’embarquer de force à Aomori, région plus reculée du Japon, où elle fait ses études. Elle y fréquente notamment le club équestre, en parallèle de ses études. Au contact des membres du club d’équitation, mais aussi des chevaux, Ran va, malgré son manque d’assurance, retrouver goût à la vie !

 

 

Quand Akata – éditeur que j’affectionne particulièrement – a annoncé un titre qui se déroule dans le milieu équestre j’étais plus qu’intriguée. Je suis une ancienne cavalière et à ma connaissance il n’y avait pas encore de manga sur ce thème. La lecture de l’extrait a achevé de me convaincre d’acheter le tome 1.

On y suit Ran, jeune fille angoissée, incapable de trouver sa place dans la société, sans estime d’elle-même. Son personnage pourrait être agaçant, son comportement assimilé à de l’auto-apitoiement, mais nous la voyons au contraire se débattre dès le départ pour changer les choses. Cependant son anxiété est la plus forte et la freine littéralement aux portes d’un examen. Par ailleurs cette dernière cache une grande sensibilité et empathie pour autrui : ce sont des caractéristiques que je ne peux que comprendre, aussi Ran a su me toucher.

Son petit rayon de soleil porte le nom de Sayuri, aussi extravertie que Ran est introvertie. Pour une raison qui échappe à celle-ci, la dynamique jeune fille lui offre son amitié et la pousse à des changements. J’adore Sayuri, elle est hyperactive, drôle et bienveillante : si elle donne l’impulsion à son amie, elle ne la juge jamais et ne la couve pas, confiante en la capacité de Ran à avancer.

Face aux chevaux, Ran est à la fois fascinée et effrayée. Et elle, la jeune fille paumée, se retrouve le sujet de l’affection d’un cheval pourtant considéré comme brisé et impossible à monter. Tsugaru recherche sa compagnie et l’accepte docilement comme cavalière au grand étonnement de tous les membres du club.

Particulièrement celui d’Hinagata : malgré son affection évidente pour l’animal, il ne parvient plus à communiquer avec lui. Cette fille inconnue et débutante l’intrigue donc sérieusement. Hina est également le beau gosse, intérêt romantique de l’héroïne, cependant loin de tomber dans les clichés du shojo, c’est surtout un adorable maladroit social, en contradiction directe avec son physique attirant.

Jumping est finalement un titre qui pourra plaire à tous. Bien sûr l’intrigue se déroule autour des chevaux, mais ce n’est pas vraiment un manga de sport, plutôt une histoire de recherche et de construction d’identité pour Ran, et je pense aussi pour Hina. Les chevaux sont plus là comme des thérapeutes que pour l’aspect compétition, en tout cas dans ce premier tome, où l’affection de Tsugaru donne à Ran une motivation pour se surpasser.

 

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La Clé d’Oriane de Leslie Héliade

Si un beau jeune homme charismatique surgissait dans votre vie en expliquant qu’il a besoin de votre aide, oseriez-vous refuser ? S’il était habillé comme un personnage de jeu vidéo et que son visage y ressemblait trait pour trait, qui enverriez-vous chez le psy ? Il se prend pour un voleur d’Ultimaland 15 nommé Serrure? Et s’il disait la vérité ? Si tout cela n’était qu’une quête ? Une invitation à chercher la clé ?

 

Je voudrai tout d’abord remercier Leslie pour m’avoir proposer ce livre.

C’est une lecture que j’ai grandement appréciée, vraiment ! Je suis un grand fan d’urban fantasy, ce n’est pas vraiment mais je m’y suis retrouvé.

D’une, nous sommes à Paris. L’auteure nous balade dans ses rues.

Mais le plus de cet ouvrage se situe dans son histoire et ses personnages.

Comme nous sommes à une époque contemporaine, Oriane est proche de nous, nous pouvons aisément la comprendre la suivre, ressentir et éprouver avec elle, même si elle est un peu en décalage avec les « normes » (vous aurez remarqué les guillemets :-P). Serrure est un personnage plus qu’intéressant puisqu’il est désuet à souhait mais dans le même temps il est capable de coder. Je ne veux pas en dire trop sur l’histoire mais j’ai beaucoup aimé ce personnage, sa situation, son désarrois…

Comment cela, capable de coder ? Ah oui ! C’est le plus du plus dans ce livre c’est son histoire. Un livre que les gamers devraient aimer. Ah bon ? Vi ! Vi ! Ce livre est un jeu vidéo. Plutôt que de vivre une aventure dans un jeu, c’est le jeu qui s’invite dans la réalité. Je suis sûr que Yzelya aurait aimé ! Comme la dernière fois que j’ai touché une manette de jeux c’était pour… Olé… La vache ! Bref, je n’en ai pas touché depuis le 20è siècle, alors  je ne saurai vous dire si il y a des références au monde des gamers.

Par contre je me mettais facilement à la place de Serrure évoluant dans un monde 3D où je ne peux rien toucher, rien ressentir tel un fantôme ou un personnage de jeux.

En fait, c’est une très bonne lecture. Encore merci à l’auteure. Vous pouvez trouver le livre en suivant le lien juste en dessous.

Bonne lecture !!!