Déviants Tome 2 : Illusion de Cara Solak

Oubliez vos certitudes.
Le monde a changé. La vérité se noie un peu plus chaque jour sous un flot de mensonges. Nous vivons tous dans une illusion. RÉVEILLEZ-VOUS ! Sinon, il sera trop tard…

Quatre années se sont écoulées depuis la mort de Jake et la subite disparition de Matthew. La chasse aux déviants est lancée et la population y participe activement. Ils sont traqués, menacés, dénoncés. Mais la lutte se poursuit dans l’ombre.

Depuis qu’elle n’a plus rien à perdre, Gaby est devenue une figure emblématique de la Résistance. L’URS est désormais leur cible, autant qu’ils sont la leur. Elle cherche la vérité, parce qu’elle la sent à portée de main. Mais le retour fortuit de Matthew dans sa vie ne va pas lui simplifier la tâche…

 

Déviants Tome 2 : Illusion
Cara Solak
Éditions Plumes du Web
362 pages – 17,90 euros
979-10-97232-07-8

 

 

 

Mon avis :

Avec ce second tome, on retrouve Gaby quatre ans après la capture de Matt.Dévastée par cette perte, la jeune femme, devenue médecin, trouve la motivation de continuer à vivre en combattant chaque jour les autorités en place et la répression qu’elles exercent à l’égard des déviants. Tour à tour recruteuse, sauveuse et terroriste, Gabrielle est devenue un pilier de la rébellion, tant et si bien qu’elle y consacre la plupart de son temps. Pour oublier le drame qu’elle a vécu… Et surtout tuer l’espoir de revoir un jour Matt. Mettant constamment sa vie en danger, la jeune femme s’emmure dans l’isolement émotionnel.De son côté, Matt qui a subi un lavage de cerveau a complètement perdu la mémoire. Pourtant, le destin ou peut-être son inconscient vont bientôt le remettre sur la route de son ancienne compagne et par la même dans le sérail de son ancienne vie.Ensemble, ils vont de nouveau enquêter et découvrir les tenants et aboutissants du projet secret que conduit, depuis des années, le gouvernement pour régler le problème de surpopulation. Sauront-ils déjouer les plans machiavéliques des dirigeants et sauver ainsi l’humanité ?

 

En lisant Illusion, le lecteur plonge dans une dystopie rythmée et passionnante qui s’articule autour d’un thème d’actualité qui devient récurrent  dans la littérature : la survie de l’homme dans un monde surpeuplé et doté de ressources limitées.

Le style est vif, moderne, parfois brutal mais toujours sincère. L’auteure parsème son texte de réflexions philosophiques argumentées et cohérentes qui confèrent à l’ensemble une belle profondeur.

Les personnages sont toujours aussi attachants mais il manque, par moment, d’un peu de fougue et de passion qui animait fortement le premier tome. Pour ma part, j’ai adoré suivre le quotidien d’Evan et Lily, enfermés dans leur prison fédérale. J’aurais aimé que cette partie soit davantage développée car j’ai trouvé que cela apportait du relief et de l’intensité au récit.

Par ailleurs, j’aurais apprécié que les pouvoirs des différents déviants soient davantage exploités et que cet aspect de la dystopie conduisent vers une lutte plus dichotomique.

Malgré ces quelques bémols de lectrice exigeante, l’aventure Déviants 2 a été un véritable plaisir car la tension narrative véhiculée par le style de l’auteure suffit largement à transporter le lecteur d’une page à l’autre sans que la frénésie ne retombe. Merci sincèrement à Plumes du Web pour ce beau moment de lecture offerte, moment que je voudrais partager avec tous ceux  et celles qui sont prêts à vivre une expérience inédite dans un futur aux frontières du possible.

La Formule du nez de Carole Boucly

Synopsis : 

« Quand Zoé se voit offrir un emploi, elle est loin d’imaginer ce qui l’attend. Plongée au cœur de l’étrange quotidien de Jules et du Nez, Zoé cherche à comprendre le mystère qui entoure les deux amis. De quel mal souffre Jules, enfermé dans sa prison de verre ? Dans l’atelier du Nez, des sifflements résonnent… De surprises en fascinantes découvertes, Zoé aura fort à faire pour démêler les secrets d’une famille marquée par le drame. Mais parviendra-t-elle à trouver sa place auprès de ces deux inconnus sans perturber les liens qui les unissent ? »

 

Mon avis : 

Avant toute chose, merci aux éditions Calepin de m’avoir offerte la possibilité de lire à nouveau pour eux. Je suis désolée de ne pas avoir publié cet article plus tôt mais je suis en plein préparation de mon déménagement.

« La Formule du nez » est un roman FEEL GOOD d’une grande douceur. Dans le village de SEYRAC, tout s’apprête à basculer après la rencontre de Zoé et Jules. Les événements et les histoires parallèles s’imbriquent les uns après les autres, sans grande surprise. C’est la volonté de l’écrivaine d’en faire une lecture sensorielle et d’y inclure une grande douceur qui fait de ce livre une bénédiction. Entendons nous bien : il est assez éloigné de mes choix en matière de littérature mais il correspond parfaitement à mes envies livresques du moment.

 

Date de sortie : 23 novembre 2016
Editeur : Éditions Calepin
292 pages
10,44€
Site internet de la maison d’éditions : http://www.editions-calepin.fr/accueil.php

Le Jour d’avant de Sorj Chalandon

Synopsis :

« Venge-nous de la mine », avait écrit mon père. Ses derniers mots. Et je le lui ai promis, poings levés au ciel après sa disparition brutale. J’allais venger mon frère, mort en ouvrier. Venger mon père, parti en paysan. Venger ma mère, esseulée à jamais. J’allais punir les Houillères, et tous ces salauds qui n’avaient jamais payé pour leurs crimes ».

 

Quelques mots sur l’auteur :

« Après trente-quatre ans à Libération, Sorj Chalandon est aujourd’hui journaliste au Canard enchaîné. Ancien grand reporter, prix Albert-Londres (1988), il est aussi l’auteur de sept romans, tous parus chez Grasset. Le Petit Bonzi (2005), Une promesse (2006 – prix Médicis), Mon traître (2008), La Légende de nos pères (2009), Retour à Killybegs (2011 – Grand Prix du roman de l’Académie française), Le Quatrième Mur (2013 – prix Goncourt des lycéens) et Profession du père (2015) ».

 

Mon avis :

J’ai mis du temps à rédiger ce billet de blog parce que je suis encore en pleine préparation de mon déménagement. Je passe plus de temps à faire du tri, des cartons ou à poncer mes meubles anciens avant leur déplacement, qu’à lire.

Pour une fois, je ne suis pas en mesure de justifier mon choix de lecture. J’ignore pourquoi le sujet du roman : « Le jour d’avant », m’émeut autant. Moi, la fille qui est née sur la Côte d’azur qui adore lire des livres sur les bassins miniers :p.

Dans l’un des plus grands succès littéraires de l’année 2017, monsieur Chalandon revient sur la catastrophe du 27 décembre 1974 à LIÉVIN, une commune du Pas-de-Calais pendant laquelle quarante-deux gueules noires ont perdu la vie. Ici, nous nous familiarisons doucement avec le vocabulaire de la mine et les autres expressions utilisées fréquemment dans la région Hauts-de-France mais surtout nous sondons l’âme humaine. Sous les traits de Michel Flavent, ce fils de mineur qui fût obsédé par la mort de son frère pendant quarante ans, le lectorat peut entrevoir les malheureuses conséquences de la culpabilité, de la vengeance et du déni.

Cette production écrite est émouvante. Elle est plus qu’un hommage, c’est un cri de colère. Sa fin de dingue est digne d’un grand thriller. Les noms des hommes disparus à Saint Amé hantent désormais ma mémoire de grande lectrice.

 

Date de sortie : 16 août 2017
Editeur : Grasset
Collection : Littérature Française
336 pages
20,90€ / 14,99€
Sites internet : http://www.grasset.fr / https://www.netgalley.fr

Amours en ligne tome 1 Rencontre virtuelle de Megan Erickson et Santino Hassell

Synopsis :

« Je comptais les mois jusqu’à la fin de mon déploiement, passant mes journées à travailler sur des véhicules militaires et mes nuits à jouer à des jeux vidéo pour me distraire, jusqu’à ce que je puisse oublier le sergent-chef Garrett Reid.

C’est à ce moment-là que je l’ai rencontré : Kai Bannon, un compagnon de jeu qui possédait une célèbre chaîne de streaming.

Je n’aurais jamais pensé devenir obsédé par quelqu’un, encore moins un ancien rival. Et je n’aurais jamais pensé qu’il pourrait me remarquer moi ; un gars connu pour son honnêteté brutale et son air renfrogné. Je n’avais pas prévu que notre amitié en ligne pourrait se transformer en quelque chose qui me garderait éveillé la nuit ; d’heures de discussion en sessions coquines via webcams interposées.

Mais c’est arrivé. Et maintenant, je ne peux plus arrêter de penser à lui. Dans mon esprit, notre premier rendez-vous IRL est parfait. Il m’embrasse, me ramène chez lui et c’est le début du grand amour. Sauf que, comme la plupart des choses dans ma vie, rien ne se passe comme prévu ».

 

Mon avis :

Rencontre virtuelle – amours en ligne 1 est ma toute première lecture érotique pour http://www.mxm-bookmark.com via https://www.netgalley.fr. Merci :).

Dans cette romance masculine moderne, Kai et Garrett font connaissance grâce à leur passion commune pour les jeux vidéo en ligne. Je ne suis pas du tout une adepte de la réalité virtuelle mais j’ai rencontré pas mal de personnes sur le net. Le temps que j’ai passé sur les forums de discussion, me fait écrire que chaque émotion est plus intense lorsque qu’on est derrière un écran et qu’on peut choisir d’être un(e) autre ou tout à fait soi-même. Les messages instantanés entre les deux hommes font état de l’épanouissement d’une relation amoureuse. Cela étant dit, j’ai trouvé que la multiplication des scènes de sexe prend le pas sur le reste de l’intrigue. Cela étant dit, leur rencontre dans la vie réelle est à la fois touchante et pleine d’humour.

Ce livre met le doigt sur les bons et les mauvais côtés d’internet. L’agoraphobie d’un des protagonistes me fait m’interroger sur les particularités des individus connectés. J’ai hâte de connaître le contenu du second volume.

 

Date de sortie : 12 avril 2017
Editeur : Mxm Bookmark
Collection : MXM.ROMANCE
303 pages
17€ / 5,99€
Sites internet : http://www.mxm-bookmark.com / https://www.netgalley.fr

Illusion tragique de Gilda Piersanti

En ce torride mois d’été romain, le petit Mario, dix ans, ne monte pas sur la terrasse de son immeuble pour y prendre l’air, mais pour épier son voisin du dernier étage, monsieur Ruper, un homme sans histoire qui vit seul et mène une vie rangée. Personne ne lui connaît la moindre relation, personne ne l’a jamais vu rentrer chez lui accompagné, et pourtant… Tous les soirs, Mario l’observe dans sa baignoire en train de coiffer et de savonner une très jolie jeune femme.

Son ami Riccardo et lui ont décidé d’aller libérer la princesse, parce qu’il n’y a pas d’autre explication : monsieur Ruper l’a enfermée chez lui, elle est sa prisonnière ! Le plus difficile, toutefois, n’est pas de s’introduire dans l’appartement de monsieur Ruper, mais d’en sortir une fois qu’on y est entré…
Dans ce thriller de l’enfance menacée, Gilda Piersanti interroge les méandres infinis de la perversité. Devenir la proie d’un pervers est une malédiction, une vie entière ne suffit pas pour y échapper. Illusion tragique nous entraîne dans une intrigue aux retournements imprévisibles, comme un labyrinthe dont le tracé se recompose à chaque détour, jusqu’au dénouement… inimaginable.

Car la réalité à laquelle nous nous croyons solidement ancrés se révèle parfois n’être que faux-semblant. Le réveil sera alors sanglant, forcément sanglant.

 

Editeur : Le Passage Polar

Genre : Thriller psychologique

Note : 17/20

 

Mon avis : 

Deux jours… C’est le temps qu’il m’a fallu pour lire Illusion Tragique. Cela faisait un moment que je n’avais pas lu un livre aussi vite.

J’en ressors bouleversée, comme rarement je l’ai été, mais d’une bonne façon. Le premier mot qui me vient à l’esprit pour qualifier ce roman serait : étrange. Ce roman sort totalement des sentiers battus, de par son originalité et sa façon d’être écrit.

Tout part d’une simple intrusion par deux gamins dans l’appartement d’un des voisins. Une décision qui va faire basculer le destin de plusieurs personnes. L’écriture de l’auteure, fluide, nous happe dans l’histoire (ou devrais-je dire les histoires) des personnages, nous laissant sans souffle jusqu’au chapitre suivant. Et puis, une petite pause, avant de replonger de plus belle. Beaucoup de questions se posent et s’accumulent au fil de la lecture, nous laissant dans le doute jusqu’à l’épilogue, jusqu’à la dernière page même.

Un roman addictif à souhait. Je regrette cependant des chapitres que j’ai trouvé trop longs et certains passages s’éternisant un peu trop à mon goût. Ces longueurs, mais aussi son originalité, faisant que cela passe ou casse, font que ce roman passe très près du coup de coeur sans l’être. Dans tous les cas « Illusion Tragique » est une agréable surprise.

 

Je tiens une nouvelle fois à remercier Séverine Lenté pour avoir eu la chance d’avoir ce Service Presse, ainsi que les Editions Le Passage pour leur rapidité et Gentillesse.

 

« Waylander » tome 3, de David Gemmell

« À l’automne de sa vie, Waylander cherche désormais la paix. Mais les crimes du passé reviennent le hanter…Des créatures de légendes maudites sont de retour pour conquérir le monde dans le sang et la terreur. Cette fois, aucune armée ne pourra s’y opposer. Seule une poignée de héros avec, à leur tête, un mystérieux Homme Gris, un personnage énigmatique envié pour sa formidable fortune. Un homme aux mains couvertes de sang, qui a tué par conviction et pour de l’argent. Un homme connu au pays de Drenaï comme le héros assassin.

Pour vaincre un fléau éternel, une ancienne énigme doit être résolu… Et Waylander, prince des tueurs, devra tuer un homme qui ne peut pas mourir. »

 

Bonjour à tous, c’est Sylphide aux commandes ! ([Edit du boss] Et mer.. !!!)

Comment ça : qui ?! D’accord, mes publications sont très espacées, mais de là à m’oublier quand même… Bref, on s’en fout, ça fait deux fois que je fais la même intro en début de chronique, en plus.

J’ai commencé ce troisième et dernier tome des aventures de Waylander avec beaucoup de curiosité car, rappelez-vous (ou pas), je n’avais pas totalement compris l’épilogue du tome 2. L’explication n’est pas donnée immédiatement, je devais donc ronger mon frein, d’autant que le début est ici une sorte de mélange entre le début du tome 1 et celui du tome 2, donc j’étais assez… désappointée, je ne vous le cache pas. Je me disais que l’auteur ne s’était pas des masses cassé le bonnet, quoi.

Le souci, et je me doutais que ça se passerait comme ça, c’est que j’ai tellement aimé les personnages de l’aventure précédente que ceux de cette aventure-ci m’ont moins plu. La fille de notre assassin préféré n’apparaît pas du tout, on entend parler très brièvement d’elle, alors que je l’avais tout bonnement adoré, j’étais assez triste. Heureusement, l’histoire, l’action, l’enchaînement des événements m’ont vite permis de passer outre, et j’ai été embarquée dans l’intrigue sans y prendre garde.

Ce qui est très intéressant avec ce tome, c’est que rien ne se passe en Drenaï, alors que c’est son avenir qui se joue. Waylander s’est réfugié dans une contrée lointaine, et doit arrêter l’émergence d’une horde de démons invoqués par un puissant magicien, afin de protéger son pays natal (et tous les autres autour, par la même occasion) En cela, il va être aidé par deux ou trois guerriers très habiles et une créature garou intéressante. J’ai apprécié que Gemmell développe une sorte de nouvelle mythologie (comme il a tenté de le faire dans les deux tomes précédents, à la réflexion…) qui tienne la route, faite de magie noire et de suffisamment de mystère pour que ça accroche.

Le rythme ne s’essouffle pas une seule seconde, comme d’habitude avec lui. Je ne pouvais pas m’empêcher de tourner les pages. J’ai toutefois un petit truc négatif à dire :  il y a, comme dans beaucoup de bouquin fantasy, les gentils d’un côté, et les méchants de l’autre. C’est un peu trop manichéen à mon goût, et bien qu’il ait tenté de cacher ça par l’utilisation d’un personnage qui aurait pu être diablement plus intéressant s’il s’y était arrêté davantage, je n’ai pu m’empêcher de mettre le doigt là-dessus.

Malgré tout ce que je viens de dire, en fait j’ai beaucoup aimé ce tome (yep, c’est pas clair, je sais !) Je suis même triste d’avoir terminé de suivre Waylander, dont le charisme et le côté très entier avaient fini par me séduire. Il va me manquer !

Du coup, je ne pense pas lire la suite de la série immédiatement : « Druss, la légende » (puisque je lis dans l’ordre chronologique des événements, rappelez-vous) j’ai trop peur d’un retour de bâton dans le museau ; du genre : incapable d’apprécier le personnage à sa juste valeur, ou une connerie comme ça. À mon avis, je vais me pencher sur le tome 2 des aventures de Mackenzie, de Loevenbruck (tome 1 ici, pour vous rafraîchir la mémoire) J’arriverai très certainement à le glisser dans l’un des quatre menus du Cold Winter Challenge de cette année ! [Edit du boss: parce qu’elle fait des challenge en plus, on est pas rendu]

C’est tout pour aujourd’hui ! [Edit du boss : Ahhhhhhhhhhhh]

Une bonne journée à tous, et à la prochaine ! [Edit du boss : Et merd.. ! je pensais m’en être débarrassée lol. « Joke of course »]

Neph et Shéa tome 1 La Fuite d’Aline Wheeler

Au nord de l’Idalie, Shéa fuit la Tour des Ombres pour sauver sa vie.
Plus loin au sud, Neph fuit La Forteresse pour échapper à un destin guerrier dont il ne veut pas.

Leurs chemins les feront se rencontrer et les mèneront chez Berht, un vieil excentrique ami de la Prime Reine. Celle-ci chargera ce trio improbable d’escorter un curieux émissaire elfe jusqu’à Cérasa, une ville au sud du pays. Mais derrière cette mission officielle, s’en cache une autre, secrète, bien plus importante et plus dangereuse.

Deux cents ans après la Grande Guerre qui opposa les peuples unis de Tell’Andra aux Funestes, la paix qui régnait dans le monde s’étiole à nouveau. Une nouvelle ère sombre s’annonce.

 

Je voudrai tout d’abord remercier l’auteure de m’avoir permis de lire en avant-première son livre.

Avant de vous parler du livre, nous allons parler de l’univers d’Aline Wheeler.
Sur son site auteure vous pouvez découvrir Tell’Andra via une visite guidée du monde qu’elle a créé autour de Neph et Shéa.
La Fantasy ce n’est pas que de la magie, c’est aussi un monde imaginé, imaginaire tout droit sorti des rêves des auteurs.
Donc >ICI<, l’auteure ne s’est pas contentée d’écrire une saga, mais vous propose aussi de découvrir Tell’Andra où vous pouvez trouver les bonnes adresses que se soit en Idalie, à l’Archipel de Feu et dans Plaines de Glace, puis dans La R.U.N.E. (la République de l’Union Naine des États), au royaume sous-marin de Saï’Oumiren, dans l’archipel elfique de Nadil’Anaï ainsi que sur Terres exotiques et dans le Désert de Ram’kar. Un vrai guide du routard.

Parlons du livre maintenant.
L’écriture est simple, facile à lire, fluide, j’avoue que je l’ai lu très/trop vite.
C’est un peu comme si vous étiez sur une mer ou un océan avec ses vagues et ses creux. Quand je dis creux je parle du creux de la vague, pas du contenu :-D.
Le rythme nous emmène jusqu’à la page FIN avec une alternance d’actions et de moments de détentes ou repos. Car nos héros en ont bien besoin. Entre leur monde qui s’écroule, leur survie et leurs missions pour la reine, ils n’arrêtent pas.

Justement ces héros !
Ils sont vraiment intéressants, aux antipodes. Nous découvrons le pourquoi du comment de leurs exiles au fil des pages. Ils grandissent en avançant dans l’histoire où amour, amitié et trahison vont faire d’eux des personnages puissants et charismatiques dans les tomes à venir.

Je veux aussi vous reparler de l’univers de l’auteure mais aussi de l’histoire.
C’est très bien structurer. Nous imaginons très bien les personnages, les actions et l’environnement.
Dame Wheeler nous dispense des descriptions succinctes mais efficaces. Nous ne croulons pas sous les lignes mais nous pouvons nous y voir. C’est parfait !
Les actions magiques sont originales, j’ai beaucoup aimé.

Ce premier tome est parfait pour qui veut se lancer dans la lecture de Fantasy. Je vous dirai également que pour moi il manque une centaine de page pour étoffer certains passages.

j’ai quand même pris un grand plaisir à le lire, j’attends de voir ce que donnera la suite.

Bon voyage sur Tell’Andra !!!

 

Un Juif de mauvaise fois de Jean-Christophe Attias

Synopsis :

« Né en 1958 d’un couple « mixte », mère catholique charentaise et père juif d’origine algéro -marocaine, Jean-Christophe Attias s’est longtemps demandé ce qu’il pouvait bien être lui-même. À l’âge de vingt ans, il tranche de manière radicale le débat intérieur qui l’agite depuis l’enfance et se convertit au judaïsme orthodoxe. Désormais, pense-t-il, les choses sont claires : il est et il est seulement ce qu’il a décidé d’être.

Quarante ans plus tard, il revient sur cet itinéraire. Sur ce qui s’est passé jusqu’à ce choix et après. Car Jean-Christophe Attias est toujours juif. Mais « un juif de mauvaise foi » qui, après avoir connu le réconfort d une pratique rigoriste, goûte les joies, non moins délectables, de la transgression. Il sait désormais que l’« identité » est toujours un piège, qu’il est doux d’y tomber, mais qu’il faut savoir s en affranchir.

Ce livre, émouvant et drôle, est le récit d’un voyage. Libre, inachevé et sans destination connue. Traversant cent lieux divers, visités ou rêvés. Et jalonné d’autant de rencontres, réelles ou imaginaires, mais toujours décisives. Jean-Christophe Attias s est-il retrouvé en chemin ? Rien n est moins sûr. Il espère seulement que Dieu, qui n’existe pas, mais qu’il veut bien encore prier de temps en temps, continue à le reconnaître comme l’un des siens ».

 

Quelques mots sur l’auteur : 

« Jean-Christophe Attias a  longtemps été connu pour ses travaux savants et ses essais, tels Penser le judaïsme (2010) ou Les Juifs et la Bible (2012). En 2015, changement de registre avec une biographie imaginaire, Moïse fragile, qui lui vaut le Prix Goncourt de la biographie. Le présent ouvrage est son premier récit ». 

 

Mon avis : 

(Je continue de mettre à jour mes critiques sur crocbooks.jimdo.com et http://www.prose-cafe.fr/leblog/ avant d’être trop prise par mon déménagement prévu dans le courant du mois de décembre). Merci aux éditions JC Lattés de m’avoir autorisé à lire le témoignage de cet historien / philosophe de renom. 

Je m’intéresse au parcours de Jean-Christophe Attias parce que mes parents n’ont pas la même religion. J’ai été élevée dans les respect de la religion catholique et de la religion juive. Ils ont pourtant décidé de me laisser choisir ma voie, ma foi. Je n’ai fait que suivre mon coeur lorsqu’à l’adolescence, j’ai demandé à avoir une chaîne et un pendentif en or représentant une étoile de David. Mes proches pensaient que c’était ma façon de me rapprocher de mon père absent mais cela allait déjà plus loin qu’un problème d’identité. Je ne la porte plus aujourd’hui mais j’aime la toucher à la veille des événements importants. Je mets aussi un point d’honneur à accomplir mon devoir de mémoire en lisant depuis l’école primaire de très nombreux textes sur la Shoah ou sur l’état d’Israel. C’est encore plus vrai depuis le décès de mes grands-parents paternels. Je sais depuis toujours que c’est la mère qui assure la transmission de la religion chez les descendants d’Abraham mais cela ne m’empêche pas d’avoir des affinités avec eux. Je retire une certaine force, une certaine fierté aussi, de cette mixité offerte à la naissance. J’ai décidé de croire en une puissance supérieure sans la nommer. 

Revenons à la production en elle-même. Un juif de mauvaise foi retrace le parcours intéressant d’un homme qui a difficilement réussi sa conversion. En devenant juif, monsieur Attias a pris conscience du poids de l’héritage culturel et religieux ainsi que des rites, des secrets intrinsèque de ces deux communautés. C’est avec beaucoup d’audace, d’humour et de bienveillance qu’il nous rappelle que l’essentiel, c’est de croire en soi.

 

Date de sortie : 6 septembre 2017
Editeur : JC Lattés
Collection : Littérature française
416 pages
20,90€ / 14,99€
Sites internet : https://www.netgalley.fr  / http://www.editions-jclattes.fr

Nulle part sur terre de Michael Farris Smith

Synopsis :

« Une femme marche seule avec une petite fille sur une route de Louisiane. Elle n’a nulle part où aller. Partie sans rien quelques années plus tôt de la ville où elle a grandi, elle revient tout aussi démunie. Elle pense avoir connu le pire. Elle se trompe.

Russel a lui aussi quitté sa ville natale, onze ans plus tôt. Pour une peine de prison qui vient tout juste d’arriver à son terme. Il retourne chez lui en pensant avoir réglé sa dette. C’est sans compter sur le désir de vengeance de ceux qui l’attendent.

Dans les paysages désolés de la campagne américaine, un meurtre va réunir ces âmes perdues, dont les vies vont bientôt ne plus tenir qu’à un fil ».

 

Quelques mots sur l’auteur :

« Michael Farris Smith vit à Oxford, Mississippi. Après Une pluie sans fin (Super 8 éditions, 2015), Nulle part sur la terre est son deuxième roman ».

 

Mon avis : 

Nulle part sur terre m’a été recommandé par d’autres blogueurs sur Instagram. Dans ce roman noir, formidablement traduit par Pierre Demarty, les personnages sont admirables. Au milieu des paysages de campagne d’une Amérique désolée dont on refuse souvent d’entendre parler, une mère, sa fille et un repris de justice mobilisent leurs ressources personnelles pour survivre.

Je n’ai cessé de m’interroger : Qu’est-ce qui les a fait fuir ? Qu’est-ce qui lie les trois protagonistes ? Tout au long de cette lecture, nous ne saurons pas de quel côté l’intrigue va se situer. Est-ce le Bien ou le Mal qui triomphera ?

Le style d’écriture de monsieur Michael FARRIS SMITH est particulier. Il manie les mots avec aisance. Je trouve qu’il est vraiment doué pour exprimer le destin solitaire de plusieurs êtres déchus même si certains développements parasitent la structure de son écrit. La fin de cet ouvrage est trop imprécise à mon goût. Il n’en reste pas moins un titre à découvrir de toute urgence !

 

Date de sortie : 24 août 2017
Editeur : Sonatine
450 pages
21€ / 14,99€
Sites internet : http://www.sonatine-editions.fr / https://www.netgalley.fr

Pas sage de Jean-Baptiste Messier

Ouvrez le pas sage…

Et entrez dans un monde unique et érotique. Votre imaginaire n’osait le rêver, ici il prend vie.

Vous connaîtrez des aventures palpitantes et féériques, voyagerez dans le temps, irez de plaisirs troubles en scènes gores et de scènes gores en paysages merveilleux.

Licorne, nains, magiciens, vampires, démones, savant iconoclaste, héroïnes volcaniques, extraterrestres effrayants et nécromancien titilleront votre imagination pour que vous ne lâchiez plus votre lecture.

Alors prêt ?

Bonne lecture et bon décollage !

Ce livre regroupe « Les champs d’Armor », « 3066 Lamia » et « Euphoria ».

 

Un grand merci à Jean-Baptiste de m’avoir confier le Pas Sage.

Vous avez remarqué LE devant Pas sage ? Il y a plusieurs raisons à cela. Ce LE me permettra également de vous parler de cet étonnant ouvrage qui regroupe trois écrits de cet auteur…

Commençons pas cela justement !!! Sir Messier est un auteur érotique… heuuu… du moins pas vraiment, pas que. Ces livres sont clairement pour un public adulte non prude. Les scènes sont plus qu’explicites.

Mais Pas sage est un jeu de mot, comme le suggère le synopsis.
Comment cela ?
Remontez et lisez la première phrase. Enlevez l’espace, ou le « pas » ou une autre signification de « pas ». Ce n’est pas qu’une négation comme je pouvais le croire sachant que JB est auteur érotique mais une fois le premier chapitre passé…
Waouuuuu !!!
Nous ne sommes plus dans le même univers, plus de fantasmes (ou de réalité). Nous entrons dans une sphère où le corps et l’esprit ne font qu’un.

Pas Sage est un livre pour la réflexion, l’âme. Une façon de trouver son équilibre spirituel. Quand je parlais juste plus haut de cet équilibre entre le corps et l’esprit, nous retrouvons la passion de Jean-Baptiste pour les arts martiaux dans le corps mais aussi pour sa philosophie (zen ?)

J’avais déjà eu l’occasion, il y a quelques années, de lire 3066 Lamia. Je n’en avais pas ce souvenir. J’ai pris grand plaisir à le relire.

Oui je lis aussi de l’érotique mais surtout et quasi exclusivement de la Science Fiction, du Fantastique et de la fantasy (SFFF) alors pourquoi Pas Sage. Parce que c’est de la Fantasy !
Jean-Baptiste Messier nous propose un univers de trois mondes, trois niveaux d’élévation ou de réincarnation, d’incarnation… à Vous de trouver le mot qui vous convient.

Avant de lire l’épilogue je me demandais pourquoi nous avions Les champs d’Armor, 3066 Lamia puis Euphoria. Généralement nous allons dans le sens de l’élévation, puis il y a cette dernière page et tu te dis : Ah ouai ! Quand même !

Après tous ces bons mots il y a un mais… Je sais que je ne suis pas auteur, pourtant j’ai lu beaucoup, beaucoup d’écrits érotiques et deux fois plus de fantasy, et à certains moments je bloquais.
Loin d’être choqué par le langage, je suis (très) loin d’être prude, mais l’assemblage de certains mots m’ont gêné. Parfois il y avait trop ou pas assez.

Mais ce que je retiens de cet ouvrage est l’ambiance, l’univers, je me suis coupé de l’érotisme parce que ce n’est qu’un infime aspect de cette histoire. Ce que je retiens c’est le reste. C’est très intéressant.

Ouvrez le Pas sage !!!
Bonne lecture.