Souvenir d’Emanon – Shinji Kajio et Kenji Tsuruta

Mon avis : 👍

Genre : SF
Public : ado, adulte
Statut du titre : one-shot

Résumé éditeur

1967, dans le sud du Japon. Loin des événements qui agitent le monde, un étudiant prend le chemin du retour après un voyage d’errance. Une longue nuit en ferry s’annonce. Alors qu’il cherche à oublier une énième déception amoureuse en se plongeant dans ses romans de SF, une intrigante jeune femme s’installe à ses côtés.
Fumant cigarette sur cigarette, elle a pour unique bagage un sac à dos marqué des initiales « E. N.’ Son nom ? Emanon, ou « no name’ lu à l’envers. Elle aussi voyage seule et sans but apparent. D’abord peu bavarde, les yeux dans le vague, elle se rapproche du jeune homme, car il lui rappelle un ancien amour… datant de plusieurs siècles !
Au fil de la conversation, elle lui dévoile son secret : sous ses airs d’étudiante, elle cache une âme vieille de trois milliards d’années ! Ses souvenirs remontent au plus profond des âges, avant même l’apparition de l’humanité. Son récit dépasse toutes les histoires de SF. Cette nuit en compagnie d’Emanon va bouleverser à jamais la vision du monde du jeune voyageur.

 

Ce sont les superbes graphismes qui m’ont poussée à me procurer Souvenirs d’Emanon et de ce côté nous sommes servis avec l’édition grand format très très soignée de ki-oon. Le trait de Kenji Tsurutaest en effet incroyable, plein de poésie et de délicatesse, parfaitement adapté à l’histoire de Shinji Kajio.

Emanon est au départ un personnage de roman, une jeune fille mystérieuse qui passe dans la vie du narrateur, un étudiant féru de science-fiction. Pendant une nuit de voyage, ils vont discuter, se rapprocher, et Emanon deviendra une de ces rencontres qui changent la vie d’une personne.

N’attendez pas ici d’intrigue haletante : le rythme est doux, contemplatif, plus philosophique que fantastique. C’est une lecture poétique et reposante, pleine du mystère liée au secret d’Emanon. Ce dernier est-il réel ? Une invention de la jeune fille ? À chacun de le découvrir ou d’en décider.

 

Shades of magic Tome 1 de Victoria Schwab – #PLIB2018

Kell est le dernier des magiciens de sang, des sorciers capables de voyager d’un monde à l’autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est, à chaque fois, le cœur et l’âme. Le nôtre est gris, sans magie d’aucune sorte. Celui de Kell, rouge – on y respire le merveilleux à chaque bouffée d’air. Le troisième est blanc : là, les sortilèges se font si rares qu’on s’y tranche la gorge pour une simple incantation. Le dernier est noir, noir comme la mort qui l’a envahi quand la magie a dévoré tout ce qui s’y trouvait, obligeant les trois autres à couper tout lien avec lui.

Depuis cette contagion, il est interdit de transporter le moindre objet entre les univers. C’est malgré tout ce que Kell va prendre le risque de faire, histoire de défier la famille royale qui l’a pourtant adopté comme son fils, à commencer par le prince Rhy, son frère, pour qui il donnerait par ailleurs sa vie sans hésiter. Mais, à force de jouer avec le feu, il finit par commettre l’irréparable : il emporte jusque dans le Londres gris une pierre noire comme la nuit, qu’une jeune fille du nom de Lila décide, sur un coup de tête, de lui subtiliser. Pour elle comme pour lui – pour leurs deux mondes, à vrai dire – le compte à rebours est lancé.

 

Voici un autre des 7 titres en lisse pour le #PLIB2018 et que dire…

Ce tome 1 est le début d’une saga. Mon problème se situe là. Il faudra que je fasse un peu de lobbying auprès des organisateurs du PLIB pour ce ne soit que des « one shot ».

Donc je disais, c’est le premier tome d’une saga et comme tout premier tome il est là pour poser les bases de l’histoire. Il faut attendre quelques centaines de pages pour que ça bouge, pour que nous voyons le début d’un début.
Ce ne veut pas dire que ce n’est pas bon mais que ce n’est pas pour moi.
Autant certains tomes de saga ont une (vraie) fin, si on veut s’arrêter là, ça ne pose pas de souci. Mais pas avec ce livre. Pour avoir une fin, il faut lire les tomes suivants.

Parlons un peu du contenu, maintenant. Parce que oui il y a une histoire tout de même.
D’accord, je n’ai pas aimé le côté saga mais j’ai tout de même aimé tout le reste.

Cette hiérarchie entre les magiciens est intéressante dans trois Londres différents. La magie de Kell est originale, sanglante (si, si, je vous laisse sur « sanglante » :-P).

J’ai beaucoup aimé la relation entre Kell et Lila. Elle augure une forte collaboration dans les tomes suivants.
L’auteure nous emmène avec eux, nous nous protégeons les uns les autres. Point d’amour, non, non. Une drôle d’amitié faite de celui qui sauvera le plus la vie de l’autre.

L’histoire en elle-même est longue à s’installer mais le style de l’auteure nous garde dans ses filets pour que nous ne lâchions pas le livre.
Il n’y a pas à proprement parler de moments clés, ça vient par petites touches tout au long du livre.
Elle nous déroule son histoire de façon fluide, moderne qui nous happe jusqu’à la fin.

Par contre, même si j’ai aimé lire ce livre, je ne pense pas que je voterai pour cet ouvrage comme lauréat du premier PLIB.

 

Certes, je vais m’arrêter là, mais je vous le conseille fortement. Pour les fans de fantasy mais aussi pour ceux qui sont curieux d’en lire.

Bonne lecture à vous !

ISBN : 978-2371021167 – #PLIB2018

Le Jarwal de Patricia Le Sausse

Basile n’a pas choisi la vie d’exclu qu’il vit à cause du métier de son père, bourreau dans le comté de Provence en cette année 1268. Il n’a pas voulu non plus devenir son apprenti. Quand il découvre qu’il possède le don de ressentir les émotions des gens qui l’entourent, de se les approprier et de les retourner contre ceux qui le méprisent, tout bascule.
Accusé de sorcellerie, poursuivi par un inquisiteur, agressé par des sentiments qui ne lui appartiennent pas, il doit fuir pour retrouver son clan. Tant qu’il n’aura pas réussi à maîtriser cette puissante empathie, il sera menacé.
À moins qu’il ne décide de l’exploiter pour dominer les autres en manipulant leurs émotions…

Que d’émotions !!!
Bon ok, c’est nul, Je ne me vire pas vu que c’est moi le taulier mais si j’étais moi je l’aurai fait.

Alors j’ai découvert ce très bon livre complètement par hasard. J’étais allé aux Halliennales et pour rentrer chez moi j’ai fait un « petit » détour par le salon du livre de Soissons et c’est là que j’ai fait la connaissance de Patricia alors que j’étais venu pour voir une autre auteure qui n’était pas là.

La magie des émotions ! Je n’ai pas eu l’occasion d’en croisé beaucoup dans mes lectures.
La façon dont l’auteure la traiter m’a plu d’emblée.

La montée en puissance des pouvoirs de Basile est bien pensée, vous le verrez par la suite. Rho ! Bien sûr, il vous faudra le lire :-P.
Puis il n’est pas seul, il est épaulé par la famille de sa mère qui l’aideront à la maîtrise de son pouvoir. Ce côté tribu qui ne lâche pas ses membres est fort, m’a beaucoup plu.

Le rythme de l’histoire me fait penser à un roadmovie. C’est toujours en mouvement. Par contre, le rythme ne nous écrase pas. L’auteure nous emmène doucement vers une fin à laquelle on ne s’attendait pas.

Il y a quand même un petit truc qui m’a « irrité ». C’est le côté victime de Basile, même si au fil des chapitres il prend en assurance grâce à son Jarwal, c’est pour moi trop présent.

En tout cas c’était une très très bonne lecture. Je vous le conseille vivement !!!

« Druss la Légende » de David Gemmell

« Son nom est Druss. Garçon violent et maladroit, il vit dans un petit village de paysans situé au pied des montagnes du pays drenaï. Bûcheron hargneux le jour, époux tendre le soir, il mène une existence paisible au milieu des bois. Jusqu’au jour où une troupe de mercenaires envahit le village pour tuer tous les hommes et capturer toutes les femmes. Druss, alors dans la forêt, arrive trop tard sur les lieux du massacre. Le village est détruit, son père gît dans une mare de sang. Et Rowena, sa femme, a disparu…

S’armant de Snaga, une hache ayant appartenu à son grand-père, il part à la poursuite des ravisseurs. Déterminé à retrouver son épouse, rien ne devra se mettre en travers de son chemin. Mais la route sera longue pour ce jeune homme inexpérimenté. Car sa quête le mènera jusqu’au bout du monde. Il deviendra lutteur et mercenaire, il fera tomber des royaumes, il en élèvera d’autres, il combattra bêtes, hommes et démons. Car il est Druss, et voici sa légende… »

Alors là franchement, je vous le dis tout de suite, je risque de manquer d’arguments. Je crois que c’est pour moi l’un des meilleurs de l’auteur que j’ai lu jusqu’ici !

C’est foutrement épique et ça commence très vite pour ne jamais s’essouffler jusqu’à la dernière page. Il y a du drame, de l’humour, beaucoup d’aventures, quelques réflexions pas débiles du tout sur la violence et le besoin qu’a un être humain de parfois la laisser s’exprimer mais surtout, il y a des personnages inoubliables !

Druss, pour commencer, est parfait. Vraiment. Je crois que c’est la première fois que je dis ça d’un personnage de fantasy. On n’est pas avec un héros basique, ni même avec un anti-héros comme on en voit souvent maintenant, mais avec quelqu’un fait d’ombres et de lumières, têtu, acharné, torturé mais aussi très amoureux, droit et loyal… J’ai vraiment adoré. Ce n’est pas la première fois que j’ai affaire à lui, ayant déjà lu « Légende » il y a longtemps, mais je l’avais moins apprécié dans celui-là. Sans doute parce qu’il n’est pas les des protagonistes principaux. Ici, c’est de lui dont il est question, de son amour, de ses combats, de ses choix.

Évidement, parce qu’il s’agit de la saga Drenaï, il y est aussi question du pays, mis en danger par l’empereur de la Ventria. J’ai aimé découvrir ce que ces deux territoires voisins et ennemis de longue date étaient devenus bien longtemps après les récits dont il est question dans Waylander. Gemmell, alors qu’il s’agit quasiment toujours de guerre et de défis entre les puissants m’étant en péril la paix des nations, ne se répète pas dans ce bouquin, il se renouvèle énormément avec Druss et je n’ai pratiquement rien retrouvé qui ait déjà été exploité dans la trilogie précédente, hormis une histoire de démon…

C’est d’ailleurs le seul point négatif que j’ai gardé de cette lecture, il y a un ou deux passages un peu zarbes que j’ai pas bien saisi et qui n’étaient, de mon point de vue, pas forcément utiles. Ils ont même un peu plombé le rythme je trouve, mais ça ne dure pas longtemps et ne m’a de toute évidence pas énormément gêné.

Point essentiel : j’ai beaucoup aimé la fin ! Ça termine comme ça commence. La boucle est bouclée j’ai envie de dire. Chapeau Mr Gemmell !

Chronologiquement, le prochain tome à lire c’est « La légende de Marche-Mort ». Il se trouve que le patron s’en est déjà chargé ici mais je m’en tape, je le chroniquerai quand même ! Nan mais oh (faites de la place, j’arrive avec mes gros sabots !)

Ps : j’ai failli oublier ! Rowena, la femme de Druss, est l’un des seuls personnages féminins à qui je n’ai rien à reprocher en fantasy, et c’est suffisamment rare pour que je le souligne.

Je vous bisouille les gens !

Lebenstunnel tome 1 Allégeance d’Oxanna Hope #PLIB2018

Et si le dénouement de la Seconde Guerre mondiale n’était pas celui que l’on connaissait ?

200 ans après la victoire d’Hitler, Germania n’est plus un mythe. La race aryenne tant espérée par le Führer domine le monde et toutes les autres ethnies ont été éradiquées de la planète. Krista, jeune Aryenne, travaille dans un Lebensborn. Elle a été élevée dans le moule de la race pure et ne connaît que ce mode de vie, jusqu’au jour où elle suit malgré elle une femme dans les égouts de la ville. Ce qu’elle y découvre va ébranler toutes ses convictions et peut remettre en question le fonctionnement même du monde dans lequel elle vit.

 

Et oui ! Encore un titre lu dans le cadre du PLIB2018

Malheureusement là, je n’ai pas du tout accroché.
Ce n’est pas la première uchronie que je lis mais j’ai toujours évité de lire du post-nazi.
C’est uniquement parce que ce livre fait parti des finalistes que je l’ai lu.

Même si le style reste moderne, la société nazi comme nous pouvons l’imaginer, je n’ai pas réussi à entrer dans l’histoire.

La romance m’a paru être plus des montagnes russes que de l’amour.

Tout au long du livre Krista en prend plein la figure parce qu’elle est une arienne tombé malencontreusement dans les égouts où une communauté de juifs tente de survivre.

Elle en prend plein la figure mais aussi physiquement. Elle chute, prend des coups, doit ce battre, manque de ce noyer. mais elle est toujours debout, on ne sait pas comment.

Bon ! Le final est surprenant, je ne m’y attendais pas, c’était sympa.

Il existe un tome 2 et 3 mais pour moi, l’aventure en restera à ce premier tome.

Vous aurez compris que je ne soutiendrai pas cet ouvrage pour être le premier lauréat du PLIB.

Même si je n’ai pas accroché, cette histoire pourrait vous plaire.
Je vous souhaite une bonne lecture !!!

#PLIB2018, #ISBN9782365386104

Daisy, lycéennes à Fukushima, tomes 1 et 2 – Reiko Momochi

Mon avis : coup de 💕

Genre : témoignage, écologie, drame
Public : à partir de 12 ans environ
Statut de la série : terminée
Tomes parus en VF : 2
Tomes parus en VO : 2

Résumé éditeur

Depuis le terrible tsunami qui a frappé Fukushima, la jeune Fumi Kubo n’ose plus sortir de chez elle, trop inquiète pour sa santé et des dangers éventuelles des particules radioactives présentes dans l’air. Pourtant, en dernière année de lycée, il faudra bien qu’elle se décide à retourner en cours. Mais est-il seulement possible de recommencer à vivre et de faire comme si de rien n’était, quand même une simple pluie peut être la menace d’une contamination radioactive ? Heureusement, elle pourra compter sur Moé, Ayaka et Mayu, ses trois meilleures amies.

Est-il possible de construire leur avenir sur cette terre polluée qu’est-devenue Fukushima ? En tant que filles, en tant que femmes, en tant que futures mères… Tandis que le reste de la jeunesse japonaise et du monde a le droit de profiter de sa vie dans l’insouciance, tandis que le monde entier a oublié le drame qui s’est abattu sur Fukushima et que ses habitants tombent dans l’oubli, quel avenir s’offre à ces adolescentes, à l’aube de leur vie d’adulte ?

 

 

Depuis que j’ai lu Double Je de Reiko Momochi j’avais prévu de découvrir son Daisy lycéennes à Fukushima. Comme avec son titre précédent, la mangaka aborde des sujets difficiles qui m’ont arraché des larmes à plusieurs reprises. Impossible en effet de rester de marbre face à cette histoire qui s’inspire de témoignages réels des jeunes de Fukushima.

Daisy désigne le nom du groupe de musique de quatre lycéennes que l’on suit quelques mois après le séisme. Elles réagissent chacune avec leur personnalité et leur sensibilité aux suites de la catastrophe. Autour d’elles, une ville traumatisée, qui n’ose plus laisser ses enfants jouer dehors, s’affole à chaque averse, garde les yeux rivés sur les dosimètres. Les retombées économiques sont également énormes, obligeant nombre de familles à lutter d’une façon ou d’une autre pour subsister à leurs besoins.

L’une des questions qui revient le plus se résume ainsi : partir ou rester ? Il n’y a aucune bonne réponse, quitter la préfecture pour se mettre en sécurité et retrouver un emploi ou rester dans son pays natal pour le reconstruire, chaque choix est compréhensible et douloureux.

Dans le tome 2 Fumi étend sa conscience de la portée de la catastrophe nucléaire en découvrant la vie des réfugiés. Ces derniers vivaient au plus près de la centrale et ont tout perdu. Peu à peu la jeune fille comprend jusqu’où les vies qui l’entourent – et pas seulement celles de ses proches – sont impactées, leur sentiment d’être abandonnées par les autorités, les discriminations auxquelles elles doivent faire face.

Ce débat écologique est approfondi par les textes qui se trouvent en fin de volume. L’état des lieux sur la vie à Fukushima 3 ans après la catastrophe m’a de nouveau tiré des larmes, les informations sur le nucléaire m’ont donné matière à réflexion. Un titre important pour comprendre comment la vie quotidienne d’habitants d’un des pays les plus développé au monde a été bouleversée le 11 mars 2011.

 

Eclat(s) d’âme, tome 1 – Yuhki Kamatani

Mon avis : coup de 💕

Genre : LGBT+, société, tolérance
Public : tout public
Statut de la série : en cours
Tomes parus en VF : 1
Tomes parus en VO : 3

Résumé éditeur

« Deux jours avant les vacances d’été, je crois que… je suis mort ». C’est ce qu’a pensé Tasuku le jour où un de ses camarades de classe lui a piqué son smartphone, alors qu’il était en train de regarder une vidéo gay dessus. La rumeur s’est répandue comme une trainée de poudre. Tasuku, pense alors à se suicider, ne pouvant supporter cette réalité dont il n’avait pas encore complètement conscience lui-même, mais aussi par peur du regard de la société. Pourtant, alors qu’il s’apprête à sauter dans le vide, il aperçoit, au loin, une mystérieuse silhouette de jeune femme qui le devance et… saute dans le vide ?! Intrigué, terrorisé, il s’élance vers l’endroit d’où elle a sauté. Il y découvre, stupéfait, que la jeune femme est encore en vie, et qu’elle est l’hôte d’une sorte de résidence associative, véritable safe space où se réunissent diverses personnes LGBT. De rencontre en rencontre, le jeune lycéen va apprendre à se connaître, à s’accepter, et trouver sa place dans le monde.

 

Eclat(s) d’âme est un manga difficile à chroniquer, à la fois pour ne pas trop en révéler et parce que parfois il n’y a rien à dire quand un titre est excellent, à part lisez-le !

Tout d’abord, je pense que c’est une lecture indispensable, en particulier pour les jeunes. À la fois pour ceux qui ne se rendent pas compte du mal qu’ils peuvent faire avec leur homophobie – peu importe sa forme -, mais surtout pour ceux qui ont du mal à s’accepter. Car c’est ici le chemin que fait Tasuku, celui de sa vérité, de l’acceptation de qui il est et du poids du regard des autres.

Son parcours est ici décrit de manière extrêmement touchante, mais aussi avec une poésie incroyable. Les graphismes sont de toute beauté, remplis de symbolisme et la narration très visuelle plonge le lecteur en plein cœur des émotions et tourments du jeune héros.

Tasuku rencontre plusieurs personnages – réunis autour de leur mystérieux « hôte » – qui l’aident à évoluer, simplement en étant là et en partageant qui ils sont. Deux jeunes femmes sont particulièrement au cœur de ce premier tome et je les ai trouvé très touchantes ; la fin nous laisse entrevoir d’autres profils de la communauté LGBT pour la suite de l’histoire.

Avec Eclat(s) d’âme l’éditeur engagé Akata a encore déniché une pépite incontournable, j’ai vraiment hâte de lire le prochain volume !

 

La Faucheuse de Neal Shusterman #PLIB2018

Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté.

 » MidAmérique, milieu du 3e millénaire. Dans un monde où la maladie a été éradiquée, on ne peut plus guère mourir qu’en étant tué aléatoirement ( » glané « ) par un faucheur professionnel. Citra et Rowan sont deux adolescents qui ont été sélectionnés pour devenir apprentis-Faucheurs ; et, bien qu’ils aient cette vocation en horreur, ils vont devoir apprendre l’art de tuer et comprendre en quoi cette mission est bel et bien une nécessité.
Mais seul l’un des deux adolescents sera choisi comme apprenti à part entière, et lorsqu’il devient clair que la première tâche du vainqueur sera de glaner la vie du perdant, Citra et Rowan se retrouvent dressés l’un contre l’autre bien malgré eux…  »

 

Ce titre est lu dans le cadre du PLIB2018 et sincèrement il a toute sa place parmi les 7 finalistes.
J’ai pris un réel plaisir à le lire.

Nous pourrions classer ce livre en dystopie mais il pourrait être également une utopie. La frontière est mince. Nous sommes dans un univers où l’Homme a vaincu la mort. Les faucheurs permettent de réguler la population. Plus de gouvernements mais une intelligence artificielle qui règle et régente tout sans parti pris (ou pas), qui est même en dehors de la confrérie des faucheurs. Jusque là c’est normal 😛

Le point fort de ce livre c’est les personnages. Des anti-héros qui n’ont rien demandés encore moins d’être faucheur. C’est le plus de ce bouquin, on voit leurs évolutions au fil des pages. De plus, ils se retrouvent en concurrence avec deux maîtres différents, ils ont donc un apprentissage différent mais une envie de protéger l’autre jusqu’au bout.

Même si il n’y a plus de gouvernement alors plus de corruption, il y a parmi les faucheurs des comploteurs qui considèrent la vocation comme vieillissante, qui aimerai la faire évoluer, pas forcément dans la bonne direction.
Il y a même du chantage, de la surprise.

Citra et Rowan ont été choisi pour apporter du sang neuf et contré cette évolution vers la barbarie.

Il y a même une petite intrigue vite élucidée et écartée de l’histoire principale. Il s’agit surtout de savoir comment Citra s’en sortira.

La fin est belle, la situation sauvée mais pour savoir comment il vous faudra lire ce livre.

Jusqu’à maintenant La faucheuse reste ma préférence, il m’en reste toutefois quelques uns à lire. Je le garde en tête, c’était une très bonne lecture.

Je vous bise tout plein :-*

#PLIB2018 #ISBN9782221198674

Tommy et l’œuf d’émeraude d’Augustin Georges

Tommy, un adolescent de 18 ans rêveur et mélancolique, se retrouve transporté dans un univers médiéval inconnu. Il atterrit dans la ville de Mared, où il est tout de suite capturé sans raison apparente et condamné à mort. Libéré par deux mystérieux inconnus membres d’un groupe rebelle, Tommy est alors embarqué dans une longue quête pour retrouver l’Élu, l’héritier légitime au trône de Mared, et dans laquelle le jeune homme semble appelé à jouer un rôle prépondérant. Une aubaine pour Tommy, assoiffé d’aventures. À condition d’éviter les pièges qui se dresseront sur son chemin.

 

Il était une fois un auteur qui m’envoyait son ouvrage afin que j’en fasse un article. Malheureusement, le méchant blogueur l’a oublié dans le fin fond de sa boite mail juqu’au jour où …
Je voudrai m’excuser auprès d’Augustin et le remercier de m’avoir confier son livre.

Par contre je ne sais pas si ce livre est la version finale ou une épreuve non corrigée mais je vous avouerai que cela manque de correction et/ou de bêta lecture.
C’est dommage parce que l’histoire et même les personnages sont prometteurs.
C’est juste que ça traîne en longueur. personnellement j’aurai bien enlever une centaine de page.

Nous suivons donc les aventures de Tommy qui atterrit dans un autre univers. Il se doit de retrouver des reliques. Jusque là, je ne dévoile rien de spécial. Nous sommes dans de la fantasy tout ce qu’il y a de plus classique. Une quête du bien contre le mal où un élu doit sauver la population.

Les personnages sont haut en couleurs. Comme je le disais plus haut, ils sont prometteurs. Bien sûr vous avez John qui… Comment dire… C’est un phénomène avec sa soeur muette et Rek le guerrier psychotique. Je peux vous dire que l’aventure est fort divertissante.
Ils vont d’aventures en mésaventure. Nous vivons avec eux les affres du désespoir, mais aussi de l’espoir, du sacrifice, le mépris des elfes, de l’amitié et l’entraide.

Cet ouvrage est divertissant même avec ses longueurs. Pour ma part je vais en rester là puisque c’est le tome 1. Mais si aimé la high fantasy, cet ouvrage est fait pour vous.

Bonne lecture !!!

Ari Mackenzie tome 3 « Le mystère Fulcanelli » de Henri Loevenbruck

« Un meurtre dans une vieille église de Séville.
Un assassinat dans une bibliothèque parisienne.
Un ancien manuscrit dérobé.
Et voilà que surgit de nouveau le nom du plus mystérieux alchimiste du XXème siècle: Fulcanelli!

Depuis près de cent ans, chercheurs et historiens tentent de découvrir qui se cachait derrière cet énigmatique pseudonyme.
En acceptant de mener l’enquête, Ari Mackenzie, ancien commandant des services secrets, fait une plongée vertigineuse dans les milieux ésotéristes du siècle dernier. Parviendra-t-il à dénouer la plus étonnante intrigue de l’histoire de l’alchimie? »

 

Je sais, j’avais dit que je reviendrais avec du Gemmell… Nan mais en fait je crois que je vais arrêter les pronostics sur mes lectures, parce que je raconte toujours des conneries, donc bon maintenant ce sera la surprise à chaque fois !

Voilà que je vous balance le tome 3 des aventures de Ari, ce flic qui fait toujours face à des fanatiques un peu chelous portés sur l’ésotérisme et les mystères historiques à vous arracher une moitié de cerveau.

Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais le tome 2 m’avait un peu déçue, trop calqué sur le 1 donc pas beaucoup de surprises. Je craignais que le tome 3 suive le même chemin, qu’il soit dans la continuité d’une trame policière déjà essoufflée. Heureusement, c’est pas le cas ! L’intrigue se déroule 4 ans après l’histoire précédente, Ari est donc passé à autre chose… dans tous les sens du terme. Il n’est plus flic, n’a plus d’emploi, passe son temps dans un bar où il a ses habitudes à regarder le temps passer, n’a plus de contact avec Lola. En fait, il n’a plus de contact avec personne. Mais cet état me l’a rendu terriblement attachant ! Ça m’avait agacé dans Les Cathédrales du Vide parce qu’il passait son temps à se fustiger sans se sortir vraiment les doigts du c*l, mais là il m’a vachement fait rire ! Il est devenu incroyablement cynique mais a enfin arrêté de se foutre des baffes, et c’est un grand pas en avant !

Il semble tout prendre à la légère et avec un je-m’en-foutisme contagieux, pourtant, dès que l’un de ses amis de la police, un certain Cédric Radenac, le contacte afin d’obtenir son aide concernant la mort suspecte d’un bibliophile et la disparition d’un livre n’ayant soi-disant jamais existé écrit des mains d’un auteur mystérieux nommé Fulcanelli, il va s’investir à fond dans cette enquête avec un humour corrosif. Plusieurs fois j’ai éclaté de rire en le suivant dans cette aventure, et je me suis même payée le luxe d’un fou rire de bon matin, dans mon lit.

Je vous vois venir : oui, un gars comme ça dans une enquête policière, ça peut être chiant au bout d’un moment. Mais non, pas là. Parce que tout est contrebalancé grâce au personnage de Radenac, un jeune homme très sérieux qui m’a beaucoup plu, dont j’ai aimé les tâtonnements dans ce milieu qu’il connaît peu (sans compter que Ari ne lui rend pas les choses facile, et voir ces deux-là se tirer dans les pattes était un délice !)

Je n’oublie pas les anciens personnages, qui reviennent également dans cette aventure. Je parle bien sûr de Lola, la femme que Ari a toujours aimé. Elle est également très présente et son histoire m’a touchée ; sa présence amène dans l’histoire quelques moments de romance légère assez sympatoches.

Mais il y a des choses qui ont un peu coincées, aussi. Déjà, l’enquête en elle-même n’a rien de vraiment original dans la façon dont elle est menée et ressemble assez aux 2 précédentes également, quoiqu’avec quelques différences grâce au personnage de Radenac (et puis bon, ça tourne autour d’un carnet mystérieux, comme dans le tome 1) mais soit, cette fois ça ne m’a pas dérangée. Ce qui m’a un peu agacée en revanche, ce sont les nombreuses informations historiques, toutes les recherches extrêmement poussées qu’a fait l’auteur pour son intrigue. D’accord, qu’il se documente pour que ça se rapproche un max de la vérité, soit, mais qu’il en fasse des chapitres entiers qui coupent l’intrigue le plus souvent dans des moments mal choisis (en plein milieu d’une action par exemple), n’était pas la meilleure idée du monde. Il dresse parfois des listes de noms pour présenter des personnages historiques (car le but c’est de trouver l’identité de ce fameux Fulcanelli) et, j’ose le dire, j’ai sauté ces passages.

La fin, aussi, est un peu rapide. Le texte est alourdi par ces documents qui, finalement, ne servent pas le lecteur, et on se retrouve avec une fin que j’ai trouvé bâclée. J’ai pas compris comment Ari en était arrivé là, en fait.

Mais bon, toute l’intrigue se tient, l’action est sympa, l’humour génial, les personnages semblent avoir retrouvés une seconde jeunesse, alors sincèrement j’ai passé un bon moment de lecture. Ce tome clôt très bien la trilogie. Je suis un peu triste de quitter Ari maintenant.

Bonne journée à tout le monde, et à très bientôt !