Confidences Amoureuses et Sexuelles d’une Lesbienne de ChocolatCannelle

Biographie d’une jeune femme cherchant sa voie !

Je reste perplexe car à aucun moment, je n’ai eu d’excitation. Les pseudo scènes sont peu détaillées et il n’y a pas vraiment d’histoire.
Pas d’investissement de la part de l’auteure. Pas de ressenti, ni d’émotions, dommage !
C’est juste une succession d’expériences humaines et charnelles.

Par contre, j’ai trouvé certaines techniques de drague très intéressantes, à tester :-P.

Sinon, la nouvelle est plutôt bien écrite, c’est fluide et le vocabulaire employé sans équivoque !

Pour résumer, je n’ai pas aimé mais cela doit plaire à d’autres !

Les Mandarins de Simone de Beauvoir

Bonjour, je me présente, je suis Virginie alias Crazyprof, blogueuse/ chroniqueuse littéraire etc…

Cette chronique va paraître chez le sympathique Yannick du site Prose Café dans le cadre de l’échange inter blogueur organisé par Madleen et qui aura lieu tous les 15 du mois pendant quelques mois parce que nous avons trouvé intéressant de partager nos univers assez différents les uns des autres.

Comme nous avons tous entendu parler du prix Goncourt attribué à une femme Lydie Salvaire cette année, j’ai été surprise d’entendre dans les commentaires qu’elle était seulement la onzième femme à recevoir ce prix. Alors j’ai eu envie de lire ou relire une l’œuvre d’une de ces femmes et j’ai choisi de relire Les Mandarins de Simone de Beauvoir, ouvrage primé en 1954 et dont l’auteur est connu pour son œuvre littéraire et philosophique et comme « papesse » de l’existentialisme.

Résumé :

Dans ce roman Simone de Beauvoir met en scène un groupe d’intellectuels parisiens qui confrontent leurs réflexions sur la société française en 1944. Deux voix pour ce récit à la première personne : Anne Dubreuilh ,une psychiatre et l’épouse d’un grand écrivain engagé Robert Dubreuilh, mentor en littérature et politique de l’autre voix du roman Henri Perron, jeune trentenaire résistant et écrivain de gauche, qui a fondé avec son ami Luc le journal L’Espoir. Chacun d’entre eux luttent pour, dans ce paysage de pré-guerre froide puis de guerre froide déclarée, trouver leur place et se reconstruire un avenir dans cette France chahutée. Ils se battent tant sur le plan professionnel que privé, entre histoires d’amour et voyages au Portugal, aux USA et au Mexique.

Ce que j’en dis :

J’avais beaucoup aimé ce roman quand je l’ai lu quand j’avais 16 ou 17 ans. A l’époque, j’en avais surtout retenu les histoires d’amour, le style et j’avais joué ma petite détective en essayant de décrypter et de reconnaître Sartre, Camus et d’autre dans les personnages du roman. J’avais été passionnée par sa description des USA et par ce qu’elle racontait sous couvert du roman de sa relation avec l’écrivain américain Nelson Algren.

Cette fois ci, quelques années plus tard (ouais c’est beau les euphémismes) j’ai aimé relire cet ouvrage de dame, tricoté au petit point des mots par une grande dame. Je ne suis pas toujours d’accord avec elle, loin de là mais je ne peux m’empêcher de trouver intéressante cette photographie de la société intellectuelle française à un instant donné de l’histoire avec 70 ans de recul…

Je trouve que les questions politiques et philosophiques qu’elle pose entre autre : y a-t-il une gauche autre que communiste ? Doit-on nécessairement choisir entre un camp ou l’autre (USA ou Russie, je ne peux plus dire URSS…) Quel est l’intérêt d’écrire dans une période de guerre (ouverte ou pas) ? Quel doit être le rôle des intellectuels et de la littérature ? Et d’abord, qu’est ce qu’un intellectuel ?
J’ai aussi apprécié les questions de morale privée et son éclairage sur la condition féminine à l’époque. J’ai aussi constaté une chose que je n’avais pas ressenti à l’époque : sa plume au vitriol pour ses personnages féminins pour qui elle a vraiment très peu d’amour et d’indulgence, comme si, malgré elle, elle constatait l’indéboulonnable domination masculine. Chaque femme dans ce roman renonce, c’est flagrant, et pour l’une d’entre elle ce renoncement de soi va jusqu’à la folie.
Dur, très dur je trouve. C’est pourtant un excellent roman qui se lit très facilement grâce aussi aux récits de voyage.

Insoumise d’Ally Condie

Les mois ont passé. Cassia a quitté Central et sa vie « d’automate ». La jeune fille s’est portée volontaire pour effectuer des missions agricoles, à la campagne. Pour se rapprocher de Ky. Car depuis le jour de son extraction, le jeune homme a été envoyé dans les Provinces Lointaines pour servir d’appât à l’Ennemi.
Chaque jour, Ky doit lutter pour rester en vie. S’il n’y avait pas le souvenir de Cassia, il serait déjà mort. Mais le garçon veut vivre. Pour retrouver sa bien-aimée. Quoiqu’il en coûte.
Puis l’occasion se présente et Ky s’échappe.
Il trouve refuge dans le labyrinthe.
De son côté, Cassia réussit à infiltrer un groupe d’Aberrations qui embarque pour les Provinces lointaines.
Mais hors de la Société, les règles sont différentes et nos deux héros vont être happés par les rouages de la Rébellion qui est déjà en marche …

Mon avis : J’avais été subjuguée par le tome 1 et j’avoue que ce tome 2 ne pas déçue.
Le récit est palpitant, original.
L’histoire est gorgée d’émotions et de compassion. Elle nous insite à nous interroger sur notre propre mode de vie et ses conséquences.
Les personnages sont très touchants parce qu’en pleine mutation.
Le style est agréable et rythmé.
Bref, voici un livre à lire ABSOLUMENT !

Virgilles (illustrateur)

Interview de Virgilles

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Bonjour Virgilles. Pouvez-vous nous parler de votre parcours ? De vos débuts jusqu’à maintenant …

Bonjour Yannick. Mon parcours est relativement simple. Je dessine depuis que je sais tenir un crayon, comme tous les enfants, en fait. Par contre, je n’ai jamais cessé de dessiner comme on a tendance à le faire à l’âge adulte. A l’école, je dessinais au lieu d’écouter les profs; à la maison, je dessinais au lieu d’étudier. Mes parents, un peu dépités, ont eu la bonne idée de m’envoyer dans une école qui mettait en avant le dessin. C’est comme cela que je me suis retrouvé à Brassart (une école de graphisme à Tours) où j’ai pu apprendre les bases du métier, mais surtout, à travailler … C’était une chose tout à fait impensable avant. J’étais enfin motivé pour quelque chose ! Ça ne s’est pas fait facilement quand même. En entrant dans cette école, je dessinais mais je ne savais rien des proportions ni des perspectives. Encore moins sur la composition d’une image ou les harmonies des couleurs. J’avais tout à apprendre. J’étais tellement mauvais en croquis que j’avais les pires notes. Heureusement, j’ai eu un prof qui m’a fait dessiner de façon intensive. Ça a fini par être payant !

Une fois le diplôme de graphiste en poche, j’ai intégré une entreprise qui fabrique des enseignes. J’y travaille encore aujourd’hui. En parallèle, je réalise des illustrations pour des fanzines comme AOC ou PDE, mais aussi pour jeu de rôle magazine. Actuellement, j’illustre des couvertures pour les éditions Dominique Leroy. Je travaille en collaboration avec ChocolatCannelle qui dirige l’une de leurs collections. Pour l’instant, j’ai dessiné sept couvertures : Journal d’une sexothérapie et affaires classées X de ChocolatCannelle, De l’amertume d’un moyen sûr d’Alain Giraudo, Destin de femmes de Gilles Milo-Vacéri, Shéhérazade 2.0 de Corpus Delecta, Mon cher Balmy et Soeur Gabrielle d’Isabelle Boucheron. En Avril sortira un recueil de nouvelles fantastiques intitulé Ferrus Occire écrit par Aurélie Wellenstein et édité par Présence d’esprits / AOC. Je fais aussi des commandes pour des particuliers qui me demandent des peintures ou des dessins. On peut me demander pas mal de choses, comme des portraits ou des sujets très différents de ce que j’ai l’habitude de faire.

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 — Quel est votre style et vos inspirations avant de dessiner ? Un lieu, un moment de votre vie, une personne qui vous donne l’envie de prendre votre crayon … ?

L’envie de prendre mon crayon … c’est plutôt une pulsion, un besoin. J’ai bien essayé de m’arrêter de dessiner, pour voir, mais ce fut une période catastrophique. Je DOIS dessiner, c’est plus fort que moi. Je pense que je pourrais être dans les pires situations, à partir du moment où je peux encore dessiner, que cela ne m’affecterait pas.

Beaucoup de personnes me donnent envie de faire ce métier. Mes deux grandes références lorsque j’étais adolescent ont été Caza et Luis Royo. Par la suite, j’ai découvert beaucoup d’autres peintres et illustrateurs. Beaucoup m’ont inspirés : Frank Frazetta, Vincent Dutrait, Mucha, Moebius, Burne Hogarth, Manara, Emmanuel Lepage … Pour l’instant, je suis très attentif à Ricardo Frederici, ou James Gurney. J’en oublie, il y en a tellement d’autres!

Après, je me sers aussi de tout ce qui m’entoure. Ça peut être une photo, un film, une BD, un livre mais aussi un morceau d’ornement d’une plaque que je vois dans la rue, un reflet dans une glace ou un nuage qui a une couleur étrange … Tout est prétexte pour susciter l’inspiration, même le plus insignifiant détail. C’est terrible, l’angoisse de la page blanche sachant qu’il y a tellement de choses qui peuvent nous inspirer ! J’essaye donc d’ouvrir mon esprit à tout, sans restriction. C’est un exercice difficile et il y a beaucoup de choses qui nous empêchent de pouvoir encore nous émerveiller. C’est ce que j’aime dans le métier d’illustrateur : en observant avec attention ce qui nous entoure, même si c’est anodin pour beaucoup de gens, nous pouvons l’intégrer et nous en émerveiller.

Concernant mon style, j’aurais bien du mal à le définir… changeant, c’est sûr ! En fait, je m’adapte beaucoup à la demande ou à la commande. C’est par ailleurs une réalité de mon métier. Il faut tout de même ajouter que beaucoup me placent dans la catégorie BD. Le mieux serait de laisser les personnes qui regardent mon travail se faire leur propre opinion.

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 Pourriez-vous nous raconter l’une de vos expériences qui vous a marquées dans votre travail d’illustrateur ?

Ce qui m’a marqué le plus, ce sont mes rencontres avec des illustrateurs, Christophe Vacher, par exemple. Lors du festival des Imaginales à Epinal, j’ai pu passer l’après-midi avec lui et j’ai beaucoup appris. Il a eu la patience de m’expliquer énormément de techniques de peinture et de nouvelles façons d’observer la lumière pour mieux la retranscrire dans mes travaux.

Pendant tout l’été 2013, j’ai ouvert une petite galerie à Rochefort-en-Terre (Bretagne) où j’ai exposé une bonne partie de mes travaux. Ce fut une expérience très enrichissante. J’ai rencontré un public intéressé par mes dessins, j’ai pu discuter avec lui et j’ai aussi échangé des idées avec des artistes. Mon rythme de travail était tout à fait différent par rapport à mon quotidien. Je pouvais enfin passer mes journées à travailler mon art !

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Comment travaillez-vous vos illustrations ? Quels sont vos matériaux utilisés ?

C’est très variable selon le temps, les demandes des clients ou mes envies du moment. L’avantage dans le monde artistique, c’est de ne jamais y faire deux fois la même chose. Je peux changer ma façon de travailler à chaque fois que je réalise une nouvelle illustration. Pour le moment, j’utilise beaucoup le numérique pour ma couleur, parce que ça va vite et que c’est rassurant de pouvoir revenir en arrière si je ne suis pas satisfait du résultat. (Pour ceux que ça intéresse, je les renvoie vers un step by step sur l’un de mes travaux : http://virgillesillustrations.blogspot.fr/) Toutefois, je travaille mes crayonnés sur papier sur lequel je me sens plus à l’aise pour faire mes recherches. J’utilise aussi beaucoup l’acrylique pour mes peintures manuelles. En ce moment, je peins sur du bois recouvert d’un enduit. Mais j’aime aussi utiliser la gouache, l’encre ou les aquarelles … C’est plutôt le sujet qui va imposer sa façon d’être traité de telle ou telle manière. Des fois, je me demande qui contrôle qui.

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Quels sont vos projets ? (Salons, illustrations, dédicaces …)

Avec un ami conteur (le fééricologue : http://lefeericologue.blogspot.fr), nous avons un projet de livre illustré sur les lutins. Nous en sommes encore au pré-projet, c’est-à-dire qu’il nous faut encore trouver un éditeur, mais nous sommes très enthousiastes.

Lorsque j’ai exposé à Rochefort-en-Terre, certaines personnes me demandaient si je ne faisais pas de la BD. Pour l’instant, je n’en ai pas beaucoup le temps, mais il est vrai que j’ai un projet déjà bien entamé, que j’espère pouvoir concrétiser sérieusement, dans un avenir proche …

Et puis, il y a les éditions Dominique Leroy avec lesquelles le partenariat s’est bien installé. J’espère pouvoir réaliser encore des couvertures.

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— Un dernier mot ?

De par ma modeste expérience, il serait un peu prétentieux de donner des conseils, mais j’ai glané ici et là des infos intéressantes lorsque je demandais conseil auprès des pros que j’ai pu rencontrer. En substance, ils sont unanimes : dessiner ! Encore, toujours, sans arrêt. S’intéresser à tout, même aux choses avec lesquelles, au départ, on n’aurait aucune affinité. Tester de nouvelles méthodes de travail : des façons de faire ou des outils que l’on n’utilise pas forcément. Ne pas avoir peur de se tromper : des erreurs, fleurissent parfois de bonnes solutions ! Aller vers les autres et regarder ce qu’ils font, s’en inspirer pour se renouveler, sans les copier. Si vous vous faites jeter à la porte par les éditeurs, rentrez par la fenêtre. Et, comme le dit si bien Brucero : « Personne ne t’attend, alors prends-toi par la main et vas-y ! »

http://www.virgilles.fr

http://virgillesillustrations.blogspot.fr/

facebook : virgilles

P.S. : Virgilles a fait lui même l’interview, en guise de présentation >:-D

L’Epée de Vérité Tome 1 La Première Leçon du Sorcier de Terry Goodkind

Depuis le meurtre de son père, Richard parcourt les forêts du Westland, à la recherche des assassins. C’est alors qu’il sauve Kahlan, une jeune femme poursuivie par des hommes au service de Darken Rahl, le tyran qui règne sur les Midlands. Pour protéger les habitants du Westland contre Rahl, les sorciers ont érigé une mystérieuse frontière dont nul ne revient. Pourtant Kahlan a réussi à la franchir. Qui est-elle vraiment ? Désormais, le destin de Richard est lié à celui de cette jeune fille belle comme une déesse : tous deux ont une mission à accomplir, et tous deux sont traqués…

 

Je l’achète ou pas ? J’ai cédé ! Pourtant en voyant le prix j’ai tiqué. 25€, je me suis dit que c’était étonnant, généralement Bragelonne pratique des petits prix. Mais quand je l’ai ouvert >:-O. 700 pages au format A5 avec peu de marge, j’ai « Ah oui quand même ! »
Sur la première couverture, il est écrit que Terry Goodkind révolutionne la fantasy comme l’a fait J.R.R Tolkein dans les années 60.
Mouai !

L’Epée de Vérité est un Fantasy Epique tout ce qu’il y a de plus classique, ce n’est donc pas ça qui m’a extasié, par ce que je suis tout de même rester scotché.

Ce qui m’a bluffé c’est l’écriture. Chaque auteur(e) ou futur auteur(e) devrait au moins lire le tome 1 (le 14 vient de sortir >:-D).
Je n’ai jamais rien vu de tel même chez Tolkein.
L’écriture est parfaite.
Le scénario se déroule sans accro de façon naturel comme si l’histoire avait toujours existé.
Le passé simple que mes amis les auteurs usent et abusent est quasi inexistant, tout est dans l’action, les sentiments, un langage de tous les jours mais si il est « imparfait » >:-D
Les personnages sont fouillés, retournés, à nu, ils sont nous. Ils sont tellement naturels que ce sont nos amis, notre famille, nos voisins.
Le décor ? je ne m’y suis jamais rendu mais je le connais comme ma chambre

Je me suis retrouvé à savouré jusqu’à la dernière page de cette écriture.

Le Parfum D’Ilune de Pénélope Labruyère

Marc voit sa vie bouleversée lorsqu’il trouve un cadeau pour sa mère. Le coffret et la bouteille qu’il contient ne cessent de l’attirer dans une spirale de plaisirs charnels.

Pourquoi Ilune obsède tant le jeune homme et d’où vient-elle ? Suivez le parcours étonnant de l’objet à travers les âges et les déserts. Fascinante pour les uns, dangereuse pour les autres. Et si cette bouteille de parfum était une arme ! Saurez-vous résister à l’envoûtement du Parfum d’Ilune ?

 

Je suis rentré dans un univers fantastique rempli de mystère ! Une très jolie surprise ! >:-D

Tout d’abord, merci aux Editions La Madolière de m’avoir confié ce livre.

J’ai beaucoup aimé l’ambiance dans laquelle l’auteure m’a emmené.
Un suspense terrifiant qui mêne au bord de l’hystérie mais aussi emprunt d’un érotisme torride.
L’histoire est bien écrite, elle se déroule bien, se faisant en trois temps. Une période comtemporaine, une autre lors de l’apogée des colonnies britannique et la dernière à l’époque des croisades.

Le tout faisant un livre très agréable à lire que je n’ai lâché que pour dormir.

Chambre 31 – Première fois de Daniel Nguyen

L’histoire d’un premier rendez-vous dans une chambre d’hôtel. Michel et Milena mettent en scène leur première fois.

Rythme soutenu grâce aux phrases courtes ce qui traduit bien le stress occasionné par ce type de rencontre « hors-norme ».

C’est une lecture rapide et qui fait grimper la tension très rapidement ! Mieux vaut être seul pour le lire car l’excitation est garantie.

 

La Maison de la Nuit, Tome 11 Révélée de P.C. et Kristin Cast

Vaincue par Zoé et son cercle, Neferet n’est plus qu’un esprit affaibli. Lors d’une soirée porte-ouverte à la Maison de la Nuit, l’immortelle attaque mortellement le père d’Aphrodite pour se repaître et gagner en puissance mais son corps reste trop faible, quant à son esprit, il erre entre souvenirs et réalité si bien que la déesse est obligée de se terrer dans une grotte en attendant des jours meilleurs.
De son côté, Zoé traverse elle aussi une crise. Ses responsabilités ainsi que sa situation sentimentale la rendent de plus en plus nerveuse. Aphrodite s’inquiète, d’autant qu’une vision alarmante vient rapidement corroborer ses angoises. Et si Zoé était une fois de plus en danger ? Et si ce danger émanait directement d’elle, de son esprit torturé ? Aphrodite décide de s’allier à Shaylin en espérant queleurs dons s’unissent pour venir en aide à leur amie. Mais n’est-il pas déjà trop tard ? Car dehors, les humains réclament que justice soit faite, à n’importe quel prix.

Mon avis : Onzième opus de cette série, Révélée est une lecture agréable qui manque parfois cependant d’envergure. Le point de vue est monté en exergue au détriment de l’aventure elle même et ce ne sont pas les révélations au sujet de Neferet qui apportent le piment nécessaire à relever l’intrigue. Dommage car le style ne manque ni d’humour, ni de visuel.

Promise d’Ally Condie

Dans la Société, les Officiels décident.
Qui vous aimez.
Où vous travaillez.
Quand vous mourez.
C’est comme ça que Cassia a été élevée. C’est comme ça que Cassia voit sa vie.
Un avenir tracé jusque dans ses moindres détails.
Une existence balisée pour le bien de Tous.
Ce soir, un Promis lui sera désigné. Ce soir, elle connaîtra enfin les premiers contours de sa vie d’adulte. Comme elle a hâte de se couler dans ce nouveau bonheur, si rassurant, si confortable, si … sur-mesure pour elle.
Seulement ce que la jeune fille ne sait pas, c’est que la Société peut parfois commettre des erreurs. Des erreurs lourdes de conséquences. Des erreurs qui ouvrent de nouvelles perspectives, de nouveaux espoirs, de nouveaux rêves …

Mon avis : Une dystopie sombre et froide, réchauffée par un amour naissant aussi improbable qu’impossible.
Les mots sont justes, simples, efficaces. Le style franc, posé, est ponctué ça et là d’images poétiques.
Le personnage de Cassia est attachant de naïveté mais son intelligence et sa curiosité poussent la jeune fille à avancer toujours plus loin dans sa quête de vérité. D’abord docile, elle va se rebeller pour défendre un avenir qu’elle a choisi, malgré tous les dangers.
Un récit plein de promesses.
Un nouveau coup de cœur qui m’entraîne déjà vers le second tome …

Niourk de Stefan Wul

Chronique par ChocolatCannelle

Grâce au forum de lecture « au cœur de l’imaginarium », j’ai gagné un roman de SF qui me semblait prometteur. La SF et moi, c’est une histoire d’amour et de désamour : j’avais adoré Les Chroniques martiennes de Ray Bradbury (lecture faite pour le cours de français, quand j’étais collégienne), mais tous les livres de science-fiction qui m’étaient passé entre les mains depuis m’ont déplu. Je ne m’en rappelle ni les titres ni les noms d’auteur. Je n’ai plus touché à un livre de science-fiction. Jusqu’à Niourk. Et Niourk, je l’ai aimé, autant que j’avais aimé en son temps Les Chroniques martiennes.

Le roman débute sur les vicissitudes d’une tribu qui semble vivre à une époque préhistorique. Un chef guerrier mène la chasse. Un homme sage, nommé « le vieux » est le véritable guide de la communauté. Un enfant noir, tout simplement nommé « l’enfant noir », attise les haines du fait de sa différence. Cet enfant est particulier, il comprend dans son cerveau embrouillé que le vieux n’est pas aussi sage, pas aussi intelligent qu’il veut le faire croire. Lorsque le vieux décide d’aller implorer les dieux, l’enfant noir le suit. Il parvient au domaine des dieux, ville abandonnée par des hommes d’une civilisation qui pourrait être la nôtre.

Le roman suit le cheminement de cet enfant, le développement de sa conscience, de son intelligence fulgurante. En parallèle, les errances de la tribu privée du vieux, en quête de terres fertiles pour survivre. En parallèle encore, la ville de « Niourk » avec sa statue de la liberté, sa robotisation à l’extrême, vaine puisqu’il n’y a plus âme qui vive, à l’exception des rats…

Au final, la seule vie qui vaille la peine d’être vécue serait…

Un roman captivant, bien construit, qui permet au lecteur d’aller de découverte en découverte. Une fin surprenante.

Stefan Wul, auteur de SF réputé, a publié Niourk en 1957. Les éditions French Pulp ont réédité cet excellent roman en format numérique (dommage cependant qu’il y ait tant de coquilles dans cette version). À retrouver sur des librairies numériques au prix de 4,99€.