Aztèques tome 2 La Voie du papillon d’Eric Costa

Je m’appelle Ameyal.
Autrefois, j’habitais un éternel printemps, comme le précise mon nom.
À présent, je dois servir ceux qui ont tout détruit.
Les Aztèques.
Personne ne peut s’échapper du harem. Je le sais, j’ai essayé. J’ai failli y laisser la vie et je suis devenue l’objet d’un chantage mortel.
Mon seul salut possible : devenir concubine. Je dois trouver un moyen d’entrer à l’école du harem, coûte que coûte, même si la loi me l’interdit.
Si je ne peux fuir par l’extérieur, je m’enfuirai par l’intérieur.
Je trouverai les moyens de venger mon village.

Tout d’abord, merci à Eric de m’avoir confié son tome 2. Ce qui est dommage est que nous nous sommes croisés de peu à LivreParis, l’année prochaine peut être.

Ah la dure vie dans un harem !
Ameyal continue son ascension au sein du harem. Elle doit faire face aux rivalités, jalousies, complots, le rejet, tout pour l’empêcher d’accéder au statut de concubine. Mais elle a aussi l’occasion de passer des alliances. Elle redécouvre l’amitié, peut être l’amour…
De ce fait, nous naviguons de personnalités fortes en suiveuses ou celles qui veulent s’en sortir par tous les moyens.
Nous en savons un peu plus, également, sur la personnalité du Maître.

Dans ce tome, Eric nous en offre plus quant à la civilisation aztèque. Les dieux, les coutumes, des informations qui manquaient dans le tome 1. Mais aussi la hiérarchie au sein de cette société, les ascendant à cette culture.
Comment cet empire s’étale, physiquement et politiquement.

Je ne dirai pas que c’est un page-turner, mais le style fluide et moderne de Sir Costa nous emmène et nous donne envie de connaître la suite.

A l’heure où j’écrit cette article Eric Costa commence la promotion du tome trois dans les différents groupes lecture avec ses teasers.
J’espère pouvoir bientôt en faire un article.

Les Seigneurs de Bohen d’Estelle Faye #PLIB2018

Je vais vous raconter comment l’Empire est mort.

L’Empire de Bohen, le plus puissant jamais connu, qui tirait sa richesse du lirium, ce métal aux reflets d’étoile, que les nomades de ma steppe appellent le sang blanc du monde. Un Empire fort de dix siècles d’existence, qui dans son aveuglement se croyait éternel.

J’évoquerai pour vous les héros qui provoquèrent sa chute. Vous ne trouverez parmi eux ni grands seigneurs, ni sages conseillers, ni splendides princesses, ni nobles chevaliers… Non, je vais vous narrer les hauts faits de Sainte-Étoile, l’escrimeur errant au passé trouble, persuadé de porter un monstre dans son crâne. De Maëve la morguenne, la sorcière des ports des Havres, qui voulait libérer les océans. De Wens, le clerc de notaire, condamné à l’enfer des mines et qui dans les ténèbres découvrit une nouvelle voie… Et de tant d’autres encore, de ceux dont le monde n’attendait rien, mais qui malgré cela y laissèrent leur empreinte.

Et le vent emportera mes mots sur la steppe. Le vent, au-delà, les murmurera dans Bohen. Avec un peu de chance, le monde se souviendra.

 

Un nouvel article sur l’un des 7 livres du PLIB2018. Sera t-il le lauréat ? Pour ma part, je me tâte.

Ne vous méprenez pas ! C’est un très bon livre !

Je n’ai pas beaucoup lu de dark fantasy, c’est peut être mon deuxième. Ce côté sombre, où l’espoir fait vivre, c’est à la limite. Nous aimerions que cela aille mieux mais… En définitive, il y a toujours quelque chose qui finit mal. Et ici c’est le cas. Certains sont sauvés mais pour d’autres… 😥

Tout part d’UN point, puis tout s’éclate. Nous partons d’un incendie puis vers une multitude d’histoires qui, au départ, n’ont aucune relation mais qui nous offre un superbe bouquet final.

Nous partons d’un personnage naïf qui deviendra le très recherché Sainte Etoile, il se perdra dans un amour hors norme.
Un mercenaire qui rêve de faire tomber l’empire parce que son père a refusé son aide.
Nous avons une petite cigale qui deviendra un poids lourd de la révolte.
Une magicienne qui fait tout pour sauver son peuple.
Une autre qui part en mission auprès de l’impératrice mais qui rêve de grand large.
Une impératrice a bout de force et une héritière hors de contrôle.
Un magicien muet qui se sert d’un autre homme pour réveiller une magie interdite.
Je dois certainement en oublier :-/
Nous avons aussi des amours impossibles et/ou perdus.
En somme nous avons une brochette de personnages et autant d’histoires qui font de ce livre un défi.

Puis au deux tiers, tout ce rejoint, s’entrecoupe, ne fait plus qu’un, qu’un seul objectif.

Il y a ces interludes qui nous dévoilent peu à peu la chute d’une dynastie.

Dame Faye nous attire dans ces filets avec un rythme fluide, facile à lire, empli d’amour.

Même si jusqu’à maintenant, ce n’est pas l’un de mes titres du PLIB préférés, ce livre est à lire pour tous les fans de fantasy.

Je vous souhaite une très très bonne lecture !

#PLIB2018 #ISBN9791090648869

Yotsuba&, tomes 1 à 13 – Kiyohiko Azuma

Mon avis : 👍
 
Genre : tranche de vie, enfance
Public : tout public
Statut de la série : en cours
Tomes parus en VF : 13
Tomes parus en VO : 14

Résumé éditeur 

Vous avez toujours rêvé d’avoir une petite sœur ? Vous étiez jaloux du voisin qui en avait une ? Eh bien, vous allez vite changer d’avis ! Yotsuba est allumée, déjantée et naïve ! Mais comme elle est marrante et qu’en fait, ce n’est pas votre sœur, vous allez l’adorer !

Koiwai Yotsuba est une énergique petite fille de cinq ans, qui vient d’emménager en ville. Elle vit entourée de son père, qui ne cesse de lui faire des recommandations et de ses nouveaux voisins : la famille Ayase, avec trois filles plus agées dénommées Ena, Fuuka et Asagi. Chaque volume raconte la vie quotidienne de Yotsuba dans ce nouvel environnement. Son inexpérience du milieu urbain et son jeune âge donnent lieu à de nombreux gags et un comique de

situation souvent irrésistible.

 

Ça faisait un moment que je voulais lire Yotsuba et j’ai enfin pris le temps. Si j’ai trouvé le tome 1 sympa et mignon sans plus, au fil des chapitres je me suis attachée à toute la galerie de personnages et les fous rires se sont multipliés.
Yotsuba est une petite fille de 5 ans perdue dans son monde, spontanée, curieuse, sociable et active (qui a dit hyperactive ?), qui me rappelle par certains côtés mes propres enfants. Elle est élevée par un père un peu bizarre lui aussi, qui rentre souvent dans son jeu – on se demande parfois qui est l’adulte – et s’est plus ou moins faite adopter par les voisins – une famille avec 3 filles plus grandes.
Ainsi on suit les personnages alors que Yotsuba découvre tour à tour le vélo, la plage, le « réchofentimatique », ou tente de remonter le moral d’une ado au coeur brisé (spoiler : pas efficace mais hilarant). C’est une lecture feel-good légère et mignonne, difficile de ne pas aimer cette adorable fillette et ceux qui l’entourent.

Elijah de Noël Boudou

Synopsis :

« ELIJAH. C’est le prénom de mon petit frère. Celui que je lui ai choisi quand on me l’a mis dans les bras. Il est né alors que la violence était devenue une routine à la maison. Mon ivrogne de père terrorisait tout le monde et nous frappait tous les jours, ma mère et moi, sans que personne ne l’en empêche. Jusqu’à ce fameux soir… Quand j’ai eu dix-huit ans. J’ai attendu qu’il soit ivre à nouveau et je l’ai égorgé de sang-froid dans la cave. Hélas, ma mère venait de mourir sous ses coups en me laissant un petit frère pas comme les autres : ELIJAH . Aujourd’hui, il a dix ans et il est handicapé. Je m’occupe de lui depuis sa naissance, je sais mieux que quiconque ce dont il a besoin. Il est mon unique raison de vivre. Ensemble on est plus forts que tout, rien ne peut nous séparer. Mais un jour ILS sont venus chez moi pour le kidnapper. Qui sont ces hommes ? Pourquoi cet enlèvement ? C’est depuis ce moment-là que j’ai perdu toute raison. Je suis devenu un monstre. Comme eux. La traque pour retrouver ELIJAH , qui ne survivra pas longtemps sans moi, a commencé… »

 

Mon avis :

J’ai souvent vu passer ce roman noir entre les mains d’autres blogueurs avant de me décider à le lire. Je remercie grandement Nathalie, l’éditrice des éditions Flamant Noir de me l’avoir envoyé en tant que service de presse. J’ai savouré chaque page d’autant qu’Elijah est le prénom que j’aimerais donner à mon fils, plus tard.

Ne vous y trompez pas, ce livre n’est pas épais mais je doute qu’il puisse vous laisser indifférent(e). Je salue l’initiative de Noël BOUDOU d’écrire sur la trisomie sans que cela puisse inspirer au lecteur, le plus détestable des sentiments humains : la pitié. Je souffre moi-même d’un handicap moteur alors je sais à quel point les préjugés ont la peau dure. On dit infirmité et notre interlocuteur pense imbécilité, c’est tellement réducteur ! Ici, le jeune garçon de l’histoire est très intuitif. Le tandem qu’il forme avec son frère aîné est vraiment attachant en grande partie parce qu’ils s’aiment d’un amour inconditionnel. Le sixième sens des accrocs à la lecture, leur fera sûrement deviner que Gabriel le tuteur d’Elijah, est un assassin qu’on ne peut s’empêcher de soutenir puisqu’il tue les hommes violents. Dans ce climat de haine et de vengeance, le don de soi prime sur la noirceur.

Les personnages secondaires ne manquent pas non plus de caractère. La loyauté de Milo le géant au coeur tendre est émouvante. L’écrivain nous invite à aller à l’essentiel mais j’aurais aimé apprendre à mieux connaître Claire et Aline qui, défendent Gabriel envers et contre tout. La fin est hautement symbolique. Quelle sensibilité ! Elijah incarne l’espoir d’un avenir meilleur pour celles et ceux que la vie a trop souvent malmené. Pour moi, Elijah est un premier roman qui frise la perfection.

Date de sortie : 27 février 2017
Editeur : Flamant Noir
Collection : FLN.POLARS.THR.
275 pages
19,50€ / 5,99€
Site internet de la maison d’éditions : http://www.editions-flamant-noir.com

Par-delà les siècles Tome 2 L’Origine du mal de Valérie Faiola

Synopsis :

« Ma mère avait raison. Peut-être abritais-je le Mal ! De retour de son périple par-delà les siècles, LIVIA a accepté ses capacités surnaturelles et tente de reprendre le cours d’une vie normale. Mais très vite, la magie la rattrape. Depuis le mystérieux départ de RICHARD, des forces maléfiques la harcèlent et le Livre des Ombres refuse de lui obéir ! Tandis qu’une entité redoutable, nommée DORCHA, cherche à la posséder, son amie et mentor CHÉNÉA fait appel à sa mère.

Comment ELENA, totalement dénuée de dons et opposée à toute sorcellerie, pourra-t-elle aider sa fille ? Tout se complique lorsque le frère de Richard fait son apparition. Pourquoi Livia se sent-elle si bouleversée en sa présence ? Qui est-il vraiment ? Avant que les portes du temps ne se referment sur elle, Livia ne pourra compter que sur ses véritables amis et sur son instinct pour lutter contre la malédiction à l’origine du mal ! »

 

Mon avis :

J’avais beaucoup aimé le premier tome de cette histoire tout simplement intitulé Par-delà les siècles. C’est donc avec un plaisir non dissimulé que j’ai accepté de lire la suite, en avant-première.

Pendant cette lecture, j’ai été attentive à l’évolution du récit par rapport à son commencement. Tout est cohérent de ce côté là même si certains enchainements impliquant de la magie, me sont apparus quelque peu surprenants. Sinon, rien n’y fait, j’ai toujours du mal à me faire au prénom de la guérisseuse. Je ne le prononce pas bien. Pour moi, la force de cette saga c’est cette juste dose d’ésotérisme que l’auteure s’applique à intégrer dans une intrigue aux multiples facettes. J’ai passé un bon moment de détente en lisant ce texte d’une grande fluidité.

NB : Je ne tarderai pas à poster sur mon compte Instagram Crocbooks une photographie des deux volumes en version papier, envoyés par l’aimable Valérie <3.

Date de sortie : 18 avril 2018
Editeur : Independently published
437 pages
Broché : 15,30€ / E-book : 2,99€

J’avais 15 ans. Vivre, survivre, revivre d’Elie Buzyn

Synopsis :

« Août 1944. Après une enfance heureuse en Pologne, Élie BUZYN subit l’indicible : la déportation, l’assassinat des siens, Auschwitz puis la marche de la mort jusqu’à Buchenwald. Il a 15 ans.

Le camp est libéré le 11 avril 1945. Comment, alors, retourner à la vie ? Porté par les voix du passé, il reconstruit ailleurs ce qui a été détruit. Étrange périple de Buchenwald à la France, en passant par la Palestine et l’Algérie, étrange voyage de la mort à la vie.

Devenu chirurgien-orthopédiste, il s’engage auprès des laissés-pour-compte et de ceux que les nazis avaient voulu éliminer : témoins de Jéhovah, malades psychiatriques, personnes âgées… Un jour, il comprend qu’il est temps de témoigner ».

 

Mon avis :

C’est en continuant d’accomplir mon devoir de mémoire que j’annonce par écrit, mon grand retour sur la blogosphère ! Après une séparation en douceur, un déménagement précipité et un emménagement animé, je suis enfin en mesure de reprendre mon rôle de blogueuse littéraire à plein temps. Vous m’avez manqué tous autant que vous êtes :).

J’avais 15 ans. Vivre, survivre, revivre… est très bien écrit. Ce témoignage est accessible. Il s’adresse à tous les lecteurs désireux de se faire une idée générale des difficultés de réinsertion des prisonniers à leur sortie des camps de concentration. Ce récit n’est pas pesant. Il ne contient pas trop de détails ce qui me laisse à penser que son auteur est un homme assez pudique.

Ce livre me fait m’interroger aussi : Pourquoi citer à plusieurs reprises Elie WIESEL (1928-2016) qui, pour beaucoup de monde est considéré comme un « escroc à la Shoah » ? Quelqu’un veut-il bien m’expliquer également, l’utilité des déclarations placées à la toute fin du livre ? Selon moi, elles ne sont pas nécessaires pour servir les propos de monsieur BUZYN.

Date de sortie : 10 avril 2018
Editeur : ALISIO
160 pages
Broché 18€ / 13,99€

Courrier des Miracles, tomes 1 à 3 – Noboru Asahi

Mon avis : coup de 💕
 
Genre : fantastique, conte philosophique
Public : ado, adulte
Statut de la série : terminée
Tomes parus en VF : 3
Tomes parus en VO : 3
Résumé éditeur
 
Makoto a une vie de lycéen ordinaire jusqu’au jour où il vole au secours d’un pigeon attaqué par un corbeau. Cet événement anodin marque le début d’une série de malchances pour lui puisque sa petite amie le quitte et qu’il a un grave accident de moto. Il se réveille dans un monde parallèle où un accord lui est proposé. Il devra livrer des « miracles » à des humains s’il veut retourner dans son corps, plongé dans le coma. Il accepte ce marché malgré lui et va devoir persuader des gens d’accepter des paquets mystérieux renfermant des miracles ! D’apparence normale dans le monde réel, il est pourtant un fantôme et cette situation extraordinaire va l’amener à réfléchir sur sa propre vie.
J’ai commencé le Courrier des Miracles sans attente particulière, intriguée par le synopsis, et ça a été un coup de coeur immédiat ! C’est un titre dont on ne parle pas beaucoup, pourtant j’ai adoré ce conte philosophique qui mélange réflexion profonde, sérieux, humour et aspects un rien déjanté.
Makoto mène une vie sans intérêt particulier, vaguement content de son train-train quotidien, conscient de ne rien connaître – ou rechercher – de palpitant. Alors lorsqu’il se retrouve dans un monde parallèle et doit mener à bien ses livraisons de miracles pour sortir du coma, c’est la douche froide. Sous le commandement d’un être couvert d’un drap – à la mode fantôme cliché – un peu distrait, d’un pigeon autoritaire et d’une jeune femme triste, il reçoit ses missions « d’en-haut ».
Chaque miracle donne ainsi lieu à une histoire indépendante et ils sont tous de nature différente. Mais ils permettent surtout à notre héros de découvrir différentes facettes de l’humanité, de ses plus glorieuses à ses plus futiles, en passant par les plus sombres. Peu à peu, Makoto évolue et s’interroge sur rien de moins que le sens de la vie – la sienne, bien sûr, mais plus généralement celle des êtres humains -, ce qui est important pour lui, ou la nature des miracles. Qu’est-ce qu’un miracle ? Est-il forcément positif ? Est-il forcément gigantesque ? Et si les plus grands miracles étaient les petits bonheurs du quotidien ?
Au fil des pages, le lecteur partage ces réflexions qui n’ont pas de réponse toute faite. Et c’est là la plus grande force de ce manga : alors que les personnages affrontent différentes difficultés, essayent de comprendre ce qui est important, cherchent un sens à leur existence, chacun peut ainsi réfléchir sur sa propre vie à travers celle, en suspend, de Makoto.

Epopées Avaloniennes tome 1 Hérodias & le guerrier au linceul de Sara Greem

Voici l’histoire de la prêtresse-ovate Hérodias qui constitue une légende parmi les maints contes celtes écrits, imaginés ou juste inspirés des mystères d’Avalon. La mythologie celtique se mêle au récit d’une épopée qui modifia le cours de l’histoire.

Hérodias d’Athènes vit sur l’île d’Avalon, l’île sacrée protégée par ses brumes depuis bien avant la mort du roi Arthur, et gérée par le Conseil des Anciennes composé des Grandes Prêtresses Viviane, Morgane et Dana.

Mais depuis quelque temps, il semble que les brumes se désagrègent peu à peu, rendant l’île d’Avalon dangereusement visible à ses ennemis. Hérodias, qui a reçu l’appel de la grande Déesse et du dieu cornu, Cernunnos, afin qu’elle accomplisse sa destinée à travers la nuit rituelle de Beltane et devienne à son tour Grande Prêtresse, a des visions récurrentes d’horreur et de mort. Une guerre se prépare. Les chrétiens, désireux d’éradiquer tout type de religion païenne, usent de trahisons et de magie occulte à l’encontre des derniers adorateurs des dieux multiples.

Hérodias devra renforcer sa magie et ses pouvoirs pour la sauvegarde d’Avalon. Mais quel est le rôle exact que le destin lui réserve ? Et qui est le mystérieux guerrier au linceul que les dieux ont placé sur sa route ?

 

Arf Sara ! Que m’as-tu fait là ?!

J’ai eu le plaisir de croiser la route de l’envoûtante Sara Greem au salon du livre de Paris. Quelle expérience !!! 😛

Bon ! Parlons du livre un peu parce que nous sommes bien là pour ça, non ?

Donc… Nous avons là un coup de coeur, si, si !
Je ne connais pas les autres écrits (sulfureux) de Sara mais en tout cas, j’aime beaucoup son style.
C’est moderne, fluide, très facile à lire. Je ne voyais pas les pages tournées même si c’est le premier tome d’une trilogie. Pour une fois que je lisais en broché.
Elle nous emmène de périples en aventures où l’amour, l’espoir, la trahison et la camaraderie avec une touche de diplomatie sont les maîtres mots.

Quant à l’histoire… La vache !
Nous sommes en période post-arthurienne, nous avons Merlin bien sûr, avec l’essor de la chrétienté.
Notre Sara d’amour nous offre un mélange des cultures. Nous avons bien sûr les celtes, les vikings, et… des chinois. Vi !
Tous cherchent à sauvegarder leurs cultures face à la purge qu’organisent les chrétiens/catholiques.

Puis il y a cette galerie de personnages… Hauts en couleurs.
Nous avons l’élue qui est censée être honorée par le dieu cornu, mais elle ne fait rien de mieux que de tomber amoureuse de… Non ! Non ! Non !
A vous de le découvrir.
Nous avons également nos voisins barbares, les vikings. Sara nous les dépeint tels qu’ils doivent l’être.
Et pour finir notre guerrier au linceul que je vous laisse découvrir.

Sara nous emmène vraiment dans un univers fascinant. Dès que je peux, je m’enfilerai les tomes suivants. Oui parce que la trilogie est complète :-D.

Je vous souhaite une très bonne lecture !!!

Le Gang des Prodiges de Marissa Mayer

Résumé éditeur :

Il y a plus de dix ans, les Renégats, un groupe d’hommes et de femmes détenteurs de pouvoirs surhumains, ont vaincu les super-vilains.

Ils font désormais régner la paix et la justice. Cependant les super-vilains n’ont pas disparu… Parmi eux, Nova, qui continue à lutter contre les Renégats, responsables de la mort de sa famille.

Prête à tout, elle infiltre leur repaire. Mais lorsqu’elle se lie d’amitié avec le fils adoptif des deux principaux Renégats, ses certitudes vacillent…

 

Mon avis :

En ouvrant Le Gang des Prodiges, Tome 1, le lecteur pénètre immédiatement dans un récit au rythme soutenu et à l’intrigue palpitante dans le pur esprit des Comics MARVEL.

Dans cette histoire racontée à deux voix, on suit tout d’abord Nova, alias Nightmare dont le toucher plonge ses adversaires dans d’affreux cauchemars, une jeune fille rongée par la colère, la tristesse et l’amertume. Nova ne vit que pour se venger des Renégats, une bande de super-héros justiciers, qu’elle tient pour responsable de la mort de ses parents. Pour elle, cette organisation incarne le mensonge, la trahison et, surtout, les illusions perdues. Membre d’une faction adverse composée de super-vilains, la jeune fille réussit à infiltrer les Renégats lors de sélections d’embauche. A cette occasion, elle rencontre Adrian, le fils adoptif de deux des membres fondateurs de ce mouvement. Avec ses côtés, la soif de vengeance de la jeune fille va à la fois prendre forme mais aussi vaciller…

Grâce à la voix d’Adrian, le lecteur suit l’aventure depuis un tout autre point de vue, celui d’un jeune homme en quête de réponses comme d’identité qui ne voit sa position au sein des Renégats que comme un privilège dû aux liens familiaux qui l’unissent aux membres éminents des Renégats. Désireux de prouver sa valeur, Adrian œuvre en solo comme en secret sous le nom de La Sentinelle, un super-héros énigmatique doté de multiples pouvoirs. Au cours de l’une de ses interventions, il affronte Nightmare dont les citations lui rappelle les circonstances de la mort de sa mère biologique. Dès lors, le jeune homme n’aura de cesse de la traquer afin d’obtenir de plus amples informations sur ce terrible événement. Bien sûr, il ne sait pas que celle qu’il pourchasse n’est autre que sa nouvelle partenaire…

Ensemble, Nova et Adrian vont nous immerger dans une aventure peuplées de rebondissements, d’actions et de surprises au sein d’un univers à la fois crédible et particulièrement bien réussi.

La dimension dystopique apporte un questionnement sur les valeurs du Bien et du Mal, sur les concepts de loyauté et de dévouement ainsi que sur la nécessité ou non de posséder des pouvoirs pour devenir un super-héros.

Le style de l’auteure est simple et efficace comme souvent dans les romans YA.

Mon seul petit bémol : une fin sortie un peu du chapeau…

En tout cas, j’ai passé un excellent moment avec ce livre qui marque le commencement d’une saga vraiment sympa, certes peu originales mais terriblement bien construite.

Avis aux amateurs de X-Men et autre Comics, ce roman est pour vous.

Centaures, tomes 1 et 2 – Ryo Sumiyoshi

Mon avis : coup de 💕

Genre : fantasy, aventure
Public : ado, adulte
Statut de la série : en cours
Tomes parus en VF : 2
Tomes parus en VO : 2

Résumé éditeur

Plus téméraire qu’un cheval, plus fier qu’un homme, le centaure est un être divin, côtoyant les hommes depuis la nuit des temps. Mais en ces périodes de trouble, les humains les ont réduits à l’esclavage, afin de les utiliser comme “armes de guerre”. Pour sauver son fils, le fier et sauvage centaure Matsukaze se laisse capturer par les humains. Il y fait la rencontre de Kohibari, un jeune mâle de son espèce, apprivoisé par les hommes. Ensemble, ils tenteront une folle évasion pour reconquérir la liberté de leur peuple.

 

Si j’avais repéré les magnifiques couvertures de Centaures, pour une raison qui m’échappe encore je n’étais pas très tentée par ce titre. Les conseils de ma twitter list m’ont poussée à lui donner sa chance et je n’aurais qu’un mot pour ces personnes : MERCI !

En effet, Centaures est un gros coup de coeur pour moi. D’abord pour ses deux personnages principaux, tous les deux forts, magnifiques et parfaitement imparfaits à leur manière propre : Matsukaze est un guerrier puissant et colérique, pour qui la famille passe avant tout le reste ; de son côté, Kohibari a eu l’intelligence de s’adapter à ses oppresseurs pour survivre, il est naïf et maladroit, mais aussi très curieux et joyeux. Leur rencontre provoque une alchimie certaine, leur histoire est à la fois exaltante, drôle ou tendre par moment, glaçante à d’autres, et le développement de leur relation bouleversante.

J’ai également adoré le monde mis en place par Ryo Sumiyoshi : d’un côté la société humaine qui exploite la force des centaures ; de l’autre celle des centaures des montagnes et des plaines. À travers cet univers, la mangaka dénonce clairement l’esclavage et la guerre, nous dépeint des créatures mythologiques bien plus morales que les humains et bien plus respectueuses de leur environnement. Elle ne tombe toutefois pas dans le manichéisme : l’horreur et la beauté se trouve dans les deux camps, et elle démontre que la haine ne conduit qu’à plus de haine.

La quête de Matsukaze et Kohibari est celle de la liberté, et parfois elle ne s’obtient qu’au prix de sacrifices importants. Attention, ce titre ne laisse pas indemne, et les graphismes portent une puissance à la hauteur de ce combat épique. Ainsi, on referme le tome 2 – qui conclut l’arc actuel, mais pas la série – avec la sensation d’avoir chevauché des montagnes russes émotionnelles.