Kushiel tome 1 La Marque de Jacqueline Carey

Phèdre a été marquée par le dieu Kushiel, ce qui lui vaut d’éprouver à jamais le plaisir dans la douleur. Un don unique et cruel qui a fait d’elle la plus convoitée des courtisanes… et une espionne exceptionnelle. Très vite, Phèdre va découvrir l’existence d’un complot mortel qui pèse sur son peuple, et se retrouver embarquée dans une aventure épique et déchirante, qu’il lui faudra mener jusqu’au bout.

 

« Aime comme tu l’entends, et Elua guidera tes pas »

Telle est la devise de cet ouvrage

Il y a tant à dire sur ce livre de 860 pages (format ebook sur écran 17″)

Je crois que c’est l’une des meilleurs histoire que j’ai pu lire, c’est un bestseller (ah bon ? jamais entendu parlé) et je comprends pour quoi.
Pour ceux qui on lu et aimé la trilogie de l’Empire de Raymond e. Feist et qui n’ont pas lu ce livre, je vous le conseille fortement.

Pour parler de la société ou l’environnement en lui même, nous y trouvons de grandes références à l’Europe du sud-est judéo-chrétienne.
Les noms des personnages de référence et les lieux nous sont familiers.
Imaginez une société où Jesus Christ a engendré un fils (ça fait très Dan Brown, vous ne trouvez pas ?) qui prône l’amour sous toutes ses formes, mais surtout charnel.

Et que dire de Phèdre (le personnage principal) ?
Je me suis pris au jeu de ses (més)aventures, de ses émotions, sentiments et sensations (du moins presque toutes).
L’auteure a superbement travaillé sur ce personnage, j’y ai pris en réel plaisir (sadique) à suivre son parcours. Une toute jeune fille devenue une prostituée qui finit paire du royaume, ça c’est du chemin tordu.
Les personnages secondaires ne sont pas oubliés pour autant.
Toute cette succession de personnages sont la force de ce livre. Vous vibrez avec eux, aucun n’est laissé pour compte. Les informations que nous apporte l’auteure sur eux est plus que suffisant en fonction de leurs apparitions dans l’histoire.

D’ailleurs, l’histoire !
De l’intrigue, du complot, de l’amitié, de l’amour, il y a de tout. C’est très loin de nous étouffer. Bien au contraire. C’est savamment réparti.
Bien sûr c’est une trilogie dont chaque volume comporte plus de 800 pages, alors forcement les 350 première de ce tome 1 sont une grosse introduction à la suite.
Attention, je ne dis pas q’il ne se passe rien jusqu’à la page 350 mais plutôt qu’à partir de là tout s’emballe.
Vous êtes pris dans une chute vertigineuse jusqu’à la fin, impossible de décrocher du livre.

C’est donc un énorme coup de coeur que je vous propose avec ce tome 1. En espérant que la suite est aussi bonne !!!

L’Anneau du Sorcier tome 1 La Quête des Héros de Morgan Rice

Thor, un jeune berger de quatorze ans, rêve depuis toujours de s’enrôler dans la Légion. Mais on le juge trop chétif, trop jeune. Pourtant, sa rencontre fortuite avec Argon, le grand sorcier du Roi, scelle son destin : celui-ci lui prédit un avenir exceptionnel et décèle en lui de grands pouvoirs… Thor entend bien prouver sa valeur et lorsqu’il croise dans la Forêt Noire un monstre terrible connu sous le nom de Sybold, le jeune garçon sent une force nouvelle l’envahir. À sa grande surprise, il terrasse la créature. Sa décision est prise : il rejoindra la Légion coûte que coûte ! Dès lors, le sorcier Argon garde un œil sur lui : bien plus qu’un simple guerrier, il pourrait être l’Élu…

 

Voici une Xème variation de la Légende du Roi Arthur pffffff >:-( Mais quelle originalité !

Il semble que se soit le début d’une saga.

L’environnement est, somme toute, assez connu, vous prenez des villages médiévaux, des champs, des forêts plus ou moins sombres, des châteaux, bref la France du 15ème siècle.

L’histoire de base est sympa mais ne rue pas dans les brancards non plus.

Par contre le personnage principal, Thor (original encore une fois), est bien construit. J’ai vu vivre ses aventures, ses émotions en même temps que lui.

Le style de l’auteur, et bien c’est quelque chose de rodé. Il y a de la ligne d’écriture derrière, ça se sent. c’est de l’efficace. C’est moderne, sans fioriture, c’est du Albin Michel.

En définitive, c’est de la fantasy très grand public. c’est parfait pour ceux qui hésite à se lancer dans le genre littéraire. Pour ma part je vais m’arrêter là.

La Féministe et Le Peintre de Jean-Baptiste Messier

C’est une nouvelle érotique de 28 pages disponible ici !
L’histoire est originale et très bien amenée. J’ai vraiment un faible pour la plume de cet auteur !
Kim et Gökan, deux êtres que rien ne relie, et pourtant… Une aventure énigmatique qui vont les réunir !
Ils vont jouer au chat et à la souris. Elle, se pose des questions sur ces envies inavouables. Lui, est curieux de découvrir une nouvelle muse.
Des scènes charnelles ponctuent parfaitement ce récit. Elles sont décrites de façon simple, sans détour ni vulgarité.
Mr Messier nous fait vivre là encore un moment unique !
Je le recommande chaudement

Pour toujours, à jamais Tome 1 : Ce qu’il reste de nous de Charles Delelis

Après la mort accidentelle de sa femme, William Becker, un jeune professeur de philosophie, se voit contraint de poursuivre sa vie sans elle. Face à cette dure réalité, il sombre peu à peu dans un océan de désespoir. Parallèlement, sa femme, Elena, se réveille dans un monde luminescent où l’accueille Jim, son guide de l’au-delà. Ensemble, ils découvrent les lois et les fondements de cet univers régi par les Arcalis. Mais bien qu’elle ne fasse plus partie des vivants, Elena ne peut se résoudre à laisser son époux et tente par tous les moyens de le sauver de son tourment. Leur lien traversera-t-il la frontière de ces deux mondes opposés ? Tiendront-ils leur promesse autrefois scellée par un serment sacré ? Dans la vie, comme dans la mort : pour toujours, à jamais…

 

Charles Delelis nous livre là une histoire tragique sur fond de fantasy où la force des sentiments conduit nos héros dans des directions opposées, presque contraires.

L’univers est riche et fort.
Les flash-back sont habilement distillés.
Les personnages sont bien campés, touchants à souhait, en particulier Will qui déborde de désespoir.
Seul bémol, une certaine lourdeur dans le style, surtout au début du livre ce qui freine un peu l’entrée en matière. Dommage car, dans la suite, la lecture reprend ses aises et c’est avec grand plaisir que je suis arrivée au bout de cette aventure.

Un grand merci aux Éditions Baudelaire pour cet envoi qui m’a permis de faire connaissance avec ce nouvel auteur.

Faolan le solitaire, Le royaume des loups Tome 1, de Kathryn Lasky

Quand Morag met au monde un louveteau avec une patte courbée, elle est forcée par son clan de l’abandonner… Le petit est sauvé par Cœur-de-Tonerre, une ourse désespérée de ne pouvoir être mère. Faolan grandit auprès de sa nouvelle maman. Jusqu’à ce qu’elle disparaisse. De nouveau seul, guidé par son instinct de loup, Faolan se demande si un jour il pourra lui aussi trouver sa place parmi les siens…

 

Premier tome d’une longue série fantasy pour jeunes lecteurs, Faolan le solitaire est un roman au style soigné qui manie habilement le suspens.
L’épopée, truffée de rebondissements, conduit souvent le jeune héros a relevé toute sorte de défis.
L’histoire aborde des thèmes forts tels que le handicap, l’amitié, la prise de risque, le respect d’autrui ou encore la vengeance.
Il est sûr que cette aventure de vie passionnante plaira aux jeunes lecteurs possédant déjà un bon niveau de lecture.

La lune cendrée par Brune-El

Synopsis :

« CÉLINE, artiste, change de vie et part emménager dans un pays baigné par les contes et légendes.

Dans la cour de sa propriété, elle découvre un catalpa qui semble gardé par une louve apprivoisée.

Elle s’aperçoit que ses voisins s’intéressent de très prés à sa maison. Que peut-elle bien renfermer de si précieux ?

Une nuit, WAHYA, mystérieux Indien aux longs cheveux surgit et un attachement profond s’installe entre eux.

Quelques mots sur l’auteur(e) :

« Je n’ aurais jamais pu vivre en ville, j’ai toujours privilégié la qualité, c’est pourquoi je vis au pied de la montagne, en Auvergne, là où se situe mon roman. J’aime cette solitude. Je me promène avec mes chats sur les talons, dans des pays somptueux où chaque saison à sa cueillette…

Dans d’autres vies, tour à tour secrétaire médicale, accompagnatrice de tourisme équestre et aujourd’hui créatrice d’objets en bois recyclé peints à l’acrylique. Mais dans ma dernière, je partage l’écriture entre mon atelier de créations et l’éducation de mon dernier, petit Haïtien adopté il y a onze ans ».

La Lune cendrée, est le premier roman de BRUNE-EL. (Celine, a beaucoup de points communs avec la romancière. Elle travaille par exemple, dans le même secteur d’activité). La publication de son second roman est prévue pour la fin de l’année 2015.

Mon avis :

J’ai discuté avec l’écrivaine avant de commencer cette lecture. Lorsqu’elle m’a informé que la base de l’histoire reposait sur les légendes amérindiennes, je fus enchantée. Ma mère a toujours aimé ce peuple. Enfant, elle le défendait pendant les films de westerns. Pour ma part, j’ai toujours admirer sa parfaite symbiose avec la nature. Depuis toujours, mon idéal masculin a les cheveux noirs et longs. Ma décoration comporte plusieurs capteurs de rêves que j’emporte avec moi à chaque déménagement.

Je lis très peu de romances car elles sont trop souvent évidentes ou privées d’action et accès sur le sexe. Or, pour moi, le véritable amour est aussi fait de petits gestes d’attention, d’un soutien mutuel et d’une confiance absolue.

Les deux personnages de ce conte évoluent en dehors de la société de consommation qui pousse l’être humain à se servir de ses semblables pour obtenir ce qu’il souhaite. Pour le lecteur, les paysages fleuris de l’Auvergne sont source de dépaysement. Ils se prêtent parfaitement à l’apprentissage d’une autre culture et à l’épanouissement du sentiment amoureux qui, lorsqu’il est sincère est aussi pur que l’éclat d’un diamant.

Ce livre m’a donné envie d’en apprendre encore plus sur les coutumes et le mode de vie des indiens d’Amérique alors on se retrouve bientôt pour des avis historiques. En attendant, un seul conseil : achetez le !

Les Costello, une série mordante – Saison 1 L’intégrale par Laurent Bettoni

Synopsis :

« Au fil des épisodes, suivez les heurs et malheurs d’une famille (dé)composée de déménageurs-brocanteurs suceurs de sang qui habitent sous le même toit et qui adorent se détester.

Vivant d’arnaques minables et de bricole, les Costello se situent loin, très loin, de l’idée qu’on se fait ordinairement des vampires, nobles, élégants et raffinés. Eux, sont plutôt affreux, sales et méchants.

Ces voleurs de poule, tombés en disgrâce, n’appartiennent plus depuis des lustres à la caste supérieure de leur espèce. Ils cherchent par tous les moyens à récupérer leur fortune et leur grandeur, perdues au cours des siècles.

Dans leurs tentatives approximatives de redorer leur blason, ils vous feront toujours rire, parfois pleurer et souvent réfléchir sur la condition in(humaine) ».

Quelques mots sur l’auteur :

Laurent Bettoni est un homme de lettre. Il est à la fois romancier, éditeur et chroniqueur. Il aime mêler les genres pour exprimer plus efficacement la complicité de l’être humain.

Mon avis :

Vous le savez peut-être déjà, j’ai rédigé un mémoire de recherche sur l’évolution du mythe du vampire dans le cinéma américain. C’est donc un personnage que je connais bien. Je suis toujours curieuse de savoir ce qu’il devient et j’avoue que cette parodie m’a arraché quelques rires.

J’ai lu les six épisodes de cette première saison en moins de deux heures. Plus j’avançais et plus j’avais envie de connaître les prochaines mésaventures des Costello. D’une manière générale, j’ai aimé les multiples références aux grands noms du vampirisme. Je n’apprécie guère la vulgarité mais les expressions récurrentes utilisées telles que « par le cule de Dracule » combinées au rappel de plusieurs séries télévisées donnent du rythme et rendent le récit plus moderne.

Chaque personnage a un défaut nécessaire au bon déroulement de l’action ou utile pour accentuer les effets humoristiques. Les flatulences de la grand-mère du clan, le manque d’affection de Louisa, la pseudo jalousie de Paolo, les tentatives de séduction de Raffaele et toutes leurs autres excentricités rendent cette famille italienne attachante.

Dans cette série, on ne peut que constater la facilité qu’ont les non-morts à s’adapter à la vie en société. Ils ont un emploi. Ils élèvent même les animaux dont ils se nourrissent tout en sachant que ce régime alimentaire contribue à l’affaiblissement de leurs pouvoirs. Comment vont-ils survivre dans ces conditions ? Nous le saurons dans les prochaines saisons que j’attends avec impatience.

Les Gardiens des Eléments tome 1 La Maitresse du Vent de Rachel Caine

Joanne Baldwin est une gardienne des éléments. En général, il lui suffit de faire un geste de la main pour apprivoiser la tempête la plus violente. Mais Joanne tente à présent d’échapper à un autre type de tourmente: des accusations de meurtre. Elle n’a plus qu’à recourir à une tactique très humaine, celle qui consiste à sauver sa peau…

 

Incollable !

Je suis devenu incollable sur les phénomène météorologique >:-D. Parfois s’en est un peu trop technique, bien expliqué mais, à certains moments, c’était superflu.

C’est un RoadBook ! Hein ! et bien à l’instar des RoadMovies qui sont des films, là nous sommes dans un livre. Quasiment toute l’histoire se passe sur la route, dans des motels…

Je pense que cela doit être un exercice difficile de donner du mouvement sans image, ce que l’auteur a réussi à faire et même très bien.
C’est bien rythmé entre les actions en voiture et celles « au sol », histoire de ne pas étouffer

Au niveau du personnage principal, c’est franchement pas mal, j’ai un peu de mal à l’imaginer mais pas ses vêtements (rire), ni son amour pour les voitures puissantes.
Elle a du caractère, un brin arrogante mais féminine, un brin romantique. Imaginez Lara Croft en working-girl, pas mal non.

Je le conseille fortement aux lycéen(nes)s en phase terminale et jeunes étudiant(e)s pour décompresser entre deux révisions.

La liste de Siobhan Vivian

Au lycée de Mount Washington, la tradition veut que, chaque année, après la rentrée, huit filles soient épinglées au pilori sur une liste qui répertorie, par niveau de classe, la plus belle et la plus moche. Pour ces filles projetées sur le devant de la scène, c’est la vie qui bascule, du jour au lendemain, sans qu’elles n’aient jamais rien demandé.
Huit vies qui se transforment, pour le meilleur comme pour le pire …

 

Quoi dire sur ce récit de vie qui dérange par la violence psychologique qu’il véhicule, sinon que je l’ai adoré.
Attention, ne vous méprenez pas ! Ce n’est ni pour le style, convenable mais loin d’être bouleversant, ni pour les personnages quelque peu stéréotypés, mais bien pour la prise de risque et la franchise dont l’auteure a fait preuve.
Dans ce livre, personne n’est épargné. Ni les belles, ni les moches, ni les anges, ni les pestes, ni mêmes les filles intelligentes. Chacune en prend pour son grade.
Les émotions sont habilement dépeintes avec une certaine exhaustivité. On va de l’affirmation à la peur du « qu’en dira-t-on » en passant par la manipulation, l’autodestruction, la rébellion ainsi que le désir de plaire …

Un roman riche par la profondeur de son discours qui jamais ne juge ou ne condamne, mais qui tente d’expliquer les affres de l’adolescence et de la vie, pour les filles, voire les femmes.