La vie est belle et drôle à la fois de Clarisse Sabard

La vie est belle et drole a la fois de Clarisse Sabard - sur ProseCafe

Synopsis :

« Il me reste quelques rêves à réaliser et le moment est venu de m’y atteler. Je vous aime très fort. À très bientôt ! Maman. » 

Léna n’en revient pas. Comment sa mère, qui l’a convoquée pour passer Noël dans la maison de son enfance, a-t-elle pu disparaître en ne lui laissant que ce message sibyllin ? La voilà donc coincée dans le petit village de Vallenot au coeur des Alpes de Haute-Provence et condamnée à passer la fête qu’elle hait plus que tout, entourée de sa famille pour le moins… haute en couleur ! Mais les fêtes de famille ont le don de faire rejaillir les secrets enfouis. Les douloureux, ceux qu’on voudrait oublier, mais aussi ceux qui permettent d’avancer… » 

Mon avis :

2018 se termine… Nous sommes à moins d’une semaine du réveillon. « La vie est belle et drôle à la fois » écrit par Clarisse SABARD, est ma première lecture du COLD WINTER CHALLENGE, c’est également mon dernier livre lu cette année :). 

Dans ce roman FEEL-GOOD, nous apprenons à connaitre Léna Pichon. Elle ne croit plus en la magie de Noël à tel point que s’en est exaspérant mais les évènements dont le lecteur va être témoin, ont des chances de la faire changer d’opinion. Je dis ça je ne dis rien du tout :p. Nous retrouvons Clarisse sur un terrain qu’elle maîtrise : celui des secrets de famille. Comme mentionné sur Instagram ( https://www.instagram.com/crocbooks/ ), cette romance est aussi douce qu’un sucre d’orge. L’auteure manie avec aisance les relations inter-générationelles, qui cimentent l’histoire. La raison du départ de la mère du personnage principal me parait quelque peu « légère ». Ce roman se lit facilement. Il colle tout à fait à l’ambiance festive qui précède l’arrivée du père Noël. 

Date de sortie : 16 octobre 2018
Editeur : Charleston 
Collection : LITTERATURE GEN.
304 pages
Site internet de la maison d’éditions : https://editionscharleston.fr

La Forme de l’eau de Guillermo del Toro et Daniel Kraus

Synopsis :

« Nous sommes en 1963, et Elisa Esposito survit tant bien que mal. Née muette, abandonnée par sa famille, elle travaille de nuit comme femme de ménage au Centre Occam de recherche aérospatiale.

Un soir, elle surprend quelque chose qu’elle n’était pas censée voir : un homme amphibie prisonnier d’une cuve, qui doit être étudié par les scientifiques pour faire avancer la course à l’espace de la Guerre Froide. La créature est terrifiante, mais aussi magnifique – elle fascine Elisa. Utilisant la langue des signes, celle-ci établit une communication. Bientôt, la créature devient sa seule raison de vivre.

Pendant ce temps, Richard Strickland, le militaire brutal qui a capturé la créature en Amazonie, envisage de la disséquer avant que les Russes ne tentent de s’en emparer.

Elisa doit tout risquer pour sauver la créature. Avec l’aide d’une collègue qui souffre du racisme ambiant et d’un voisin malchanceux qui n’a plus rien à perdre, elle met au point un plan d’évasion. Mais Strickland ne l’entend pas de cette oreille. Et les Russes sont bel et bien sur l’affaire… »

Mon avis :

Dans la version audio de La forme de l’eau que j’ai écouté avec attention, le style d’écriture est très visuel. Cela n’a rien d’étonnant puisque Guillermo Del Toro est à la fois un réalisateur, un scénariste, un producteur ET un romancier. Cette oeuvre onirique qui n’est pas sans rappeler La Belle et La Bête, compte des personnages ordinaires qui n’hésitent pas à bousculer leurs certitudes pour communiquer autrement ou pour changer de vie. Tout ceci est appréciable.

L’intrigue est longue à se mettre en place mais le rapprochement entre les deux protagonistes semble naturel alors ça valait le coup d’attendre ;). Il se dégage de cette romance entre une jeune femme souffrant de surdité et une homme-poisson, une grande pureté. Autre précision importante : La créature aquatique en elle-même est un élément de science-fiction pourtant les actions des protagonistes s’inscrivent parfaitement dans le réel. J’ai aimé détesté Richard Strickland, le méchant de l’histoire !

Je regrette les cafouillages de cet audio-book au moment des changements de chapitres car c’est ce qui m’a empêché de terminer cette lecture dans les délais. En effet, le découpage du texte était différent sur mon MacBook Pro et sur mon téléphone Samsung S9. Sinon, je souhaite de beaux moments d’évasion aux lecteurs qui ont leur casque greffé sur la tête en quasi permanence ( comme moi ) ^^.

De : Guillermo del Toro, Daniel Kraus
Lu par : Manon Jomain
Durée : 11 h et 58 min
Version intégrale Livre audio
Date de publication : 27/04/2018
Langue : Français
Éditeur : Hardigan

Hidamari ga kikoeru, tomes 1 et 2 – Fumino Yuki

Mon avis : coup de 💕

Genre : handicap, romance, BL
Public : tout public
Statut de la série : en cours
Tomes parus en VF : 2
Tomes parus en VO : 3

Résumé éditeur

Kôhei, étudiant atteint de surdité, est souvent incompris par les autres, ce qui l’a amené à prendre ses distances petit à petit avec son entourage. Mais un beau jour, il va faire la rencontre de Taichi, étudiant dans la même université que lui. De nature joviale et qui n’hésite pas à dire franchement tout ce qu’il pense, cet étrange garçon va toucher Kôhei au plus profond de son coeur avec ces quelques mots : « ce n’est pas de ta faute si tu es malentendant ! ». Il est loin de s’imaginer à quel point Kôhei va peu à peu changer grâce à lui.

 

Dans ce joli titre, nous suivons Kôhei, malentendant, qui reste en retrait de toute vie sociale, et Taichi, jeune homme insouciant qui fréquente l’université un peu en touriste.

Suite à leur rencontre, Taichi prend des notes de cours pour Kôhei qui en échange lui prépare des repas. Pendant que l’un découvre un monde inconnu – celui du handicap – et un but dans la vie, l’autre va se retrouver bousculé hors de son isolement, poussé à communiquer avec les autres.

En effet, Taichi est un mélange de rayon de soleil et de tornade : impulsif, joyeux, gaffeur, mais aussi extrémement ouvert d’esprit, il tombe littéralement du ciel dans la vie de Kôhei. Impossible de rester insensible devant ce garçon lumineux dont la voix porte tant que Kôhei n’a pas trop de mal à le comprendre, qui se met en colère à sa place et l’accepte sans arrière pensée.

Car si Taichi s’adapte au handicap, il ne le voit pas vraiment. Pour lui ce n’est pas ce qui définit cette personne, contrairement à sa gentillesse, sa patience ou sa douceur. Alors qu’il cherche à redonner le sourire à Kôhei et qu’il trouve tellement dommage que les autres ne voient pas ses qualités, Taichi pousse son ami à s’affirmer face aux autres.

« Ce n’est pas ta faute si tu n’entends pas bien ! »

Avec ces quelques mots, prononcés avec une innocente sincérité, Taichi soulage des années de souffrance et de culpabilisation. Alors que le handicap était déjà difficile à accepter pour Kôhei – qui n’est pas né malentendant -, le rejet social qui l’a suivi a poussé le garçon à se replier sur lui-même, à s’excuser de déranger ceux qui l’entourent. À cheval entre le monde des entendants et des sourds, il ne se sent appartenir à aucun des deux, ni le droit de s’exprimer nulle part.

Ce que Taichi lui transmet – sans vraiment le réaliser – en le poussant à dire ce qu’il ressent ce n’est rien de moins que :
« Tu as le droit d’exister. Tes sentiments ne valent pas moins que ceux des autres. »

Le handicap auditif est ainsi abordé à travers leur histoire, de cet aspect psychologique et social, aux points plus pratiques comme les adaptations possibles pour les personnes touchées : appareillage, apprentissage de la lecture sur les lèvres ou de la langue des signes.

Hidamari ga kikoeru est aussi un boy’s love. Oui, aussi, pas en premier : la romance est présente, mais n’est qu’au second plan. Et ce n’est pas plus mal, car leur histoire est ainsi progressive et crédible.

La relation de Kôhei et Taichi est avant tout faite de respect mutuel et de confiance. Si Taichi veut soutenir son compagnon, il sait aussi qu’il est capable de se débrouiller seul ; quant à Kôhei il ne cherche pas à accaparer celui qu’il aime. L’intrigue nous dépeint une histoire d’amour tendre et équilibrée, où la présence de l’autre n’est pas étouffante mais une source d’enrichissement et de joie.

L’avertissement « pour public averti » au dos des volumes me laisse d’ailleurs perplexe : rien ne le justifie, il n’y a aucune scène explicite, mais au contraire un beau message de tolérance.

 

Given, tomes 1 et 2 – Kizu Natsuki

Mon avis : coup de 💕

Genre : BL, romance, musique
Public : tout public
Statut de la série : en cours
Tomes parus en VF : 3
Tomes parus en VO : 4

Résumé éditeur

Uenoyama est un lycéen féru de guitare et de basket. Seulement, la passion qui l’animait semble s’être éteinte pour laisser place à un quotidien morne, rythmé par de simples siestes. Un jour, il tombe sur Mafuyu, qui s’est endormi à l’un de ses endroits favoris, une superbe guitare Gibson serrée contre lui. Ce dernier le supplie alors de la réparer et de lui apprendre à en jouer. Si Uenoyama refuse catégoriquement au début, il finit par l’aider et va même jusqu’à l’intégrer dans son groupe. Il découvre derrière la candeur de Mafuyu un talent incroyable et bouleversant. Malheureusement, ce dernier est également hanté par un lourd traumatisme qui l’empêche de s’exprimer pleinement.

 

Given est sans aucun doute un des mangas les plus sensibles que j’ai pu lire et a su m’émouvoir aux larmes à plusieurs reprises. Difficile de décrire l’atmosphère à fleur de peau, le mélange de tristesse et d’espoir, de douceur et parfois de sentiments violents, qui s’en dégage.

Tout commence par une rencontre, celle de deux lycéens aux caractères bien différents : Ritsuka, plutôt grognon et rentre-dedans, et Mafuyu, franchement dans la lune et effacé. Une guitare les rapproche alors et devient le symbole du mystère qui entoure Mafuyu – que fait un musicien néophyte avec une Gibson dont il ne sait même pas changer les cordes ?

Rapidement les deux garçons sont fascinés l’un par l’autre. Tandis que Mafuyu trouve Ritsuka tellement cool quand il joue, ce dernier ne peut s’empêcher de s’intéresser à son compagnon – sans trop savoir ce qui l’attire tant. Jusqu’au moment où Mafuyu se met à chanter et le bouleverse au plus profond de son être.

Tandis que Ritsuka tente de comprendre les sentiments dévastateurs et embrouillés qui l’envahissent, Mafuyu est coincé dans un passé qu’on découvre peu à peu. La musique va devenir un moyen pour eux d’évoluer, ainsi qu’un nouveau langage.

Plus âgés que les lycéens, les deux autres membres du groupe, Akihiko et Haruki, sont comme des grands frères qui les soutiennent à leur manière. Loin d’être en retrait, ces personnages sont tout aussi importants et attachants. L’arrivée de Mafuyu dans leur groupe de musique se fait à la fois en douceur et comme un grand bouleversement : toute la dynamique du manga est résumé dans ce paradoxe.

Côté graphisme, Kizu Natsuki maîtrise à la perfection son trait et sa composition des planches. Tour à tour dynamique ou sensible, le dessin est entièrement au service de l’émotion et de la musique qui alors prend vie sous nos yeux.

Un titre tout en émotions subtiles, porté par des jeunes qui se cherchent, un amour de la musique et un visuel délicat.

 

Amours en ligne tome 1 Rencontre virtuelle de Megan Erickson et Santino Hassell

Synopsis :

« Je comptais les mois jusqu’à la fin de mon déploiement, passant mes journées à travailler sur des véhicules militaires et mes nuits à jouer à des jeux vidéo pour me distraire, jusqu’à ce que je puisse oublier le sergent-chef Garrett Reid.

C’est à ce moment-là que je l’ai rencontré : Kai Bannon, un compagnon de jeu qui possédait une célèbre chaîne de streaming.

Je n’aurais jamais pensé devenir obsédé par quelqu’un, encore moins un ancien rival. Et je n’aurais jamais pensé qu’il pourrait me remarquer moi ; un gars connu pour son honnêteté brutale et son air renfrogné. Je n’avais pas prévu que notre amitié en ligne pourrait se transformer en quelque chose qui me garderait éveillé la nuit ; d’heures de discussion en sessions coquines via webcams interposées.

Mais c’est arrivé. Et maintenant, je ne peux plus arrêter de penser à lui. Dans mon esprit, notre premier rendez-vous IRL est parfait. Il m’embrasse, me ramène chez lui et c’est le début du grand amour. Sauf que, comme la plupart des choses dans ma vie, rien ne se passe comme prévu ».

 

Mon avis :

Rencontre virtuelle – amours en ligne 1 est ma toute première lecture érotique pour http://www.mxm-bookmark.com via https://www.netgalley.fr. Merci :).

Dans cette romance masculine moderne, Kai et Garrett font connaissance grâce à leur passion commune pour les jeux vidéo en ligne. Je ne suis pas du tout une adepte de la réalité virtuelle mais j’ai rencontré pas mal de personnes sur le net. Le temps que j’ai passé sur les forums de discussion, me fait écrire que chaque émotion est plus intense lorsque qu’on est derrière un écran et qu’on peut choisir d’être un(e) autre ou tout à fait soi-même. Les messages instantanés entre les deux hommes font état de l’épanouissement d’une relation amoureuse. Cela étant dit, j’ai trouvé que la multiplication des scènes de sexe prend le pas sur le reste de l’intrigue. Cela étant dit, leur rencontre dans la vie réelle est à la fois touchante et pleine d’humour.

Ce livre met le doigt sur les bons et les mauvais côtés d’internet. L’agoraphobie d’un des protagonistes me fait m’interroger sur les particularités des individus connectés. J’ai hâte de connaître le contenu du second volume.

 

Date de sortie : 12 avril 2017
Editeur : Mxm Bookmark
Collection : MXM.ROMANCE
303 pages
17€ / 5,99€
Sites internet : http://www.mxm-bookmark.com / https://www.netgalley.fr

Coeur de Hérisson, tomes 1 à 4 – Nao Hinachi

Mon avis : 👍

Genre : romance, school life, comédie
Public : tout public
Statut de la série : terminée
Tomes parus en VF : 5 (le 5 vient de sortir)
Tomes parus en VO : 5

 

Résumé éditeur

Hozuki est le mauvais garçon du lycée, connu pour être bagarreur et insociable. Seule Kii, une fille de sa classe, le voyant comme un hérisson sur la défensive, se prend d’affection pour lui et lui adresse la parole. Une amitié naît entre eux, évoluant rapidement en amour du côté de la jeune fille. Mais, face à Hozuki qui n’arrive pas à faire la différence entre ces deux sentiments, leur relation s’annonce compliquée.

 

 

Coeur de Hérisson est un shojo mignon et frais qui ne révolutionne certes pas le genre, mais nous propose une comédie romantique réussie.

Si le thème du « mauvais garçon » est souvent exploité dans les romances j’ai trouvé que le personnage d’Hozuki évitait de tomber dans les clichés. En effet, nous ne sommes pas face à un nième bad boy au passé trouble, mais simplement à un garçon… à côté de la plaque ! Hozuki est surtout incompris par son entourage parce qu’il ne sait pas toujours quel comportement social est adapté à la situation. J’ai une vraie tendresse pour ce genre de personnage décalé, qui cumule les bourdes sans même s’en rendre compte ou sans comprendre ce qui cloche dans son attitude (sans doute parce que je m’y reconnais beaucoup !).

Bref, dès le départ la seule à comprendre qu’il y a un monde entre l’apparence du garçon et ses intentions, c’est Kii. La jeune fille est spontanée et d’une gentillesse qui flirte avec la naïveté – pas la stupidité pour autant, elle sait aussi réagir quand la situation s’y prête. Cette dernière qualité est parfois un défaut qui manque de la perdre à plusieurs reprises, mais la rend attachante. La narration est centrée sur elle, permettant au lecteur de découvrir peu à peu Hozuki, mais aussi les autres personnages, en même temps qu’elle.

Le titre fonctionne bien par l’alchimie du couple – pour une comédie romantique c’est un peu obligatoire vous me direz ! -, notamment grâce à la personnalité d’Hozuki. Celle-ci provoque nombre de malentendus qui m’ont fait vraiment rire à plusieurs reprises. Si l’on n’échappe pas à certains clichés de la romance shojo – parfois détournés parfois non -, on passe un moment de bonne humeur et de tendresse avec ces deux adolescents.

Côté graphisme, c’est tout aussi mignon et pétillant, et j’avoue avoir un coup de coeur aussi pour le sourire d’Hozuki !

 

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Le cirque des rêves de Erin Morgenstern

« Le cirque arrive sans crier gare. Aucune annonce ne précède sa venue, aucune affiche sur les réverbères, aucune publicité dans les journaux. Il est simplement là, alors qu’hier il ne l’était pas. »

Sous les chapiteaux rayés de noir et de blanc, c’est une expérience unique, une fête pour les sens où chaque visiteur peut se perdre avec délice dans un dédale de nuages, flâner dans un luxuriant jardin de glace, s’émerveiller et se laisser enivrer…

BIENVENUE AU CIRQUE DES RÊVES !

Derrière la fumée et les miroirs, la compétition fait rage. Deux jeunes illusionnistes, Celia et Marco, s’affrontent dans un combat magique pour lequel ils sont entraînés depuis l’enfance. Cependant ils s’aiment, et cette passion pourrait leur être fatale.

 

Éditeur : Flammarion

Genre : Romance Fantastique

Note :  19/20

 

Mon Avis : 

COUP DE

En allant à la médiathèque , je n’avais pas du tout prévu de prendre ce livre, ayant ma petite liste définie à l’avance. Mais il m’a attiré, aimanté, lorsque j’ai posé les yeux dessus. Une couverture magnifique en noir et blanc avec juste une pointe de rouge, couleur présente également sur les pages. Un objet d’art en soi.

J’ai donc lu le prologue, et j’ai été subjuguée, envoûtée, il fallait que je lise la suite et découvre cet univers onirique. Les passages à la seconde personne du singulier font que l’on rentre immédiatement dans le récit, nous donnant envie de découvrir en détail cet étrange cirque qui se dresse comme par magie au milieu de nul part, avec ses milles merveilles cachées.

La plume de l’auteur, toute aussi magique que le récit, nous transporte avec beaucoup de facilité dans ce monde extraordinaire. Chaque personnage possède son importance, mais surtout ses qualités et ses défauts. A chacun son rôle. On ressent cette envie de les aider, les consoler ou tout le contraire. Ce livre est « vivant », je ne trouve pas d’autres termes pour qualifier un tel ouvrage. L’histoire entre Célia et Marco se met en place tardivement et j’avoue que cela m’a agacée, dans le sens ou le résumé en parle, donc on ne cesse de se demander « alors c’est quand ? ».

Pourtant je comprends le besoin de l’auteur de tout mettre en place, de nous transporter dans le cirque (la bonne odeur de caramel, on s’y croirait !). Je trouve également dommage la fin du roman, concernant Marco et Célia, parce que je m’y attendais, tant c’est évident. Malgré ça, c’est un énorme coup de cœur pour moi, et je n’ai qu’une envie, visiter ce cirque magique. C’est un beau rêve, n’est ce pas ?

Jumping, tome 1 – Asahi Tsutsui

 

Mon avis : coup de 💕

Genre : tranche de vie, sport, romance
Public : tout public
Statut de la série : terminée au Japon
Tomes parus en VF : 2
Tomes parus en VO : 4

 

Résumé éditeur

À cause de son écriture très peu soignée, Ran a toujours été la risée de ses camarades de classe. Et pour ne rien arranger, depuis qu’elle a raté ses examens d’entrée à l’université, la jeune femme vit enfermée chez elle, ne sachant plus quoi faire de sa vie. Heureusement, Sayuri, sa seule véritable amie, décide de l’embarquer de force à Aomori, région plus reculée du Japon, où elle fait ses études. Elle y fréquente notamment le club équestre, en parallèle de ses études. Au contact des membres du club d’équitation, mais aussi des chevaux, Ran va, malgré son manque d’assurance, retrouver goût à la vie !

 

 

Quand Akata – éditeur que j’affectionne particulièrement – a annoncé un titre qui se déroule dans le milieu équestre j’étais plus qu’intriguée. Je suis une ancienne cavalière et à ma connaissance il n’y avait pas encore de manga sur ce thème. La lecture de l’extrait a achevé de me convaincre d’acheter le tome 1.

On y suit Ran, jeune fille angoissée, incapable de trouver sa place dans la société, sans estime d’elle-même. Son personnage pourrait être agaçant, son comportement assimilé à de l’auto-apitoiement, mais nous la voyons au contraire se débattre dès le départ pour changer les choses. Cependant son anxiété est la plus forte et la freine littéralement aux portes d’un examen. Par ailleurs cette dernière cache une grande sensibilité et empathie pour autrui : ce sont des caractéristiques que je ne peux que comprendre, aussi Ran a su me toucher.

Son petit rayon de soleil porte le nom de Sayuri, aussi extravertie que Ran est introvertie. Pour une raison qui échappe à celle-ci, la dynamique jeune fille lui offre son amitié et la pousse à des changements. J’adore Sayuri, elle est hyperactive, drôle et bienveillante : si elle donne l’impulsion à son amie, elle ne la juge jamais et ne la couve pas, confiante en la capacité de Ran à avancer.

Face aux chevaux, Ran est à la fois fascinée et effrayée. Et elle, la jeune fille paumée, se retrouve le sujet de l’affection d’un cheval pourtant considéré comme brisé et impossible à monter. Tsugaru recherche sa compagnie et l’accepte docilement comme cavalière au grand étonnement de tous les membres du club.

Particulièrement celui d’Hinagata : malgré son affection évidente pour l’animal, il ne parvient plus à communiquer avec lui. Cette fille inconnue et débutante l’intrigue donc sérieusement. Hina est également le beau gosse, intérêt romantique de l’héroïne, cependant loin de tomber dans les clichés du shojo, c’est surtout un adorable maladroit social, en contradiction directe avec son physique attirant.

Jumping est finalement un titre qui pourra plaire à tous. Bien sûr l’intrigue se déroule autour des chevaux, mais ce n’est pas vraiment un manga de sport, plutôt une histoire de recherche et de construction d’identité pour Ran, et je pense aussi pour Hina. Les chevaux sont plus là comme des thérapeutes que pour l’aspect compétition, en tout cas dans ce premier tome, où l’affection de Tsugaru donne à Ran une motivation pour se surpasser.

 

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Blue Belle, L’Eveil de l’Archange de Océane Ghanem

En commençant cette fantasy, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Le synopsis avait l’air sympa, la couverture alléchante et le partenariat passé avec les éditions Plumes du Web m’avait déjà convaincue de la qualité de leurs ouvrages, alors c’est confiante que j’ai ouvert ce livre…

L’histoire démarre en trombe avec une chasse à l’homme dans laquelle Blue Belle, l’héroïne néphilim (mi-ange, mi-humaine), tente d’échapper à un démon qui la traque pour en faire une esclave sexuelle. Après une lutte acharnée, la néphilim est capturée. Blessée mais déterminée à se rebeller coûte que coûte, Blue parvient à s’échapper par un portail magique qui la conduit dans une grotte, refuge secret du Prince Lysander, héritier bafoué des Cieux, tueur incontesté de néphilims. Leur rencontre est immédiatement électrique, elle oscille tour à tour entre attirance irrépressible et répulsion attendue, entre séduction inavouable et violence intempestive. Affaiblie par son premier combat, Blue Belle se retrouve de nouveau captive. Les circonstances ainsi qu’un pacte de sang vont contraindre la jeune fille à collaborer avec l’ange qui lutte lui aussi pour sauver sa vie constamment menacée par son oncle bien décidé à l’évincer définitivement de l’échiquier du pouvoir. Si cette partie tarde un peu à évoluer vers une intrigue palpitante, la suite n’est que pur régal et ravira les fans d’épopée et de quête car les héros, embarqués dans une course contre la montre, devront déjouer les complots qui les guettent et mettre la main sur un antidote disparu. La fin de ce premier volume, extraordinaire, promet un deuxième opus croustillant car le passé de Blue la rattrape… Elle n’est pas qu’une néphilim dépourvue d’ailes, elle est celle qui rétablira l’Équilibre.

Le texte  sous-tendu par une tension narrative permanente prend d’abord des allures de récit érotique pour peu à peu nous jeter au cœur d’un suspens impitoyable. Le style de l’auteure, brut de décoffrage et parfois fleuri, surprend par son intensité.

Les personnages présentent des caractéristiques fantasy intéressantes mais ils flirtent parfois trop avec les stéréotypes de ce genre littéraire en arborant des traits guerriers et rustres peu subtils. Paradoxalement, les faiblesses de Blue Belle ainsi que la sensibilité exacerbée de Lysander et de Red par rapport à leurs singularités physiques réchauffent le récit et lui apportent une touche d’originalité.

L’univers fantastique est très présent dans la description des personnages mais il aurait pu être développé dans les décors pour permettre à l’œuvre de s’affirme davantage dans le registre du merveilleux.

Au final, après une mise en route un peu lente, l’histoire m’a totalement subjuguée par son rythme, frénétique, qui ne cesse de monter en puissance… Vivement le deuxième tome ! Et merci aux éditions Plumes du Web pour cette découverte incroyable.

Guilendria partie 1 Nordie de Cécile Ama Courtois

Synopsis : 

« DEIJAN et GUILENDRIA se connaissent depuis l’enfance.

Lui rêve d’exploits guerriers et d’héroïsme, de carrière militaire et de liberté. Mais son destin va l’enchaîner à une existence qu’il exècre, et faire de lui un homme désabusé, amer et froid.

GUILENDRIA, elle, rêve… de lui, depuis le jour de leur rencontre. Timide et discrète jusqu’à la transparence, elle a voué son cœur à DEIJAN. Et la vie va la combler… de la plus cruelle des manières ! L’amour peut-il vraiment triompher de tout ?

 

Mon avis :

Cécile est une auteure que je prends plaisir à suivre depuis la création de mon blog littéraire crocbooks.jimdo.com, il y a trois bientôt trois ans. Je l’ai souvent écrit, j’aime la douceur et la fraîcheur de sa plume féérique.

Dans Nordie-Guilendria 1, l’univers est plus sombre. La violence y est omniprésente et c’est précisément ce qui m’a donné envie de connaître la suite de cette histoire. J’ajoute que les phrases y sont vraiment bien tournées. J’apprécie aussi le cadre et les consonances harmonieuses et médiévales des prénoms choisis.

La jeune femme dont on fait la connaissance ici, est déconcertante. Par amour pour celui qui lui a été promis à la naissance, elle va mettre son ingénuité de côté et affronter les pires sévices corporelles. Sa grande maîtrise des remèdes médicinaux m’a impressionné. Je ne vous ne dis pas plus car mon objectif est de vous donner envie de télécharger légalement, ce texte à deux voix.

Le protagoniste masculin est également très intéressant. Le fait qu’il soit contraint à l’ immobilité totale, donne à voir à tout le travail sur le langage du corps effectué par cette auteure de Fantasy française. Le groupe des « écumeurs » est celui qui m’a le plus intrigué car je me demande bien comment ils ont pu en arriver à devenir des « artisans de l’horreur » ?

La présence de scènes érotiques donne du piquant à cette lutte contre les envahisseurs mais elles ne m’ont pas laissé un grand souvenir, je n’accorde donc pas de coup de cœur à cette lecture. Le tome 2 sera t-il aussi animé que je l’imagine ? Nous le saurons bientôt !

 

Date de sortie : 3 juin 2017
Éditeur : L’ivre-Book 
194 pages
E-book : 4,99€
Site internet de la maison d’éditions : livre-book-63.fr  / http://cecileamacourtois.blogspot.fr