Le Souffle d’Erya tome 1 Le Pacte de Rhaban de Cédric Michel Bouet

Galaad, Prince d’Erya, découvre, alors qu’il se croyait démuni face aux différents conflits qui s’abattent sur ses terres, – un conflit religieux d’une ampleur inégalée mais aussi une guerre de conquête qui prend une dimension très particulière lorsque l’on apprend que les Dieux sont partie prenante -, que ses espoirs reposent sur une famille somme toute peu ordinaire. Le père, Balthus, savant hors norme, le fils, Hector, acteur de la reconquête et surtout la fille adoptive, Tara, dont le passé resurgit, peuplé de dragons, de légendes, d’amour et de pouvoir, et avec lui des secrets enfouis qui la propulsent au cœur des événements.

 

Mais quel pieds !

Je le voyais souvent passer sur mon mur, avec des avis positifs mais je ne m’attendais pas à ça.

Ça fait longtemps que je n’avais pas lu de livre fantasy de cette qualité.

Le style est moderne, ce n’est pas du langage parlé, loin de là, cela reste littéraire mais moderne. Il se lit tout seul, c’est quasiment addictif, ne pas avoir d’enfants autour de soi (rires).

L’histoire n’est qu’une montée en puissance, nous voyons l’Ombre recouvrir peu à peu Erya, les futurs héros se débattre, prendre de l’envergure même si la première intéressée ne le sait pas encore dans ce tome.
Il n’y a pas de longueur, de temps mort, je dirai même qu’il y a un très gros raccourci mais qui n’enlève en rien le plaisir de lire ce livre.

L’auteur ne nous lâche pas pour autant dans cet univers inconnu, il nous offre de belles descriptions succinctes mais nettes et claires.

Comme je le disais plus haut, nous évoluons avec les futurs héros, sans être nos voisins, amis ou parents, nous pouvons les suivre, vivre avec eux, grandir avec eux.

Vivement le tome 2 que je puisse voir tout cela se décanter !

Vraiment une très bonne lecture !!! Je vous le conseille vivement à vous qui êtes fan de fantasy.

 

Les Élémentaires de Nadia Coste

Incapable de maîtriser son pouvoir lié au feu, Cassandra, unique héritière d’une  famille noble, s’enflamme à la moindre émotion forte. Espérer mener une vie normale est impossible ! Lorsque la jeune fille entend parler d’une cure miracle à l’autre bout du royaume, elle supplie donc ses parents de l’y envoyer. Mais voyager dans des conditions normales est impensable quand on risque de se transformer en véritable torche humaine à chaque instant : Cassandra devra traverser le pays en chariot, plongée dans un baquet d’eau, escortée par un aventurier débutant doté du pouvoir de l’eau. Hélas, le manque d’expérience de ce dernier pourrait laisser l’héritière sans défense face aux bandits de grand chemin et aux animaux élémentaires qui rôdent le long des routes du royaume…

 

Mon avis :

Avec Les Élémentaires, le lecteur est immergé dans un monde fantasy riche et captivant, obéissant à un système féodal où les grands seigneurs règnent en maître sur leur duché tandis qu’alentour les brigands et la faune sauvage se disputent les chemins.

Tous possèdent des pouvoirs liés aux quatre éléments mais une poignée d’entre eux, victimes de dérèglements hormonaux, ne parviennent pas à les maîtriser. Cassandra, jeune mage de feu, fait partie de ceux-là… Son handicap est tel qu’il l’oblige à passer la majeure partie de son temps dans l’eau d’une piscine pour ne pas déclencher d’incendie. Coupée du monde, de la vie et surtout des gens qui l’aiment, la jeune fille ne rêve que d’une chose : être choisie pour suivre une cure, seule véritable remède contre le mal qui la ronge et la prive de tout. Fille d’un Duc, Cassandra compte sur les relations et l’argent de son père afin d’exaucer son unique souhait…

Quand le miracle se produit et que sa candidature est enfin acceptée, l’adolescente pense être à l’aube d’un nouvel espoir… Les dangers qui parsèmeront son voyage, les complots qui rythmeront sa quête ainsi que l’inexpérience de ses gardes du corps entacheront son optimisme et feront de sa quête un véritable cauchemar…

Si le début du roman m’a convaincue en dressant le portrait d’une riche héritière que l’existence a malmené du fait de son handicap, la suite ne m’a pas emportée malgré un scénario riche en rebondissements.

La ritournelle des péripéties, le caractère un peu particulier de Cassandra qui oscille entre impulsivité, colère et égoïsme, le manque de tension narrative ont eu raison, à la longue, de mon détachement pour cette histoire.

Seul le style fluide de l’auteure, ponctué d’acronymes rigolos, a réussi à me garder entre ces pages.

Les Élémentaires sont donc une petite déception pour moi qui m’attendais à vivre une aventure young adult enlevée ou une romance pleine d’émotions…

L’originalité était pourtant au rendez-vous. Le thème du handicap lié à la magie aurait pu porter cette œuvre vers une dimension plus philosophique…

Je reste sur ma faim. 😦

Marquer les ombres de Veronica Roth

Dans une galaxie dominée par une fédération de neuf planètes, certains êtres possèdent un “don”, un pouvoir unique. Akos, de la pacifique nation de Thuvhé, et Cyra, soeur du tyran qui gouverne les Shotet, sont de ceux-là. Mais leurs dons les rendent, eux plus que tout autre, à la fois puissants et vulnérables. Tout dans leurs origines les oppose. Les obstacles entre leurs peuples, entre leurs familles, sont dangereux et insurmontables. Pourtant, pour survivre, ils doivent s’aider – ou décider de se détruire.

Avec Marquer les Ombres, la nouvelle saga dystopique de Veronica Roth, le lecteur plonge dans une histoire où la science fiction rencontre la fantasy pour retracer les rivalités de deux ethnies qui se disputent une seule et même planète au sein d’une coalition interstellaire.
Le récit est conduit par deux jeunes héros assez emblématiques de leur peuple. L’un, Akos, représente les Thuvésits, ces êtres aux coutumes et aux traditions évoluées qui dominent la planète Thuvé en respectant les codes et les lois de l’Assemblée des neuf planètes. L’autre, Cyra, est la fille du chef des Shotets, ces pirates un peu barbares, rejetés de tous qui n’ont survécu jusqu’alors que par débrouillardise et force de caractère.
Si tous reconnaissent les « dons » engendrés par la présence du ruban-flux, sorte de flux énergétique qui anime les êtres de capacités aussi uniques qu’extraordinaires, la proclamation des destins de certains enfants divise cependant les deux peuples. En kidnappant Akos et son frère, la famille régnante Shotet pense ainsi prendre l’avantage sur ses rivaux car l’un d’entre eux sera le prochain Oracle. Le posséder, c’est connaître l’avenir et pouvoir le déjouer…
Dans ce contexte délicat, Akos fait la connaissance de Cyra. Ennemis au premier regard, les deux adolescents vont pourtant tisser des liens qui les changeront à jamais… Et pendant que l’un apprendra à devenir un combattant hors paire, l’autre ouvrira son coeur pour se libérer de son héritage tant familial que personnel.
Si le récit démarre dans la lenteur en établissant le cadre ainsi que le rôle des personnages, la suite trouve un second souffle lorsque les deux héros se rencontrent pour lutter d’une même voix contre les injustices. La dystopie oscille alors au rythme de la romance en suivant des ficelles bien connues mais néanmoins porteuses. Trahison, manipulations, vengeance, égoïsme, idéalisme… servent de rebondissements à cette saga qui, peu à peu, n’oppose plus les peuples mais bien les membres d’une même famille…
Les personnages de Cyra et d’Akos sont profonds et attachants. La première campe tout d’abord un bourreau aussi insensible qu’implacable de part le don qui l’accable. D’un seul toucher, elle peut infliger la souffrance et la douleur… jusqu’à la mort. Elle se considère comme un monstre et n’hésite pas à surjouer son rôle de fléau dans le royaume de son frère. Le second, quant à lui, incarne la parfaite victime qui cherche à prendre sa revanche… A côté de ce duo tout en contrastes, une pléiade de seconds rôles se dispute la vedette. Et dans ce maelstrom de personnages, certains manquent de cohérence tel que Rizek, le frère de Cyra, jeune despote en quête de pouvoirs et de reconnaissance, qui échange ses mauvais souvenirs contre ceux d’autrui sans pour autant évoluer psychologiquement.
Le style est agréable même s’il manque parfois de relief et qu’il s’enlise ça et là dans des répétitions inutiles.
Alors certes, Marquer les Ombres n’est pas le roman que j’attendais après avoir lu Divergente… Mais le mélange de fantasy et de science fiction, la profondeur des personnages principaux m’a peu à peu convaincue.
Reste à savoir si le prochain tome répondra aux nombreuses questions restées floues dans ce premier opus…

Le feu des steppes Episode 8 Insurrection d’Aurélie Chateaux-Martin

Episode 8 : Insurrection
Depuis l’arrivée du clan des tigres-buffles et la naissance d’Arjun, le temps a défilé. Les nuages de la guerre semblent s’être peu à peu dissipés en faveur d’une vie nouvelle, au sein de Xèèrijn Nar, la cité qui a émergé à la place de l’ancienne muraille des dieux. Les Alasaïs se sont posés, ont quitté en partie leur existence nomade pour goûter à la tranquillité et à la sécurité offerte par les remparts de leur ville.
Pourtant, Agni a conscience que sa quête est loin d’être terminée. Dans les plaines, certaines tribus continuent de vivre librement, loin de la guidance de l’Élu des dieux. La menace des Grands Vers n’a pas non plus été éradiquée… Le jeune chef rêve d’un peuple enfin uni, qui puisse vivre paisiblement loin des dangers qui ont bercé son enfance, d’une civilisation émergente qui n’aura de cesse de devenir un phare illuminant les steppes. Mais les périls sont encore nombreux à l’extérieur des murs de Xèèrijn Nar.
Dans l’ombre protectrice des remparts, les seigneurs devenus sédentaires sont chaque jour plus arrogants et avides de pouvoir alors que la main d’Agni semble moins ferme et moins féroce qu’auparavant. Aveuglé par son amour pour Ymir, le jeune chef ne se soucie plus autant de leurs provocations et laisse les rumeurs concernant sa relation avec le sang-mêlé se répandre à travers la cité comme une trainée de poudre…

 

Je ne m’en suis jamais caché, j’apprécie beaucoup le style d’Aurélie. C’est un style moderne, rythmé, il vous emporte dans les émotions et les sensations. Aurélie vous chamboule, vous mets en colère et vous stresse et Fin !
Comment ça Fin ! Elle ne va pas me laisser comme ça ? Si ? Bon ben si 😦 Il nous faut attendre l’épisode 9 maintenant.

Bon je vous avouerai que ce tome est loin d’être mon préféré, mais il fait parti d’un tout, je prends donc mon mal en patience et attends la suite.

Très bonne lecture à vous.

 

Sorcières et Chasseurs tome 1 Convoitise de Charlotte Munich

Leila, jeune sorcière parisienne, a hérité d’une magie singulièrement noire. Elle est cependant obligée d’utiliser cette énergie qui lui grouille sous la peau, sous peine de foudroyer ses proches. Ou ce qu’il en reste. Car les sorcières ont leurs propres prédateurs : des chasseurs qui les poursuivent, les séduisent… et les dévorent pour leur voler leur pouvoir. Le chef des chasseurs parisiens est justement à deux doigts de la repérer.

La situation de Leila ne se prête donc pas vraiment au baby-sitting. Lorsqu’une étrange petite fille lui demande de retrouver sa maman, Leila commence par refuser. On ne prend pas une gamine sous son aile quand on est accro à la magie noire. Mais l’enfant n’a personne d’autre, et Leila doit la protéger avec les moyens du bord. Quitte à foncer dans la gueule du loup, à pactiser avec l’ennemi et à céder à l’appel de son plus sinistre grimoire, Convoitise.

 

L’auteure recherchait, dans un groupe Facebook, des blogueurs afin de lire et écrire un article sur son livre.
Le synopsis me plaisait bien alors je me suis sacrifié 😀 !
Quelle bonne idée j’ai eu là ? Dès les premières pages je fus charmé.

J’adore le style, écrit à la première personne au… présent. Si, si ! Je vous le jure. Point de passé simple ? Si il y en a il est totalement passé inaperçu.
C’est écrit un peu à la roadmovie mais dans Paris, le rythme est moi intense mais pas moins prenant. J’ai bouffé les 700 et quelques pages en 3 jours.
Ce livre n’est pas lauréat du jury Amazon Kindle au Salon du Livre Paris 2017 pour rien.

Le personnage de Leila est intéressant, double, mêlant magie noire et héroïne malgré elle. Elle se retrouve prise en chasse et en même protège un grimoire contre la convoitise de la reine des sorcières (oups, j’en ai trop dit là :-D). Elle a même le temps de tomber amoureuse d’un dresseur de cafards.
D’ailleurs je m’attendais à une romance au vu du nombre de pages. Mais non ! Nous l’effleurons seulement.

Charlotte nous offre un livre tout en action, il se passe toujours quelque chose. Et c’est loin d’être étouffant dans il y a d’histoires dans l’histoire. Nous sommes pas pour autant perdu. L’auteure nous garde du début à la fin.

C’est vraiment un très bon livre que je ne peux que vous recommander. Ce livre a tout ce qu’il faut d’ingrédient pour plaire au plus grand nombre, hommes, femmes, ados ou pas.

 

Le Souffle des muses Livre premier La Gardienne des chimères de Sébastien Reymond-Laruinaz

Il existe un monde où les arts remplacent science ou magie. La musique, l’écriture, les parfums possèdent d’extraordinaires pouvoirs que les hommes ont appris à exploiter pour améliorer leur quotidien, se soigner, voyager et faire la guerre avec plus d’éclat… Dans ce monde, quatre grandes guildes dominent. Elles sont le creuset des arts, à la fois gardiennes du savoir et sources du progrès technologique. Présentes de manière visible ou invisible dans toutes les strates du monde moderne, elles en sont les véritables instances dirigeantes, conseillant ou contrôlant les gouvernements, se livrant une guerre froide continuelle pour gagner toujours plus d’influence et de puissance.
Gaelyn Hastin est une jeune chercheuse en féérie. Lorsque au cours de ces travaux elle essaye de mélanger les arts de différentes guildes, elle est immédiatement rappelée à l’ordre par ses pairs et placée sous surveillance.
Mais en essayant de brider la jeune femme, ils ont provoqué une réaction des plus hasardeuses… Têtue en phase terminale, Gaelyn refuse de se laisser museler par la Guilde des Jeux et prend la fuite, bien décidée à aller au bout de ses travaux. Et si le Monde n’est pas prêt, tant pis pour lui…

 

Voilà une façon originale de traiter la fantasy !!!
Et je remercie l’auteur de m’avoir confier son ouvrage.

Dans le même temps, je pense que ce livre aurait été plus sympa si il avait été traité de façon plus classique.
Malgré cela, le style est aisé à lire. Ce n’est pas un page-runner, ni addictif mais il se lit tout seul.

Parce que vous avez tout ce qu’il faut dans cet ouvrage pour passer un bon moment.

Des personnages attachants, surtout Gaelyn qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et qui ne comprends pas pourquoi elle ne pourrait pas créer un moyen de transport en faisant une recherche multi-disciplinaires. Et ce danseur énigmatique, anti-héro et traître devient malgré lui le protecteur de Gaelyn.

Nous sommes dans un monde figé par ses traditions tout en étant dictatorial. Cette société est faite d’intrigues, d’espionnages, de révolution et de trahisons, un peu à la vénitienne.

Malgré que ce soit de la fantasy, l’auteur s’appuie sur notre monde réel, nous nous retrouvons en terrain connu même si tout est un peu mélangé, on est dans de la fantasy tout de même.

J’ai passé un bon moment de lecture, que je vous conseille pour, au moins, son originalité mais l’intrigue et le style son les points forts de ce livre.

Vivement le deuxième livre !
Bonne lecture

Les Fils du Vent – Livre VI La Fille du Magicien de Aurélie Chateaux-Martin

Khamsin a réussi l’impossible, il a déplacé Al Jadida au cœur du désert et sauvé la ville tout entière des envahisseurs qui se préparaient à l’assaillir… Alors qu’il s’apprête à tourner une nouvelle page de son histoire, émergent des souvenirs. Son passé lointain, par lambeaux, se révèle à lui, par le biais de son oncle, Gwalarn, décidé à faire la paix avec son passé et à reconstituer enfin la véritable histoire de sa sœur, la mère de Khamsin, Alizée, fille d’Esalf.

Ymelda, née Alizée, a grandi à Suly, au sein de l’Ecole Salâam, comme chaque magicien de sa génération. Protégée par le Doyen, Amalf, ignorée par son père qui ne sait pas qu’elle existe, elle ne s’en sent pas moins différente des autres enfants. Bien qu’elle ne sache pas qui elle est, bien qu’elle ignore sa véritable nature d’enfant des fées, la jeune fille découvre en grandissant son héritage, un héritage fait de pulsions et de passions. A Salâam, l’amour est défendu, la sexualité, un crime grave. Ymelda saura-t-elle résister aux désirs qui couvent en elle ?

Obstinée et persévérante, la jeune fille n’aura de cesse que de comprendre ses origines et de découvrir son père. Mais saura-t-elle lutter contre les lois d’un Ordre rigide qui l’empêche de rencontrer le jeune Esalf ? Pourra-t-elle en apprendre plus sur qui elle est vraiment ? Aura-t-elle un jour la possibilité d’exprimer son potentiel, qu’à l’Ecole on brime en refusant de la laisser explorer les arcanes cachées de la Magie ?

Peut-être… si elle parvient à passer au-dessus de l’immense fascination qu’elle éprouve pour Iros, ce jeune étudiant un peu plus âgé qu’elle, qu’elle ne parvient à aborder tant elle se sent timide et captivée en sa présence… Pourtant… pourtant quelque chose lui dit qu’il est la clef de son futur. Aura-t-elle le courage d’aller le trouver, et de le supplier de lui révéler ses secrets ? Mais qui se cache, au fond, derrière ce jeune homme aussi humble que réservé ? Plus qu’il n’y paraît, elle en est persuadée…

Avec ce Tome 6 de Les Fils du Vent, Aurélie Chateaux-Martin poursuit sa saga fantasy érotique à Al Jadida avec Khamsin. Nous retrouvons ce héros au prise avec la Coalition qui ne supporte pas de voir émerger une cité qui accueille ceux qui ont le Don afin de les former mais aussi où le droit des femmes s’exerce pleinement. Après avoir déplacer la ville dans le désert, Khamsin cherche des alliés. D’abord dans les Terres orientales, puis à Suly où bon nombre de magiciens ayant soutenu Iros, son père, se joignent à lui. Et tandis que la guerre fait rage, le Fils du Désert fait la connaissance de son oncle, Gwalarn, qui lui révèle l’histoire de sa mère.

A travers les pages du journal intime de ce dernier qui a enquêté auprès des proches de sa sœur, le lecteur remonte le temps et découvre Alizée, fille ainée de Esalf, enfant arrachée à sa mère pour rejoindre l’école de magie et l’Ordre dont elle ne souffre les règles, trop rigides.

Avec elle, l’histoire revient sur la jeunesse de certains personnages tels que Zephir, Esalf, Gwalarn et Iros mais aussi sur le fonctionnement de l’École de Magie de Salâam. Le lecteur y suit la progression d’une jeune fille rebelle, qui transgresse et manipule afin d’évoluer plus vite que de coutume, tant au niveau de la magie que du côté de la sensualité et de la découverte du plaisir.

Ce 6e tome est, à mon sens, le plus réussi de la saga. Le lecteur navigue entre magie et érotisme, entre guerre et compromis. La bataille est partout. Les sacrifices aussi. Dans le désert, aux côtés de Khamsin qui lutte pour défendre ses idées ainsi que les siens, mais aussi à Suly, dans le coeur d’Alizée.

La psychologie des personnages est toujours au centre du roman.

Personnellement, j’ai aimé entrer dans l’école de Salâam, suivre le parcours d’Alizée, participer à la naissance du projet d’Iros. J’ai apprécié également me battre parmi les Djinns et contre les Mages noirs afin de défendre des convictions. J’ai moins aimé, en revanche, la précocité d’Alizée et l’absence de romance dans le début de l’histoire. Même si je comprends les choix de l’auteure et la dimension dramatique qu’elle a tissée tout au long du récit, j’aurais voulu vivre un premier amour plus emprunt d’espoir, de rêve et d’absolu… Idéologies propre à cet âge.

La Fille du Magicien est un roman agréable à lire par sa fluidité. C’est aussi un récit prenant car Alizée entraîne le lecteur dans un tourbillon d’émotions.

Ce 6e opus de Les fils du Vent est donc un roman que je vous conseille, surtout si vous aimez les héroïnes fortes et convaincues. Le texte est cohérent et bien amené. La tension narrative vous fait tourner les pages à une vitesse incroyable.

A découvrir si ce n’est pas déjà fait 😉 !

Tout un univers !!! Seyrawyn

Bonjour les proseurs !

Aujourd’hui je ne vais pas vous parler d’un livre en particulier mais de quelque chose d’ÉNORME !

Alors que je me baladais au milieu des stands du festival Trolls & Légendes, je suis tombé sur eux !
Au détour d’une allée j’ai découvert un univers complet.
Les auteurs québécois présentaient une saga de dragonniers avec tout un monde allant du tout jeune lecteur aux jeunes adultes.

Vous avez donc une série pour les 7 ans et + nommée Les Dragonniers où les jeunes méritant vont prêter le serment du dragonnier, accompagné d’un code de vie. Il devra protéger et éduquer l’oeuf de dragon qui lui sera confié.
Les ouvrages sont écrits en gros caractères, avec une histoire simple où une leçon de vie y est décrite. Au besoin un lexique est disponible pour les mots difficiles, dont voici le tome 1.

Par la suite vous avez la série pour les 9-12 ans où les jeunes gardiens commencent leur entrainement de dragonnier dans 6 aventures où nos héros apprendront les techniques nécessaires à leur tâche de gardiens, mais où ils devront aussi démontrer leurs compétences ainsi que prouver leur courage.

Et enfin, la série pour les 13 et +, Nos jeunes héros deviennent des gardiens de territoire en passe de devenir dragonnier. Cette saga permet la découverte de soi et de mettre en pratique les savoirs acquis jusqu’à maintenant.

C’est vraiment un univers complet qui assure le développement de nos chers bambins quelque soit leur âge.

J’ai trouvé ça vraiment excellent !

Par contre leur site internet ne semble pas très à jour et très/trop commercial. Bref c’est une machine à vendre.

Tout cet unvivers ce nomme Seyrawyn comme vous l’aurez compris édité chez les Editions McGray.
Comme je le disais, vous pouvez découvrir sur leur site internet https://www.seyrawyn.com/, le glossaire des oeufs de dragon avec leurs qualités et leurs attributs, des oeufs de dragons, des armes pour les gardiens et tous les dérivés possibles et imaginables.

Je vous laisse maintenant découvrir ce monde !

Les Lutins urbains Tome 4 Le péril Groumf de Renaud Marhic

On a volé le jouet préféré du pacha-héritier ! C’est en visite dans la Grosse Cité que le jeune prince du Pépettochistan a été dévalisé. Du coup, son père menace de déclencher la 3e Guerre mondiale si le responsable n’est pas retrouvé…
Voilà un travail pour Gustave Flicman. Car selon les autorités, aucun doute : encore un coup des Lutins Urbains ! De retour à l’Université d’Onirie, c’est pourtant un tout autre voleur que notre héros découvre…
L’étrange coupable et son complice, Le Troll, ne tardent pas à quitter la ville. En voiture Simone ! Gustave décide de suivre le duo. Il ne sait pas que l’attend le plus fou, le plus périlleux des voyages qu’il n’ait jamais imaginé…

 

Une nouvelle fois Les Lutins urbains sont venus passé les vacances à la maison pour la quatrième fois nous ramenant un yéti (?) et un Troll, ils rentrerons chez eux aujourd’hui.

Pauvre Flicman !!! Que lui tombe t-il encore sur le coin du nez.

Faites attention à ce que votre imaginaire peut produire car pour ce tome, les dégâts risquent d’être très graves pour votre foyer.

Encore une fois l’auteur nous emmène dans le monde d’Onirie avec des légendes urbaines cette fois ci. De péripéties en délires, le pauvre Flicman se retrouve au bord de la crise de nerf, est-ce qu’il va s’en sortir ? C’est juste insoutenable.

En tout cas, ma lecture n’aura durée que quelques heures tant le style est fluide et addictif.

Et vous avez toujours c’est Pssittt qui permet au reporter de l’imaginaire de discuter avec nous pendant que nous sommes en train de lire. Il a même embauché des jeunes lecteurs pour sauver l’histoire !

Très bonne lecture !

 

Chaurasi de France Tournier

Une énigme métaphysique dans un univers coloré inspiré de la mythologie indienne. L’Inde du 22 ème siècle. Tout commence par la découverte d’une mystérieuse formule tracée sur le mur d’un complexe hospitalier. D’où vient-elle ? Qui l’a dessinée ? Chaque jour, depuis que le monde est monde, les Dieux lancent les dés sur un plateau cosmique en forme de croix, le Tabar. Les âmes sont leurs pions, conditionnés dans des ateliers. Aidé par les Joueurs Divins, un quanti-généticien qui n’a rien demandé décrypte la formule. Et les problèmes commencent… Que veulent les Dieux manipulateurs ? Pourquoi révéler à la Terre une loi des plus cachées de l’univers ? La découverte du savant dérange les Trois Mondes : la Terre ainsi que les Sur-Mondes. Un oiseau sale et caquetant le poursuit. Le mystérieux Drish, le voleur d’âmes, l’épie: ami ou ennemi ? Difficile à dire…Une Déesse l’aime. L’aime-t-elle vraiment ? Sur Terre, poursuivi par les lobbies qui ont tout à perdre avec cette découverte, ainsi que le Commandeur des Asayas, un fanatique religieux, le scientifique fuit. Sa course éperdue l’entraîne dans une quête spirituelle, une quête d’Absolu qui le mène dans les Trois Mondes et en Enfer. Et pendant ce temps, le Maître des Trois Mondes rit. « Ah ah !  » Il les a bien eu, ces humains !

 

Merci à l’auteure de m’avoir fait confiance en m’envoyant son ouvrage via booknode.

Comment vous parler de ce livre ?
Cela va être un réel défi !

Je vais commencer par : qui a plus de besoin l’un de l’autre ? Les hommes qui sont guidés par les divinités ou les divinités qui n’existent que par les hommes ?
Quoiqu’il en soit l’aspect humain est au centre de la trame, l’humain et l’Amour avec un grand A. Une abnégation, un effacement de soi pour s’élever au-dessus de la réincarnation, pour sortir du circuit et rejoindre le Créateur de toute chose.

La trame ? c’est du haut vol, il faut vraiment s’accrocher. J’ai dû faire une pause à la moitié de ma lecture, lire un autre livre et reprendre. Genre de la fantasy littéraire ?! Ça se dit ? Vi !
Oui, là je déconne mais il faut bien ça.

Imaginez une partie d’échec de 430 pages ! Il y a de tout. Il y a du meurtre, du complot, de la trahison que ce soit chez les humains ou les divinités sans parler des châtiments et autres récompenses. C’est intense et dense.
En plus l’auteure nous chamboule en variant les rythmes. Un chapitre court, un chapitre long, un où il n’y a pas grand chose à découvrir comme si c’était pour faire une pause, puis ça repart.

Mais le truc que j’ai adoré… c’est la façon dont parle les divinités. C’est un régal. Quelqu’un me parle comme ça dans la rue, je lui fait un gros bisou. C’est désuet et suranné à souhait, plait-il !

Bon, c’est un bon livre, mais prévoyez une bonne semaine, de quoi faire une pause. C’est très littéraire et dense, mais un bon livre !

Bonne lecture.