« Waylander » tome 2 de David Gemmell

« Il venait d’un enfer de souffrance et entra dans un monde de mort.
Dans les monts Sklen, Dakeyras l’homme des bois et sa ravissante fille Miriel vivent dans la solitude et l’harmonie. Ils ne savent pas qu’un groupe de guerriers sanguinaires rôde dans les montagnes. Des hommes qui n’ont jamais connu la défaite, pour qui la vengeance et la torture sont comme la viande et la boisson. Pour dix milles pièces d’or, ils sont prêts à tuer l’homme des bois. Ces combattants endurcis n’ont pas peur de cette mission…
Ils devraient.
Car Miriel est une fille de feu et d’acier, maitrisant l’arc et l’épée grâce à l’enseignement du plus mortel assassin qui ait jamais vécu : son père, mieux connu sous le nom de … Waylander ! »

Salut les gens ! Je suis de retour ! Ouais je sais, vu le temps que je mets à publier, vous avez le temps de m’oublier entre deux articles, mais je ne peux pas aller plus vite, vraiment. Je suis trop occupée à me gratter le nez.

Z’avez vu ? Je reviens avec du Gemmell cette fois, comme je vous l’avais promis ! (j’ai le droit à une image ?)

C’est parti :

La fin du tome précédent était plutôt optimiste pour ce cher assassin, mais en commençant celui-ci, je me suis purement et simplement dit : bhé ?! Un peu comment un bêlement de mouton, voyez ? Des années ont passé et notre héros-qui-n’en-a-pas-la-tronche a vécu une nouvelle tragédie. Décidément, il n’a pas de chance. Ou alors il le fait exprès. Je ne vais pas entrer dans les détails évidemment, mais je dois avoué que, moi qui aime pourtant quand c’est bien sanglant et meurtrier, là j’en ai un peu voulu à Gemmell. Je me suis dit que c’était peut-être trop pour un seul homme. Mais ça m’est vite passé, généralement mes élans de compassion ne durent pas longtemps.

Ca commence très fort avec des tentatives d’assassinats (on s’éloigne pas du thème au moins, c’est bien !) sauf que cette fois, elles visent Waylander. Lorsque ce dernier apprend pourquoi sa tête a été mise à prix après tant d’années, il va se lancer, encore, dans une quête vengeresse pour protéger sa fille.

Tout ça pourrait paraître redondant, étant donné que la trame de l’histoire du protagoniste était sensiblement la même dans le tome 1. Cependant, croyez-le ou non mais j’ai préféré le 2 ! Parce que les personnages, alors que ça avait pêché avec eux, m’ont énormément plu ! Miriel, en particulier, m’a beaucoup intrigué, elle m’a d’ailleurs rappelé un autre personnage féminin au caractère très fort apparaissant dans « Légende » que j’avais adoré. Mais il n’y a pas qu’elle ! Pour se protéger lui et sa fille, Waylander va accepter l’aide de vieux « amis » (oui, entre guillemets, sentez l’ironie) et ces hommes ont fait tout le sel des relations et des échanges dans ce tome. Leurs chamailleries et leurs caractères totalement opposés donnent des scènes drôles et fortes à la fois. J’ai l’impression que l’auteur a voulu mettre en lumière deux figures classiques du personnage masculin héroïque dans la fantasy pour, à travers leur confrontation, les déposséder de leur charme. Boui. Parce que ces deux gars passent leur temps à se renvoyer leurs défauts à la figure. J’ai apprécié.

Concernant l’histoire, elle m’a davantage embarqué là aussi. J’ai trouvé ça moins brouillon, plus posé. Il n’y a pas 5 ou 6 intrigues qui s’enchainent trop vite, comme dans le 1, et pas non plus des tonnes d’action qui se déroulent en même temps. J’ai eu le temps de sentir monter la pression, même si certaines choses ont été un peu trop vite à mon goût concernant des personnages secondaires et quelques ennemis (j’ai eu l’impression que l’auteur choisissait la solution de facilité pour certains) mais ça c’est mon côté enquiquineuse.

Les 3 ou 4 derniers chapitres m’ont particulièrement plu car ils dévoilent quelque chose de très important pour Drenaï, et comme je vous le disais dans ma précédente chronique, le sort de ce pays m’intéresse beaucoup. Cette vérité révélée était vraiment une conclusion aux petits oignons pour moi !

Là où ça a coincé un peu (ouais, faut bien que ça coince quelque part, tout ne peut pas être parfaitement huilé) c’est avec l’épilogue. Je ne l’ai tout simplement pas compris. Mais alors pas du tout ! Du coup, je suis encore plus curieuse de lire le tome 3 pour voir ce qui m’a échappé.

Voilà. J’ai fini. C’était bien ?

A bon entendeur : salut !

 

Sol Les réfugiés du froid de Sylvie Kaufhold

De dangereux changements climatiques ont profondément modifié la vie des habitants de l’Intérieur. Au cœur de l’hiver permanent, seule la cité bulle de Sol détient le secret de l’éternel printemps. Elle réserve cet incroyable privilège à une population d’élus, descendants des premiers bâtisseurs. Mais tout manquement aux règles édictées par les conseillers et les prêtres conduit au bannissement. Et la première règle est d’ignorer les souffrances des exclus, de ceux qui, exilés des territoires glacés, sont condamnés à choisir entre la mort par le froid ou le supplice des mines de pierre noire. Au sein de la cité comme dans les rangs des exclus, la colère gronde. Marqué par la mort des siens, Inok n’a plus rien à perdre. Il décide de tout faire pour percer le secret du printemps et détruire l’ordre établi par les maîtres de Sol.

 

Merci à La Collection du fou des Editions du 38 et bien sûr à Sylvie de me proposer ce livre en avant-première.
Ouiiiii !!! Il est en pré-vente lors de la rédaction de cet article et sa sortie est prévue pour le 5 octobre dont vous pouvez trouver le lien en bas de l’article.

Bon là, je suis clairement dans le domaine de Mélie, du moins je pense, car pour moi nous sommes dans une dystopie.

Vous voulez mon sentiment ? Ben oui suis-je bête vous êtes en train de lire cette article pour avoir un avis sur cet ouvrage. Sérieusement !
Pour moi, ce livre est destiné à un jeune public, du moins (beaucoup) plus jeune que moi. Attention !!! J’ai beaucoup aimé, je ne dis pas le contraire mais c’est un peu trop léger pour moi.

L’auteure nous propose des personnages attachants que l’on a envie de soutenir, de les pousser vers l’avant, de s’insurger devant les injustices qu’ils subissent, leurs mésaventures mais aussi leurs espoirs. Dans le même temps, je souriais devant les sentiments naissants.
Inok est un élément plus que central dans ce tome. j’avais envie de l’aider, à sauver les autres, même si ma préférée est Alma.

J’étais tellement dans l’histoire que les 200 ont été avalées en une journée. L’écriture est fluide, moderne, bref ça glisse tout seule. Je ne me voyais pas tourner les pages même si je me sentais approcher au terme de ce tome.

J’ai vraiment hâte de lire la suite, voir si les nouvelles alliances vont porter leurs fruits. Voir aussi si les habitants de Sol vont s’insurger, comment vont-ils réagir quand ils devront aller dans la mine, si le premier conseiller va lâcher le pouvoir et comment… La suite quoi !

Alors j’attends, j’espère pas trop longtemps 😛
En tout cas c’est vraiment une très bonne lecture !

Blue Belle, L’Eveil de l’Archange de Océane Ghanem

En commençant cette fantasy, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Le synopsis avait l’air sympa, la couverture alléchante et le partenariat passé avec les éditions Plumes du Web m’avait déjà convaincue de la qualité de leurs ouvrages, alors c’est confiante que j’ai ouvert ce livre…

L’histoire démarre en trombe avec une chasse à l’homme dans laquelle Blue Belle, l’héroïne néphilim (mi-ange, mi-humaine), tente d’échapper à un démon qui la traque pour en faire une esclave sexuelle. Après une lutte acharnée, la néphilim est capturée. Blessée mais déterminée à se rebeller coûte que coûte, Blue parvient à s’échapper par un portail magique qui la conduit dans une grotte, refuge secret du Prince Lysander, héritier bafoué des Cieux, tueur incontesté de néphilims. Leur rencontre est immédiatement électrique, elle oscille tour à tour entre attirance irrépressible et répulsion attendue, entre séduction inavouable et violence intempestive. Affaiblie par son premier combat, Blue Belle se retrouve de nouveau captive. Les circonstances ainsi qu’un pacte de sang vont contraindre la jeune fille à collaborer avec l’ange qui lutte lui aussi pour sauver sa vie constamment menacée par son oncle bien décidé à l’évincer définitivement de l’échiquier du pouvoir. Si cette partie tarde un peu à évoluer vers une intrigue palpitante, la suite n’est que pur régal et ravira les fans d’épopée et de quête car les héros, embarqués dans une course contre la montre, devront déjouer les complots qui les guettent et mettre la main sur un antidote disparu. La fin de ce premier volume, extraordinaire, promet un deuxième opus croustillant car le passé de Blue la rattrape… Elle n’est pas qu’une néphilim dépourvue d’ailes, elle est celle qui rétablira l’Équilibre.

Le texte  sous-tendu par une tension narrative permanente prend d’abord des allures de récit érotique pour peu à peu nous jeter au cœur d’un suspens impitoyable. Le style de l’auteure, brut de décoffrage et parfois fleuri, surprend par son intensité.

Les personnages présentent des caractéristiques fantasy intéressantes mais ils flirtent parfois trop avec les stéréotypes de ce genre littéraire en arborant des traits guerriers et rustres peu subtils. Paradoxalement, les faiblesses de Blue Belle ainsi que la sensibilité exacerbée de Lysander et de Red par rapport à leurs singularités physiques réchauffent le récit et lui apportent une touche d’originalité.

L’univers fantastique est très présent dans la description des personnages mais il aurait pu être développé dans les décors pour permettre à l’œuvre de s’affirme davantage dans le registre du merveilleux.

Au final, après une mise en route un peu lente, l’histoire m’a totalement subjuguée par son rythme, frénétique, qui ne cesse de monter en puissance… Vivement le deuxième tome ! Et merci aux éditions Plumes du Web pour cette découverte incroyable.

Le Refuge des héritiers tome 1 L’Air d’Alexandra A. Touzet

La forêt d’Utoh est le refuge de créatures mystérieuses depuis des millénaires.

Annabelle Quibem l’ignore lorsqu’elle décide de s’y installer. La jeune femme, discrète et solitaire, quitte tout pour commencer une nouvelle vie, sur cette presqu’île du bout du monde qui l’attire inexplicablement.

Pour elle, c’est un retour à la nature, un repli bienfaisant face à un monde dans lequel elle ne s’est jamais sentie vraiment à l’aise. Et pour cause : elle n’est pas tout à fait “ordinaire”. Est-ce un hasard si ses yeux reflètent avec une telle intensité la lueur dorée caractéristique des habitants de la forêt ?

Son arrivée va bouleverser l’équilibre d’Utoh.

Pour le pire… Ou le meilleur…

 

Je voudrai remercie Les éditions d’Utoh de m’avoir donner la possibilité de lire ce premier tome.

C’est vraiment une très bonne découverte !
J’avais déjà eu l’occasion de lire le synopsis et il était en bonne ligne pour une prochaine lecture. Je l’aurai bien mis dans ma wishlist mais je n’en ai pas :-D.

Le scénario, l’histoire est originale. C’est sur Terre à notre époque mais dans un lieu qui n’existe pas, quoique… En se laissant guider par les descriptions, je dirai que c’est à côté de chez moi ? Non ! A côté de chez vous c’est sûr. Bref ! Nous y sommes, ce lieu nous est familier mais nous ne le connaissons pas. C’est sympa, bien fait.

Nous ne sommes pas (vraiment) dans l’action. Les personnages évoluent, font des choses, certes, mais c’est écrit d’une façon si fluide que l’on ne s’en rend pas compte, ça glisse tout seul. Puis il y a ces ours, moi qui les aime beaucoup, puis il y a cet investisseur aussi qui… ah ah ! Faudra même attendre l’épilogue pour en savoir plus, ce qui nous amène au tome 2, bien évidemment !!!
Puis il y a cette ambiance à la limite de la Dark Fantasy, nous ne sommes pas réellement serein sans non plus être stressé ni oppressé.

Mais ce livre tourne surtout autour de ses personnages et leurs interactions. Bien sûr vous avez les amou… Chut !!!
Je disais donc, vous avez les deux personnages centraux dont la relation fait de l’élastique. C’est vraiment bien de voir leurs évolutions entre eux mais aussi avec le reste de la ville et de la communauté des … RE chut !
Le travail psychologique est fort, intense. Vous ne pouvez être indifférent.

Alors pour les fan de fantasy urbaine un peu sombre, où les personnages sont au centre de l’histoire, ce livre est fait pour vous.

Bonne lecture !!!

La Citadelle dans la montagne d’Isabelle Morot-Sir

Vingt ans se sont écoulés depuis la guerre. Les rangs des Dragonniers de Terra Draco se sont reconstitués. Comme jadis des centaines de dragons parcourent à nouveau le ciel afin d’assurer la Paix dans le Royaume. Nor’ est l’un d’eux, ou plutôt l’une d’entre eux. Depuis sa mère Mona la Gardienne du Crystal, elle est la seule dragonnière. Une fille dans un monde de guerriers ? Comment peut-elle revendiquer sa place dans une société où le machisme est maître ? Quels choix a-t-elle ? Doit-elle nier tout ce qu’elle est ? Accepter de ne jamais pouvoir égaler ses héroïques parents ? Vers où le destin les guidera-t-il, elle et son dragon ? Quel chemin pourra-t-elle prendre ? Soumission ou rébellion ?

Isabelle m’a fait confiance une nouvelle fois pour ce roman, je la remercie par avance.

La Citadelle dans la montage fait suite à La Citadelle des dragons, quoique… Ils peuvent se lire indépendamment. J’espérais qu’il y aie une suite et bien la voilà. Et je suis pas déçu. C’est du beau travail !!!

Déjà rien que le changement dans le style. J’avais trouvé la plume très/trop académique dans le tome 1, mais là c’est tout autre chose. C’est très moderne, tendance, fluide, bref un plaisir à lire.

Tout comme dans le tome 1, je me suis laissé happer par l’histoire. Nor’ est attachante, une vraie sale gosse, elle se redécouvre dans cette bravache mais se rend compte que son entourage avait raison. Nous pouvons voir cette évolution/révolution, nous la vivons avec elle. Comme elle est fraîche et de bonne volonté, cela fait du bien.

L’univers en lui même ne nous est pas inconnu, c’est dans les classique de la fantasy. Montagne, citadelle (bien sûr), forteresse, bref tout un paysage que l’on découvre à dos de dragon.

Tout comme dans le premier tome, j’ai du mal à situer le public. C’est un peu léger pour moi, vu que je suis un vieil ado sur le retour… Je dirai que c’est plus pour les + de 16 ans voire 17 ans. Bref c’est plutôt pour un jeune public.

En tout cas j’ai bien ri. Ahhhhh les nains ! Que ferait-on s’en eux ? C’est vrai je n’en ai pas encore parlé, il y a des nains et des géants. Ils sont ce que l’on attend d’eux, surtout les nains (à la vôtre  :mrgreen: )

Vous l’aurez compris, j’ai pris un réel plaisir avec ce livre.
Bonne lecture.

Heaven Forest tome 2 Solitudes et sacrifices d’Andréa Deslacs

Je voudrai remercier Hydralune et Andréa Deslacs pour m’avoir proposer le tome 2 d’Heaven Forest dont voici le résumé

Quatre nouveaux cadavres sont retrouvés noyés à proximité des docks. L’inspecteur Overlake est persuadé que ces morts sont intimement associées à son enquête sur Else Other. À la recherche d’indices, il lui faut plonger, seul, dans un quartier réputé pour sa criminalité et sa mafia.
Sur le port, l’agitation règne déjà. Chacun affûte ses armes, prêt à défendre ses valeurs et son territoire. Le culte local du Thésaurus évoque un combat millénaire entre les Saints des humains et les Anges des brouillons. Or, toute légende se base sur un fond de réalité. Certains mutants de Heaven Forest auraient-ils autre chose dans leur veines qu’un sang purement humain ?

 

J’ai découvert l’univers d’Andréa avec le tome 1 dont l’article est à découvrir ou redécouvrir >ICI<.
C’est du gaslamp fantasy ou glam fantasy.

Mais là, il n’y a rien de glamour, bien au contraire. je dirai qu’une nouvelle sous-sous-sous… catégorie vient d’être créer avec de la dark-glam-fantasy.
Ouaip ! Ce tome est sombre, très sombre même.

Ce tome est pour moi une transition entre le tome 1 qui pose les bases et la suite. Il nous propose de nouveau personnages, de nouvelles intrigues ou faits. Le suspens monte en puissance, il n’est pas prenant mais nous incite à faire tourner les pages. N’est-ce pas le but ? 😛

Les côtés policier et steampunk sont relégués au 36ème plan. Comme je le disais, il laisse la place à de nouveaux personnages, de nouveaux événements avec un développement de l’aspect fantasy *frustré* (vite la suiiiiiiite).

Dès que je finis ma lecture en cours je me jetterai sur le tome 3 pour savoir ce qu’il advient d’Else (si! si! han qu’est ce que j’ai dit hannnn) tout en sachant qu’il y a un tome 4… Comment vais-je faire pour survivre !

Dans cette histoire, les morts ne sont pas vraiment mort, peut être parce que… ah ah ! vous ne m’aurez pas, il faut le lire.

En tout cas, moi qui adore le mélange des genres, qui n’aime pas les codes et les modes je suis servi et j’en redemande !

C’est vraiment une saga à découvrir !!!
Bonne lecture.

Chroniques de la mort blanche L’Intégrale de Nicolas Cluzeau

Les magiciens, garants de la paix dans l’Archipel, désertent les Marches de l’Orlandie pour se réfugier dans leurs domaines des Franges féeriques. Pourtant ils n’y trouvent pas la paix. La mort blanche, fléau inexpliqué et implacable, qui ne décime que les êtres doués de magie, les infecte les uns après les autres. Derniers porteurs d’espoir, deux jeunes magiciens, un troll puissant et un limier humain se mettent en route vers la Tour d’Émeraude où ils pensent pouvoir trouver les clefs de ce mystère. Délaissé par les magiciens gardiens de l’ordre, le reste de l’Orlandie est à la merci du féroce seigneur Endrew qui se proclame Haut-Roi et menace de destruction tous les territoires qui refusent son autorité. De dangereux alliés l’assistent dans ses noirs desseins et l’Archipel sombre dans une guerre sanglante…

 

Encore une fois, merci aux éditions du 38 de m’avoir proposer l’intégrale des Chroniques de la mort blanche.
J’avais déjà écrit un articles sur le tome 1 ->ICI<-, il m’a semblé normal de lire la suite.

Je ne reviendrai pas sur ce que j’ai dit sur le tome 1, je ne changerai pas un seul mot.

L’auteur nous propose un panel de personnage très intéressant. Il utilise bien sûr les magiciens, nécromanciens et autres trolls ainsi que d’autres races de sa création, par contre pas de nains ni elfes mais c’est pas grave :-D.
Nous avons deux personnages principaux et pour les autres M’sieur Nicolas nous fait tourner un effectif digne d’une équipe de football de ligue 1. Ça meurt à tour de bras mais ça revit aussi et ça re-meurt, si si je vous jure !!!
Attention, ce n’est pas une histoire de zombies.

Tout ce petit monde se mélange dans une société très évoluée où les implications politiques, les intrigues et complots ont un grand rôle à jouer dans une course vers le progrès.

En tout cas, nous avons ici un univers sombre, très bien monté. L’écriture est fluide, moderne.
Lire l’intégrale est peut être trop en une seule fois, toutefois j’ai pris un grand plaisir à le lire.

Bonne lecture !

 

« Waylander » tome 1 de David Gemmell

« Le Roi de Drenaï a été assassiné. Une armée d’envahisseurs déferle sur le pays, avec pour mot d’ordre de tuer hommes, femmes et enfants. Mais tout espoir n’est pas perdu. Il repose sur les épaules de celui que la nation surnomme Waylander. Seul, il va s’aventurer en territoire nadir pour retrouver la célèbre Armure de Bronze, symbole de liberté.
Mais peut-on faire confiance à ce Waylander ?…
Après tout, c’est lui qui a assassiné le roi. »

 

Je pense que l’auteur n’est plus à présenter ! Ou alors vous avez vécu dans une grotte ces trente dernières années, mais j’espère pas pour vous …

Ah oui, au fait, je suis nouvelle dans l’équipe ! Enchanté. Ça biche pour vous ? Moi au poil !

Ce n’est pas ma première expérience avec Gemmell, j’avoue, mes autres lectures étant « Légende » (originalité bonjour !), tous les tomes du « Lion de Macédoine » (épique !!) et puis « Renégats » ( … no comment), et je dois avouer que si j’ai adoré le premier, les autres ont été très en demi-teinte, pour pas dire décevants. J’ai l’impression qu’entre l’auteur et moi, ce sera compliqué. Mais j’aime bien les défis !

Comme prévu, « Waylander » s’est révélé intéressant, dans le sens où il s’agit du premier tome de la série Drenaï si on s’amuse, comme moi, à lire le cycle dans l’ordre chronologique des événements (sinon je sais bien que le tout premier tome publié c’est « Légende », chut dans le fond !) et l’ayant lu, alors qu’il se déroule de très nombreuses années après les aventures de Waylander l’Assassin, et bien j’ai retrouvé quelques indices dans ce texte me permettant de penser que certains événements pourraient se dérouler … et de fait, je vous confirme qu’ils se déroulent bel et bien.

Oui enfin, je me comprends.

C’est difficile à expliquer. Disons que l’auteur a su créer un cycle étonnamment complet, et chacun des tomes semblent liés les uns aux autres malgré les siècles qui parfois les séparent, et les personnages principaux qui changent presque à chaque fois (bien qu’il y ait quelques têtes d’affiche, comme Waylander justement, ou Druss). Créer et travailler un tel univers sur une ligne temporelle aussi vaste, c’est quand même quelque chose de fou !

Mais il y a un petit bémol quand même. Pour moi j’entends. Dans chacun des textes que j’ai pu lire de lui, il m’a été difficile de me sentir concernée par ce qui arrive aux personnages. Ils me sont toujours distants, je n’arrive pas à éprouver grand-chose pour eux, ni même pour ce qu’ils traversent. Les actions et les situations s’enchaînent généralement trop vite, personnellement il me faut un peu de lenteur pour me laisser le temps de m’attacher aux protagonistes, et Gemmell n’en met pas assez. Il a tellement travailler la complexité de son univers, que c’est finalement ce qu’il semble y avoir de plus important, les personnages n’étant là que pour servir l’Histoire et le Temps de l’empire Drenaï, ainsi que de tous les pays, plus ou moins grands, qui gravitent autour.

A bien y réfléchir, ce n’est pas aux personnages que je m’attache, mais à Drenaï lui-même, à ce que vit ce royaume à travers les âges, les dangers et les guerres.

Ah oui les guerres, parlons-en un peu ! Faut bien reconnaître que le père Gemmell était un sacré stratège dans son genre ! Martin n’a rien à lui envier avec son Trône (nan mais si ça non plus vous ne connaissez pas, je ne peux rien faire pour vous là !) Parce que les batailles qu’il met en scène, bien que ce soit le thème principal de chacun des romans, ne se ressemblent jamais, c’est à chaque fois une redécouverte totale ! Oui, j’avoue, n’ayant lu que peu de livre du cycle ( … deux, en fait) si ça se trouve je me plante totalement mais que voulez-vous, j’adore me contredire ! Et puis, comme j’ai bien l’intention de lire tous les bouquins de la série, qui sont au nombre de 11 si je ne me trompe pas, et bien on verra, vous et moi, si j’ai raison ou pas, puisque j’ai l’intention de les chroniquer tous ! Si si, tous. Vous allez en souper du Gemmell avec moi mes pauvres ! (nan mais rassurez-vous, je ne chroniquerai pas que ça non plus)

Donc, dans l’ensemble, disons que : humainement, « Waylander » est un peu décevant pour moi, mais concernant le reste : l’Histoire, la complexité et les multiples possiblités d’avenirs nombreux qui s’offrent à nous grâce à tous ces indices distillés dans un simple tome, c’est stupéfiant ! Ebouriffant ! J’ai vraiment pris une claque sur le museau.

Il me semble que Gemmell est le seul auteur qui me fasse ressentir ça. Bon, il y a bien Robin Hobb et ses Six-Duchés, mais c’est différent car ses personnages sont vraiment les figures centrales de ses romans, au point qu’ils sont pour moi comme des frères et sœurs. Mais je tremble rarement pour l’avenir de son monde. Alors que là, j’ai clairement peur pour celui de Drenaï, et il me tarde de connaître la suite !

Je vous salue bien bas amis blogonautes (si si, ce mot existe, ne chipotez pas !) et je vous dit à bientôt !

Saga Le Sang des 7 rois de Regis Goddyn

25 juillet 806

Deuxième jour de traque. Depuis le départ du château, la pluie n’a pas cessé de tomber. Je profite d’une roche en surplomb pour abriter le journal et écrire ce premier compte-rendu. Arrivés sur les alpages, nous avons suivi la crête pour trouver des indices. Rien ne nous avait préparés à ce que nous avons trouvé là. Un autre campement avait été édifié à cinquante pas à vol d’oiseau du premier et tout indique qu’alors que nous pensions notre retard considérable, ses occupants s’en étaient allés quelques heures auparavant.

 

Cela faisait plusieurs fois que cette saga m’attirait mais 7 tomes quoi !

Après avoir lu la saga, j’ai fait le tour des différents avis pour les confronter au miens. De manière général, j’ai à peu près le même. J’ai lu un avis qui démontait le tome 1, il fait mention de (trop de) références. Certes. N’ayant jamais lu les « classiques »… Je ne saurai vous le confirmer. Mais là où je ne suis pas d’accord, c’est que quand on se lance dans une série de 7 tomes, il faut s’attendre à des longueurs.

Bien sûr qu’il y a des choses que je n’ai pas aimé, comme le côté très/trop descriptif de l’auteur. Autant j’aime savoir dans quel univers je me trouve autant me gaver de détails sur les tenues, ou un paysage… m’endort.

Mais heureusement l’auteur cesse assez vite, du moins compte tenu des 7 tomes. Parce que pour moi, on ne peut s’arrêter au tome 1, il faut lire toute la saga.

Bon je vais arrêter là la comparaison avec les autres lecteurs et vous parler de mon ressenti.

Alors ! Je me suis enfilé les 2450 pages en l’espace de 10 jours. Sincèrement, à part les longueurs et le descriptif, cela faisait longtemps que je n’avais pas lu une aussi bonne saga de fantasy médiévale.

Les personnages sont traités d’une façon dont je n’avais pas ou peu vu. C’est à dire que tu es dans leurs réflexions, leurs sensations et émotions. Entant ordinaire, tu assistes à leurs évolutions. Mais ici l’auteur t’emmène dans leur tête, tu es eux, c’est toi qui vis cette épopée.

tu es donc à une époque médiévale, l’action se déroule de façon très classique et puis vient un chapitre… Tu te demandes ce qu’il fait là. Une coquille lors de l’édition. Puis tu continues à lire et tu t’aperçois que ce drôle de chapitre fait suite au déroulement de l’histoire. Plus rien à ce sujet pendant 200 pages et re… V’là que ça recommence mais en plus long, plus détaillé. Toi mon gars t’es en train de m’embrouiller et ça devient énorme.

Le rythme rend l’histoire addictive. Tu passes d’un personnage à un autre qui te laisse en haleine. Du coup tu lis, et lis, tu fais défiler les chapitres, les tomes jusqu’à la délivrance. Dans le 7ème tome, le rythme est un peu chaboulé, mais n’enlève rien.

Le style est assez moderne, fluide. Les noms, les lieux sont à la portée. En sommes, la plume se laisse facilement lire.

Une fois les 7 tomes avalés, une chose m’est venue à l’esprit. Je ne suis pas forcément un adepte, j’ai eu l’impression de regarder une partie d’échec. Il faudra que l’auteur m’en dise plus.
Les cavaliers deviennent de simples pions qui se font massacrés, les rois sont en fait des fous ou des tours. Des pions qui sont des cavaliers. L’auteur nous balade, nous fait tourner en bourrique pour au final s’apercevoir que le fou est.. le roi.

Bon j’en ai assez dit comme ça !

Si vous aimez de la bonne fantasy médiévale, jetez vous sur cette saga, vous ne serez pas déçu.

Bonne lecture

 

Mira,la bataille de l’eau de Ghaan Ima

Synopsis :

« 2046, Canada. L’eau douce s’appelle aujourd’hui l’Or Bleu et les peuples s’entretuent pour ce trésor vital. Au sein du chaos, des pouvoirs psychiques sont apparus : les « miras ». La jeune Pashka utilise son mira pour protéger les blessés pendant les combats. Alors qu’il ne lui reste plus qu’un hiver de service militaire avant d’être libre, elle découvre un petit garçon sur un champ de bataille. L’enfant soldat doit être abattu, c’est le protocole. Mais qui pourrait obéir à un ordre pareil? Pashka se battra pour protéger ce garçon innocent menacé par son lieutenant, un homme prêt à tout pour gagner cette sale guerre. Et pour cela, il a besoin des pouvoirs de Pashka…

Quel choix a-t-elle ? Entre ceux qu’elle aime et ne sait pas protéger et ceux qu’elle hait de toutes ses forces mais ne peut pas se résoudre à tuer… »

Quelques mots sur l’auteure : 

« Je m’appelle Ghaan, j’écris des romans depuis plus de 10 ans, une passion qui ne se tarira jamais. Rédactrice scientifique, fan de mangas et mordue de mythologie, mon imaginaire mêle fantastique, science-fiction et fantasy, romances et batailles épiques.

Bien que j’adore l’action (manga oblige ;), j’accorde une grande importance aux relations entre les personnages et aux émotions. Mon but avoué est de vous faire tour à tour, frémir, rire et pleurer 😉 ».

Mon avis : 

J’étais assez excitée à l’idée de lire Mira,la bataille de l’eau. Ce texte de Science-Fiction, traite des combats entre les puissances mondiales concernant l’Eau. L’action se déroule au Canada et puisque vous voulez mon avis, c’est une très bonne chose car c’est une destination qui me fait rêver.

Il n’y a pas de doute, l’écrivaine sait distiller les bons mots. La façon dont elle aborde les pouvoirs psychiques est très intéressante. La prise du conscience du lecteur se fait en douceur grâce aux influences cyber-punk et japonaises reprises ici et autant vous l’écrire tout de suite, les premiers chapitres sont géniaux.

Malheureusement, mon intérêt a diminué par degré parce que je ne comprenais pas les choix de Ghaan Ima. Je me suis beaucoup interrogée sur la présence d’un personnage (l’enfant) en particulier et de la nécessité d’inclure un triangle amoureux auquel je n’ai pas été réceptive. Cette expérience de lecture me laisse sur ma fin. Il faut accepter que cela arrive de temps en temps.

Date de sortie : 2 mai 2016
Editeur : Indie Books
Collection : JOSEI (Adulte & Romance)
494 pages
15€ / 2,99€
Site internet : http://ghaanima.com