Chroniques homérides tome 1 Le Souffle de Midas d’Alison Germain

Entre tes mains, fille d’Homère, brûle encore le pouvoir des Dieux.

Le jour où une inconnue rend son dernier souffle dans mes bras, je sais que ma vie paisible d’étudiante ne sera plus jamais la même. Au lendemain du drame dont j’ai été le seul témoin, aucune trace du crime n’a été retrouvée, tant et si bien que tout le monde me pense folle, moi la première. Seul un homme me croit, Angus Fitzgerald, détective à la recherche d’une personne qui ressemble trait pour trait à la femme morte sous mes yeux.

Alors que ce mystère reste sans réponse, les objets que je touche se transforment en or. Et quand le bel Angus me narre le mythe antique de Midas, ce roi grec qui changeait tout en or, je comprends qu’il en sait bien plus sur ce qui m’arrive. Et aussi sur les dangers qui me menacent. Pour moi, le plus imminent est juste là, dans mes mains. Parce que si pour le détective, je suis bénie des Dieux, je ne vois en ce pouvoir qu’une malédiction…

 

[Edit : Cet article est ré-édité dans le cadre du Prix littéraire de l’Imaginaire BooktubersApp 2018. Je vous souhaite une bonne lecture !]

Je me suis procuré ce premier tome aux Halliennales, salon du fantastique à côté de Lille. Alison a été adorable et très TRÈS patiente avec Maël qui s’est offert une photo avec cette libraire, booktubeuse et auteure.

Oui ! Alison Germain est la très célèbre Lili bouquine. J’étais curieux de voir ce que pouvait donner un écrit d’une blogueuse/booktubeuse qui est passé chez l’ennemi de l’autre côté de la page lol.

Ma foi ! c’est très réussi comme premier jet !
J’avoue avoir eu un peu de mal avec le prologue mais une fois passé… Bah ! Bah ! Bah !

La style est… J’adore !!! Rien que pour la plume d’Alison je VEUX lire la suite. C’est moderne, fluide, ça glisse tout seul.

L’histoire en elle même repose sur Homère, du moins si j’ai bien compris. L’auteure nous berce avec les Dieux de l’Olympe. Attention ! Nous ne faisons que frôler la mythologie. Je pense que dans le deuxième tome, nous rentrerons plus dans le vif du sujet. Pour l’instant, nous avons les bases des Chroniques avec ses personnages centraux.

Ah oui ! Je ne vous l’ai pas dit (rires) Mamzelle Germain nous propose une palette de personnages attachants, mystérieux et/ou fourbes. Bien sûr vous vous avez Lou (Louise/Louisette…), le personnage principal. Une fois qu’elle est « possédée » par Le Souffle cela ne s’arrête plus ou peu. Comme je le disais, la lecture est fluide, même si il arrive tout le temps quelque chose à Louise, nous ne sommes pas étouffés. Nous sommes surtout dans l’émotion.
Sans en dire de trop sur l’histoire, une fois le voile mythologique levé vous vous trouvez face à des créatures mythiques.
En somme, vous avez tous les ingrédients pour une belle aventure.

[Edit : Est-ce que ce titre peut faire parti des finalistes ? Voilà une question ardue ! Vous savez que je suis un grand fan d’urban fantasy (ou pas). Alors je vous dirai que oui mais…. Il manque un peu de fusion entre la magie et la vie réelle. J’ai du mal à le situer dans notre vie de tous les jours. Ça reste une très bonne lecture.]

C’était une très bonne lecture !!!

#PLIB2018  #ISBN-13:978-2375680537

Iliot tome 2 Le Matava de Baptiste Piriou

Le pays des ténèbres n’a jamais aussi bien porté son nom. Les Stosym ont décidé de frapper un grand coup en anéantissant la ville fortifiée d’Hautus. C’est à Iliot, devenu roi, de faire face. Mais arrivera-t-il, malgré son inexpérience, à gérer ces menaces ? Les Grands Magiciens tiendront-ils leur promesse ? Et pourquoi Rose, reine mère du royaume, semble-t-elle s’opposer à son fils ?

 

je voudrai remercier Baptiste et sa maison d’éditions de m’avoir permis de lire ce tome 2.

Vous pouvez retrouver l’article du tome 1 >>ici<<.
Mais je vous avertis de suite, nous sommes bien loin de son ambiance.
Ce tome est plus sombre.

Iliot perd son innocence, mais n’est ce pas le lot de tous les adolescents ?
Après tout, n’est-il pas devenu roi ?

Le style de l’auteur est toujours aussi agréable à lire, c’est fluide, le vocabulaire est très accessible pour nos adolescents.
L’univers est toujours aussi riche avec ses créations. Nous sommes loin des elfes, nains ou autres créatures fantastiques que nous avons l’habitude de croiser dans un livre de fantasy. Il y est mention d’oreilles pointues mais cela ne va pas plus loin. Ne soyez pas déçu, les personnages n’en sont pas moins hauts en couleurs.

Lors de l’histoire, M’sieur Piriou continue d’alterner entre la Terre où les parents d’Iliot continuent leur quête et Le Pays des Ténèbres.
Iliot entreprend une correspondance avec « une habitante de ce beau pays » mais l’auteur ne nous dupe pas. Nous devinons assez vite qui elle est, alors il nous la met en scène.
C’est assez bien amené.

Pour ma part, j’ai préféré le tome 1. C’est juste une histoire de goût.
Cela n’enlève en rien à la qualité de cette saga.
Quoiqu’il en soit, à la lecture de cette fin de tome, on peut se poser la question si il y aura une suite ou non.
Si ça en reste là… Non je ne vais pas spolier. Je vous laisse la découvrir.

Je vous souhaite une bonne lecture !!!



Sorcières associées d’Alex Evans

Envoûtement de vampire, sabotage de zombies et invasion de gremlins font partie du quotidien du cabinet Amrithar et Murali, sorcières associées. Dans la cité plusieurs fois millénaire de Jarta, où la magie refait surface à tous les coins de rues, les maisons closes sont tenues par des succubes et les cimetières grouillent de goules, ce n’est pas le travail qui manque! Mais tous vous le diront: les créatures de l’ombre ne sont pas les plus dangereuses…

 

[Edit : Ce titre fait parti des livres sélectionnés pour le Prix littéraire de l’Imaginaire BooktubersApp 2018. J’ai eu l’occasion de le livre en 2015 alors qu’Alex Evans l’avait auto-publié, je vous remets l’article paru il y a deux ans (déjà !). Je ne doute pas que l’équipe d’ActuSF a amélioré l’édition qui était déjà pour moi de très bonne qualité.]

C’est le troisième texte d’Alex Evans que je lis, et j’insiste, j’adore son style !

Donc troisième livre, troisième univers.

L’auteure nous emmène dans un monde de fantasy et de steampunk donc de magie et de progrès technologique, c’est cohérent, aucune fausse note.

L’histoire commence doucement, nous apprenons à connaître les deux personnages principaux. Elles enchaînent les clients. Je me demandais où Alex m’emmenait, ça partait dans tous les sens tel un bouquet final de feu d’artifice.
Au fil des pages, le dénominateur commun commence à pointer le bout de son nez. Et… tout décolle, ça n’arrête plus jusqu’au dernier chapitre nous allons de rebondissements en rebondissements sans toutefois m’étouffer.

Je me disais même que l’auteure pourrait se servir de ces personnages pour nous en faire une série littéraire.

J’ai réellement pris un grand plaisir à la lire.

#PLIB2018,  #ISBN:978-2366298321

Ceux de Mercure de Catherine Loiseau

Automne 1890
Sainte-Victoire, la capitale de Kerys, connaît une paix relative : les brigades du mercure veillent au grain, contiennent les attaques d’Abominations et scellent les failles par lesquelles ces féroces créatures apparaissent.
Cette fragile quiétude vacille quand une bombe explose au cœur de la ville. L’enquête de la police semble impliquer un mécanicien des brigades du mercure. Le capitaine Honoré Rocheclaire doit faire la lumière sur cet incident. Mais rapidement, l’affaire prend des ramifications inattendues. Pourquoi des ressortissants austréniens, nation en froid avec Kerys, se mêlent-ils de la partie ? Que cache Maximilien Rocheclaire, le brillant oncle d’Honoré ? Pourquoi les Abominations, qui jusque-là s’étaient tenues tranquilles, recommencent-elles à attaquer ?
Face à ces questions, les certitudes que les mercuriens tenaient pour acquises pourraient bien voler en éclats…

 

Merci à la maison d’éditions Hydralune et à Catherine Loiseau de m’avoir permis de lire ce livre.

Deux articles d’affiler de cette maison et franchement, c’est du pur plaisir.

J’aime beaucoup le style de Catherine, c’est une plume fluide, moderne.
L’assemblage des personnages, histoire et univers est vraiment bien fait. L’équilibre est tout juste excellent. Nous nous imaginons aisément à Sainte-Victoire. Nous y suivons les personnages tant dans leurs aventures que dans leurs émotions et sentiments.

D’ailleurs, leurs interactions sont cohérentes avec l’univers steampunk de l’histoire avec ses.. J’aurai bien dit stéréotype mais ce n’est pas le mot qui convient, je dirai plutôt avec les mœurs qui avaient cours au XIXème siècle.
Mon personnage préféré est bien sûr Maximilien, il est excellent, puissant, touchant. Bref il est bon quoi.
Le trio capitaine/doctoresse/actrice est juste à mourir de rire.
Oui car ce n’est pas que du steampunk mais aussi beaucoup d’humour. En plus c’est vraiment bien intégré à l’histoire. L’auteure n’en fait pas de trop. Encore une fois bien équilibré.

L’univers steampunk que l’auteure nous propose est assez… Hummm… déroutant !
Il y a des androïdes de combats mais dans le même temps ils n’ont pas encore développé la radio sans fil. Pour le coup j’ai un peu tiqué. Mais bon, ce n’est qu’un détail.
Par contre ce qui m’a beaucoup gêné, ce sont les répétitions à partir d’à peu pré la page 100. Ça ne gâche pas l’histoire mais… Passons !

A part ces deux détail j’ai vraiment pris un grand plaisir à lire cette histoire que je ne peux que vous conseiller. Si je l’avais lu plus tôt, je l’aurai certainement proposé au Prix littéraire de l’Imaginaire BooktubersApp 2018, malheureusement c’est trop tard.
Je suis impatient de lire la suite !!! Surtout avec une fin pareil 😛 .
Je vous souhaite une très bonne lecture !

 



QQ Sweeper, tomes 1 à 3 – Kyousuke Motomi

Mon avis : 👍

Genre : fantasy, psychologique, romance
Public : à partir de 12 ans
Statut de la série : terminée, mais se poursuit sous le titre Queen’s Quality
Tomes parus en VF : 3
Tomes parus en VO : 3

 

Résumé éditeur

Fumi Nishioka au rapport ! Orpheline sans le sou fraîchement débarquée en ville, je n’ai qu’une idée en tête : épouser un homme riche ! En attendant, j’ai été attirée par l’aura mystique d’un bâtiment inhabité de mon futur lycée. Et alors que je m’étais endormie sur place, j’ai été réveillée par un jeune homme aussi séduisant qu’horripilant ! D’ailleurs, ce sadique répondant au nom de Kyûtarô Horikita s’avère être un élève de ma classe. Aux yeux de tous, c’est un virtuose du ménage, mais en ouvrant une porte qui m’a menée à un dédale sombre et infesté d’insectes, j’ai découvert à mes dépens, qu’en réalité, il s’agissait d’un “nettoyeur d’âme” ! Quelqu’un peut me dire ce qui se passe ?!

 

La raison pour laquelle j’ai souhaité lire QQ Sweeper tient en deux mots : Kyousuke Motomi. Le mangaka m’a enchantée, fait vibrer, rire, pleurer avec son excellent Dengeki Daisy (qu’il faudrait que je relise pour le chroniquer), un shojo qui ne tourne pas entièrement autour de la romance mais propose aussi une intrigue prenante. Sans ça, je ne suis pas certaine de m’être penchée sur un titre qui parle de… ménage ! Non, ne partez pas en courant, ce manga est bien plus intéressant que cette activité barbante, qui est finalement une métaphore.

Car ici Kyûtarô nettoie avant tout les esprits torturés des gens, sa famille est gardienne d’une partie de l’inconscient collectif, dans laquelle elle intervient pour supprimer les parasites. Ces insectes, myriapodes et autres joyeusetés dégoûtantes et grouillantes, noirs et agressifs, représentent les pensées négatives qui peuvent envahir le coeur d’un individu, voire infester son entourage. À mi-chemin entre la magie et la psychologie, sous couvert d’une aventure de fantasy urbaine, QQ Sweeper parle donc des émotions humaines, de leur importance, leur impact et leur traitement.

Ces trois tomes sont en quelque sorte l’introduction de la suite en cours de parution, Queen’s Quality. Le tome 1 met en place l’univers et les personnages principaux, et dès le second il devient difficile de lâcher la lecture qui approfondit les mystères autour de l’univers des nettoyeurs, mais surtout du personnage de Fumi.

Avec cette dernière, l’auteur nous présente une héroïne qui n’a pas froid aux yeux. À la fois drôle – avec des idées parfois étranges comme épouser un homme riche ? -, mystérieuse, sensible et autonome, Fumi est une ado attachante, qui ne reste pas dans l’ombre de son partenaire. Comme dans Dengeki Daisy, le duo principal formé par celle-ci et Kyûtarô est dynamique, amusant et touchant à la fois. Le jeune homme est du genre peu sociable (bon d’accord, carrément ours), nul pour la communication et les rapports humains hors de son travail de nettoyeur – où il excelle par ailleurs -, sévère, mais aussi respectueux et juste. Bref, difficile de ne pas avoir un coup de coeur pour lui.

Côté graphismes, j’aimais déjà le style de Kyousuke Motomi dans Dengeki Daisy, mais ici il a encore mûri pour nous offrir un trait superbe et expressif – qui prendra encore plus d’ampleur dans Queen’s Quality ! Non seulement les personnages transmettent vraiment leurs émotions, mais le jeu des contrastes plonge le lecteur dans l’ambiance qui les entoure : du noir effrayant des parasites ou de moments de désespoir, à l’atmosphère brillante des cœurs apaisés, le dessin est vraiment au service de l’histoire.

Prochaine chronique avec la suite, Queen’s Quality (spoiler : c’est un coup de coeur !)

 

Heaven Forest tome 3 D’une Terre à Une Autre d’Andréa Deslacs

Après une nuit à feu et à sang sur les quais, la journée de jeudi sera-t-elle plus calme à Darkwood et dans la Grande Forêt? Sans doute pas…
Le cerf et ses compagnons d’infortune ne sont pas au bout de leurs peines dans leur quête au sein des bois sombres d’Another. Le danger les guette et peut se cacher derrière le moindre tronc.
Le périple de l’inspecteur Rhys Overlake, accompagné de la revêche veuve Lisbeth Other, n’est pas non plus une promenade de courtoisie. Les ruelles sordides du quartier de Filenza n’ont pas gagné leur surnom de « jungle » sans raison. Mais pour résoudre le mystère « Else Other », il faut être prêt à se frotter à d’inquiétants individus.
ça s’agite vraiment en Heaven Forest. Les esprits s’échauffent et le spectre du passé et de la Grande Peste hante les esprits. Camps angéliques et sacrifiés resserrent leurs rangs et chacun se tient prêt.
A l’orée d’une possible nouvelle guerre, la vérité sur les meurtres des derniers jours paraît pourtant à portée de main.

 

Je voudrai remercier Hydralune et Andréa de continuer à me faire confiance avec cette lecture du tome 3 d’Heaven Forest.

Là je suis bien embêté. Comment faire un article sans parler des tomes précédents.
Bon ! d’accord j’ai tout de même une idée, ça va venir.
Mais en faisdant de petite recherche, je me suis aperçu (et oui Yannick est un poisson rouge) qu’Heaven Forest n’est pas le premier écrit d’Andréa dont je fais un article.
Vous voyez, vous non plus, vous ne vous en souvenez pas 😛
Il y a un peu plus de deux ans, j’ai fait un article sur Les Cordes écarlates et j’avais déjà beaucoup aimé la plume de cette auteure.
Tout ce paragraphe pour vous dire que j’apprécie toujours autant la plume de dame Deslacs. C’est toujours autant fluide, moderne, liant les émotions, les personnages et l’histoire.

Dans ce tome, nous en apprenons plus sur l’histoire d’Else Other, le pourquoi du comment. Bon je vous avouerai que nous commençons à comprendre que c’est l’histoire Else qu’au 2/3 du livre. Comme quoi, l’auteure nous distille son histoire à compte goute pour nous garder dans ses filets (coquine va !)
Maintenant il nous faut attendre de lire le tome 4 pour connaître ses origines pour le moins mystérieuse, parce que cet épilogue nous laisse dans l’espectative, impatient d’en savoir plus.

Ce que j’aime également dans cette saga, c’est le mélange des genres. Le tome 1 commence par un Steampunk soft, le tout monte en puissance et en noirceur au fil des tomes.

C’est une saga a découvrir d’urgence !!!
Bonne lecture :-*

Les Enfants de la Baleine, tomes 4 à 7 – Abi Umeda

Mon avis : coup de 💕

Genre : fantasy
Public : ados et adultes
Statut de la série : en cours
Tomes parus en VF : 9
Tomes parus en VO : 10

Chronique des volumes précédents : tome 1tome 2tome 3

 

Résumé éditeur

Au plus fort de la guerre contre les troupes apathoïa, les enfants-combattants de la Baleine de glaise tombent les uns après les autres, emportant avec eux leur détermination, leurs espoirs et leurs promesses. Alors qu’une tempête de sable fait rage, dans un coin de ce triste champ de bataille, deux folies sont sur le point de s’affronter…

 

‼️SPOILERS DES TOMES PRECEDENTS‼️

Difficile de parler de la richesse de ces quelques tomes, de ce qui me touche tant sans les spoiler : Les Enfants de la Baleine est un manga qui, loin de s’essouffler, se bonifie au fil des volumes. Y compris visuellement : s’il est magnifique dès le départ, je tombe un peu plus amoureuse à chaque page. Les influences art nouveau sont de plus en plus évidentes, notamment celle de Gustave Klimt qui saute aux yeux sur la couverture du tome 5 et certains passages comme celui avec Emma ci-dessous.

Côté intrigue, nous reprenons en pleine bataille contre les Apathoïas sur la Baleine de glaise, tandis que le groupe de Chakuro, Lycos, Ohni et les autres est tombé dans un piège lors de son infiltration sur Skylos. L’horreur des combats est entrecoupée de moments de poésie, de développement de personnages, notamment à l’aide de flash-backs. Les évènements les obligent tous à évoluer, chacun selon son passé, sa culture et sa personnalité. Tous les protagonistes semblent ainsi vivants et l’on s’attache tant à eux qu’il est difficile de démêler qui sont les héros de l’histoire des personnages secondaires.

Au fil de ces quatre tomes nous en apprenons plus sur le monde qui entoure la Baleine de glaise, sur la véritable nature de celle-ci et de certaines personnalités. De scènes d’action en flash-backs révélateurs, de réflexions poétiques ou philosophiques en construction de l’univers, de moments d’horreur à ceux enchanteurs… Les Enfants de la Baleine nous entraîne dans une multitude de voyages sur la mer de sable et nous fait passer par toute une palette d’émotion.

Et c’est bien le but : comme je l’écrivais déjà dans ma chronique du tome 3, le lecteur sent peu à peu une thèse se dégager de cette histoire. Ce manga n’est pas seulement un excellent récit d’aventure fantasy – ce qui serait déjà bien, surtout avec un tel graphisme -, c’est une oeuvre empreinte de thématiques riches et profondes. À travers la folie de Leodari, Abi Umeda nous fait comprendre à la fois l’horreur et la beauté du coeur humain ; en opposant les Apathoïas avec le peuple de Phaleina elle nous montre combien nos émotions sont précieuses.

Il reste encore beaucoup de symboliques mystérieuses toutefois. Si Ohni est le Daimonas de Phaleina, Suoh est représenté comme une figure angélique, quant à Chakuro il semble avoir un lien spirituel avec la Baleine. L’origine et la nature des noûs reste également très floue – comme des Dieux ? -, les nombreuses références grecques également. Je sens bien que la mangaka sait où elle va, mais l’évidente iconographie religieuse me laisse encore perdue sur son but : ce mystère m’a fait tourner les pages sans m’arrêter – si ce n’est pour admirer les planches splendides.

J’ai donc vraiment hâte de lire la suite. Si Les Enfants de la Baleine reste sur ce niveau de qualité il pourrait clairement entrer dans mes mangas préférés – haut la main.

 

Prix littéraire de l’Imaginaire Booktubersapp 2018

Bonjour les proseurs

Il y a quelques semaines, je vous annonçais que je postulais afin d’être juré pour le #PLIB2018 (Prix Littéraire de l’Imaginaire Booktubersapp 2018).

Voilà ! Nous pouvons dire que c’est parti.
Les propositions des jurés sont closes. En effet, chaque juré se devait de proposer 1 à 3 titres parus en maisons d’éditions dans le cours de l’année 2017. Nous avions jusqu’au 5 décembre pour donner nos titres. Les organisateurs vont avoir la lourde tâche de faire la liste de tous les titres proposés. Là va se jouer une lutte d’influence pour que nos chouchous sortent du lots et fassent parti des 7 titres sélectionnés.

Vous devez commencer à me connaître un peu, je ne suis pas fan de best-sellers et privilégie les petites maisons d’éditions. Je ne sais pas pourquoi mais le combats va être rude.

Il a fallu donc que je propose 1 à 3 titres pour le 5 décembre, je savais que quelques titres avaient déjà la faveurs de plusieurs blogueu(rs)ses et booktube(rs)uses. Le problème pour moi, cette année est que soit j’ai continué des sagas (il faut que ce soit un tome 1), lu des livres paru dans les années antérieures (donc c’est mort) ou des auto-publiés (c’est mort aussi). Mais je veux rester fidèle à moi-même, je vais devoir défendre mon steak parce que j’ai proposé des livres parus cette année dans de petites maisons. Sur les trois que j’ai proposé, je n’en ai lu qu’un seul. Je vous propose de découvrir mes trois titres. TADAMMMMMM !!!!!

Le premier est Lauburu tome 1 La croix du destin de Rose J. Kalaka publié chez Something Else Editions. Ce livre a été une bonne supprise, tout en découverte. C’est du fantastique ou de la fantasy urbaine, tout dépend comment l’on se positionne. Vous pouvez retrouver mon article >ICI<.

Les deux autres livres que j’ai proposé me sont totalement inconnu, pourtant…

Le deuxième livre est Ray Shepard tome 1 Amnésie de Morgane Rugraff Plume Blanche Editions, un roman de fantasy. Alors pourquoi celui-ci. Pour commencer, c’est une maison d’éditions que j’apprécie, que j’ai découverte avec la duologie Les Oubliés de Léna Jomahé. L’autre raison est que j’ai lu de très bons échos sur ce premier tome d’une saga dont le deuxième tome est prévue pour 2018.

Et le troisième livre que j’ai proposé est un autre roman fantastique, Le puits des âmes d’Emilie Ansciaux publié chez Livr’S. Pourquoi ? C’est un OneShoot, un unique tome et la deuxième raison est que l’auteure a une plume qui m’est agréable.

Je pense que je vais devoir me défendre contre des best-sellers et/ou de grosse maisons d’éditions. Souaitez moi bon courage 😛 .

A bientôt pour de nouvelles aventures !!!

La tour sombre Tome 1 : Le pistolero de Stephen King

 » L’homme en noir fuyait à travers le désert, et le Pistolero le suivait…  » Ce Pistolero, c’est Roland de Gilead, dernier justicier et aventurier d’un monde qui a changé et dont il cherche à inverser la destruction programmée. Pour ce faire, il doit arracher au sorcier vêtu de noir les secrets qui le mèneront vers la Tour Sombre, à la croisée de tous les temps et de tous les lieux. Roland surmontera-t-il les pièges diaboliques de cette créature? A-t-il conscience que son destin est inscrit dans trois cartes d’un jeu de tarot bien particulier ? Le Pistolero devra faire le pari de le découvrir, et d’affronter la folie et la mort. Car il sait depuis le commencement que les voies de la Tour Sombre sont impénétrables…

 

Editeur : Editions J’ai Lu

Genre : Fantasy

Note : 14/20

 

Mon avis : Pour moi Stephen King reste un maître incontesté en matière de romans que cela soit en horreur ou en fantastique. La Tour Sombre s’inscrit dans un challenge tout personnel de relecture avec cette envie profonde de chroniquer ses œuvres.

Ma chronique ne sera donc pas forcément des plus neutres, étant donné que ce n’est pas une première découverte de l’univers pour moi. On entame ce premier tome de la tour sombre, « le pistolero », avec Roland étant à la poursuite d’un mystérieux homme en noir. La plume du King nous transporte dans ce nouvel univers sauce Western avec une touche post-apocalyptique, et j’ai envie de dire, heureusement ! Le gros souci de ce premier tome est que je le trouve totalement décousu, des brides d’histoires collées les unes avec les autres.

Je reste délibérément vague pour cette critique, sachant d’avance que l’œuvre trouve sa place à partir du second tome et que, comme c’est le cas pour beaucoup de fans, il faut un peu outre-passer ce premier tome, ne reflétant en rien l’œuvre magistrale qu’est la tour sombre. En même temps, je ne pouvais pas laisser de vide pour le tome 1. J’ai vraiment hâte de pouvoir continuer à suivre cette saga, et redécouvrir tout ce qui m’avait tant charmé dans cette fresque épique.

Les Enfants de la Baleine, tome 3 – Abi Umeda

Mon avis : coup de 💕

Genre : fantasy
Public : ados et adultes
Statut de la série : en cours au Japon et en France
Tomes parus en VF : 9
Tomes parus en VO : 10

 

Résumé éditeur

Le danger guette la Baleine de glaise, gigantesque vaisseau voguant sur les dunes. Venus des confins de la mer de sable, des envahisseurs menacent d’exterminer sa population.
Le Conseil des anciens décide à la hâte de se soustraire à ce futur en sabordant l’île, avec l’appui de la milice qui se contente d’obéir.
Mais les enfants de la Baleine vont faire un choix. Un choix nécessaire, qui ne s’encombre plus des notions de bien ou de mal…

 

Chronique du tome 1
Chronique du tome 2

 

‼️SPOILER DES TOMES PRÉCÉDENTS‼️

 

La qualité de cette série ne se démend pas au fil des tomes, que ce soit sur le fond ou sur la forme.
La forme tout d’abord : les graphismes ne cessent de m’émerveiller, dès la magnifique couverture. Il n’est pas rare que je m’arrête sur une page juste pour me ravir les yeux des détails.
Le fond ensuite : l’intrigue alterne action, poésie et découverte de la culture de la Baleine.

Dans ce volume, nous reprenons l’histoire au moment où les anciens veulent recourir au suicide collectif. Mais les jeunes ne l’entendent pas de cette oreille et grâce à l’intervention de Chakuro avec l’aide de la mystérieuse Neri, Phaleina est sauvée. Ce qui ne résoud pas la question de l’attaque imminente des Apathoïa. Mais les enfants de la Baleine veulent protéger leur maison et leur culture à tout prix.

Comme la couverture le suggère, nous découvrons un peu plus le rebelle Ohni. Suoh prend son rôle de nouveau capitaine, tandis que Chakuro et Lycos évoluent avec les événements. La place des émotions prend de plus en plus d’ampleur et le lecteur sent de plus en plus la thèse de l’auteur pour défendre leur importance.

Des révélations dans ce tome, mais aussi de nouveaux mystères et de nouveau une fin en cliffhanger qui donne envie de se jeter sur le tome suivant !