Les Sœurs Carmines d’Ariel Holzl #PLIB2018

Merryvère Carmine est une monte-en-l’air, un oiseau de nuit qui court les toits et cambriole les manoirs pour gagner sa vie. Avec ses soeurs, Tristabelle et Dolorine, la jeune fille tente de survivre à Grisaille, une sinistre cité gothique où les moeurs sont plus que douteuses. On s’y trucide allègrement, surtout à l’heure du thé, et huit familles d’aristocrates aux dons surnaturels conspirent pour le trône.

Après un vol désastreux, voilà que Merry se retrouve mêlée à l’un de ces complots ! Désormais traquées, les Carmines vont devoir redoubler d’efforts pour échapper aux nécromants, vampires, savants fous et autres assassins qui hantent les rues…

 

Bonjour à toutes et à tous.
Nous voilà dans le 7ème et dernier roman en lice pour le #PLIB2018. Les Soeurs Carmines…

Bon ! On va commencer par le truc désagréable. Je n’ai pas du tout aimé l’histoire, donc je ne vous en parlerai pas. Par contre, j’ai aimé tout le reste.
Comment peut on aimer un livre sans l’aimer ? Heuuuuuuuu…

Pour moi, et j’insiste sur ce point, pour moi, ce livre est à destination d’un public plutôt féminin. Comme je suis un vieux c.. je me suis fait… heu j’étais à la limite de le refermer.

Maisssssssssss… C’était sans compter du reste (voir plus haut lol)

Ce qui m’a fait tenir ?

Je commencerai par ce qui m’a séduit dès les premières pages, c’est… Le ton !
Hein ??? Oui je sais, ça débloque là-haut 😛
Revenons à notre ton. Il y a une certaine ironie, c’est cinglant, acerbe qui m’a pris. Du genre « Je suis sérieux mais je ne me prends pas au sérieux ».
La prose m’a gardé.

Et cette prose a apporté une ambiance, que j’ai apprécié.
C’est sombre mais il y a de l’espoir, de l’amour et autre amitié.
Sans en dire trop sur le livre, la fin n’est pas moins pire que le début.
L’ambiance m’a emmené.

Puis il y a les sœurs.
Il y a Merryvère qui a une tendance à se retrouver dans des coups foireux.
Dans le début du livre nous voyons peu Dolorine mais elle va avoir un … Suivez là, ne la lâchez pas des yeux lol.
Mais ma préférée est Tristabelle. Ne vous fiez pas aux apparences. Je l’apprécie peut être plus parce que j’ai deux chi….. une adorable femme et une pétillante fille.

Pour résumé le tout. J’ai beaucoup aimé l’ambiance, les personnages et cette plume que j’ai beaucoup aimé. Ça se lit tout seul.
Alors si vous aimez les streetbooks à la mode victorienne, faites-vous plaisir, jetez vous dessus.

Bonne lecture !!!

#PLIB2018  ISBN : 978-2-35408-545-2

L’atelier des Sorciers, tomes 1 et 2 – Kamome Shirahama

L’atelier des sorciers, tomes 1 et 2

Kamome Shirahama

Mon avis : coup de 💕
 
Genre : fantasy, magie
Public : tout public
Statut de la série : en cours
Tomes parus en VF : 2
Tomes parus en VO : 3
Résumé éditeur
 
Coco a toujours été fascinée par la magie. Hélas, seuls les sorciers peuvent pratiquer cet art et les élus sont choisis dès la naissance. Un jour, Kieffrey, un sorcier, arrive dans le village de la jeune fille. En l’espionnant, Coco comprend alors la véritable nature de la magie et se rappelle d’un livre de magie et d’un encrier qu’elle a achetés à un mystérieux inconnu quand elle était enfant. Elle s’exerce alors en cachette. Mais, dans son ignorance, Coco commet un acte tragique !
Dès lors, elle devient la disciple de Kieffrey et va découvrir un monde dont elle ne soupçonnait pas l’existence !
Plusieurs mois avant l’annonce de sa licence chez Pika, j’avais repéré L’atelier des sorciers pour ses graphismes incroyablement beaux. Autant dire que j’attendais la sortie de ce premier tome avec impatience et que j’ai opté sans hésiter pour l’édition collector avec artbook ! Cependant de beaux dessins ne suffisent pas à faire un bon titre et je craignais une déception avec l’histoire (ça ne serait pas la première fois), mais au contraire j’ai beaucoup aimé cette dernière aussi.
Si certains lui reprochent son manque d’originalité – notamment en la comparant à Harry Potter -, je préfère le classique bien ficelé à l’original mal mené. Et ici tout fonctionne parfaitement : que ce soit l’univers créé par l’autrice – avec un système de magie bien pensé -, l’intrigue, les personnages ou la thèse soutenue à travers le parcours de Coco.
En effet, L’atelier des sorciers reprend de nombreux codes classiques de la fantasy et du récit initiatique. Ceux-ci sont teintés d’influences occidentales – sans doute le résultat du travail sur les comics de la mangaka – et l’on est à la fois en terrain connu et plongé dans un autre univers.
La jeune Coco, adorable fillette enthousiaste et curieuse, est fascinée par la magie qui est censée lui être inaccessible. Sa rencontre avec le beau et mystérieux Kieffrey (oui, mode fangirl on, j’ai eu un vrai coup de foudre pour lui, je dois avoir un truc pour les hommes aux cheveux blancs et yeux bleus) change la donne et lui permet de devenir apprentie sorcière. À partir de ce pitch, Coco doit évidemment affronter diverses épreuves pour parfaire son apprentissage, que ce soit apprendre les bases de la magie qui lui font défaut, faire face à l’hostilité de ses pairs ou affronter les éléments.
J’ai particulièrement apprécié la thèse défendue par Kamome Shirahama avec ce titre : ne laissez pas votre naissance déterminer ce que vous pouvez faire. À travers le parcours de Coco, nous découvrons un art qui n’est pas inné mais le résultat d’un travail acharné et obstiné, exactement comme pour le dessin – une idée qui me parle donc énormément.
L’atelier des sorciers est un titre enchanteur, magnifique – j’ai déjà dit à quel point c’est beau ? parce que c’est VRAIMENT beau -, aux personnages attachants. Une aventure pour le tome 1 plutôt légère mais l’on sent déjà quelque chose de sombre qui pointe à l’horizon et beaucoup de mystères, notamment du côté de Kieffrey, dont les motivations ne sont pas très claires. Le tome 2 nous plonge en effet dans une intrigue plus sérieuse et introduit de nouveaux personnages. Le monde de Coco s’étend et elle va devoir faire face à de nouveaux défis !

Chroniques homérides tome 1 Le Souffle de Midas d’Alison Germain #PLIB2018

Entre tes mains, fille d’Homère, brûle encore le pouvoir des Dieux.

Le jour où une inconnue rend son dernier souffle dans mes bras, je sais que ma vie paisible d’étudiante ne sera plus jamais la même. Au lendemain du drame dont j’ai été le seul témoin, aucune trace du crime n’a été retrouvée, tant et si bien que tout le monde me pense folle, moi la première. Seul un homme me croit, Angus Fitzgerald, détective à la recherche d’une personne qui ressemble trait pour trait à la femme morte sous mes yeux.

Alors que ce mystère reste sans réponse, les objets que je touche se transforment en or. Et quand le bel Angus me narre le mythe antique de Midas, ce roi grec qui changeait tout en or, je comprends qu’il en sait bien plus sur ce qui m’arrive. Et aussi sur les dangers qui me menacent. Pour moi, le plus imminent est juste là, dans mes mains. Parce que si pour le détective, je suis bénie des Dieux, je ne vois en ce pouvoir qu’une malédiction…

[Edit : Cet article est ré-édité dans le cadre du Prix littéraire de l’Imaginaire BooktubersApp 2018. Je vous souhaite une bonne lecture !]

Je me suis procuré ce premier tome aux Halliennales, salon du fantastique à côté de Lille. Alison a été adorable et très TRÈS patiente avec Maël qui s’est offert une photo avec cette libraire, booktubeuse et auteure.

Oui ! Alison Germain est la très célèbre Lili bouquine. J’étais curieux de voir ce que pouvait donner un écrit d’une blogueuse/booktubeuse qui est passé chez l’ennemi de l’autre côté de la page lol.

Ma foi ! c’est très réussi comme premier jet !
J’avoue avoir eu un peu de mal avec le prologue mais une fois passé… Bah ! Bah ! Bah !

La style est… J’adore !!! Rien que pour la plume d’Alison je VEUX lire la suite. C’est moderne, fluide, ça glisse tout seul.

L’histoire en elle même repose sur Homère, du moins si j’ai bien compris. L’auteure nous berce avec les Dieux de l’Olympe. Attention ! Nous ne faisons que frôler la mythologie. Je pense que dans le deuxième tome, nous rentrerons plus dans le vif du sujet. Pour l’instant, nous avons les bases des Chroniques avec ses personnages centraux.

Ah oui ! Je ne vous l’ai pas dit (rires) Mamzelle Germain nous propose une palette de personnages attachants, mystérieux et/ou fourbes. Bien sûr vous vous avez Lou (Louise/Louisette…), le personnage principal. Une fois qu’elle est « possédée » par Le Souffle cela ne s’arrête plus ou peu. Comme je le disais, la lecture est fluide, même si il arrive tout le temps quelque chose à Louise, nous ne sommes pas étouffés. Nous sommes surtout dans l’émotion.
Sans en dire de trop sur l’histoire, une fois le voile mythologique levé vous vous trouvez face à des créatures mythiques.
En somme, vous avez tous les ingrédients pour une belle aventure.

[Edit 02/01/2018 : Ce titre peut faire parti des finalistes du PLIB2018 ? Comme vous savez que je suis un grand fan d’urban fantasy (ou pas). Alors je vous dirai que …. Il manque un peu de fusion entre la magie et la vie réelle. J’ai du mal à le situer dans notre vie de tous les jours. Ça reste toutefois une très bonne lecture.]

[Edit 10/06/2018 : Est-ce que je voterai pour ce titre comme lauréat du PLIB ?Je vous avouerai que pour l’instant ce titre n’a pas ma préférence, mais mérite largement d’être sur le podium]

C’était une très bonne lecture !!!

#ISBN:9782375680537, #PLIB2018

Légendes Faës tome 1 La Chienne de l’ombre de Manon Elisabeth D’Ombremont

Faëry, sous le règne de l’Empereur Fenrír.

Melyan est une bâtarde. Mi-fomoire mi-fée, elle a pour unique ambition de devenir une grande guerrière, digne de son héritage.

Elyalë est une banshee. Magicienne aux pouvoirs terrifiants, elle est aussi la martyre de l’Empereur.

Tout les oppose, et elles se connaissent à peine.

Pourtant, elles sont demi-sœurs.

Un coup du sort les rapprochera, mêlé à un même désir : celui de survivre dans les ténèbres.

Et de ne surtout pas succomber aux promesses du dieu-dragon Déchu…

 

Merci à Lilian de L’Ivre Book et Manon de m’avoir confier ce tome 1.

J’ai l’occasion de croiser Manon lors de différents salon. J’étais souvent tenté de la lire, mais mon banquier ne voulait pas. Oui, quand je suis en salon, j’aimerai acheter tous les livre qui me tentent mais… Vous comprenez ce que je veux dire :-/

J’ai très peu lu de DarkFantasy, je suis plutôt fan de dystopie pour le côté sombre. Mais comme j’étais curieux de connaître les écrits de Manon, je me suis lancé. Je n’ai pas été déçu. La plume est des plus agréable à lire, c’est fluide, facile et moderne. J’ai grandement apprécié. Je vais m’intéresser aux autres écrits de cette demoiselle.

L’auteure nous propose donc une atmosphère sombre, tyrannique. Nous ne parlons pas de vie mais de survie.
La survie n’est pas que pour les demi-soeurs mais aussi pour le dieu déchu.

Les soeurs utilisent toutes les possibilités qui leur sont offertes, jusqu’à perdre leurs âmes, le kidnapping et le meurtre. La fin justifie les moyens. Tout comme le dieu dragon qui tente de reprendre sa place grâce à la manipulation et la possession.

Il y a un petit côté Machiavel que j’aime beaucoup mais qui pour moi n’est pas assez développé. Ça manque de jeux politique, de jeux d’influence.

Je ne sais si c’est volontaire, mais il y a une certaine distance gardée entre les personnages et moi. Comme si nous ne pouvions nous identifier à eux/elles ou même de les prendre en sympathie, avoir envie d’évoluer avec. Pourtant, ce livre est centré sur les caractères, les émotions, l’évolution des personnages. Ce qui semble paradoxal :-D.

Pour ma part, ce premier tome est une mise en bouche. J’espère vite lire le tome 2.

Les Seigneurs de Bohen d’Estelle Faye #PLIB2018

Je vais vous raconter comment l’Empire est mort.

L’Empire de Bohen, le plus puissant jamais connu, qui tirait sa richesse du lirium, ce métal aux reflets d’étoile, que les nomades de ma steppe appellent le sang blanc du monde. Un Empire fort de dix siècles d’existence, qui dans son aveuglement se croyait éternel.

J’évoquerai pour vous les héros qui provoquèrent sa chute. Vous ne trouverez parmi eux ni grands seigneurs, ni sages conseillers, ni splendides princesses, ni nobles chevaliers… Non, je vais vous narrer les hauts faits de Sainte-Étoile, l’escrimeur errant au passé trouble, persuadé de porter un monstre dans son crâne. De Maëve la morguenne, la sorcière des ports des Havres, qui voulait libérer les océans. De Wens, le clerc de notaire, condamné à l’enfer des mines et qui dans les ténèbres découvrit une nouvelle voie… Et de tant d’autres encore, de ceux dont le monde n’attendait rien, mais qui malgré cela y laissèrent leur empreinte.

Et le vent emportera mes mots sur la steppe. Le vent, au-delà, les murmurera dans Bohen. Avec un peu de chance, le monde se souviendra.

 

Un nouvel article sur l’un des 7 livres du PLIB2018. Sera t-il le lauréat ? Pour ma part, je me tâte.

Ne vous méprenez pas ! C’est un très bon livre !

Je n’ai pas beaucoup lu de dark fantasy, c’est peut être mon deuxième. Ce côté sombre, où l’espoir fait vivre, c’est à la limite. Nous aimerions que cela aille mieux mais… En définitive, il y a toujours quelque chose qui finit mal. Et ici c’est le cas. Certains sont sauvés mais pour d’autres… 😥

Tout part d’UN point, puis tout s’éclate. Nous partons d’un incendie puis vers une multitude d’histoires qui, au départ, n’ont aucune relation mais qui nous offre un superbe bouquet final.

Nous partons d’un personnage naïf qui deviendra le très recherché Sainte Etoile, il se perdra dans un amour hors norme.
Un mercenaire qui rêve de faire tomber l’empire parce que son père a refusé son aide.
Nous avons une petite cigale qui deviendra un poids lourd de la révolte.
Une magicienne qui fait tout pour sauver son peuple.
Une autre qui part en mission auprès de l’impératrice mais qui rêve de grand large.
Une impératrice a bout de force et une héritière hors de contrôle.
Un magicien muet qui se sert d’un autre homme pour réveiller une magie interdite.
Je dois certainement en oublier :-/
Nous avons aussi des amours impossibles et/ou perdus.
En somme nous avons une brochette de personnages et autant d’histoires qui font de ce livre un défi.

Puis au deux tiers, tout ce rejoint, s’entrecoupe, ne fait plus qu’un, qu’un seul objectif.

Il y a ces interludes qui nous dévoilent peu à peu la chute d’une dynastie.

Dame Faye nous attire dans ces filets avec un rythme fluide, facile à lire, empli d’amour.

Même si jusqu’à maintenant, ce n’est pas l’un de mes titres du PLIB préférés, ce livre est à lire pour tous les fans de fantasy.

Je vous souhaite une très très bonne lecture !

#PLIB2018 #ISBN9791090648869

Epopées Avaloniennes tome 1 Hérodias & le guerrier au linceul de Sara Greem

Voici l’histoire de la prêtresse-ovate Hérodias qui constitue une légende parmi les maints contes celtes écrits, imaginés ou juste inspirés des mystères d’Avalon. La mythologie celtique se mêle au récit d’une épopée qui modifia le cours de l’histoire.

Hérodias d’Athènes vit sur l’île d’Avalon, l’île sacrée protégée par ses brumes depuis bien avant la mort du roi Arthur, et gérée par le Conseil des Anciennes composé des Grandes Prêtresses Viviane, Morgane et Dana.

Mais depuis quelque temps, il semble que les brumes se désagrègent peu à peu, rendant l’île d’Avalon dangereusement visible à ses ennemis. Hérodias, qui a reçu l’appel de la grande Déesse et du dieu cornu, Cernunnos, afin qu’elle accomplisse sa destinée à travers la nuit rituelle de Beltane et devienne à son tour Grande Prêtresse, a des visions récurrentes d’horreur et de mort. Une guerre se prépare. Les chrétiens, désireux d’éradiquer tout type de religion païenne, usent de trahisons et de magie occulte à l’encontre des derniers adorateurs des dieux multiples.

Hérodias devra renforcer sa magie et ses pouvoirs pour la sauvegarde d’Avalon. Mais quel est le rôle exact que le destin lui réserve ? Et qui est le mystérieux guerrier au linceul que les dieux ont placé sur sa route ?

 

Arf Sara ! Que m’as-tu fait là ?!

J’ai eu le plaisir de croiser la route de l’envoûtante Sara Greem au salon du livre de Paris. Quelle expérience !!! 😛

Bon ! Parlons du livre un peu parce que nous sommes bien là pour ça, non ?

Donc… Nous avons là un coup de coeur, si, si !
Je ne connais pas les autres écrits (sulfureux) de Sara mais en tout cas, j’aime beaucoup son style.
C’est moderne, fluide, très facile à lire. Je ne voyais pas les pages tournées même si c’est le premier tome d’une trilogie. Pour une fois que je lisais en broché.
Elle nous emmène de périples en aventures où l’amour, l’espoir, la trahison et la camaraderie avec une touche de diplomatie sont les maîtres mots.

Quant à l’histoire… La vache !
Nous sommes en période post-arthurienne, nous avons Merlin bien sûr, avec l’essor de la chrétienté.
Notre Sara d’amour nous offre un mélange des cultures. Nous avons bien sûr les celtes, les vikings, et… des chinois. Vi !
Tous cherchent à sauvegarder leurs cultures face à la purge qu’organisent les chrétiens/catholiques.

Puis il y a cette galerie de personnages… Hauts en couleurs.
Nous avons l’élue qui est censée être honorée par le dieu cornu, mais elle ne fait rien de mieux que de tomber amoureuse de… Non ! Non ! Non !
A vous de le découvrir.
Nous avons également nos voisins barbares, les vikings. Sara nous les dépeint tels qu’ils doivent l’être.
Et pour finir notre guerrier au linceul que je vous laisse découvrir.

Sara nous emmène vraiment dans un univers fascinant. Dès que je peux, je m’enfilerai les tomes suivants. Oui parce que la trilogie est complète :-D.

Je vous souhaite une très bonne lecture !!!

Centaures, tomes 1 et 2 – Ryo Sumiyoshi

Mon avis : coup de 💕

Genre : fantasy, aventure
Public : ado, adulte
Statut de la série : en cours
Tomes parus en VF : 2
Tomes parus en VO : 2

Résumé éditeur

Plus téméraire qu’un cheval, plus fier qu’un homme, le centaure est un être divin, côtoyant les hommes depuis la nuit des temps. Mais en ces périodes de trouble, les humains les ont réduits à l’esclavage, afin de les utiliser comme “armes de guerre”. Pour sauver son fils, le fier et sauvage centaure Matsukaze se laisse capturer par les humains. Il y fait la rencontre de Kohibari, un jeune mâle de son espèce, apprivoisé par les hommes. Ensemble, ils tenteront une folle évasion pour reconquérir la liberté de leur peuple.

 

Si j’avais repéré les magnifiques couvertures de Centaures, pour une raison qui m’échappe encore je n’étais pas très tentée par ce titre. Les conseils de ma twitter list m’ont poussée à lui donner sa chance et je n’aurais qu’un mot pour ces personnes : MERCI !

En effet, Centaures est un gros coup de coeur pour moi. D’abord pour ses deux personnages principaux, tous les deux forts, magnifiques et parfaitement imparfaits à leur manière propre : Matsukaze est un guerrier puissant et colérique, pour qui la famille passe avant tout le reste ; de son côté, Kohibari a eu l’intelligence de s’adapter à ses oppresseurs pour survivre, il est naïf et maladroit, mais aussi très curieux et joyeux. Leur rencontre provoque une alchimie certaine, leur histoire est à la fois exaltante, drôle ou tendre par moment, glaçante à d’autres, et le développement de leur relation bouleversante.

J’ai également adoré le monde mis en place par Ryo Sumiyoshi : d’un côté la société humaine qui exploite la force des centaures ; de l’autre celle des centaures des montagnes et des plaines. À travers cet univers, la mangaka dénonce clairement l’esclavage et la guerre, nous dépeint des créatures mythologiques bien plus morales que les humains et bien plus respectueuses de leur environnement. Elle ne tombe toutefois pas dans le manichéisme : l’horreur et la beauté se trouve dans les deux camps, et elle démontre que la haine ne conduit qu’à plus de haine.

La quête de Matsukaze et Kohibari est celle de la liberté, et parfois elle ne s’obtient qu’au prix de sacrifices importants. Attention, ce titre ne laisse pas indemne, et les graphismes portent une puissance à la hauteur de ce combat épique. Ainsi, on referme le tome 2 – qui conclut l’arc actuel, mais pas la série – avec la sensation d’avoir chevauché des montagnes russes émotionnelles.

 

Shades of magic Tome 1 de Victoria Schwab – #PLIB2018

Kell est le dernier des magiciens de sang, des sorciers capables de voyager d’un monde à l’autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est, à chaque fois, le cœur et l’âme. Le nôtre est gris, sans magie d’aucune sorte. Celui de Kell, rouge – on y respire le merveilleux à chaque bouffée d’air. Le troisième est blanc : là, les sortilèges se font si rares qu’on s’y tranche la gorge pour une simple incantation. Le dernier est noir, noir comme la mort qui l’a envahi quand la magie a dévoré tout ce qui s’y trouvait, obligeant les trois autres à couper tout lien avec lui.

Depuis cette contagion, il est interdit de transporter le moindre objet entre les univers. C’est malgré tout ce que Kell va prendre le risque de faire, histoire de défier la famille royale qui l’a pourtant adopté comme son fils, à commencer par le prince Rhy, son frère, pour qui il donnerait par ailleurs sa vie sans hésiter. Mais, à force de jouer avec le feu, il finit par commettre l’irréparable : il emporte jusque dans le Londres gris une pierre noire comme la nuit, qu’une jeune fille du nom de Lila décide, sur un coup de tête, de lui subtiliser. Pour elle comme pour lui – pour leurs deux mondes, à vrai dire – le compte à rebours est lancé.

 

Voici un autre des 7 titres en lisse pour le #PLIB2018 et que dire…

Ce tome 1 est le début d’une saga. Mon problème se situe là. Il faudra que je fasse un peu de lobbying auprès des organisateurs du PLIB pour ce ne soit que des « one shot ».

Donc je disais, c’est le premier tome d’une saga et comme tout premier tome il est là pour poser les bases de l’histoire. Il faut attendre quelques centaines de pages pour que ça bouge, pour que nous voyons le début d’un début.
Ce ne veut pas dire que ce n’est pas bon mais que ce n’est pas pour moi.
Autant certains tomes de saga ont une (vraie) fin, si on veut s’arrêter là, ça ne pose pas de souci. Mais pas avec ce livre. Pour avoir une fin, il faut lire les tomes suivants.

Parlons un peu du contenu, maintenant. Parce que oui il y a une histoire tout de même.
D’accord, je n’ai pas aimé le côté saga mais j’ai tout de même aimé tout le reste.

Cette hiérarchie entre les magiciens est intéressante dans trois Londres différents. La magie de Kell est originale, sanglante (si, si, je vous laisse sur « sanglante » :-P).

J’ai beaucoup aimé la relation entre Kell et Lila. Elle augure une forte collaboration dans les tomes suivants.
L’auteure nous emmène avec eux, nous nous protégeons les uns les autres. Point d’amour, non, non. Une drôle d’amitié faite de celui qui sauvera le plus la vie de l’autre.

L’histoire en elle-même est longue à s’installer mais le style de l’auteure nous garde dans ses filets pour que nous ne lâchions pas le livre.
Il n’y a pas à proprement parler de moments clés, ça vient par petites touches tout au long du livre.
Elle nous déroule son histoire de façon fluide, moderne qui nous happe jusqu’à la fin.

Par contre, même si j’ai aimé lire ce livre, je ne pense pas que je voterai pour cet ouvrage comme lauréat du premier PLIB.

 

Certes, je vais m’arrêter là, mais je vous le conseille fortement. Pour les fans de fantasy mais aussi pour ceux qui sont curieux d’en lire.

Bonne lecture à vous !

ISBN : 978-2371021167 – #PLIB2018

Le Jarwal de Patricia Le Sausse

Basile n’a pas choisi la vie d’exclu qu’il vit à cause du métier de son père, bourreau dans le comté de Provence en cette année 1268. Il n’a pas voulu non plus devenir son apprenti. Quand il découvre qu’il possède le don de ressentir les émotions des gens qui l’entourent, de se les approprier et de les retourner contre ceux qui le méprisent, tout bascule.
Accusé de sorcellerie, poursuivi par un inquisiteur, agressé par des sentiments qui ne lui appartiennent pas, il doit fuir pour retrouver son clan. Tant qu’il n’aura pas réussi à maîtriser cette puissante empathie, il sera menacé.
À moins qu’il ne décide de l’exploiter pour dominer les autres en manipulant leurs émotions…

Que d’émotions !!!
Bon ok, c’est nul, Je ne me vire pas vu que c’est moi le taulier mais si j’étais moi je l’aurai fait.

Alors j’ai découvert ce très bon livre complètement par hasard. J’étais allé aux Halliennales et pour rentrer chez moi j’ai fait un « petit » détour par le salon du livre de Soissons et c’est là que j’ai fait la connaissance de Patricia alors que j’étais venu pour voir une autre auteure qui n’était pas là.

La magie des émotions ! Je n’ai pas eu l’occasion d’en croisé beaucoup dans mes lectures.
La façon dont l’auteure la traiter m’a plu d’emblée.

La montée en puissance des pouvoirs de Basile est bien pensée, vous le verrez par la suite. Rho ! Bien sûr, il vous faudra le lire :-P.
Puis il n’est pas seul, il est épaulé par la famille de sa mère qui l’aideront à la maîtrise de son pouvoir. Ce côté tribu qui ne lâche pas ses membres est fort, m’a beaucoup plu.

Le rythme de l’histoire me fait penser à un roadmovie. C’est toujours en mouvement. Par contre, le rythme ne nous écrase pas. L’auteure nous emmène doucement vers une fin à laquelle on ne s’attendait pas.

Il y a quand même un petit truc qui m’a « irrité ». C’est le côté victime de Basile, même si au fil des chapitres il prend en assurance grâce à son Jarwal, c’est pour moi trop présent.

En tout cas c’était une très très bonne lecture. Je vous le conseille vivement !!!

« Druss la Légende » de David Gemmell

« Son nom est Druss. Garçon violent et maladroit, il vit dans un petit village de paysans situé au pied des montagnes du pays drenaï. Bûcheron hargneux le jour, époux tendre le soir, il mène une existence paisible au milieu des bois. Jusqu’au jour où une troupe de mercenaires envahit le village pour tuer tous les hommes et capturer toutes les femmes. Druss, alors dans la forêt, arrive trop tard sur les lieux du massacre. Le village est détruit, son père gît dans une mare de sang. Et Rowena, sa femme, a disparu…

S’armant de Snaga, une hache ayant appartenu à son grand-père, il part à la poursuite des ravisseurs. Déterminé à retrouver son épouse, rien ne devra se mettre en travers de son chemin. Mais la route sera longue pour ce jeune homme inexpérimenté. Car sa quête le mènera jusqu’au bout du monde. Il deviendra lutteur et mercenaire, il fera tomber des royaumes, il en élèvera d’autres, il combattra bêtes, hommes et démons. Car il est Druss, et voici sa légende… »

Alors là franchement, je vous le dis tout de suite, je risque de manquer d’arguments. Je crois que c’est pour moi l’un des meilleurs de l’auteur que j’ai lu jusqu’ici !

C’est foutrement épique et ça commence très vite pour ne jamais s’essouffler jusqu’à la dernière page. Il y a du drame, de l’humour, beaucoup d’aventures, quelques réflexions pas débiles du tout sur la violence et le besoin qu’a un être humain de parfois la laisser s’exprimer mais surtout, il y a des personnages inoubliables !

Druss, pour commencer, est parfait. Vraiment. Je crois que c’est la première fois que je dis ça d’un personnage de fantasy. On n’est pas avec un héros basique, ni même avec un anti-héros comme on en voit souvent maintenant, mais avec quelqu’un fait d’ombres et de lumières, têtu, acharné, torturé mais aussi très amoureux, droit et loyal… J’ai vraiment adoré. Ce n’est pas la première fois que j’ai affaire à lui, ayant déjà lu « Légende » il y a longtemps, mais je l’avais moins apprécié dans celui-là. Sans doute parce qu’il n’est pas les des protagonistes principaux. Ici, c’est de lui dont il est question, de son amour, de ses combats, de ses choix.

Évidement, parce qu’il s’agit de la saga Drenaï, il y est aussi question du pays, mis en danger par l’empereur de la Ventria. J’ai aimé découvrir ce que ces deux territoires voisins et ennemis de longue date étaient devenus bien longtemps après les récits dont il est question dans Waylander. Gemmell, alors qu’il s’agit quasiment toujours de guerre et de défis entre les puissants m’étant en péril la paix des nations, ne se répète pas dans ce bouquin, il se renouvèle énormément avec Druss et je n’ai pratiquement rien retrouvé qui ait déjà été exploité dans la trilogie précédente, hormis une histoire de démon…

C’est d’ailleurs le seul point négatif que j’ai gardé de cette lecture, il y a un ou deux passages un peu zarbes que j’ai pas bien saisi et qui n’étaient, de mon point de vue, pas forcément utiles. Ils ont même un peu plombé le rythme je trouve, mais ça ne dure pas longtemps et ne m’a de toute évidence pas énormément gêné.

Point essentiel : j’ai beaucoup aimé la fin ! Ça termine comme ça commence. La boucle est bouclée j’ai envie de dire. Chapeau Mr Gemmell !

Chronologiquement, le prochain tome à lire c’est « La légende de Marche-Mort ». Il se trouve que le patron s’en est déjà chargé ici mais je m’en tape, je le chroniquerai quand même ! Nan mais oh (faites de la place, j’arrive avec mes gros sabots !)

Ps : j’ai failli oublier ! Rowena, la femme de Druss, est l’un des seuls personnages féminins à qui je n’ai rien à reprocher en fantasy, et c’est suffisamment rare pour que je le souligne.

Je vous bisouille les gens !