Le monde des Ferals, Tome 1 de Jacob Grey

Abandonné par ses parents et recueilli par une bande de corbeaux, Crow vit en marge de la société depuis son plus jeune âge. Différent parce qu’il communique avec ses protecteurs, l’adolescent a fait son nid au sommet d’un vieil arbre isolé au milieu du grand parc de la ville de Blackstone dont il ne descend que pour manger et observer les humains. Un jour qu’il épie la jolie rousse qui habite la maison près de la prison, Crow surprend trois prisonniers venant de s’échapper s’en prendre à la jeune fille. Pour le jeune garçon, rester le témoin impuissant de cette scène est impossible alors, pour la première fois, il descend du toit qui l’abrite et intervient en lançant ses corbeaux à la rescousse. Durant la courte bataille qui oppose les jeunes gens aux malfrats, Crow remarque l’araignée stylisée tatouée sur le dos de l’un des hommes. Elle ressemble en tout point à celle qu’il a déjà vu dans ses cauchemars. Cette révélation marque le début d’une dangereuse initiation… Crow est un feral, un humain qui parle aux animaux, et à ce titre, il est précieux et convoité car lui seul peut ramener à la vie le Tisseur, ce feral maléfique que les malfrats veulent invoquer pour s’emparer du monde…

Avec ce premier livre appartenant à une série de trois tomes fantastiques, Jacob Grey signe une très belle entrée en matière en revisitant adroitement un thème récurrent dans la littérature de jeunesse, celui des animaux totem qui prêtent leurs pouvoirs à un groupe d’élus.
Dans un univers sombre s’apparentant un peu aux comics, le jeune héros, un garçon de treize ans prénommé Crow, mène une vie de marginal rejeté par la société. En colère contre ses parents qui n’ont pas hésité à se débarrasser de lui alors qu’il n’était qu’un jeune enfant, le garçon cultive sa solitude en partageant son quotidien avec trois corbeaux : Blême, l’étrange corbeau blanc et aveugle qui ne parle jamais, Glauque, le volatil ronchon, et Scritch, le juvénile intrépide. Du haut de leur arbre ou des toits des immeubles, les quatre amis observent le monde sans jamais s’en mêler, préférant leur relative sécurité au tumulte des humains jusqu’à cette nuit… Cette nuit où Lydia, la jolie rousse que Crow admire en secret, se fait attaquer par d’étranges prisonniers en train de s’échapper. C’est à ce moment que Crow décide de sortir de sa réserve et d’affronter son destin en même temps qu’il découvre ses origines ainsi que son passé.
Au cours du récit Crow va être amené à changer, à bouleverser son quotidien et ses habitudes pour venir en aide à cette jeune fille. La métamorphose opérera à différents niveaux, transformant l’humain en corbeau et le sans-abri en héros généreux, capable de se sacrifier pour autrui.
La plume de Jacob Grey adopte souvent un style minimaliste mais efficace où les phrases courtes, parfois sans verbe, donnent du rythme à cette narration.
Le texte ne comporte aucun temps mort. Les actions s’enchaînent tout en conservant la cohérence de l’histoire et l’attrait du lecteur. Chaque personnage, qu’il soit principal ou secondaire, est choisi pour apporter quelque chose au récit : émotion, mystère, initiation, opposition, réconfort et soutien. De plus, ceux d’entre eux qui ont une affinité particulière avec un animal possèdent des attributs physiques et psychologiques amusants qui rappellent bien évidemment leur animal totem. Le clin d’oeil m’a vraiment amusée car il est réellement bien mené.
Personnellement, j’ai adoré le personnage de Crow, cet adolescent blessé par la vie qui se reconstruit en accomplissant sa destinée ainsi que l’univers à la Bruce Wayne dans lequel baigne le roman, même si ces codes ont déjà été empruntés. J’ai trouvé que tout était très cohérent sans jamais donner une impression de déjà-vu.
J’ai donc hâte, tout comme mon fils, de retrouver ce héros dans la suite de ses aventures, de voir comment il va évoluer avec son nouveau statut et surtout quels seront les pouvoirs dont héritera Lydia lorsqu’elle deviendra à son tour une feral.
Le monde des ferals est donc un livre jeunesse fort sympathique qui plaira sans nul doute aux amoureux d’Urban Fantasy.

Terre de Sendre Livre I : Le rite de Lumness de Matthieu Fichez

Que peut-on faire d’une jeune fille qui, sur un coup de tête, vient de ruiner les projets politiques que l’on avait bâtis autour d’elle ? L’envoyer au couvent paraissait une bonne idée…
Avec l’accroissement des troubles aux frontières du monde connu, Sendre va découvrir au gré de ses rencontres que le monde n’est pas aussi manichéen qu’elle le pensait, et que trahisons et alliances peuvent bouleverser la donne, quel que soit le camp dans lequel on se tient.

 

Je voudrai remercier l’auteur pour m’avoir confier son livre.

Allez ! j’achève le suspens de suite !
J’ai pris un réel plaisir à entrer dans l’univers de Matthieu Fichez.

Bon, côté scénario, on reste dans le standard de la High Fantasy, il n’y a pas de surprise.

Toutefois, j’ai pu sentir un énorme travail d’écriture, de lecture, relecture. Dans le style il n’y a pas d’erreur.
Comme ce n’est que le Livre I de cette saga, l’histoire prend son temps pour se poser, je ne sais pas combien il y a de tomes mais il faut tout de même attendre une bonne moitié de livre pour que l’auteur se pose.

La structure du livre est un chapitre, un personnage. On aime ou on n’aime pas mais l’on finit par s’y faire tant l’auteur nous donne envie d’en savoir plus

L’histoire m’a fait penser aux différents ouvrages que j’ai pu lire sur les templiers. Mais l’auteur n’est pas rentrer dans le remake. Il crée son monde, ses personnages. Tout cela est bien construit, bien équilibré, La psychologie, les émotions, les actions, l’environnement, tout y a sa place et au bon moment.

Je voudrai vous parler également de Sendre. Sendre est belle mais une beauté intérieure tout en poésie. J’ai beaucoup aimé son personnage.

Bonne lecture !

 

Le Sanctuaire Secret (Tome 1, Fablehaven) de Brandon Mull

Auteur : Brandon Mull

Editeur : Editions Pocket (Jeunesse)

Genre : Fantasy Jeunesse

Synopsis : Depuis des siècles, les créatures fantastiques les plus extraordinaires se cachent dans un refuge secret, à l’abri du monde moderne. Ce sanctuaire s’appelle Fablehaven. Kendra et Seth ignorent tout de ce lieu magique, dont leur grand-père est pourtant le gardien. Un jour, ils découvrent l’incroyable vérité : la forêt qui les entoure est peuplée d’êtres fabuleux – fées, géants, sorcières, monstres, ogres, satyres, naïades…
Aujourd’hui, l’avenir de Fablehaven est menacé par l’avènement de puissances maléfiques. Ainsi commence le combat des deux enfants contre le mal, pour protéger Fablehaven de la destruction, sauver leur famille… Et rester en vie.

Une citation : « Les gens intelligents tirent profit de leurs erreurs, mais ceux qui le sont encore plus apprennent de celles des autres »

Ma note : 15/20

 

Mon avis : Fablehaven est une agréable surprise pour moi. Bien sûr on ressent  bien que c’est du jeunesse, peut-être un peu trop dans certains passages d’ailleurs. Nous faisons connaissance avec Kendra et Seth, deux frères et sœurs confiés à des grands-parents qu’ils connaissent à peine, et on découvre bien vite qu’ils sont en réalité gardiens d’une réserve pour créatures magiques. Peut-être trop vite pour moi dans le sens où à partir du moment où Kendra se décide à percer le mystère des clés et du grenier, c’est limite si elle claque des doigts pour trouver les secrets dissimulés. Pour une réserve devant être protégée et dont il faut trouver les élus, comme le dit le grand-père, je trouve que c’est trop facile. D’autres passages du livre sont à mon goût trop rapides, survolés même, et c’est dommage. Les enfants sont assez clichés, une grande sœur réfléchie et un petit frère désobéissant, mais ce n’est pas gênant du tout. Fablehaven nous transporte dans un univers enchanté mais pouvant se montrer sombre, et la plume de l’auteur est merveilleuse pour les descriptions. On s’imagine sans souci dans les différents décors mais aussi les créatures décrites. J’ai un petit coup de coeur pour les mutards, ces petites fées devenues méchantes. Je déplore le fait qu’au final on passe au dessus d’un univers qui pourrait apporter tellement mais tellement peu décrit au final… Peut-être que les autres tomes nous permettront d’en savoir plus, après tout on découvre l’univers en même temps que les enfants. Je continuerai cette saga c’est sûr, j’ai hâte de découvrir la suite.

Chroniques des dragons de Ter : Tome 1, La horde de Chris D’Lacey

Tandis que Gabrial, le jeune dragon bleu, et G’vard, le dragon blanc, s’affrontent pour déterminer qui sera le futur gardien chargé de la protection de la reine Grystina et de ses deux œufs, une catastrophe se produit. La grotte dans laquelle la reine a décidé de faire son nid, s’effondre brutalement, tuant la mère sur le coup. Dans les décombres, seule la petite dragonnelle est retrouvée vivante ; le mâle, lui, a mystérieusement disparu. Gabrial est aussitôt reconnu coupable des faits. Pourtant, dans l’assemblée, tout le monde n’est pas convaincu par ce jugement. Grendel, la future reine, pense que le meurtrier court toujours et contre l’avis du Conseil, elle choisit de veiller elle-même sur la dragonnelle sans savoir qu’en faisant cela, elle emprunte le dur chemin de la rébellion et de la vérité. Son peuple sera-t-il prêt à l’écouter ?

Avec La Horde, la série jeunesse fantasy des Chroniques des Dragons de Ter commence vraiment bien.
L’histoire comprend cinq parties, toutes racontées par un interlocuteur différent qui apporte sa pierre à l’édifice.
Tout d’abord, on entend Gabrial nous expliquer son combat, son jugement ainsi que sa sentence. Ensuite, on suit le périple de Ren, l’enfant amoureux des dragons qui pense pouvoir instaurer la paix entre son clan et les créatures ailées. Puis on écoute Ned, le père de Ren, qui part à la recherche de son fils malgré son intime conviction de le retrouver mort, mutillé par ces maudits écailleux qu’il déteste tant. Après quoi, c’est Grendel et Graymère qui percent le mystère de ce qui s’est réellement passé le jour de la catastrophe. Enfin, l’ensemble des protagonistes se retrouvent dans un final époustouflant pour nous révéler le fin mot de l’histoire.
Tout au long du roman, le scénario se dessine peu à peu, nous révélant ses subtilités avec la mesure nécessaire à la préservation du suspens.
L’auteur dépeint un univers riche et travaillé, peuplé de personnages somptueux qui évoluent dans un récit particulièrement bien amené auquel le jeune public sera certainement sensible.
Personnellement, j’ai complètement adhéré à la mise en scène ainsi qu’à la structure de l’histoire qui oscille entre point de vue des dragons et perceptions humaines. J’ai trouvé chaque narrateur incroyable et particulièrement bien choisi pour faire avancer le récit.
Ce livre se lit vite, non seulement parce que son style est fluide et agréable mais aussi parce qu’il tient le lecteur en haleine.
Amateurs de fantasy, jeunes et moins jeunes, ce roman est pour vous.
Avec La Horde, découvrez une nouvelle saga prometteuse.

Théoc Cyclone de Julien Martin et Dial Blitzness

Qu’est-ce que donnerait un monde fantaisiste et magique où les lois peuvent être façonnées par chacun d’entre nous, aussi injustes et absurdes soient-elles ? Et quelles-en seraient les conséquences ? En voici un exemple, à travers l’aventure d’un mage météorologue qui se démène pour prouver que les dieux existent, afin de rentrer chez lui. Venez découvrir à travers ses yeux un univers lyrique riche, changeant, coloré et gouverné par l’imaginaire.

 

Pour commencer je voudrai remercier aux auteurs de m’avoir confié son livre.

Je vous avouerai que j’ai eu beaucoup de mal à lire, pour la simple et bonne raison que l’information qui m’aurait permis de l’appréhender dans sa juste mesure se trouve à la toute dernière page. Si j’ai bien compris les mots de l’auteur, cet ouvrage fait parti d’un vaste projet transmédia.

A mi-lecture, j’ai fini par comprendre qu’il fallait le lire comme un jeu vidéo. N’étant pas un gamer, cela a été plus que compliquer. Le dernier jeu auquel j’ai joué est FIFA 98′ pour vous dire.

Donc comme je le disais, je n’ai pas réussi à entrer dans l’histoire. Le personnage principal est pour le moins déroutant.
Parce que sans cela, le scénario est original. J’ai beaucoup aimé ce côté cyber-fantasy.

Le style est porté sur le transmédia, ne le sachant pas, il m’a fallu du temps pour en comprendre les codes. En plus il y a pas mal de répétitions.

C’est un projet ambitieux qui demande encore un peu de travail, à partir du moment où l’on sait vers quoi l’on se dirige.

Pour les personnes qui aiment les projet transmédias, ce livre devrait vous plaire.
Bonne lecture !

Créature Tome 1 de Noweria

Elle donne ses ordres remplit ses tâches avec cette efficacité redoutable qui la caractérise, elle, la cheftaine des gouvernantes du manoir. Dans ce monde où le statut social se décide par la naissance, Annah accepte son sort, résignée.

Mais une goutte d’eau viendra troubler le calme gris de sa vie, et Annah, projetée par un coup du sort au sein d’un monde étrange, dangereux et caché, devra lutter pour exister.

 

Je voudrai tout d’abord remercier les éditions Nanachi pour m’avoir confier ce livre.

 

Voilà un livre vraiment sympathique.
Bon je vous avouerai que j’étais quelque peu déstabilisé pendant un bon gros tiers.
Je me disais mais qu’est ce que c’est que ça, j’ai pas signé pour lire les tribulations d’une domestique, aussi noble soit elle.

Puis tout s’emboîte, même si c’est un peu obscure parfois. Je n’arrivais pas à savoir où l’auteure voulait m’emmener.
Tout fut limpide !!!

Le déroulement à partir de ce moment là m’a semblé naturel, avec des passages surprenant, ou du moins on ne s’y attend pas.
J’ai trouvé les description de l’univers de Noweria très à propos, juste ce qu’il faut pour se situer avec les personnages.

Et d’ailleurs ! Ces personnages, whaou ! Franchement j’ai adoré, ils sont forts, bien travaillés, leurs émotions et sentiments sont cohérents avec le déroulement de l’histoire.

En somme, c’est un très bon livre et je remercie encore Nanachi de m’avoir laissé l’opportunité de le lire. Vivement que je m’attaque au tome 2.

Cycle de l’Enfant des Etoiles tome 2 Du Sang et des dieux de Nicolas Gomez

Les Terres de Grandu se remettent à peine du conflit avec le Grand-Duché d’Urmano, et déjà la soif de vengeance des hommes vient mettre à mal la paix encore fragile.

De retour à Hofn, Vindex entend laisser la prophétie du Roi Urin derrière lui et Enrik veut simplement profiter de son village retrouvé. Quant à Einar, il ambitionne d’intégrer la glorieuse garde-arc-en-ciel. Mais des complots couvent jusque dans les nobles maisons du Royaume d’Inu, et d’étranges rumeurs courent dans les campagnes à propos de bêtes féroces et assoiffées de sang.

Chacun devra lutter contre les fantômes du passé pour s’assurer un avenir, et l’Enfant des Étoiles devra payer de sa personne pour entretenir l’espoir de voir un jour se terminer ces temps où les hommes ne vivent que pour deux choses : du Sang et des Dieux. »

 

Je voudrai remercier Nicolas pour m’avoir confié ce tome 2 alors qu’il n’est pas encore édité (nous sommes le 8/11 quand j’écris cet article).

Si vous avez eu le plaisir de lire le tome 1 et bien… Oubliez !
Nicolas Gomez a épuré son style. C’est beaucoup moins littéraire quoique… Chassez le naturel il revient au galop. Oh ! C’est tout léger, mais des fois, j’ai pu sentir une envolée dans la plume, vers un retour vers un style plus travaillé. Une phrase par ici, un mot par là… Mais globalement l’auteur a modernisé son écriture, c’est moins académique.

Il y a derrière cette aventure, une critique (virulente ?) des religions. De ce que les dieux font et surtout ne font pas. Le fanatisme d’un groupe de fidèle devient très dangereux si nous laissons l’obscurantisme imprégner la société. Puis il y a ce combat entre ces différentes religions, savoir laquelle aura le dessus sur l’autre, qui est le vrai dieu… Il y a un vrai engagement derrière ces lignes.

Dans ce tome Vindex est mis au placard, il est toujours là, mais il n’est plus au centre de l’histoire. Ses compagnons de route du premier tome, tous, ont une part importante dans cet échiquier. Le rythme est entraînant du fait des différents fronts pour certainement tous converger vers un seul point dans le tome 3.

Alors Nicolas ! Au travail, je veux connaître la suite moi !

Bonne lecture.

Inalia Tome 1 Prince des Loups de Maud Cordier

Synopsis :

« 121 ans après le Grand Changement, l’Histoire des Hommes a disparu. Le Roi Richard, un homme tyrannique, veut marier ses deux fils pour s’assurer de transmettre la couronne, mais aussi pour honorer une vieille promesse…

Chez les De Morvan, Pénélope, une jeune servante, est au service de Laurine, l’une des trois filles de la Marquise. Aux côtés de ses amies servantes, Sylvia, Lucie et Christine, elle tente de survivre aux maltraitances et aux humiliations…

Pourtant, lors de la venue des Princes, Pénélope fait, par hasard, la rencontre du Prince Stéphane, et leurs interrogations quant au passé des hommes pourraient bien les rapprocher… »

 

Quelques mots sur l’auteure :

« Née à Chalon-sur-Saône en 1990, Maud Cordier réside toujours en Bourgogne.

Elle a écrit son premier roman Quand le ciel descend sur la Terre à l’âge de 22 ans, mais n’a envisagé sa publication que deux ans après.

Passionnée depuis toujours par la lecture et l’écriture, elle souhaite percer dans cette voie, car écrire lui permet de s’évader et de partager les histoires qui hantent son imaginaire ».

 

Mon avis :

L’occasion de lire le premier tome d’ Inalia – Prince des Loups m’a été donnée lors d’un message posté par l’écrivaine à l’intention des chroniqueurs littéraires sur Facebook. Les adresses de blogs, de sites internet ont fusé. Cela faisait un petit moment que je voyais la couverture de la version imprimée de cette dystopie tourner sur les réseaux sociaux, j’ai donc décidé de tenter ma chance et j’ai eu raison !

Les habitudes de vie dans cette contrée ressemblent à celles du Moyen-Age alors que nous sommes dans le futur. Toutes les avancées technologiques y compris l’électricité ont été bloquées. Les habitants ne savent plus et ne peuvent plus s’en servir. Les clivages sociaux sont très marqués : les pauvres et notamment les domestiques sont considérés comme des moins que rien par les représentants de la royauté.

L’amitié qui unit Pénélope, Lucia, Sylvia et Christine fait barrage à la méchanceté, les mauvais traitements, les conditions de travail difficiles et la pauvreté qu’elles endurent au quotidien. L’histoire compte de nombreux personnages. Le lecteur a le choix de les aimer, de les plaindre ou de les détester parce que justement l’écrivaine a fait sorte que nous ne soyons pas influencés par sa propre opinion qui peut dans d’autres livres, se lire entre les lignes. Personnellement, j’ai trouvé que certaines conversations « entre filles » étaient un peu « gnangnan » mais rien de bien grave.

Pen est une adolescente attachante. Elle a petit coté Cendrillon qui lui va bien. L’arrivée des princes Stéphane et Alexandre va lui changer la vie (en bien ou en mal ça je vous laisse le découvrir). J’ajouterai que toute la dimension fantastique et notamment le lien mystérieux qui lie certains humains à certains animaux sauvages rend la romance plus prenante, plus originale surtout.

Je ne m’étendrais pas sur le sujet car cela n’a pas grand intérêt ici, mais Stephane correspond parfaitement à mon type d’homme. Aussi, les rebondissements de la fin nous donnent envie de nous jeter sur le second tome : Bien joué Maud ! J’ai passé un agréable moment de lecture.

 

Date de sortie : 26 mars 2016. Éditeur : L’ivre-Book. Collection : La Romance. 377 pages
Prix du format imprimé : 19€. Prix du format numérique : 5,99 €
Site internet : http://www.livre-book-63.fr
Facebook : https://www.facebook.com/LaFantasychezLivreBook/?fref=ts / https://www.facebook.com/Maud-Cordier-Auteure-1447757635475684/?fref=ts
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Arthamios tome 2 Le Sage des courants de Luc Van Lerberghe

La défaite fut aussi inattendue que lourde de conséquences. Salarios déchu, l’Empire des Hommes doit être contrôlé. Tandis qu’Aqualis s’y attelle, Jydyne est envoyée au chevet des élèves du domaine de Rachel. Arthamios et Rahauric ne pourront goûter au temps de paix. Le fléau s’étend peu à peu au territoire elfiens. Au même moment, un nuage de créatures destructrices s’abat sur les côtes des Terres Connues. Elles se nourrissent de chair fraîche. Leur appétit est insatiable, et la magie impuissante à les arrêter. Les peuples des Terres Connues se dirigent-ils inexorablement vers le gouffre de la désolation ? À moins bien sûr que la voix qui se fait entendre alors qu’Arthamios navigue dans les courants magiques n’ait la solution?

 

Que dire, à part vous dire que c’est de la très bonne fantasy ?

J’ai vraiment pris mon pieds à lire ce livre, j’aurai bien dit Les aventures d’Arthamios, mais…

Je me suis fait avoir, surtout quand… mais non, soyez sans crainte je ne vous dirai rien de l’histoire, sauf qu’elle se fait en deux temps, que l’auteur m’a bluffé à mi-parcours, même si je ne m’attendais pas à cette fin !!!

Puis les personnages sont forts, mieux construits, nous évoluons facilement avec eux. Bon les elfiens restent des êtres mystérieux mais les autres personnages… Franchement ouai ! C’est du bon travail !!!

C’est difficile de parler d’un tome 2… Mais pour ceux qui ont lu le tome 1 et/ou mon article sur le tome 1, on peut voir une réelle évolution dans le style, la structure, le rythme… J’ai largement préféré celui-ci même si le précédent tome est déjà bon.

En y repensant, une semaine après l’avoir fini, je m’aperçois qu’il y a de la profondeur dans cette aventure. Tous les êtres conscients sont capables de vivre sans se battre, quelque soit leur race. Et nous que sommes nous? Des êtres qui tremblent devant un inconnu, de s’entre-déchirer. Mais là non, si ils ne vivent pas en harmonie, ils s’aident les uns les autres face à l’adversité. Cela mérite réflexion !!!

Je vous conseille fortement ce deuxième tome et je vais prendre rendez vous avec mon dealer pour qu’il me procure le tome 3.

Bonne lecture

Le Dynastie du royaume de Floss Tome 3 Brieg de Margot Aguerre

La magie a disparu. Les dieux ne sont plus que des mythes. Quelques hommes tentent d’échapper au règne terrifiant du nouvel Empereur et l’espoir de reconquérir sa liberté ne tient plus qu’à un fil. Brieg grandit à l’écart des affaires politiques, dans le confort de son chalet au cœur de la forêt d’Ancitar. Bercé par des légendes, et des rêves de gloire perdue, il ignore encore que sa vie est sur le point de basculer. Brieg nous fait vibrer dans une aventure haletante au sein d’un univers mystérieux. Un combat épique et sans précédent se livre dans ce dernier tome de la trilogie La Dynastie du Royaume de Floss.

 

Trois tomes, trois styles différents ! Est-ce un bien ? Oh bien sûr Margot est une jeune auteure donc son écriture évolue au fil des livres. Mais est ce que ses lecteurs et lectrices vont accrocher ? Avec ce tome 3 ? Je ne suis pas sûr !

Ici le personnage principal est un homme comme vous l’aurez vu sur la couverture. Est ce que l’auteure aura écrit en fonction, avec un style plus direct, plus percutant. Le rythme est plus soutenu, les chapitres sont plus court et il se passe toujours quelque chose, c’est toujours dans l’action ou du moins dans le mouvement. Ce qui est foncièrement différent des deux précédents tomes.

Même si ce tome est très différent, cette histoire est bien construite, elle se déroule tel un losange. On commence doucement avec le duo de super amis d’enfance. Puis les personnages se dispersent, d’autres entrent dans la danse pour construire une intrigue énorme et finir en bouquet final.

Et j’ai beaucoup aimé la fin à la Lucky Luke !

C’est une très bonne trilogie d’une jeune auteure très talentueuse que je vous conseille chaudement.

Bonne lecture.