Les Fils du Vent – Livre V Émergences de Aurélie Chateaux-Martin

A Naÿl, la liaison entre Borée et Khamsin ne reste pas longtemps secrête. Blessé et déçu par le comportement de sa mère qui, pour lui, a trahi sa famille, Thalwind s’empresse de prévenir son père, Simal. Ce dernier, malgré sa grande tritesse, prend sur lui pour passer outre ; il aime Borée par dessus tout et est prêt à sacrifier son bonheur personnel pour celui de son épouse, espérant silencieusement que son frère, Khamsin, soit rappelé par ses obligations à Al Jadida au plus vite. La sagesse de Simal est bientôt récompensée car, désireux d’honorer ses promesses, Khamsin retourne de l’autre côté du désert afin de fonder sa propre école de magie. Dans ses bagages, il emporte cependant avec lui Alizée, la fille unique de Simal et Borée, pour qu’elle l’aide à initier ceux qui ont reçu le don dans cette partie du monde qui a tellement de mal à accepter et à reconnaître les talents particuliers de certains. Passée la stupeur, Simal et Borée ne peuvent appesantir sur la douleur de cette séparation car une autre épreuve les attend déjà… Borée est enceinte de Khamsin mais le couple a bien l’intention de cacher ce “détail” aux yeux de tous et d’élever cet enfant comme le leur… Jusqu’à ce que les liens du sang éclatent au grand jour…

Avec ce cinquième tome de la saga fantasy érotique d’Aurélie Chateaux-Martin, c’est le point de vue et le quotidien des femmes de cette communauté d’Alk Tempoh qui est mis à l’honneur.

Par l’intermédiaire de récits de vie, d’extraits de mémoires ou de journaux intimes, le lecteur plonge avec sensualité dans la recherche du bonheur d’une famille d’Alk Tempoh, ces êtres magiques, fils d’Éole, dotés de pouvoirs mais aussi de désirs aussi ardents que sulfureux. Si certains y parviennent comme Joran, ses deux épouses et ses trois enfants. D’autres ont bien plus de mal à concilier leurs besoins avec leur vie de famille ou leurs obligations diverses. Et c’est dans ces failles que l’auteure nous immerge avec ce cinquième épisode, en nous proposant des héros tourmentés, frustrés et parfois même désabusés.

Dans Émergences, le mensonge, la manipulation, le sacrifice et la bravoure vont plus que jamais rythmer cette aventure familiale riche en rebondissements car l’enjeu est toujours le même bien que son image diffère pour chacun ; les Alk Tempoh aspire à trouver, sauver ou conquérir la plénitude malgré les vicissitudes de la vie.

Personnellement, j’ai passé un agréable moment en compagnie de ce cinquième volet des Fils du Vent. Les passages concernant Al Jadida et les problèmes que Khamsin rencontre pour maintenir son école dans un contexte culturel et politique explosif sont réellement passionnants et Aurélie Chateaux-Martin a su dépeindre les enjeux de cette bataille contre les idées reçues et le poids de la tradition dans le monde oriental avec une grande justesse. J’ai apprécié également les réflexions menées par Thalwind sur sa vie amoureuse ainsi que les comparaisons qu’il effectue avec ce que vivent ses parents. Le parallèle est bien mené et apporte une certaine profondeur aux actions. J’ai admiré la dévotion et l’amour indéfectible dont Simal fait preuve à l’égard de Borée tout au long du texte. J’ai compati à la douleur de Shamal lorsqu’elle a dû surmonter son deuil pour l’enfant qu’elle a perdu afin d’aller de l’avant pour son “nouveau” bébé.

Et, cependant, j’ai aussi été déçue car, dans cet opus, le récit manque à mon sens de magie et de merveilleux, aspect que j’avais tant aimé découvrir dans les précédents tomes. J’aurais préféré suivre les progrès des uns et des autres dans le développement de leurs capacités, que l’école de magie soit le lieu de tous les charmes et possibles… J’aurai aimé que le quotidien, presque humain, prenne moins de place dans la structure de ce récit.

Question style, en revanche, Aurélie Chateaux-Martin continue de nous tenir en haleine avec ce mélange de tons et de genres qui apporte du relief et de la personnalité à chacun de ses héros. Par ailleurs, je tiens à souligner que le travail effectué sur la psychologie des personnages est assez remarquable.

Émergences est donc, pour moi, un roman qui, certes, manque de merveilleux et de fantasy mais dont la richesse des rapports humains séduira un public averti pour ne pas dire adulte et dont la suite promet des rebondissements riches et surprenants.

Library Jumpers, Tome 1 : La Voleuse de Secrets de Brenda Drake

Alors qu’ils consultent des livres à la bibliothèque de Boston, Gia et ses amis, Nick et Afton, assistent à la mystérieuse disparition d’un jeune homme à l’intérieur d’un livre. Intrigués, les trois adolescents examinent l’ouvrage, en lisent un passage et se retrouvent aussitôt propulsés dans une bibliothèque parisienne au milieu de ce qui semble être une bataille tout droit sortie d’un conte fantasy. Sous leurs yeux ébahis, des guerriers munis de longues épées affrontent une bête étrange, indéfinissable…
Lorsque le combat s’achève, les guerriers, un groupe de cinq adolescents aguerris, cherchent à comprendre comment de simples humains ont réussi à franchir le portail-livre au péril de leur vie. En démêlant le déroulé des événements, les jeunes gens parviennent très vite à l’improbable conclusion : Gia possède des pouvoirs magiques…
En quête de sa véritable identité, la jeune fille va découvrir un monde caché dans lequel évolue une myriade de créatures magiques divisées en deux camps prêts à s’affronter… Dans cette guerre qui se prépare, Gia ne le sait pas encore mais elle jouera un rôle déterminant… Celui d’une Élue attendue pour apaiser les tensions.

En « adoptant » ce roman, je m’étais préparée à vivre une aventure extraordinaire et originale dans un univers particulier, fait de magie et de mystères. Si la dimension magique a bien été respectée, l’originalité, quant à elle, m’a un peu manqué. La Voleuse de Secrets est en réalité le premier tome d’une saga fantasy young adult convenue qui reprend les codes usuels de ce genre textuel sans même les dépoussiérer.
Le roman est conduit par Gia, une jeune magicienne qui s’ignore, élevée par son beau-père depuis le décès de sa mère, qui va accepter son nouveau statut ainsi que ses nouvelles responsabilités d’Élue sans jamais sourciller. Tout au long du texte, la jeune fille sera accompagnée par divers mentors, assez stéréotypés, chargés de faire son éducation jusqu’au moment où elle s’émancipera pour enfin conduire l’histoire vers la bataille entre le Bien et le Mal.
D’un point de vue structurel, le scénario est tout à fait basique.

Le monde magique héberge des forces et des espèces rivales qui s’affrontent pour obtenir le pouvoir suprême et, dans ce contexte, l’héroïne sert de maillon tantôt fort, tantôt faible, au camp des gentils pour créer la dynamique narrative du duel qui oscille entre victoires et défaites. Dans le même temps, l’héroïne enquête sur son passé afin de découvrir ses origines tout en flirtant avec le chef des Sentinelles chargé de sa protection.
Ce déroulé aurait pu passer si le style avait été impeccable, poétique ou porté sur la philosophie. Malheureusement, de ce point de vue, le texte manque cruellement de recherche et sombre encore une fois dans les clichés adolescents.

Pour ma part, j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans l’histoire car ni l’héroïne, ni l’intrigue ne m’a réellement accrochée. Seule la fin, avec ses révélations de dernière minute, a éveillé mon intérêt, un peu tard…

En bref, La Voleuse de Secrets est un roman qui demeure trop sur les sentiers battus sans jamais nous proposer d’alternative étonnante.
L’univers est certes riche mais manque d’originalité pour un registre déjà largement exploré.
Dommage…

Cœur de Flamme tome 2 L’Héritier d’Iman Eyitayo

Les affrontements sont terminés, le calme est revenu sur Cristallia.

À Goran, tout a changé pour Willan, l’héritier du trône, qui est sur le point d’être couronné et de choisir sa reine. Elena est la candidate idéale et use de ses nouveaux pouvoirs pour faire enfermer son beau-père.

Beth se retrouve seule et, persuadée que seule son autre sœur peut libérer son père, refuse de croire à sa mort et se lance dans une quête visant à la retrouver.

Vous pensiez tout savoir d’Iriah ? Vous vous trompiez…

 

Je voudrai tout d’abord remercier les Editions Plumes Solidaires de m’avoir confié ce tome 2.

 

Mais ça fait super méga longtemps que j’ai lu le tome 1. Il a fallu que je me relise. Horreur je déteste ça !
Bon là n’est pas la question !

En écrivant cet article, je relis le 4ème de couverture et il me vient à l’esprit le dernier chapitre.
Cette dernière phrase que vous pouvez lire plus haut, et bien… C’est tout à fait ça ! Vous pensiez avoir compris ? Et bien non ! Que Dalle ! Nada ! Quetchi !…

Ce qui m’émerveille dans ce tome est cet univers, ce monde que nous propose Iman. Il est riche, complexe, visuel en un mot énorme !

Les personnages féminins sont très, comment dire ? Elles tiennent le haut du pavé. Les hommes me semblent amoindris. Bien sûr c’est un homme qui écrit cet article 😀
On peut dire qu’elles ont leur caractère ! Oui, je peux dire ça comme ça.

En tout cas l’auteure nous emmène à l’aventure avec ses personnages. Il n’y a, à mon sens, aucun qui soit principal ou secondaire. Ils ont tous leur importance dans ce livre, c’est même un très bon équilibre, de cela je tire mon chapeau.

Même si l’histoire est un classique de la fantasy, le scénario de base est original où les jumeaux ont leur importance. D’une certaine manière, ce sont eux les personnages principaux. Toute l’histoire tourne autour de la gémellité. Cela me touche d’autant plus qu’il y a les monstres #1.1 et #1.2.

C’est avec plaisir que j’ai lu ce tome, même si j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire à cause du laps de temps entre mes deux lectures.
Alors tout comme pour le tome 1, le tome 2 est une très bonne lecture que je ne peux que vous conseiller. Il y a même un tome 1.5 si cela vous tente.

 

Le Feu des steppes tome 6 et 7 d’Aurélie Chateaux-Martin

Agni a réussi, grâce à la Lance de Batnaran et à la puissance de guerre de son clan, à unir trois tribus à la sienne. Les quatre clans alliés s’apprêtent à passer l’hiver ensemble lorsque les djinns déferlent sur le campement. Le moment est venu de se confronter à eux, et de faire totalement confiance à Ymir, qui a promis qu’il saurait les convaincre de lier leurs forces à celles des Alasaïs. Sorti victorieux d’un combat singulier contre le chef des esprits des plaines, le sang-mêlé, devenu shaman du clan d’Agni, se voit contraint de se plier à un mariage imposé par le dirigeant de ce sauvage peuple de djinns. D’abord foncièrement opposé à l’idée d’une telle union, Ymir est convaincu par Agni et Kayla d’accepter cette alliance, qui, à elle seule, cimentera les relations de ces deux races autrefois ennemies…
C’est alors qu’apparait la belle Eijin, fille du chef des djinns, future épouse du jeune shaman. Fascinante, mystérieuse et volontaire, la jeune femme pourrait bien faire émerger chez son promis des souvenirs d’un passé lointain…
Tandis qu’Agni et Ymir se débattent pour trouver leurs marques dans une situation qu’ils n’ont jamais souhaitée, un nouveau monde s’apprête à émerger de l’obscurité où d’autres menaces pourraient bien encore se tapir…

 

Il semble qu’Aurélie soit assez maso pour continuer à m’envoyer ses épisodes 6 et 7 afin que j’en donne mon avis.

Je ne le cache pas j’aime beaucoup le style d’Aurélie. Nous avons tous les deux un grain, chacun à son niveau mais un grain tout de même.

J’ai lu ces deux tomes d’affiler, de vrais pages-turner. J’ai dû les commencer vers 7h et à 15h30 j’avais lu les 350 pages. Impossible de lâcher.

Aurélie nous fait passer par tous les états d’âme possibles pour notre pauvre cerveau. L’amour, bien sûre c’est incontournable mais aussi la frustration, le bonheur, la jalousie, la gloire des conquêtes et le deuil sans oublier la beauté. Tout cela je l’ai ressenti en lisant ces deux tomes.

Là, je me suis amusé à voir les combats politiques, à voir comment nos protagonistes s’en sortent.

Bref cela était complet mais frustrant encore une fois !!! Allez !!! Hop ! Hop ! Hop ! Vite ! La suite que diable.

Très bonne lecture à vous !

 

 

Les Fils du Vent – Livre IV Fils du Désert d’Aurélie Chateaux-Martin

A Al Jadida, dans son palais, Khamsin s’ennuie dans la vie qu’il s’est construite avec ses deux femmes qui viennent de donner naissance à deux superbes petites filles. Étouffant dans cette existence trop rangée pour son tempérament, l’Alk Tempoh s’enfuit dans le désert. Là, il découvre ses nouveaux pouvoirs de projection astrale et en profite pour rendre visite à Borée, son amour éternel, qui s’est établie à Naÿl avec ses fils, de l’autre côté du désert, afin de mener à son terme sa formation de druidesse. Cette dernière lui apprend que les Alks Tempohs vont y fonder une nouvelle école qui accueillerait leurs enfants aux pouvoirs si particuliers.

Khamsin, séduit par ce projet, voit là le moyen de donner un objectif sérieux à sa petite vie bien tranquille ; il souhaite lui aussi développer une école près de chez lui, en Orient, berceau de magie où les personnes dotées de dons ne manquent pas, mais dont la différence effraie la société. Il espère par ce biais changer les mentalités des gens de ce pays qui l’accueille mais aussi canaliser la passion qu’il éprouve encore et toujours vis à vis de sa tante…

Avec Fils du Désert, quatrième tome de la saga fantasy Les Fils du Vent, Aurélie Chateaux-Martin donne cette fois la parole à Khamsin ainsi qu’à Borée, sa tante, qui entretiennent une relation amoureuse passionnée et secrète, extrêmement culpabilisante. Éloignés l’un de l’autre par l’immensité d’un désert, les deux héros, malgré leurs vies de famille respectives, exploitent leurs pouvoirs de magicien naissants afin de se retrouver dans des étreintes torrides. Mais pour Khamsin, cette relation ne suffit pas ; il souhaiterait voir et toucher réellement Borée. Lorsque la jeune femme lui explique le projet d’ouverture d’école à Naÿl, l’Alk Tempoh adhère aussitôt à cette idée et y voit une occasion de s’investir dans un projet d’envergure mais aussi de canaliser son énergie sexuelle avant de l’exploiter pour retourner dans son pays, près des siens et surtout de Borée.

Dans ce tome, le lecteur découvre l’univers et l’histoire des adultes de cette tribu. Les personnages d’Esalf et d’Elvan, en particulier, nous apportent des éclairages sur le passé ainsi que sur la dimension légendaire et mythologique de la saga, dévoilant certains mystères.

Grâce à l’alternance des textes, correspondance entre membres de la famille, extraits des mémoires d’Esalf ainsi que de la légende de Lancelot du lac et des récits de vie, la saga familiale s’enrichit en proposant une réelle réflexion autour de thèmes très sérieux tels que : l’égalité homme/femme, les différences entre êtres humains, les relations familiales, parentales ou de couple, la place de l’éducation dans le développement individuel que l’on soit enfant ou adulte.

Personnellement, j’ai vraiment apprécié partager ses moments réflexifs qui donnent du corps au texte, mais ce qui m’a réellement séduite, c’est toute la dimension magique et le développement des pouvoirs des personnages qui étaient restés un peu en retrait dans les précédents tomes.

Avec ce quatrième tome, la saga entre avec brio au cœur de la fantasy tout en gardant son identité sensuelle.

Fils du Désert est donc un livre aux multiples facettes, qui évoque le parcours des adultes avec une certaine maturité.

Un grand merci à Aurélie pour sa confiance 😉

Cycle Thormäe tome 1 Le Cantique du soleil de William Riverlake

« J’ai transgressé nos lois ancestrales et j’ai découvert notre histoire.
J’ai suivi le démon et j’ai trouvé les anges.
J’ai tué de mes propres mains et j’ai découvert l’amour.
Mais par-dessus tout, j’ai été le témoin du réveil de l’enfant…

Il est temps de prendre la plume pour vous raconter mon périple, pour me remémorer mes combats, mes poursuites et mes rencontres, pour vous décrire aussi la face visible et invisible de notre monde. Et peut-être aussi pour tenter de comprendre moi-même ce qui est arrivé, car je vous avoue que cette aventure me dépasse encore. »

 

Je voudrai tout d’abord remercier l’auteur pour m’avoir confier son livre.

 

Il va m’être difficile de parler de ce livre surtout après 180 avis positifs sur Amazon. Alors je vais faire de mon mieux.

 

William Riverlake présente son livre comme un roman initiatique, j’ajouterai « mais pas que… ».
Voilà que Yannick recommence. Bon d’accord je vais m’expliquer. Pfff ! Vous n’êtes pas drôle.

Ce livre est très profond, philosophique. Il soulève des thèmes intéressants comme le fait que l’Homme n’est pas toujours le plus humain, loin de là.
Comme souvent dans les livres de fantasy, les Hommes sont considérés comme des barbares, enclins à la destruction, à la guerre.

Le parcours initiatique n’est pas évident au départ, l’auteur nous emmène dans une quête pour sauver le monde. Mais au fur et à mesure la quête est éclipsée et nous partons à la recherche de notre paix intérieure, à la découverte de la vérité alors que nous nous élevons notre âme vers le respect de la vie. Le parcours atteint son apogée dans les deux derniers chapitres en nous élevant dans notre tour intérieure.

C’est un très bon livre à découvrir. Bonne lecture !!!

 

La Triade de la pierre sacrée – L’Intégrale d’Aurélie Chateaux-Martin

Dans un monde de légendes et de magie, où la passion côtoie la fureur des combats, trois enfants au cœur pur se rencontrent et unissent leur destin dans une quête impossible dont dépend le sort du monde tel qu’ils le connaissent. Ballottés d’épreuve en épreuve, confrontés à la passion, à la peur, à la tentation et au doute, la Triade avance à l’aveuglette vers son but lointain. Mais seuls, ces trois enfants, dont la rencontre sera le début d’une profonde amitié et d’un grand amour des deux garçons pour la jeune elfe, ne pourront pas affronter les dangers qui les guettent sans relâche. Leur quête commencera par la découverte des neuf compagnons qui les aideront et leur prêteront serment de fidélité.

 

Comme vous l’aurez remarqué, je lis pas mal de livres d’Aurélie. D’une parce que nous sommes en contact régulier et de deux, parce que j’aime son style.
Mais là…

Attention ! Je n’ai pas dit que je n’aimais pas !!! C’est juste que… Vous verrez !

Cet envoi de la part de l’auteure fait suite à mon article sur le Loup Gris. Ce n’est pas une suite, mais vous retrouvez les principaux personnages dans la compagnie qui soutient nous trois héros.
Oui oui ! Vous avez bien lu, une compagnie.
Cet ouvrage est très tolkeinnien, on ne s’y trompe pas.

Comme c’est un intégrale, comprenant 3 tomes, vous voyez l’évolution du style d’Aurélie. Cela commence tout en douceur, en poésie, c’est très « elfique », où la beauté de l’âme prime. Au fil de l’histoire, la plume est plus incisive, plus sèche, plus ancré dans la réalité des personnages, comme si elle descendait de son nuage avec eux. Le retour a des sensations et des émotions moins pures.

La quête ressemble à un parcours initiatique afin de ramener la pierre sacré. De cette façon vous évoluez avec le style mais aussi avec les personnages, comment dans cette quête ils se perdent, se trouvent, se découvrent.
Même si l’histoire fait penser aux Seigneurs des anneaux, l’auteure nous raconte son histoire, ce n’est pas une réécriture, c’est bien un scénario original.

Entre La Triade de la pierre sacré et le Loup gris, j’ai préféré ce dernier. Les émotions, les sensations et toute l’histoire en elle même est plus… Comment dire ? Moins… Utopiste. Voilà !
A part dans le dernier tome de La Triade, j’avais l’impression d’être dans le monde des Bisounours, j’ai eu un peu de mal.

Quoiqu’il en soit, c’est un très bon livre, à découvrir de toute urgence !!!

 

Au pays de l’Ailleurs de Tahereh Mafi

Que faire quand le monde qui vous entoure baigne dans la magie alors que vous en êtes totalement dépourvue ? Quelle peut-être votre vie quand vous êtes exempte de couleurs dans un monde qui en regorge ?
Malgré ce qu’elle peut dire, Alice souffre de sa différence, surtout depuis que son père a disparu, trois ans plus tôt. Isolée et rejetée, la petite fille rêve de jours meilleurs. Elle sait que bientôt sa vie va changer car il est temps pour elle de faire sa Présentation, de montrer au monde sa magie…
Alice a raison sur une chose. Sa vie va connaître un réel bouleversement, mais là où elle se trompe, c’est que son talent n’y sera pour rien. Oliver, son pire ennemi, en revanche si…

Lorsque j’ai entendu parler de la sortie de ce livre, je l’ai vécue comme un événement, attendant impatiemment le moment où je pourrais le tenir entre mes mains. J’avais encore le souvenir du style de l’auteure dans Ne me touche pas, de la force des personnages aussi. Alors je me suis jetée sur le Pays de l’Ailleurs en pensant revivre les mêmes émotions. L’espoir n’a pas duré longtemps, deux chapitres, et j’ai réalisé que ce livre ne correspondait en rien à ce que j’avais pu imaginer.

Dans Le Pays de l’Ailleurs, le lecteur suit Alice, une petite fille de douze ans, rejetée pour sa différence mais qui rêve d’être une héroïne. Son espoir est si grand qu’il la protège de tout, même de la réalité. Alice vit dans son propre monde, en plus de vivre à Ferenwood, le pays où tout provient de la magie. Elle s’est même persuadée que d’ici peu, grâce à son talent caché, elle pourra vivre une aventure aussi extraordinaire que palpitante. Et dans un sens, elle a raison. Pourtant, rien ne se passe comme prévu. Elle échoue à sa Présentation, subit encore les humiliations avant de finalement faire « confiance » à Oliver qui lui promet de retrouver son père. Commence alors pour la fillette toute une série d’épreuves destinées à accomplir la mission du jeune homme et au cours desquelles Alice apprendra à accepter qui elle est vraiment, sans peur et sans honte.

L’univers dépeint par l’auteure est riche, insolite, parfois déroutant. Il ressemble un peu au célèbre conte d’Alice aux Pays des Merveilles avec sa multitude de plateaux, tous plus différents les uns des autres sans lien apparent. Il cultive le mystère et le rêve et réussit à nous surprendre sur bien des points.
Le style, lui aussi, est particulier. L’histoire est racontée par un narrateur témoin omniscient qui fait du lecteur son confident ; les remarques en aparté sont nombreuses, tantôt drôles tantôt lourdes, elles jalonnent le texte pour le rendre plus personnel. Les dialogues ne manquent pas de pertinence et d’impertinence puisque tel est le caractère d’Alice.
La structure du récit est simple, linéaire, facile d’accès.
Et bien que le texte déborde de poésie et de fantaisie, je n’ai pourtant pas accroché. L’insolite m’a beaucoup perturbée dans un premier temps, puis c’est le caractère même de la petite Alice qui m’a un peu laissée de marbre. Son manque de logique et de cohérence y a sans doute joué pour beaucoup.
Le Pays de l’Ailleurs restera, pour moi, une expérience étrange aux multiples facettes. J’en ai apprécié certaines, d’autres pas du tout. Ce livre est une énigme que je n’ai pas encore résolue : ai-je aimé ou pas, telle est la question qui me taraude…
A vous maintenant de vous construire votre propre opinion.

Peter et la poussière d’étoiles (Tome 1, Peter) de Dave Barry & Ridley Pearson

Auteur : Dave Barry & Ridley Pearson

Editeur : Albin Michel (Wiz)

Genre : Fantasy Jeunesse

Synopsis : Orphelin des rues de Londres, Peter est embarqué de force sur le Never Land, un navire miteux convoité par le cruel pirate Black Stache. À bord, la jolie Molly lui confie le secret du Never Land : dans un coffre gardé jour et nuit repose un merveilleux pouvoir, la poussière d’étoiles, qui permet de voler. Fasciné par ce mystère, Peter ne sait pas encore qu’il deviendra grâce à elle le plus grand héros du Pays imaginaire…

Une citation : « Les pirates, quelle chance qu’ils soient idiots »

Ma note : 14/20

Mon avis : Peter et la poussière d’Etoiles permet de lire une version revisitée de « Comment Peter est devenu Peter Pan ». En effet, on y apprend la rencontre des différents personnages de l’original et on connait déjà approximativement la fin. C’est peut-être un peu le problème au final… La lecture en soi est agréable, mais un peu trop jeunesse pour moi en terme d’écriture. On est toujours dans une phase plus ou moins importante d’actions, qui fait qu’au final, on aimerait souffler, et éviter certains rebondissements tant ils sont absurdes. Les personnages, hormis les principaux sont fades et ne font que suivre et être là pour… Etre là. Des Pirates qui suivent aveuglement leur capitaine, des enfants qui suivent aveuglement Peter, des indigènes qui suivent aveuglement leur chef, bref vous voyez le tableau. La façon de découvrir comment Peter a obtenu ses pouvoirs est bien pensée, ainsi que la revisite des mythes présents tout le long du récit ( pensée au Monstre du Loch Ness, à la fée et aux sirènes notamment). Pas de grosses surprises mais à un point tel que cela gâche le roman, tant certaines « transformations » pour avoir les personnages tels qu’on les connaît sont longues à venir. Peter possède un caractère un peu différent de celui de Peter Pan. Il semble moins égoïste et plus enclin à aider les autres. Bref, une lecture intéressante pour les fans de Peter Pan, mais qui ne me donne pas envie de continuer la saga.

The Witch Hunter, Tome 1 de Virginia Boecker

A seize ans, Elizabeth Grey est l’une des meilleures chasseuses de sorciers du royaume d’Anglia. Avec son ami Caleb, dont elle est secrètement amoureuse, la jeune fille écume les lieux et fêtes magiques sans peur et sans remord, sans la moindre erreur aussi, jusqu’à ces derniers temps…
Ce soir, alors qu’elle rentre de mission, les gardes royaux l’arrêtent pour acte de sorcellerie. Dans ses poches, on trouve une poignée d’herbes interdites. Jetée en prison, l’adolescente attend avec inquiétude le jour de sa mort lorsque tout à coup, dans sa cellule, le grand sorcier Nicholas Perevil apparaît. Aussitôt, Elizabeth pense à le capturer pour laver son nom et son honneur afin de regagner son ancien statut, mais les forces lui manquent et Perevil l’aide à s’échapper…

Avec The Witch Hunter, la série fantastique young adult de Virginia Boecker démarre en fanfare.
Le scénario est riche et varié, alliant mystère, prophétie, romance et aventure.
Le décor fantasy moyenâgeux ainsi que l’ensemble des personnages sont aussi crédibles qu’envoûtants, merveilleusement bien travaillés.
Le lecteur suit ici la jeune Elizabeth Grey, une chasseuse de sorciers redoutable, qui évolue en pleine époque d’Inquisition et qui se voit, malgré elle, affublée d’une quête fantastique extraordinaire dans laquelle ses anciens ennemis deviennent des alliés et ses amis, des traîtres manipulateurs.
Dans ce marasme de sentiments contraires, l’adolescente devra construire sa propre vision du monde et décider par elle-même pour la toute première fois de ce qu’elle veut faire de sa vie.

Personnellement, j’ai adoré le style de l’auteure ainsi que son univers. J’ai trouvé la lecture de ce roman fluide, agréable et tellement facile. Alors ne soyez pas étonnés si je vous dis que The Withch Hunter marque le début d’une grande série mêlant magie et amour.

Un premier volet palpitant et bien construit qui plaira sans aucun doute à tous les amateurs de sorcellerie et de Moyen-Age.