L’Opale de feu tome 3 L’Air d’Anne-Cerise Luzy

A présent séparés, Cateline, Varagna et Antas doivent chacun faire face à leurs propres obstacles. Trahis lors de leur arrivée à Aberfa, Varagna et Antas sont conduits devant l’Imperator. Pendant ce temps, Cateline essaye toujours d’échapper à celui-ci, mais le piège se referme de plus en plus sur elle. Entre voyages, jeux de pouvoirs et dissimulations, les trois adolescents seront confrontés à des choix qui détermineront qui ils souhaitent devenir.

 

Merci beaucoup à Anne-Cerise de m’avoir envoyé le tome 3 de L’opale de feu.

Cette saga fait parti des livres que je conseille, c’est très facile à lire, la plume de l’auteure est fluide, agréable à lire.
Le fait que ce soit de courts chapitres augmente cette impression, ce qui est idéal pour amener des ados à la lecture et de faire des pauses, même quand vous êtes un vieil ado :-O.

Les personnages prennent de l’ampleur, cela manque peut être d’un peu d’émotions mais nous vivons avec ces personnages, c’est prenant.

Puis cette fin est horrible, pas que à cause de l’action, mais en pensant qu’il nous faudra attendre le tome 4.

Car de cela est mon petit pincement, un an et demi entre le tome 2 et le 3. C’est long ! Surtout qu’il n’y a pas de résumé au début du livre. Il m’a fallu quelques chapitres pour me remettre dans l’histoire.

Quoiqu’il en soit, vous cherchez une saga fraîche à commencer, vous voulez que les premiers tomes soient sortis pour vous ou vos ados à un prix plus qu’abordable et bien… Ça c’est parfait !

Bonne lecture.

 

POUSSIÈRES D’OS (EDITIONS BRAGELONNE – KARIN SALVALAGGIO)

Un matin, des coups retentissent à la porte. Encore adolescente, Grace prend peur. Cette enfant sauvage vient de subir une greffe du coeur et refuse d’ouvrir à l’inconnue qui crie son nom. Quelques instants plus tard, elle assiste au meurtre de cette femme dans la neige. Il s’agit de sa mère, qu’elle n’a pas vue depuis onze ans.
Enceinte jusqu’au cou, l’agent Macy Greeley est chargée d’enquêter sur cet assassinat et sur le passé de Grace. Elle revient sur les lieux d’une ancienne affaire, la disparition d’un groupe de jeunes filles à la frontière canadienne, des années plus tôt…

 

Ah je m’en veux terriblement de m’être perdu à Collier, Montana…
Depuis Twin Peaks de Lynch je n’avais pas rencontré une ville aussi assise sur ses secrets et où chacun(e) a quelque chose à cacher. Et Dieu sait qu’ils en font des efforts pour tout dissimuler mais c’est sans compter l’agent Macy Greeley et son vide de femme enceinte et son patron qui l’a larguée… Il fait froid et il neige à Collier et fait pas bon traîner le soir sur les parkings des routiers. Décor planté. Ambiance assurée.

Mais voilà… Alors que tout est prêt pour faire un Fargo des Agneaux sur Xxx Road, ça met du temps… Trop de temps à décoller.

Pourtant Karin, elle le maîtrise son sujet, elle sait faite monter la tension mais aussi baisser l’attention.
D’une série de personnages tous plus intrigants les uns que les autres, bourrés de vices et de mal être, tous en proie aux doutes et au questionnement qu’elle nous dépeint par petites touches objectives ou subjectives, elle nous lance sur un brouet alors que cela aurait pu être un ragoût excellent.

La faute au fait que ce soit son premier roman ? J’en sais rien, Le Corbac n’est qu’un simple libraire… Karin tu ne m’as pas déçu; tu m’as juste laissé un goût de trop peu en bouche.

J’aimerais voir ce que tu vas nous pondre parce que tu promets.

PhonePlay de Morgane Bicail

Le téléphone d’Alyssa vibre, c’est un SMS d’un interlocuteur inconnu. Après quelques hésitations, la jeune fille l’ouvre. Un jeu commence alors. L’adolescente doit trouver l’identité secrète de l’appelant, en récompense ce dernier promet d’être sien. Alyssa mesure le pour puis le contre avant d’accepter l’aventure qui bouleversera sa vie comme elle ne l’imagine pas.

PhonePlay. Le titre me paraissait séduisant. La couverture et le synopsis aussi, alors je me suis plongée dans cette lecture déroutante.
Parlons d’abord du scénario. Il est simple. Un jeu de « Qui est-ce ? ». Deux participants. Un huis-clos s’installe. Sauf qu’Alyssa ne s’investit pas dans sa quête, préférant parler de tout et de rien avec le mystérieux inconnu plutôt que de résoudre l’énigme qui lui est posée. Alors, au niveau de la tension qui aurait dû s’installer, le lecteur est loin du compte puisqu’il ne se passe quasiment rien durant toute la première moitié du livre. Personnellement, je me suis ennuyée puis réveillée lorsque la romance s’épanouit vraiment entre Alyssa et l’Inconnu et qu’une rivalité amoureuse interfère dans cette relation naissante. Quant à la conclusion, elle m’a laissée de marbre. Trop fleur bleue et conventionnelle à mon goût, presque en rupture avec le caractère de l’héroïne.
Certes, PhonePlay propose des personnages travaillés. Pourtant, je n’ai pas adhéré. J’ai trouvé Alyssa ennuyeuse et terriblement banale. Quant à l’Inconnu, il aurait mérité qu’on lui consacre davantage de chapitres ce qui aurait permis au lecteur de suivre son évolution psychologique tout au long de l’histoire et aurait pu rendre le récit beaucoup plus fort en émotions. Là, elle tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, sans réel fondement.
Parlons maintenant du style. Il est agréable quoiqu’un poil trop fleuri pour moi. En tout cas, il a le mérite de traduire parfaitement la personnalité de l’héroïne.
Ce roman, sans être une déception, n’est cependant pas à la hauteur de ce que j’attendais pour ce thème. Je voulais plus de suspens, plus de réflexions sur l’identité de l’Inconnu, plus d’hypothèses aussi dans la résolution de cette énigme qui auraient peut-être apporté des quiproquos drôles, angoissants ou tragiques à l’histoire et qui lui aurait donné plus d’épaisseur.
Bref, vous l’aurez compris, je me suis ennuyée ! Sans réellement trouver une raison à laquelle m’accrocher 😦

Hate List de Jennifer Brown

Comme beaucoup d’adolescents, Nick et Valérie ne se sentent pas bien au lycée. Moqueries, Insultes, humiliations … font partie de leur quotidien. En tant que victime ! Alors, face à ce harcèlement aussi insidieux qu’incessant, ils vident leur sac dans un petit cahier, une sorte de journal qui contient la liste de tous leurs ennemis et de leurs actes odieux … jusqu’au jour où Nick décide de passer à l’action en tuant froidement, un à un, tous ses persécuteurs au beau milieu de l’enceinte du lycée. Le temps qu’elle comprenne ce qui se passe, Valérie est prise en otage du chaos ambiant. Victime ? Instigatrice ? Témoin ? Pour tout le monde, elle est celle qui a survécu alors qu’ils auraient voulu qu’elle meurt …

Hate list est un livre fort, très fort, qui évoque sans tabou ni pudeur un fait divers d’une violence glaçante, celui d’une tuerie sauvage presque incontrôlable.
Le scénario est bâti selon trois axes qui s’entremêlent judicieusement : les articles de presse qui présentent tour tour chaque victime et le calvaire qu’elles ont enduré, les souvenirs de Valérie emprunts de nostalgie ou de colère ainsi que son présent cruel et implacable. Le lecteur suit donc le parcours atypique de cette jeune fille avant, pendant et après le drame.
Personnellement, j’ai adoré le portrait que dresse l’auteure, Jennifer Brown, de son héroïne. La colère et le mal être qu’elle a su lui insuffler, la fragilité aussi, la culpabilité enfin œuvre pour construire un personnage bouleversant. J’ai adoré vivre ce que Valérie a ressenti en lisant les regards et les attitudes des autres, en affrontant leur jugement ; j’ai éprouvé une réelle empathie pour cette adolescente plus victime que bourreau mais sur laquelle tout le monde décharge ses frustrations ainsi que sa peine ou sa honte. Car dans ce récit, il y a tellement d’émotions, d’injustices et de réalité que l’on se sent porter par les mots, vibrer au rythme des phrases. Et le livre devient une drogue ; on a envie de connaître la chute. Valérie sera-t-elle l’héroïne qu’elle mérite tant d’être ? Sera-t-elle le bouc-émissaire dont tout le monde a besoin pour avancer ? Ou finira-t-elle par tomber dans l’oubli par le mépris ou l’indifférence ? J’ai été bluffée aussi par cette fille qui continue d’aimer Nick malgré ses actes et l’impact qu’ils ont sur son devenir. Jamais elle ne le voit comme un monstre, elle sait retenir de lui seulement ce qui l’a touchée : son incroyable générosité et sa profonde intelligence. Puis quand vient le détachement, un questionnement émerge sur la trahison et le respect. Tout cela m’a plu et émue.

Outre Valérie, les personnages secondaires sont extraordinairement bien choisi. J’ai admiré la force et le courage qu’il a fallu à Jessica pour devenir une meilleure personne. J’ai haï le père de Valérie pour son manque de discernement et son égoïsme.
Un chose est certaine dans Hate list, c’est que Jennifer Brown a su capturer avec élégance et franchise un moment de vie particulièrement horrible et le traduire en un récit bouleversant dont on ne ressort pas indemne. Parents, professeurs, amis, ennemis, personnel médical, journalistes, tous sont passés au crible pour nous livrer un joli témoignage.
Entre complicité et trahison, amour, haine et indifférence, Valérie nous prête sa vision des événements pour que nous ouvrions nos cœurs sur le monde.

Un livre psychologique qui véhicule un beau message d’amour.

Le Suivant sur la Liste de Manon Fargetton

Nathan, 14 ans, petit génie de l’informatique, est sur le point de découvrir quelque chose d’important concernant une clinique privée lorsqu’il meurt dans un tragique accident de voiture. Mais était-ce vraiment un accident ? Izia n’en est pas certaine, elle a cru voir le chauffeur accélérer avant l’impact.
Peu après, l’adolescente se sent suivie, espionnée. Et tandis qu’elle reçoit un étrange e-mail du défunt, Izia ne peut s’empêcher de fouiller cette affaire. Elle n’est d’ailleurs pas la seule. Morgane, la super star du collège, Timothée, le cousin autiste de Nathan, ainsi que Samuel, le marginal s’engouffrent eux aussi dans cette histoire. Ensemble, les quatre jeunes gens vont mettre à jour des informations capitales. Une découverte qui bouleversera leur vie et celle de l’humanité …

Le Suivant sur la Liste est un bon thriller fantastique pour adolescent. Raconté à six voix par les principaux protagonistes, ce roman cultive le mystère et rebondit de péripéties en énigmes.
L’histoire est pourtant simple. Un adolescent (Nathan) pirate les données confidentielles d’une clinique privée. Il meurt mais laisse en héritage à quatre de ses paires des messages aussi inquiétantes que surprenants. Ces derniers, intrigués par les propos du défunt, se rassemblent pour dénouer les fils du mystère tandis que, dans l’ombre, les méchants se lancent à leurs trousses.
Le récit est rythmé. Les personnages alimentent tour à tour le suspens. La tension narrative grandit et le lecteur est pris dans une formidable spirale de questionnement.
Le final est très réussi, il laisse présumer d’une suite des plus intéressantes.
Quant aux quatre jeunes héros, je les ai tous trouvés accrocheurs. Ma préférence va cependant à Timothée, l’empathe un peu autiste, qui confère à l’histoire une tournure fantastique que j’affectionne tout particulièrement.
Avec le Suivant sur la Liste, vous passerez un agréable moment de lecture, même si le public visé concerne clairement la tranche d’âge 11/15 ans.

La loi du Dôme, Breathe Tome 1, de Sarah Crossan

A une époque où l’oxygène est devenu si rare que les hommes sont obligés de vivre sous des dômes, les droits et les libertés de chacun n’ont jamais été autant inégaux.
Dans ce monde, cohabitent des Premiums aux privilèges et aux ressources incroyables et des Auxiliaires obligés de se contenter du strict minimum. Alina et Béa sont de ceux-là mais tandis que la première a décidé de rejoindre La Résistance, la seconde, quant à elle, croit encore qu’elle peut changer les choses de l’intérieur en devenant l’une de ses dirigeantes. La jeune fille ne sait pas encore que sous le dôme, il n’y a pas de mérite. Tout est sous le contrôle de la caste supérieure …

Premier tome d’une nouvelle dystopie futuriste, La Loi du Dôme est un récit haletant, raconté à trois voix, qui se décompose en cinq parties distinctes.
Il y a d’abord une présentation du Dôme et de son fonctionnement. Là, par l’intermédiaire de trois acteurs aux objectifs complètement différents (Alina, la résistante / Béa, l’Auxiliaire coopérante / Quinn, le Premium idéaliste), le lecteur apprend les règles de vie de cette étrange société. Il découvre les intérêts et les convictions des personnages principaux. Il perçoit également toute l’injustice de ce système de castes, notamment en compagnie de Béa qui fait tout pour réussir mais qui se voit refuser un poste important sur la seule condition de ses origines.
Puis vient la découverte du monde extérieur au Dôme et du milieu de la Résistance avec Alinéa, surtout, mais aussi Béa et Quinn qui deviennent des « partenaires » de la jeune rebelle. Dans cette partie, les révélations vont bon train et nos héros perdent certaines de leurs illusions en même temps qu’ils doivent faire des choix.
Ensuite, vient le temps de connaître un peu mieux La Résistance, son fonctionnement, ses dirigeants et les idées qu’ils défendent.

Avec la partie concernant La Bataille, le scénario prend une dimension plus stratégique. Chacun trouve sa place et le but qu’il poursuit. Nos héros tiennent chacun leur rôle quitte à faire des sacrifices.
Enfin, il a Les Cendres, la sombre conclusion de ce premier volume qui dessine les perspectives à venir.
La structure du récit est donc solide sans être véritablement originale mais elle est servie par trois personnages charismatiques absolument attachants, en particulier Quinn, ce jeune homme qui a tout et qui est prêt à y renoncer pour défendre ses idées et sa vision du monde. Les filles, de leur côté, ne sont pas en reste. Elles nous donnent des leçons de courage et de générosité, nous livrent leurs faiblesses ainsi que leurs émotions.
Le style du roman est très agréable. Chaque voix possède sa propre personnalité linguistique et son identité philosophique. Il a une vrai tension narrative dans ce récit. On tremble pour nos jeunes héros à chaque fois que l’histoire accélère et que le danger menace.
Vous l’aurez compris, j’ai passé un super moment de lecture en compagnie de la Loi du Dôme et de ses préceptes écologiques si bien que je n’ai qu’un seul conseil à vous donner … Ouvrez-le et plongez dans un univers fort et convaincant.

L’Héritière de Melinda Salisbury

Destinée à devenir la Mangeuse de péchés du royaume de Lormere comme sa mère avant elle, Twylla voit sa vie changer le jour où la Reine devine qu’elle est en réalité la Daunen incarnée, cette fille des dieux qui donne la mort par son seul toucher. Désormais, Twylla a tout, sauf le plus important : quelqu’un à aimer, avec qui partager le quotidien.
Dévouée à sa tâche, Twylla passe ses journées à prier dans son temple quand elle ne tue pas les traîtres à la couronne. Isolée, crainte, la jeune fille attend inlassablement que les jours passent, sans rêve ni espoir.
Un jour, elle sera Reine de Lormere en épousant le Prince … à moins que quelque chose ou plutôt quelqu’un lui montre le chemin de l’amour …

Si j’ai choisi de découvrir ce volume, c’est tout d’abord grâce à sa superbe couverture et aussi grâce au mystère qui émane du synopsis terriblement aguicheur. Pourtant, malgré ces atouts indéniables, j’ai cru un moment arrêter ma lecture aux 100 premières pages ! La faute à … la lenteur du récit !
Premier tome d’une saga fantasy, L’Héritière pose les bases d’une histoire qui s’intègre dans la continuité du conte du Joueur de Flûte de Hamelin. Le livre décrit un royaume régi par une Reine machiavélique et intransigeante qui utilise les anciennes légendes de son peuple pour édicter ses lois. Dans ce monde, Twylla, l’héroïne, n’est qu’une marionnette au pouvoir meurtrier.
Durant tout le début du livre, Twylla décrit sa vie, sa morosité proche de l’abattement résigné, son aversion pour son don ainsi que son extrême solitude. le discours est volontairement assommant et froid pour mieux plonger le lecteur dans l’existence de la jeune fille. Seulement à trop vouloir peindre une vie vide de sens, je me suis profondément ennuyée, attendant le moment où, enfin, l’histoire démarrerait. Et ce moment est finalement venu, tardivement certes mais avec une certaine force ! Twylla fait une rencontre, celle d’un nouveau garde attaché à sa sécurité qui l’emmène sur les dangereux chemins de la vie et surtout de l’amour. Grâce à Lief, le garde, la jeune fille s’ouvre au monde, prend conscience avec de nouveaux yeux de la vie qui l’environne et finit par vouloir se rebeller afin de goûter à son tout nouveau rêve. Mais destinée à devenir la Mangeuse de péchés du royaume de Lormere comme sa mère avant elle, Twylla voit sa vie changer le jour où la Reine devine qu’elle est en réalité la Daunen incarnée, cette fille des dieux qui donne la mort par son seul toucher. Désormais, Twylla a tout, sauf le plus important : quelqu’un à aimer, avec qui partager le quotidien.
Dévouée à sa tâche, Twylla passe ses journées à prier dans son temple quand elle ne tue pas les traîtres à la couronne. Isolée, crainte, la jeune fille attend inlassablement que les jours passent, sans rêve ni espoir.
Un jour, elle sera Reine de Lormere en épousant le Prince … à moins que quelque chose ou plutôt quelqu’un lui montre le chemin de l’amour …

Si j’ai choisi de découvrir ce volume, c’est tout d’abord grâce à sa superbe couverture et aussi grâce au mystère qui émane du synopsis terriblement aguicheur. Pourtant, malgré ces atouts indéniables, j’ai cru un moment arrêter ma lecture aux 100 premières pages ! La faute à … la lenteur du récit !Premier tome d’une saga fantasy, L’Héritière pose les bases d’une histoire qui s’intègre dans la continuité du conte du Joueur de Flûte de Hamelin. Le livre décrit un royaume régi par une Reine machiavélique et intransigeante qui utilise les anciennes légendes de son peuple pour édicter ses lois. Dans ce monde, Twylla, l’héroïne, n’est qu’une marionnette au pouvoir meurtrier.
Durant tout le début du livre, Twylla décrit sa vie, sa morosité proche de l’abattement résigné, son aversion pour son don ainsi que son extrême solitude. le discours est volontairement assommant et froid pour mieux plonger le lecteur dans l’existence de la jeune fille. Seulement à trop vouloir peindre une vie vide de sens, je me suis profondément ennuyée, attendant le moment où, enfin, l’histoire démarrerait. Et ce moment est finalement venu, tardivement certes mais avec une certaine force ! Twylla fait une rencontre, celle d’un nouveau garde attaché à sa sécurité qui l’emmène sur les dangereux chemins de la vie et surtout de l’amour. Grâce à Lief, le garde, la jeune fille s’ouvre au monde, prend conscience avec de nouveaux yeux de la vie qui l’environne etison ainsi que les manigances politiques de la Reine l’emportent. Le triangle amoureux qui s’était installé entre le Prince, le garde et Twylla éclate en même temps que la vérité. Les coups bas ne cessent de pleuvoir, les trahisons se révèlent en dévastant les cœurs au passage … L’épilogue nous tient en haleine, si bien que, malgré la lenteur des premiers chapitres, le lecteur n’a qu’une hâte : en découvrir plus sur ce conte revisité et énigmatique !!
Comme je l’ai déjà évoqué le style de l’écrit répond aux humeurs de son héroïne. Raconté à la premier personne, le récit change de rythme et d’intensité au gré de la vie de Twylla. Lorsque la jeune fille s’ennuie, le lecteur l’accompagne, et quand elle vit des moments pleins de tension, nos cœurs battent à l’unisson. Je salue là la performance de l’auteure qui réalise un écrit réellement très empathique.
Les personnages sont tous extrêmement bien façonnés, chacun ayant une personnalité bien marquée et apportant à l’histoire l’ingrédient qui manquait.
La structure du scénario est discutable mais compréhensible, cohérente. Je regrette cependant qu’elle se soit effectuée au détriment de mon propre intérêt de lectrice.
Au final, je reste mitigée, ne sachant trop sur quel pied danser. Si le roman m’a plu par certains aspects : romance, revisite originale du conte, utilisation de légendes pour créer un univers singulier … il m’a aussi beaucoup déroutée par sa langueur initiale et le fait que l’héroïne n’est jamais réellement actrice de son existence, sauf à la toute fin. J’imagine que le second tome tranchera d’un côté ou de l’autre de la balance ! Alors wait & see 😉 !!!

Dreamology de Lucy Keating

Depuis toute petite, Alice passe ses nuits en compagnie de Max, son petit ami idéal, avec qui elle partage ses délires, ses aventures ainsi que ses angoisses. Alors lorsqu’elle déménage avec son père pour Boston et qu’elle rencontre, au lycée, le sosie de Max, rien ne va plus pour la jeune fille. Des milliards de questions se bousculent dans sa tête à commencer par la première : se pourrait-il que ce Max soit aussi SON Max à elle ? Bien décidée à découvrir ce qui se trame, Alice mène l’enquête … Et si quelqu’un avait manipulé ses rêves ? Mais pourquoi et dans quel but ? Et que vient faire le vrai Max dans cette histoire ? Alice n’est qu’au début d’une incroyable découverte.

Le synopsis de ce livre m’avait beaucoup plu, sa couverture était sympa alors je me suis lancée dans la lecture de ses 346 pages.
L’histoire est simple, presque banale. Alice rêve toutes les nuits du même garçon, Max, son compagnon idéal qui l’aide à surmonter vaillamment les obstacles que dresse son subconscient lors de ses songes. Avec lui, elle réussit tous les défis, partage ses sentiments et ses émotions …. Bref, elle vit un moment magique, inégalable. Alors quand l’adolescente rencontre le jeune homme dans la vraie vie, c’est le choc. Max ne correspond en rien au garçon de ses rêves. Intriguée, Alice cherche à comprendre les différences qui séparent le monde onirique du monde réel et suit la piste de son passé pour découvrir qu’elle a subit, enfant, une thérapie pour surmonter les nombreux cauchemars qui la terrorisaient. Au fur à mesure que l’enquête progresse, Alice se rapproche de Max et leur relation oscille entre déni, romance et séparation.
Avec Dreamology, ce n’est pas l’histoire qui accroche le lecteur mais bien les personnages. Alice est une jeune fille curieuse, ouverte et terriblement obstinée. Max, quant à lui, campe le héros mystérieux et inaccessible. A ce duo s’ajoute des personnages secondaires drôles et espiègles comme Oliver, le premier ami d’Alice à Boston, ou Sophie, la meilleure copine de l’adolescente à New-York.
L’écriture est fluide, sympathique mais manque, à mon goût, d’intensité et de relief (surtout lorsqu’il s’agit de dépeindre la relation entre Alice et Max).
Ce roman n’est certes pas le coup de cœur que j’attendais pour ce genre de sujet, par manque de romantisme et de tension sentimentale entre les deux héros essentiellement, mais il se lit facilement et laisse un goût doucereux, non désagréable, dans les neurones après dégustation.

La Fuite, La Vie rêvée d’Ève Tome 1, d’Anna Carey

2032, la peste a éradiqué la majeure partie de la population. Ève, 18 ans, fait partie des survivants. Sa mère est morte quand elle avait 5 ans, depuis elle vit recluse dans une École, avec d’autres jeunes filles, où elle reçoit une éducation orientée : le monde extérieur est hostile, plein de bêtes sauvages et de dangers, et surtout d’hommes, ces êtres manipulateurs, dégoûtants et violents qui représentent la plus grande menace pour des femmes comme elle. Seule exception à cette règle, le Roi qui gouverne la Nouvelle Amérique pour reconstruire la société.
En attendant de recevoir sa Médaille de la Réussite, à l’issue de son cursus, Ève rêve de son avenir qu’on lui a promis doré. Mais soudain, elle aperçoit l’une de ses camarades, Arden, traverser le lac pour rejoindre le bâtiment des Diplômées. Curieuse et soupçonneuse, Ève se glisse sur ses traces, discrètement, croyant surprendre sa camarade en pleine préparation d’une farce mais ce qu’elle découvre alors va dépasser tout ce qu’elle aurait pu imaginer … Les filles qu’elle admirait tant, ses aînées toutes promises à ce bel avenir dont elle rêve, sont sanglées sur des lits, en piteuse état, toutes ont le ventre rebondi marquant l’avancée de leur grossesse. Ève ne comprend pas, lui aurait-on menti ? Perdue, déçue et brisée, la jeune fille décide de reprendre le contrôle de son destin, en s’enfuyant, malgré la somme de dangers qui l’attend … Survivra-t-elle dans la Zone, ce monde redoutable et redouté ? Parviendra-t-elle à comprendre ce qui se passe dans cette nouvelle société ? Ève ne le sait pas mais elle est prête à relever ce défi …

En refermant ce premier tome de la Vie rêvée d’Ève, La Fuite, d’Anna Carey, je reste mitigée par rapport à cette dystopie romantique.
Certes, ce premier volume recèle de bonnes choses telles que des personnages creusés et des situations fortes mais il présente aussi de nombreux défauts : style simpliste à l’excès, manque d’originalité, lourdeurs et répétitions …
Comme son nom l’indique, La Fuite relate la fugue d’Ève, cette élève modèle qui se rend compte qu’elle a été flouée par le système en lequel elle croyait dur comme fer.
Après ses premiers balbutiements de survie dans la Zone, la jeune fille se rend vite compte qu’elle ne s’en sortira pas, seule. Et miraculeusement, elle tombe sur son ancienne camarade, Arden, personnage fort et aguerri aux duretés de la vie. Puis les filles rencontrent Caleb, un jeune homme compatissant et protecteur qui va les accueillir dans sa tanière, son abri, qu’il partage avec d’autres jeunes garçons. Grâce à lui, le lecteur apprend ce qu’il advient aux jeunes mâles dans cette société renaissante. Et, contrairement aux filles à qui l’on offre une « éducation », les garçons, eux, sont exploités comme esclaves dans des mines ou chargés de construire les futurs édifices. Caleb et sa « bande » s’en sont échappés pour mener cette existence difficile, en pleine nature sauvage, se cachant des patrouilles militaires qui traquent sans cesse les « déserteurs ».
La suite de l’histoire oscille entre survie et romance, entre raison et sentiments. Ève, malgré son éducation, tombe amoureuse de son sauveur, Caleb, et est prête à renoncer à tout pour vivre avec lui. Mais la jeune fille est promise à quelqu’un d’autre … Traquée par les militaires, trahie par les garçons, Ève doit effectuer des choix, établir des priorités, tout en commettant des erreurs qui coûteront la vie à ceux qui tenteront de l’aider.
Personnellement, j’ai apprécié globalement le scénario : la fuite naïve, l’histoire d’amour semée d’embûches, l’initiation d’Ève au monde extérieur … J’ai cependant regretté que le récit ne dévoile rien de cette société basée sur des mensonges mais qui, pourtant, opprime chacun des personnages sans que l’on sache vraiment pourquoi. J’aurai apprécié qu’il y ait davantage de révélations, davantage de rébellion de la part de l’héroïne qui se laisse complètement porter par les autres et leurs objectifs sans jamais affirmer ses propres volontés. Pourtant, le personnage d’Ève évolue, tout au long de l’histoire, devenant plus autonome, plus battante, moins crédule, mais elle ne parvient pas complètement à s’affranchir ni de ce qu’elle a vécu ni de ce que lui raconte ses nouveaux amis. Elle se contente de suivre une route qu’Arden avait tracé pour elle-même.
Ainsi, je perçois La Fuite comme une œuvre au potentiel important qui n’a pas été correctement exploité. J’espère que la suite apportera cette profondeur que j’attends en lisant ce genre d’ouvrages.

La Malédiction de Boucle d’Or, Animale Tome 1, de Victor Dixen

Enfermée dans un couvent depuis son plus jeune âge, Blonde vit une existence faite de langueurs et de monotonie jusqu’au jour où un homme qu’elle ne connaît pas lui transmet secrètement le dossier judiciaire d’une femme mystérieusement disparue 17 ans plus tôt. Absorbée par le récit atypique qu’elle découvre et qui lui révèle l’incroyable kidnapping de la femme qu’elle pense être sa mère par des hommes-ours, Blonde renaît avec une soudaine obsession : remonter le fil de son histoire, apprendre d’où elle vient. Ce qu’elle va exhumer du passé va changer à jamais son avenir …

Animale, c’est l’histoire revisitée du conte de Boucle d’Or et Les Trois Ours version thriller.
Victor Dixen nous plonge au cœur d’une enquête qui se déroule durant la Restauration. Blonde, l’héroïne, met tout en œuvre pour retrouver la trace de ses parents malgré sa condition de couventine et va aller de surprises en surprises en lisant l’extraordinaire journal intime de sa mère, tombée amoureuse d’une bête, brisant ainsi toutes les règles de convenance inhérentes à son rang de jeune fille appartenant à la grande noblesse. De là, tout va changer pour l’apprentie bonne sœur. Son physique va se révéler. D’abord par sa grande beauté, puis par sa bestialité qui confirmera son appartenance au clan des hommes-ours. Dans un autre temps, tout au long du roman, Blonde n’aura de cesse de s’affirmer, passant de la transparence la plus totale à cette femme prête à tout pour sauver sa vie ainsi que ses amours.
Ce que j’ai beaucoup apprécié, dans cette histoire, c’est le récit de la mère, le côté journal intime écrit dans la plus grande discrétion, ainsi que la légende fabriquée par l’auteur pour expliquer la présence de ces bêtes.
Les personnages d’Animale sont riches et complexes, bien travaillés, de même que la chasse aux indices.
En revanche, j’ai trouvé que la narration manquait parfois de rythme et souffrait de longueurs, en particulier sur la fin.
Quant au style de Victor Dixen, je l’ai trouvé un peu classique, sans réel personnalité. Cela m’a beaucoup surprise car en lisant la saga Phobos, j’avais été conquise justement par ce style unique.
Animale n’est donc pas le coup de cœur que j’attendais mais j’ai cependant passé un bon moment avec cette version originale de Boucle d’Or.