Maudite ! de Denis Zott

Synopsis :

« Pour survivre, elle doit faire face à ses pires cauchemars.

Marseille. En face du stade Vélodrome, le dixième étage des Mimosas est en flammes. C’est l’appartement de Tony Beretta, petit dealer mais légende parmi les supporters ultras de l’OHÉME.

Une jeune femme, blessée, parvient à s’échapper du brasier. Luce, seize ans, une gueule d’ange, enceinte jusqu’aux yeux, n’est pas partie les mains vides : elle s’est enfuie avec l’argent et la drogue de Tony.

Et l’argent et la drogue, ça attire du monde. Canari, le flic pourri de la BAC. Les hommes de main de Tony. Ceux du Libyen, jeune caïd qui a pour ambition de renverser les anciens, tel le vieux TOPIN. Et même Yasmina, l’infirmière trop belle pour être innocente, qui veille sur Luce et ses jumeaux. Impossible, pour Luce, d’espérer se sortir seule de ce piège qu’est devenue sa ville.

Mais à qui faire confiance, et comment survivre et protéger ses bébés, quand sa propre mère dit d’elle qu’elle est maudite, et que son ange protecteur pourrait bien s’avérer être un démon ?

Pour trouver la lumière, Luce n’aura d’autre choix que de faire face à ses pires cauchemars ».

Quelques mots sur l’auteur :

« Spécialiste de la communication des collectivités locales, Denis ZOTT travaille comme directeur de cabinet et de la communication à la mairie de Saint-Tropez ».

Mon avis :

L’écran de mon Samsung Galaxy S9 affiche 12h20 ! Il est plus que l’heure de boire un Pastis pour fêter la réussite de Denis ZOTT. Quoi ? Les vacances riment aussi avec apéro, non ? SANTÉ ! (Note du Boss : Avec modération)

J’ai rencontré Denis le 2 juin 2018 au Festival du Livre de Nice. Il m’a confié Maudite avant que celui-ci soit disponible en librairie. Le résumé imaginatif sur la quatrième de couverture m’a tout de suite emballé. Après cette sympathique rencontre, j’ai souhaité prendre mon temps pour découvrir les quartiers chauds de Marseille dans lesquels le grand banditisme, le trafic de drogue et la prostitution sont des pratiques courantes. Dans ce polar anti-mauviettes, tous les excès sont permis et si le lecteur croit avoir tout lu, il se fourre le doigt dans l’oeil. Les révélations et les déconvenues s’enchaînent. La gamine paumée que nous suivons ne peut se fier à personne et jusqu’à la dernière page de ce roman noir charbon, le lecteur craint le pire pour elle. Tous les personnages ont une grande violence en eux et un brin de folie aussi, peut-être. Tony Beretta est pour moi, le protagoniste le plus abouti. On a bien du mal à s’attacher à eux tant leurs agissements sont méprisables mais qui sommes nous pour les juger ? C’est dans cette ambiance déstabilisante voir souvent trash que naissent les jumeaux de Luce. Je trouve que leur simple présence donne davantage de profondeur au récit. Ils sont « son avenir ».

Je ne vous le cache pas certaines scènes peuvent être écoeurantes pourtant je crois dur comme fer que c’est LE moment de visiter cette ville portuaire avec pour guide touristique, le langage cru de l’écrivain. Ça tombe sous le sens puisque toute cette incroyable histoire a commencé après un pénalty raté et que nous sommes en pleine Coupe du Monde. Je ne m’intéresse pas au football, même si je suis satisfaite de la victoire des français en demi-finale mais J’AI A-DORÉ Maudite ;).

Date de sortie : 7 juin 2018
Éditeur : Hugo Roman
Collection : Hugo Thriller
352 pages
19,95€ / 12,99€
Site internet de la maison d’éditions : http://hugothriller.com

Et un jour, disparaître de Frédérique Hoy

Depuis cet hiver 2010, les Verley tentent de survivre à la disparition de leur fille cadette. Si Agathe en particulier ne peut s’y résoudre, c’est qu’on n’a jamais retrouvé le corps de Juliette. Et alors que tout le monde l’encourage sur le chemin du deuil, sa rencontre passionnelle avec un homme plus qu’énigmatique va raviver le souvenir et l’obsession dans son cœur. C’est en tissant des liens avec le passé qu’elle finira par comprendre l’effroyable destin de Juliette.

 

Impressionnant roman noir -voire très noir ?- je l’ai lu d’une traite ! J’ai aimé l’écriture, le jeu des chapitres levant le voile sur l’histoire, nous laissant imaginer la suite pour les chapitres suivants, et nous surprenant par des rebondissements loin de ce que nous avions pensé. Félicitations Fred !!! Ma classe de neige avait un caractère plus enfantin, lol

Livre à lire ! J’adore la personne, et maintenant j’adore l’auteure ! 😀 Je suis impatiente de lire les prochains romans, noirs ou non

Phrom Thep de Marc Lasnier

Synopsis :

« Quand il s’est envolé pour la Thaïlande, Alain n’imaginait pas rencontrer Wannapa. Voilà peut-être le signe qu’il attendait… Seulement, la jolie Thaïe semble écrasée par son passé. Qui est cet inconnu qui la poursuit ? D’où viennent ses étranges cicatrices ? Pourquoi est-elle en proie à des angoisses, de plus en plus envahissantes ? Qui est vraiment la femme qu’Alain veut épouser ? Du temple de Phrom Thep aux frontières du Myanmar, il va remonter le fil du passé ; et découvrir, dans toute son horreur… la vérité ».

 

Quelques mots sur l’auteur : 

« Si je disais tout haut les 1000 idées qui me viennent à la minute, on m’aurait interné depuis longtemps… » Après un cursus scientifique, Marc Lasnier goûte à l’écriture scénaristique dans son activité de production audiovisuelle. Celle-ci le conduit une première fois en Thaïlande en 1987. Puis il épouse une Thaïe, et pose définitivement ses valises à Phuket en 2012. Depuis, cet admirateur de Grangé ou Clive Cussler écrit ; avec vue sur la mer et pieds dans l’eau ! Au Paradise Bar de Rawaï, les serveuses l’ont surnommé « Wi-Fi soda ». Quant à sa femme, elle en est persuadée : Marc est le plus fou des « farangs » !

 

Mon avis : 

PHROM THEP commence à RAWAI, dans le sud de PHUKET, en Thaïlande. Je n’ai jamais visité ce pays d’Asie du Sud-Est mais le moins que l’on puisse dire c’est que la personne qui m’a confié cette lecture et qui tient à rester anonyme, connait de mieux en mieux mes goûts en matière de littérature.

Dans ce thriller médusant, on fait la connaissance d’ALAIN et de WANNAPA. Il est français, photographe et très conciliant. Elle est thaïlandaise, masseuse / coiffeuse et mystérieuse.

On voit très vite que l’auteur connait son sujet. Le texte regorge de vocabulaire en anglais et en thaï. Une initiative qui, dans un premier temps, aide le lecteur à se familiariser avec les lieux et les coutumes locales. Puis on en vient à vouloir soutenir WAN. Pourquoi se montre t-elle si distante envers l’homme qui n’a d’yeux que pour elle ? Pourquoi est-elle l’objet d’une vengeance quand elle ne demande qu’à se libérer de son passé ? Quels secrets cache t-elle ?

A travers cette femme vulnérable, j’ai entrevu l’envers du tourisme et des paysages édéniques. J’ai lu la misère, la prostitution des employées dans les bars à filles qui tentent comme elles peuvent, de garder le sourire et de de préserver leur dignité. En se basant sur des faits réels pour écrire son premier livre, monsieur Lasnier ne nous épargne rien d’un quotidien souvent embué par les vapeurs d’alcool, les hallucinations liées à la prise de drogue dure ou rythmé par les violences exercées à l’encontre du sexe féminin.

Ce voyage livresque est aussi une initiation à la sagesse. L’abnégation dont fait preuve Wannapa est touchante. Je reprenais mon souffle à chaque fois qu’elle s’agenouillait pour prier. Curieusement, cela m’aidait à me préparer mentalement aux nombreuses embûches et aux rebondissements inattendus auxquels les personnages principaux doivent faire face. C’est à regret que j’éteins ma tablette mais je me console en me disant que la suite intitulée MAHA BUHA,paraîtra en 2018.

 

Date de sortie : 29 décembre 2016
CreateSpace Independent Publishing Platform 
500 pages
21,85€ / 2,99€

Le 1000ème article !!!

Bonjour à toutes et à tous

Cet article est le 1000ème !!!

Je vous le jure, je n’en reviens pas moi-même. Cette aventure a commencé en 2013 et que de chemin parcouru de livres lus, de salons arpentés et la découverte « en vrai » des auteures et auteurs. Cela ne va pas s’arrêter là, bien sûr, bien au contraire. Plus que jamais je veux continuer.

Je voudrai remercier toutes les personnes qui ont collaboré un jour à ce blog.
La première de toute, celle qui supporte mes frasques, mes coups de mou, mes coups de gueule/cœur/foudre, mes incessantes lectures, ma douce et tendre —> Sandra

Puis toutes les personnes qui ont fait un passage plus ou moins long. Il y a Erika Saw (auteure), Mireille Reynard (bibliothécaire) et La Peste (une cousine et amie).

Une mention spécial pour Olivier Le Corbac, connu tout d’abord comme auteur puis devenu libraire, la librairie Humeurs Noirs à Lille.

Mais il y a toujours celles qui sont présentes (oui ce ne sont que des femmes quel veinard je suis). Nous avons Dame Frédérique Arnould (auteure), Ysaline (auteure), Brigitte (mère de son état) mais surtout mes deux complices, Mélissa et Axelle.

Merci à toutes et tous !
Yannick de ProseCafé

Je laisse maintenant la place à :

Mélissa
Mille chroniques, c’est mille livres, mille ambiances et autant de personnages, d’intrigues et de décors…

Mille chroniques, c’est aussi mille auteurs découverts et soutenus avec qui des liens se sont tissés…

Milles chroniques, c’est enfin mille partages comme des vagues d’émotions qui se sont répandues sur la toile…

pour vous toucher.

Merci à tous de nous suivre semaines après semaines, articles après articles car ce travail vous est dédié afin que vous puissiez rencontrer et faire vivre tous les jours : la Littérature.

 

La Noble Demoiselle
Et voilà… Nous y sommes LE millième article sur http://www.prose-cafe.fr ! Le blog a été crée à l’origine par Yannick mais au fil du temps plusieurs contributeurs ont rejoint notre belle équipe.

Chaque semaine, nous nous efforçons de vous proposer des articles variés. Les autres proseurs et moi, nous prenons beaucoup de plaisir à partager nos pérégrinations littéraires avec vous.

Je suis très attachée à ce blog. Pour la petite histoire, il a été la première interface sur laquelle j’ai pu publier mes critiques. Il y a bientôt trois ans de cela, Yannick n’a pas hésité une seule seconde à m’accorder sa confiance. Sa grande gentillesse et ses encouragements m’ont même convaincu à me lancer sur la blogosphère. Je souhaite une très longue vie au blog compagnon de Crocbooks.

Amicalement,

La Noble Demoiselle.

 

Brigitte
Mille = nombre considérable (définition du dictionnaire).
Les anglais et les marins l’utilisent pour mesurer leurs avancées.
Mille-feuilles = gâteau exquis et quel régal lorsque la lecture se prolonge autant.
Mille s’écrit aussi mil ou millet : nourriture des oiseaux et des hommes.

Alors que retenir de toutes ces idées de lecture = quantité, régal, nourriture…

Mille mercis pour tout ce travail de découverte.

Brigitte

L’Amour entre les lignes de Tia Cotant

Au lendemain de son retour de son voyage dans les Contes de Grimm et dans le Journal d’Anne Frank, Amandine, veut poursuivre ses aventures dans les livres. Alors qu’elle plonge au coeur d’un nouveau roman, elle va faire une rencontre inattendue, elle n’est pas la seule a pouvoir voyager dans les livres, Victor, un jeune garcon de l’age d’Amandine, se trouve aussi dans ce roman. Qui-est-il ? Que fait-il la ?

 

Waouuuuuuuuu !
Quelle évolution !
J’écrit cette article alors que je n’en suis qu’au deux tiers du livre.

Tia nous emporte dans ses émotions, ses envies et ses sensations d’adolescente, Bor… de me… (chute il y a des oreilles d’enfants). D’ailleurs, je conseille cet ouvrage dès 10 ans jusqu’à… , on part dans l’univers d’Amandine avec une telle facilité, le style est très fluide, je me suis laissé emporter dès le premier chapitre.
C’est super bien fait, bien travaillé, les émotions sont à fleur de ligne.
La recherche de soi, des autres, ami(e)s ou amour hors smartphone et réseaux sociaux, c’est très bon.

Comme je le disais j’en suis au 2/3, pour moi Victor deviendra… Ah ! Ah ! Ah ! Vous avez cru que j’allais vous le dire. Il faut d’abord que je le finisse pour en avoir la confirmation. Peut être vous le dirai-je, ou pas !

Bon j’y retourne ! A plus tard :-P.

Je viens de le finir et … pffffffff ! Dur !

Merci à Tia de m’emmener comme ça ! Peu d’auteur(e)s ont réussi à me faire cet effet là, j’en ai du mal à finir mon article tant mes yeux sont embués. Bon je vais me moucher :-D.

Je vous souhaite une très très bonne lecture avec cette merveille.

P.S. : Bon ben Victor ne sera pas ce que je pensais, mais alors pas du tout.

La 5e Vague, Tome 1 de Rick Yancey

Lorsque la première vague s’est produite, Cassie et Zombie ont vu les lumières s’éteindre, l’électricité disparaître. A la seconde vague, les deux adolescents ont entendu parler des raz de marée gigantesques qui ont ravagé les côtes du monde entier, rayant de la carte des villes comme New-York ou Los-Angeles et leurs millions d’habitants. Quand la troisième vague a déferlé, Cassie a perdu sa mère, victime de la peste rouge, et l’humanité plus de sept milliards de personnes.
Aujourd’hui, Cassie est au beau milieu de la quatrième vague, essayant de survivre dans un monde où l’ennemi est celui qui tient le fusil pour lui tirer dessus. Un ennemi sournois et invisible qui lui ressemble en tout point alors qu’il vient d’ailleurs, d’une autre planète, pour s’accaparer la Terre. Zombie, quant à lui, a été recruté par l’armée pour faire partie des troupes résistantes. Loin l’un de l’autre, les deux jeunes gens devront faire face à la cinquième vague, la plus terrible, celle à laquelle ils ne s’attendaient pas…

Presque 500 pages dévorées en à peine 3 jours malgré la pression et les contraintes du quotidien, c’est dire que j’ai adoré !
Avec la 5ème vague, on plonge dans un univers apocalyptique raconté à plusieurs voix dont deux prédominantes. Il y a d’abord celle de Cassie qui vit dans les bois avec son père et son petit frère et qui nous raconte son histoire, vague après vague, dans une succession de flashes-back qui se mêlent habilement au présent, avec une franchise crue bouleversante. Et puis il y a Zombie, cet adolescent lâche qui fuit devant l’ennemi et qui se retrouve enrôlé malgré lui dans l’armée résistante. Tous deux vont traverser des épreuves, au-delà du réel, différentes, mais qui vont les révéler à eux-mêmes plus qu’ils n’auraient jamais pu l’imaginer. Chacun aura son défi à surmonter pour survivre, qu’il s’agisse d’apprendre à faire confiance ou de se surpasser. Tous deux découvriront leur surprenant ennemi. Tous deux devront faire des choix pour honorer les promesses contractées et qui les conduiront dans la même direction : sur le champ de bataille.
Outre les personnages, la 5ème vague est aussi une histoire forte, qui évolue au fil du texte pour explorer différents genres. Le début du roman navigue en pleine science fiction avec une invasion extraterrestre et ses conséquences. Puis le scénario se transforme rapidement en récit de guerre avec l’organisation de la résistance, l’entraînement de Zombie ainsi que la survie de Cassie. Enfin, la romance s’installe, pour nos deux héros qui vivent chacun leur aventure avec ses propres spécificités liées à leur environnement, hostile, et qui aboutit à ce final incertain et grandiose qui présage toutes les suites possibles.
Le suspens est partout dans ce livre, depuis la première page jusqu’à la toute dernière. Il est le fil rouge qui relit toutes les histoires, toutes les voix, celui qui nous guide à coup de lumières rouges ou vertes et qui fait battre nos cœurs lors de révélations incroyables.
Avec la 5ème vague, Rick Yancey signe un best-seller au style sincère et intense, un véritable coup de foudre pour moi !

Tes Mots sur mes Lèvres de Katja Millay

Nastya a décidé de quitter son ancienne vie pour venir s’installer chez sa tante et s’inscrire dans un lycée où personne ne la connaît, ni ce qui lui est arrivé.
Armée de ses tenues provocantes et de son attitude réservée et rebelle, la jeune fille fait tout pour tenir les autres à distance mais elle ne peut rien contre Josh, le mystérieux, celui que les gens redoute encore plus qu’elle. Entre les deux adolescents commence alors un long parcours qui les conduira tous deux vers le chemin de la guérison…

J’avais ce livre dans ma PAL depuis…
Et, d’un coup, je me suis jetée dessus sans trop savoir à quoi m’attendre car je n’avais jamais lu le synopsis ni un seul avis ou critique le concernant. Je savais simplement que ce livre avait fait le buzz à sa sortie et qu’il s’agissait d’un drame YoungAdult émouvant.

Lorsque je l’ai ouvert, j’ai tout de suite été touchée par les deux narrateurs, Nastya et Josh, ces écorchés vifs que la vie n’a pas épargné. Leur façon de s’exprimer, leur personnalité, leur analyse du monde qui les entoure et de la place qu’ils y occupent… tout m’a plu jusqu’à la lettre finale. Et cette dernière phrase qui est bouleversante à pleurer.

Dans Tes Mots sur mes Lèvres, on suit d’abord Nastya, cette jeune fille qui a décidé de ne plus parler depuis qu’elle se souvient de ce qui lui est arrivé lors du drame qui a fait dérailler sa vie trois ans plus tôt et dont on ne saura rien avant presque la fin. Au début, on pourrait croire que cette héroïne est arrogante ou capricieuse, qu’elle exagère… mais très vite, on comprend que cette adolescente qui a perdu sa vie rêvée se déteste de toutes ses forces et que cette nouvelle vie qu’elle s’impose est sa punition. Quant à Josh, les choses sont plus claires sans pour autant être moins intenses. Le jeune homme a perdu tous les membres de sa famille au fur et à mesure de sa courte vie et ne souhaite plus entretenir de relation avec quiconque, histoire de se prémunir de la douleur qui pourrait encore le terrasser s’il venait à perdre quelqu’un. Pendant tout le premier tiers du roman, les deux adolescents font vraiment leur possible pour conserver leur ligne de conduite respective, celle qu’ils se sont jurés de toujours respecter, et nous les suivons dans le quotidien morne et froid qu’ils ont construit chacun de leur côté… Et puis la force d’attraction qui les relie va devenir tellement forte qu’ils ne vont pas avoir d’autres choix que d’apprendre à se connaître, lentement, dans la douceur et la timidité, respectant des règles tacites qu’ils croient discerner chez l’autre mais qui finiront par entraver le peu de chemin qu’ils avaient réussi à parcourir ensemble.

Katja Millay nous livre une histoire forte, bien écrite et extraordinairement bien construite. Rien ne manque ou ne dépasse, tout est incroyablement juste jusque dans les moindres détails.

Tes Mots sur mes Lèvres est une romance addictive poignante et sincère, une de celles qui ne vous laisse jamais insensible et qui vous marque une fois la dernière syllabe prononcée.

A tous, bonne lecture, ce livre est une bombe !

Mon Père au loin de Martine Gercault

Synopsis :

« La lecture du livre est fascinante et captivante. La fine analyse rétrospective de la relation complexe à un père trouve sa place parmi les plus puissantes descriptions des relations père fille de la littérature… » Extrait de la préface du Dr Stanislav Grof « Je t’ai souvent parlé pour rompre le silence. Aujourd’hui, le silence est obscur… Je me raconte à toi… Alors, s’il te plaît, écoute-moi ! »… «… Tu es mon père à jamais. Je suis pour toujours ta fille, devenue femme, enfin… »

Mon père au loin est un livre intimiste qui s’ouvre sur un chant d’amour. Ariane, l’héroïne, nous entraîne dans un voyage intérieur dont elle sortira grandie. Elle témoigne, avec sincérité et subtilité, de la souffrance psychique : celle d’un père marqué par la Shoah et la sienne, sa fille, qui l’accompagne en fin de vie durant une maladie dévastatrice, fléau de notre époque, la maladie d’Alzheimer. Ariane, femme libre et libérée, nous invite à toujours repousser les limites douloureuses pour accueillir le plaisir d’être. Les descriptions, vives, impressionnistes, évoquent l’itinéraire riche et multiple de cette femme enthousiaste et amoureuse de la vie, parsemée de voyages qui la conduisent de Paris à Jérusalem, de la Toscane à Santa Fe, de l’Inde au Brésil, toujours en quête d’elle-même, de l’autre et du monde…

 

Quelques mots sur l’auteure :

« Martine Gercault, psychanalyste-psychothérapeute, est une spécialiste reconnue de la psychologie transpersonnelle (respiration holotropique) et des pratiques chamaniques.

 

Mon avis :

J’avais hâte de découvrir ce livre. J’attendais une accalmie après la volée de lectures commandées des dernières semaines car je sentais qu’il allait me chambouler. Puis, Nice a été frappée par l’horreur. Inconsciemment, je me suis alors agrippée à chaque mot dicté par le désarroi, à chaque étape du deuil d’un père aimant frappé par la maladie d’Alzheimer pour accepter le silence de mort imposé à ma ville.

Plus je lisais et plus je me rendais compte de nos points communs à Ariane et à moi. Comme elle, je suis « une gardienne de la mémoire ». Mes grands-parents ne sont plus de ce monde mais je ressens souvent leur présence à mes côtés. C’est en souvenir de nos moments de complicité que je continue de me documenter sur la déportation du peuple juif. Mes parents ne peuvent le faire sans s’énerver ou pleurer. Je m’efforce fièrement de puiser de la force dans tout ce que je suis au plus profond de moi pour affronter la vie et toujours voir de la beauté dans ce que les autres délaissent.

Vous l’avez sans doute compris, ce court ouvrage résonne en moi. L’élégante plume de l’écrivaine ressemble à ma façon de m’exprimer. Sa sensibilité s’est infiltrée sous mon masque d’indifférence, elle a été un baume pour affronter un évènement tragique du présent et rompre la solitude de la fillette méfiante que je suis encore parfois.

C’est peut-être le moment de profiter de vos congés pour vous recentrer sur vous même en lisant Mon père au loin : mon dernier coup de foudre littéraire.

 

Date de sortie : 1 décembre 2015. Éditeur : Auto-édition.
187 pages. Prix du format papier : 15€. Prix du format numérique : 3,99€
Site internet de l’écrivaine : http://www.psyemergence.com
son compte Facebook : https://www.facebook.com/Martine-Gercault-1642148349383128/?fref=ts

L’Envol du Dragon de Jeanne – A Debats

Valentin, 9 ans, est en phase terminale d’un cancer. Il n’a plus que quelques jours à vivre. Pour surmonter la douleur, l’ennui ainsi que la solitude, son père a demandé à ce qu’il ait une dérogation pour être implanté. Grâce à la puce qu’il a à l’arrière du crâne et qui lui permet de jouer en ligne, Valentin peut voler et vivre, dans la peau d’un dragonnet. A ce moment, la souffrance et l’inquiétude n’existent plus. Valentin n’est plus que plaisir et insouciance …

En 40 pages seulement, ce mini-roman nous noue les tripes avec une telle intensité que le lecteur en reste scotché pendant un bon moment.
L’envol du dragon est un drame à l’issue fatale, bien sûr, mais c’est aussi une histoire d’amour incroyable entre un père et son fils. D’abord parce que le père permet à Valentin de terminer sa vie de façon digne et sereine, mais aussi parce que le père va jouer secrètement le rôle de mentor dans le jeu de simulation et donner vie aux rêves du petit garçon qui ne soupçonne à aucun moment l’implication de ce dernier.
Un récit intense et poignant que l’on dévore d’une traite que l’on soit petit ou grand.

Forget Tomorrow de Pintip Dunn

En ce jour anniversaire de ses 17 ans, Callie s’apprête à recevoir son souvenir du futur, celui qui révélera son avenir, sa vie. Callie voudrait tellement devenir un grand chef cuisinier … Mais lorsqu’elle s’assoit sur le siège, recouverte de capteurs, la jeune fille ne peut s’empêcher d’appréhender. Et si son souvenir du futur lui montrait un événement affreux ?
Non, ce n’est pas possible ! Cela n’arrive presque jamais …
Et pourtant, Callie va connaître l’inimaginable, elle sera une tueuse de sang froid ! A partir de maintenant, rien ne sera plus jamais comme avant …

Forget Tomorrow m’a plu immédiatement, dès les premiers mots de la première page. Le récit à la première personne du singulier, l’univers futuriste et machiavélique, le thème (Sommes-nous prédestinés à faire ou à vivre certains événements ou bien sommes-nous libres de choisir notre destinée à notre guise, à tout moment ?), le style … Tout n’a été que délices du début à la fin, ou presque.
L’histoire débute un peu comme dans Promise d’Ally Condie ou  Divergente de Veronica Roth, Callie, l’héroïne, est partagée entre deux feux. Elle se languit d’une part d’obtenir son souvenir du futur, de passer à l’âge adulte pour commencer cette nouvelle vie que la société lui a vendu comme fabuleux parce que sous contrôle, mais en même temps elle appréhende énormément ce moment qu’elle sait crucial, irréversible. Et puis, comme dans ses pires cauchemars, tout dérape et le récit plonge dans une sorte de Minority Report. le souvenir révèle le crime, complètement improbable, mais qui va conduire Callie en prison. Là, elle va bientôt réaliser que la société qui l’entoure n’est pas ce qu’elle espérait, qu’elle vit dans une dictature qui protège les « bons » citoyens pour mieux persécuter et étudier les autres, ceux qui ne rentrent pas dans les cases. Dans ce contexte, et si elle ne veut pas accomplir ce pourquoi elle semble prédestinée, Callie n’a d’autre alternative que de s’échapper pour rejoindre une communauté de gens qui, comme elle, a choisi de sortir des sentiers battus. Ce qu’elle va découvrir alors va changer sa vision du monde et elle n’aura de cesse de se battre pour sauver sa famille, ses amours ainsi que … le sort de l’humanité.
Un premier tome très réussi qui plante le décor d’une dystopie et d’une romance qui s’annoncent des plus captivantes.
Un premier roman écrit d’une main de maître avec un style très affirmé.
Un univers à découvrir absolument !